Vacances !
Demain matin, je pars pour quatre jours de vacances dans un Sud que je ne connais pas. Le Pays Basque, Saint-Jean-de-Luz, nous voilà ! Mes seuls jours de vacances jusqu'en septembre : même la pluie ne m'empêchera pas de savourer !
A très bientôt !
Avatar
Non, je ne dormais pas, même si le froid aurait pu suggérer que j'étais entrée en hibernation1. Non, je ne faisais pas de tricot, ni de macramé. Au début, je travaillais. Puis j'ai lu. Et enfin, sur les conseils avisés d'une amie très chère, j'ai regardé un film.
Le titre laisse envisager une possibilité qui paraît évidente, qui réjouirait mon frère et fait entrer en scène des êtres à la peau bleue. Désolée de vous décevoir : je n'ai toujours pas vu l'Avatar de Cameron Diaz James Cameron.
Ce que j'ai découvert et dévoré, c'est une série animée, a priori pour "la jeunesse", mais tellement bien que ça se laisse dévorer avidement à n'importe quel âge. Le titre complet, c'est Avatar : the last Airbender (ou Avatar : le dernier Maître de l'air en français). Voilà une série qui a déjà quelques années, et comme tout ce que je fais, que j'ai découverte avec quelques métros de retard. Mais peu importe.
Là commence la difficile tâche de parler du dessin animé.
Parce qu'il est le héros, il a droit à une grande image. Aang, maître de l'air et Avatar de son état.
Au début, disons, ça ne paye pas de mine. On se dit que ouais, pourquoi pas, format classique, un épisode pour une aventure / péripétie / étape sur le long chemin qui mènera Aang - notre protagoniste - vers son Destin. Les personnages semblent basiques, presque caricaturaux. Mais le dessin est beau, l'univers plaît, les personnages sont, au fond, sympathiques. Alors on poursuit un peu.
Le frère et la soeur de la tribu de l'eau, compagnons d'Aang de la première heure.
Katara, maître de l'eau, et Sokka, guerrier et grand stratège (clown à ses heures perdues).
Au bout de quelques épisodes, on se rend compte que l'on ne voyait que la partie émergée de l'iceberg. L'intrigue se complexifie, les cliffhangers se multiplient, les personnages évoluent et deviennent de plus en plus intéressants. Les personnages secondaires ont un véritable place, même ceux que l'on croyait très secondaires. L'univers se montre de plus en plus fouillé et riche.
De gauche à droite :
1. Appa, le bison volant à six pattes, fière monture et animal de compagnie soyeux
2. Toph [saison 2], dite la Fripouille Aveugle (Blind Bandit, en V.O. ça sonne mieux), maître de la terre
3. Zuco, le prince banni, qui doit caputrer l'Avatar pour retrouver son honneur, maître du feu
4. Momo, lémurien, troisième et dernier survivant du peuple de l'air avec Aang et Appa
Finalement, c'est un véritable film que l'on regarde, bien plus qu'une série. La maîtrise des éléments et les combats n'ont rien de kitsch, au contraire ! Les petits passages de sagesse dispensés deçà delà pareil à la / feuille morte sont exquis et non sans rappeler les films de kung-fu. On a aussi des gags récurrents, des personnages qui reviennent, de magnifiques paysages (urbains ou non), etc. En outre, les parsonnages féminins sont très réussis, tant du côté des "gentils" que du côté des "méchants"2, et ça, c'est assez rare pour être souligné !
Dans l'ordre :
1. Mai, excelle au lancer de couteaux
2. Azula, soeur de Zuco, maître du feu cruelle et sans pitié
3. Ty Lee, gymnaste et combattante émérite
Pour conclure ? Avatar, c'est épique, c'est grand, c'est drôle, c'est émouvant, c'est classe. Bref, c'est bien !
Last but not least, Iroh, oncle de Zuco, du côté de l'ennemi mais personnage philosophe éminemment sympathique, grand amateur de thé et de jeux de stratégie. Le rôle du bon grand-père dissimule un as du combat et un maître du feu hors pair. De loin mon personnage préféré !
[1] Notez bien que cet article, je l'ai commencé le 23 avril, époque d'averses violentes et de froidure mordante.
[2] J'ai envie de souligner que la perméabilité des frontières entre les deux pôles, l'ambiguïté de certains personnages et les retournements de situations sont pléthore dans ce film, ce qui est super cool excessivement chouette vraiment bien.
Trousse de secours
Pour une amie qui part six mois aux Etats-Unis, une trousse de secours avec le nécessaire anti-stress et anti-déprim'. Réalisé en une huitaine d'heures, à l'aide de carton, colle et cutter.
Arts martiaux et vieux navet
La découverte et le visionnage récents de la série animée Avatar : le dernier Maître de l'air* m'a donné envie de revoir de vieux films d'arts martieux, que j'ai jadis empruntés (et jamais rendus) à mon père.
Ce soir, j'ai retrouvé Les Arts martiaux de Shaolin. Un film de 1986. Et heureusement qu'il ne dure pas plus d'une heure et demie.
Au menu : une image de piètre qualité malgré sa restauration, des combats en accéléré et beaucoup trop longs, dont la chorégraphie est gâchée par les bruitages affreux, de l'humour, une musique hideuse et extrêmement vieillie, de superbes paysages alternant avec des décors en carton pâte, des costumes aux couleurs chatoyantes, des dialogues minimalistes et des jeux d'acteurs qui se rattrapent avec leurs capacités au combat. Vous l'aurez compris, c'est inégal. Ah oui, et il y a Jet Li. Mais ça fait peu.
Du coup je vais continuer ma quête de vieux films avec des arts martieux. Et rerereregarder Tigre et Dragon et Le Secret des poignards volants.
* Cette série fera l'objet d'un prochain article, quand j'aurai réussi à écrire de façon posée et raisonnable sur le sujet, et à repousser la midinette qui est en moi.
Méconnaissable
Il y a des jours où je doute être encore à Paris. Des jours où un soupçon de folie semble s'être emparé de la capitale et où même la pointe de la Tour Eiffel émergeant de la brume à la fin du jour me donne l'impression de vivre dans un un monde parallèle, où même le train qui passe a des airs de film d'animation japonais.
Quand je croise une femme qui, plutôt que le métro, le tramway ou le vélo préfère, pour se déplacer, le monocyle.
Quand je croise, sur le trottoir porte de Brancion, en face de l'auto-école, à côté de la station de tramway, quatre poneys Shetland.
Quand je croise sous le soleil de mars, sur l'esplanade sabloneuse au milieu du carrefour près de la Porte de Châtillon, un groupe de vieux qui jouent à la pétanque.
Mais le moment que je préfère, celui qui me fait oublier la folie citadine, c'est celui où, en rentrant chez moi, je fais un détour par le parc. Les fontaines, les arbres en fleur. Et quand, arrivée à l'appartement, j'ouvre ma fenêtre et j'entends les cloches d'une église proche qui sonnent à toute volée ; quand elles se taisent, on n'entend plus que le bruissement du vent dans les feuilles. Cette végétation sauvage, cette friche qu'est la Petite Ceinture, me rappelle les week-ends à la campagne, les soirées au jardin.
Et je souris.
Si si, cette photo a été prise à Paris, au cours de ma promenade boulot-dodo.
Tu respecteras ton père et ta mère.
Il y a des jours où tout le respect que j'ai appris à avoir pour mes parents s'effrite.
Petit à petit, ce qui était Loi devient règlement puis guide, puis plus rien. Il devient poussière de souvenir. Et les insultes affluent derrière mes lèvres, brûlant ma langue et menaçant de sortir. Un jour je vomirai mes injures et mon mépris et ma souffrance. Mais ce jour n'est pas encore venu.
Peut-être ne viendra-t-il jamais. Je ne sais.
J'ai de la peine pour lui, et il me fait tellement mal. Tellement mal. Mais à quoi pense-t-il donc ?
Ses messages gentils me donnent juste envie de jeter mon téléphone, de changer d'adresse, de nom, de disparaître pour qu'il ne me retrouve jamais. Jamais. Ne plus penser à lui est tellement plus simple quand il garde le silence !
Tu respecteras ton père et ta mère.
Il y a des jours, j'ai peur de ce que je pourrais faire.
Top départ
C'est parti pour six mois de stage. Le stress me sert l'estomac (mais ne m'a pas empêchée d'avaler un petit-déjeuner princier) et me noue les intestins. C'est étrange de se dire qu'on a déjà travaillé, mais qu'à vingt-trois ans bien tassés, jamais fait de stage (pas même en troisième). Je ne connais pas vraiment le monde de l'entreprise, mes seules incursions dans la vie active s'étant faites par la voie de la fonction publique. Et j'ai tellement de préjugés sur cet univers que mon stress ne fait qu'augmenter.
Peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir. Ce n'est pas la possibilité d'une embauche qui m'angoisse : je n'en ai pas besoin. L'année prochaine je retourne à l'université, pour trois années supplémentaires ("rengagez-vous, qu'i' disait"). Mais découvrir des gens nouveaux, à qui il va falloir parler et avec qui il va falloir communiquer, mon Dieu ! Saurai-je le faire ?
Il est bientôt neuf heures. J'y serai sans doute dans un quart d'heure. Je sais, c'est indécent, mais c'est la seule chose qui ne m'angoisse pas ce matin.
Allez, j'entre dans l'arène !
























