Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

27 septembre 2008

De la logique de l'administration de la Sorbonne

ou Du plaisir de multiplier les compléments du nom

Neuf heures tapantes, mercredi matin, nous débarquons dans le couloir du deuxième étage, escalier F, devant la salle 366 (parce que c'est logique, les salles 300 sont au deuxième étage). Quelques lettres classiques connus, d'autres fraîchement sortis du moule khâgneux. Et devant la salle voisine (368) des dizaines, des vingtaines et j'en passe, de lettres modernes, attendant fébrilement l'ouverture des inscriptions. Bien. La salle 366 est fermé, pas de panique, les tuteurs ne sont pas encore arrivés.

Les minutes passent. Un professeur arrive. C'est fermé? - Oui monsieur. - Attendez, je vais me renseigner. Manque de chance, la salle 366 n'a pas été prévue dans le programme. Tout se passe à côté. Comment? Vous voulez dire que depuis une demi-heure qu'on observe la file d'attente des lettres modernes enfler nous aurions  dû y être aussi? Vous plaisantez j'espère! Quelques uns suivent la tutrice de grec (Désolée, nous n'avons pas encore les fiches d'inscription, le bureau de l'UFR est fermé, il faut attendre) et pénètrent dans la salle.

Hum. Des ordinateurs partout. Où faut-il aller? Finalement, nous avons une fiche. Ce sera simple. On rempli la fiche. Simple? Qui a dit que ce serait simple? L'administration fait tout ce qui est en son pouvoir pour perdre du temps, faire perdre du temps et compliquer les choses. C'est bien connu. C'est pourquoi, non content d'avoir rempli votre fiche en carton (bourrée d'erreurs, soit dit en passant – qui a déjà vu assez d'élèves dans la filière « linguistique et philologie » pour faire des groupes de TD?) vous devez faire la queue devant chaque ordinateur pour vous inscrire dans chaque UFR. Et oui. Parce que ce serait trop compliqué d'avoir plein d'ordinateurs, chacun capable d'inscrire un élève dans tous les UFR. C'est sûr, l'informatique n'a jamais été pensé pour simplifier les choses. Au lieu de ça, une trentaine d'élèves s'entassent dans une salle de classe et perdent un quart d'heure, voire une demi-heure, à chaque bureau.

Dix heures trente, je ressors, vidée mais inscrite et soulagée. C'est alors que je vois la Marmotte, au bout de la file d'attente. Mais que fais-tu là? - Ils m'ont refoulée. - Merde. Ben oui, c'est logique: les lettres classiques ont deux jours pour s'inscrire, quand les lettres modernes ont une semaine, et ils sont obligés de faire la queue (surtout que nos enseignements sont spécialisés, à l'exception de la littérature). Donc, ouvrir une salle pour nous, ce serait vraiment faire gagner du temps, et ça, ils ne veulent pas. Bref. Trois heures plus tard, sans exagérer, la Marmotte entre enfin dans la salle 368... il était temps!

Et lorsqu'elle ressort, elle m'annonce qu'elle a bien failli ne pas pouvoir s'inscrire en littérature (Les quotas de la matinée sont atteints, il faudra repasser à 14h...). Heureusement, elle a su plaider sa cause de pauvre classiqueuse éplorée et a eu gain de cause.

À quinze heures, j'étais de retour chez moi.

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23 septembre 2008

RER

Ma tête tourne et la nausée me tenaille. Conséquence d'une nuit trop courte ou d'une après-midi dans les galeries d'un centre commercial?
Je ne peux regarder au travers de la vitre le paysage. Les fourrés et les herbes folles défilent trop vite, mes yeux ne suivent pas. Le ciel se couvre et le soir tombe insidieusement sur la ville.
Là où scintillait la Seine ce matin, je ne vois plus qu'un amas d'usines abandonnées; ronces, arbres à papillons en fin de floraison, orties. là, un haut bâtiment sans toit, sans vitre, sert de refuge aux pigeons, un peu comme les maisons de Cadet Rousselle. Puis les cadavres industriels s'étiolent au profit de hangars et de bureaux flambant neufs. Une zone résidentielle aux demeures grisâtres. Bientôt, je serai à Juvisy, et je changerai de train.
La ligne D a quelque chose de mort et de désespéré.

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21 septembre 2008

New note

Sur mon site tout-beau-tout-neuf, je viens de poster une note toute-nouvelle-toute-belle dans la catégorie des "Mots bizarres". C'est une note sur le terme "emo"... tout est expliqué  >>ICI<<.

Pour voir mes autres notes (pour l'instant, il n'y en a que deux), c'est >>par là<<.

Bonne lecture!

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Processus achevé

Deux demies journées pour mille pièces... ça me semble raisonnable.

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20 septembre 2008

Patience et longueur de temps

Il est treize heures et nous sortons de table. J'erre quelques minutes dans la maison, à la recherche d'une idée qui pourrait m'occuper cet après-midi. Parce qu'avec la crève que j'ai, impossible de passer plus d'une demi-heure devant un écran sans avoir les yeux qui pleurent et les oreilles qui bourdonnent. J'erre donc. Puis je vois cette boîte, là-haut, sur l'étagère. Perchée sur une chaise, je l'attrape. Elle n'a encore jamais été ouverte.

Je l'ouvre, j'étale les pièces sur le bureau de ma sœur. D'abord, on trie. On récupère précieusement les quatre coins, pièces primordiales. Puis les bords sortent du carton, petit à petit. Ensuite, on assemble le tout comme on peut, avant de se rendre compte que le tri a mal été fait. Quelques lézardes apparaissent dans le mur, mais peu importe, nous réglerons cela plus tard. J'attaque le plus gros.

Par quoi commencer? Les personnages, plus faciles à repérer que la perspective d'un blanc uniforme. Au travail...

Le temps passe, et j'avance bien. J'ai fait près de la moitié du puzzle mille pièces, ou du moins, un bon tiers. Fière, j'admire le travail accompli, travail qui me rassure quelque part: je suis encore capable de concentration et de patience. Je regarde ma montre: il est dix-neuf heures.

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13 septembre 2008

Quid novi?

Bonjour à tous,

En ce moment, je suis très occupée. A quoi? J'apprends un nouveau langage. Comment ça "encore"? Et alors? Je me suis rendu compte qu'avec le xHTML et le PHP, je ne pouvais pas faire facilement de galeries; c'est pourquoi j'ai utilisé un script tout fait, en flash. Ce qui est mal, très mal. Pourquoi? Pour plein de raisons, que je ne vais pas expliquer ici, parce qu'après ça, vous fuiriez ce blog (en passe de devenir blog de geek) comme la peste. En fait, j'ai lu cet article très intéressant sur un site, et j'ai compris que ce sue je voulais était faisable, en Javascript. Et le Javascript, c'est très drôle, si si, je vous jure. Il y en a qui s'amusent de ce qu'auraient dû être les mots fraise et framboise, et d'autres qui comparent la syntaxe du PHP et du Javascript. Bref, bientôt mon site prendra un aspect plus accueillant et surtout, plus dynamique (et vous pourrez naviguer sans vous cassez la tête, cherchant partout où peut bien être tel ou tel lien)!

rangement_en_coursA part ça, je sors un peu plus qu'avant (trois fois en trois jours, pas mal, hein?). Et puis, j'ai passé pas mal de temps sur dailymotion, pendant que je rangeais ma chambre. (Il est évident que le sens de "pendant que" prend ici la valeur nouvelle et inédite de "à la place de".) 51x20min en 48h, ça fait une belle moyenne, hein? Ne me demandez pas ce que je regardais... D'ailleurs, pour m'amuser, j'ai pris une photo du bazard qui régnait alors sur mon antre, alors que le rangement-tri-grand ménage de rentrée avait commencé. C'est édifiant, je trouve.

A bientôt le amis! J'ai encore le week-end des 30 et 31 août à vous raconter, ainsi que les péripéties administratives de la Sorbonne, et à vous parler de mes dernières lectures. (Peut-être le ferai-je sur mon site?)

Bien à vous,

Inci

PS: j'ai ENFIN mon CERTIFICAT DE SCOLARITE, YES !

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09 septembre 2008

Je vous présente...

TIBULLE !
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Mariage à la campagne

J'avais promis le récit du mariage de ma cousine; chose promise, chose due. Voici dans les détails des grandes lignes ce qui se passa le samedi 23 août.

Nous partons après le déjeuner de Limeuil. La voiture est pleine à craquer, et nous froissons nos beaux habits. Nous rentrerons chez nous directement après la fête: c'est moi qui conduirai.

_gliseNous n'arrivons même pas en retard, malgré quelques demi-tours et égarement sur les petites routes de France. Nous avons tout fait pour éviter Tours et le début de la messe. Malheureusement, nous n'avons échappé qu'à la première... Nous arrivons, la petite église, fleurie pour l'occasion, est déjà bondée. Je tente de m'incruster auprès de mes cousines, mais ma sœur m'appelle: on nous a dit de monter. Monter? Comment ça? Ah! Monter... au-dessus de la porte, au fond de l'édifice, là où se trouve l'orgue dans les grandes cathédrales, il y a un balcon (j'appellerai cela un balcon, faute de savoir si un mot plus précis existe dans le vocabulaire religieux). Un escalier très étroit, sur les premières marches duquel on peut lire, écrit à la craie, « Montée interdite. Danger ». Tout-à-fait rassurant. On monte sur cet escalier qui tient davantage de l'échelle de grange que de l'architecture majestueuse de Chambord. Arrivée à bon port, on s'avance vers la balustrade. Pour cela, il faut enjamber les bancs en tâchant de garder son équilibre, déjà précaire sur des talons. J'avise deux cordes: si on veut, on peut sonner les cloches. Avantages de notre position: on a une belle vue, on voit tout, on regarde les grenouilles et crapauds de bénitier de haut, on peut observer les chapeaux et gens bizarres, on peut rire de tout ce qui se passe et commenter, on peut chanter faux sans se faire entendre, on échappe à la communion sans que personne ne le remarque, et on échappe à la quête... ah non, on n'échappe pas à la quête: pas fous les gens.

Je passe directement au dîner, sautant par là l'étape du cocktail avec les talons qui s'enfoncent dans la terre amollie par la pluie récente et l'épisode du « marchons dans les bois avec des cailloux partout » et celui du « j'enlève mes chaussures et finis la route pieds nus, tandis qu'une cousine opte pour les tongs ». Le dîner. Le thème: métro ligne 2. Chaque table porte le nom d'une station. Ça, c'est chouette, parce que la ligne 2, j'en connais une bonne partie. Je me retrouve à Stalingrad, avec ma sœur, des cousines plus jeunes, un homonyme et un voisin plus vieux (j'avais eu peur d'être la plus âgée de la table). Toutes les cousines avec lesquelles je m'entends le mieux sont à la table des mariés. Encore une fois, nous sommes séparées...

Sur la table, un poisson rouge dans un bocal. Le pauvre. Il y en a sur chaque table. À la fin de la soirée, certains nageaient dans le vin, d'autre dans des morceaux de bougie... les pauvres. Le nôtre vivait encore et avait une eau propre.

Je n'ajouterai pas grand chose sur cette sympathique soirée. Nous sommes partis tôt, d'une parce que ma sœur avait un train le lendemain matin à sept heures, et d'autre part parce que je conduisais.

Avant d'achever ce léger et succin compte-rendu, je veux vous parler d'un étrange énergumène qui fit rire presque toute la famille. Chemise blanche, ceinture, chaussures blanches. Jusque là tout va bien. Mettez sur la chemise un blouson en cuir et sur la tête une paire de lunette de soleil. Complétez l'ensemble d'un slim noir et d'une paire de bretelles. Vous pouvez rire! (On trouve de tout aux mariages, mais je vous assure, celui-ci ne fait pas partie de la famille. Devinez où demeure ce charmant personnage...)

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06 septembre 2008

Chut!


Mon disque dur ronronne et mon ordinateur s'essouffle. Un papillon de nuit s'affole contre le plafonnier. Au loin, derrière la forêt, à côté de la prison, pétaradent les feux d'artifice de la Saint Gilles. Pourtant, le silence règne.

chutDepuis deux jours, la lettre Evene que je reçois se veut un hymne au silence. Curieuse, je suis allée jeter un coup d'œil sur le forum: que peuvent dire de beau les gens, sur un tel sujet? C'est la fin d'un article, qui m'a donné envie d'écrire. Le quidam s'exclamait que les jeunes aujourd'hui (toujours les jeunes! ils ont bon dos ces jeunes), avec leur mp3, ne savaient plus apprécier le silence. Cette critique banale, galvaudée, m'a fait revenir à l'esprit, je ne sais pourquoi, un cours de littérature d'hypokhâgne. Un cours sur le théâtre...

Le professeur gesticulant nous imite je ne sais quel épisode de la bataille d'Hernani. Et le voilà qui clame quelques vers, et qui mime une scène. Il n'arrête pas de s'agiter, tel un asticot au bout de l'hameçon. « Mais vous savez, à l'époque, c'était bruyant le théâtre! Les gens discutaient, mangeaient, se promenaient, n'hésitaient pas à siffler ou applaudir. Il faut vous exprimer quand vous allez au théâtre! Dire aux acteurs ce que vous pensez! »

C'est amusant, parce que cela a fait écho dans ma mémoire à un cours de philo (il me semble) (et non, je ne faisais pas que dormir en philo), ou le professeur parlait de la sacralisation du spectacle ou de quelque chose du genre. Quoi qu'il en soit, je me rappelle avoir entendu qu'il évoquait les gens qui se font fusiller du regard lorsqu'ils commentent, s'agitent dans la salle ou ont leur portable qui sonne. Celui qui a le malheur d'être enrhumé se fait tout petit dans son siège.

Je trouve que tout ceci est bien contradictoire. On veut du silence à tout prix, même dans les lieux de société, où l'on est censé donner son avis, s'exprimer. Pourtant, quand on va au théâtre, c'est toujours un peu exceptionnel. Les parents disaient qu'ils sortaient, et nous, enfants, comprenions « soir de fête ». Or « soir de fête » et « silence religieux » ne ressemblent guère à des synonymes. À croire que le silence s'est déplacé. Tout simplement.

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01 septembre 2008

Noces de diamant

Soixante ans de mariage, ça fait beaucoup. Pour marquer l'événement, mes grands-parents convièrent toute leur petite famille devenue grande en Indre-et-Loire. De deux, ils étaient désormais trente-sept, comme le fit si bien remarquer mon grand-père.

Tout commença par une réunion dans le jardin de la location d'été. Le beau temps était de la partie, heureusement. Dans le jardin, retrouvailles avec les cousins, oncles et tantes. La seule personne manquante nous rejoindrait le lendemain, pour le déjeuner. Pour une fois, je me laissai aller dans l'ambiance sans trop me poser de questions; peut-être était-ce l'air des vacances, ou l'atmosphère du jardin, mais le fait est que je me sentais bien, contrairement à la réunion de janvier chez mon oncle qui m'avait mis les nerfs à rude épreuve. Peut-être qu'à la campagne, on assume mieux ses choix? Peut-être que loin de tout, nos études revêtent moins d'importance qu'à Paris? Quoi qu'il en soit, avoir douze cousins-cousines, une sœur et un frère faisant des études scientifiques ou économiques ne m'embarrassa pas outre mesure cette fois-ci.

quizzJe me souviens, un jour je reçus un mail demandant à tous de préparer une petite animation pour la réception. Ayant en horreur ce genre d'activités, et estimant que la préparation des trente invitations plaiderait en ma faveur, je ne préparai rien. Le soir venu, mes cousines me supplièrent de leur venir en aide: elles avaient préparé un quizz géant mais avaient besoin d'aide pour le mettre en scène. Trois cousines, nous embauchâmes ensuite trois autres cousines et les trois cousins. Les questions, faciles évidemment, étaient autant de vieux souvenirs; beaucoup évoquaient le paradis qu'avait été le chalet à Saint Gervais, paradis aujourd'hui perdu. Les petites manies des grands-parents furent aussi rappelées au milieu des rires et des sourires.

Bref, cette soirée fut une réussite. D'autant plus qu'on ne sait jamais ce que l'avenir réserve et qu'il sera de plus en plus difficile de réunir tout le monde sans exception.

IleBLe deuxième acte fut la messe, déjà évoquée. Pourquoi une messe pour soixante ans de mariage? Je ne sais pas, et ne comprends pas. Une chose est sûre: elle m'a confortée dans mes idées. Je trouve ça choquant. En réalité, le plus choquant fut à la fin de la messe: une adoration à Marie, avec répétition de l'Ave Maria. Quel intérêt à une telle rigidité? Tout ça parce qu'il y a un siècle, la Vierge est apparue à trois petites filles, et leur a dit de prier pour la France et les Français. Excusez-moi, mais cela sent le nationalisme à plein nez, et ce culte marial est trop imprégné d'histoire pour être crédible. Déjà, les miracles me laissent de marbre, mais là, ils me font carrément rire. Depuis quand faut-il prier davantage pour la France que pour l'Humanité? Depuis quand Dieu, Jésus ou Marie préfèrent-ils un pays à un autre? Cela n'a aucun sens au regard d'une religion qui se veut universelle. Mais je vais arrêter là cet écart, et revenir à un point de la messe que j'ai trouvé particulièrement aberrant. « Laissez les enfant venir à moi. » Telles sont les paroles du Christ qu'a lues le prêtre. Et pendant le sermon, juste après, le voilà qui s'énerve tout seul et enjoint les parents d'un enfant bruyant à faire sortir le perturbateur. Certes, les cris résonnants dans l'église peuvent gêner, mais j'ai trouvé ça assez contradictoire avec le message qu'il était censé apporter aux fidèles...

7125_photo01Troisième acte, le déjeuner au restaurant. Les tables furent tirées au sort, et je me retrouvai rapidement entre une tante et le mari de ma marraine-cousine. À ma table, deux cousines, ma mère, une tante et un oncle par alliance. Repas excellent et quelques discussions intéressantes. Pas grand chose de plus. Et le soir, réception de toute la famille chez nous, dans notre maison de campagne. Parties de mah-jong avec les cousines, partie de Trivial poursuit avec qui voulait. Dîner pour trente-cinq, avec vingt couteaux, dix-huit fourchettes et quinze assiettes... ce fut épique!

J'en viens à la fin de ce week-end familial, mais je n'ai pas encore évoqué le « dortoir hanté ». Ma grand-mère, pensant bien faire, avait réservé un dortoir dans le château du coin, pour les sept cousines. Nous entrons dans le parc, traversons un jardin laissé à l'abandon, passons devant un château mangé de vigne-vierge, atteignons un petit pavillon. Nous passons les deux petites pièces qui sont la bibliothèque municipale du village, montons à l'étage et arrivons dans une grande pièce sous le toit. Les toiles d'araignée courent sous les lits de camp, dont les matelas creusés nous ferons passer une fort mauvaise nuit. Au fond de la pièce, un rideau qui donne sur une pièce abandonnée dont nous ne voyons pas le bout. Dans l'isolation, un loir. Dans le jardin, des bruits étranges. Et toutes les heures, une cousine qui demande « quelqu'un ne dort pas? ». Autant vous dire qu'à sept heure du matin, nous regardions notre montre en répétant « encore deux heures avant le petit-déjeuner »... Cela restera malgré tout un souvenir marquant!

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