Aujourd'hui, New York.

Je suis arrivée hier. En sortant du train qui traverse les campagnes de l'état de New York, le ciel s'assombrissant fait l'effet d'une chape de plomb qui vient fermer hermétiquement le récipient que forment les parois infinies des gratte-ciel. Passer du grand air au confinement de la ville me donne un hoquet de panique. Je me concentre alors sur mon plan. Je dois arriver à l'hôtel, j'ai une demi-heure de marche.

Ce matin l'angoisse est passée. Le jour s'est levé, j'ai pu prendre un petit déjeuner copieux à l'hôtel (oeuf dur, gauffres, fruits), rattrapant ainsi le dîner manqué hier soir. J'ai décidé de visiter le Metropolitan Museum et de me promener dans Central park. En gros, d'éviter les rues bruyantes et les gratte-ciel.

L'air est encore frais quand je pars. La promenade est longue, à cause de toutes ces rues à traverser. Finalement, j'entre dans Central Park, me pose quelques minutes, et arrive au Met' pour l'ouverture. Au programme: peintures occidentales (1200-1800, puis XIXe siècle), avant de déjeuner du côté de l'aile américaine. Détour par les peintures et l'art déco américain, fascinants: les peintures recèlent des trésors dont j'ignorais jusqu'à l'existence, et l'art déco met en lumière toute la démesure des Américains, avec ces pièces de demeures entièrement reconstituées à l'intérieur même du musée. Enfin, je fais un petit tour du côté des arts asiatiques: calligraphie, estampes, sculptures, l'ensemble est extrêment riche.

Le musée fermant ses portes assez tôt, je suis obligée de chercher une occupation jusqu'au soir. Je ne peux tout de même pas retourner m'enfermer à l'hôtel et attendre la fin de la journée. Sur les conseils avisés de Cécile, je prends donc la direction de la High Line, via Central Park, Broadway et Time Square, après sept heures passées à l'abris du musée. Les gratte-ciel, je finis par m'y faire. La lumière crue de l'après-midi est plus seyante que le crépuscule. Par contre, la foule de Time Square, je n'y remettrai pas les pieds tous les jours. Escale au General Post Office, puis longue promenade sur la High Line, après trois heures de marche. J'ai le plaisir de voir le soleil rosir l'horizon et se coucher de l'autre côté du fleuve.

Une fois le chemin terminé, il me faut trouver le chemin de l'hôtel et un restaurant pour apaiser ma faim et reposer mes pieds. C'est dans Chelsea que je trouve mon bonheur. Enfin, je reprends ma route, la 24e rue, d'ouest en est. Il est bientôt minuit, je vais me coucher. Demain, je pars pour Baltimore...

PS: Google me dit que j'ai fait près de 16km aujourd'hui.