Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

13 février 2013

Il paraît que...

... je fais une thèse en MIASS (Mathématiques et informatique appliqués au sciences sociales). Moi je pensais que c'était du TAL (Traitement automatique des langue), ou au pire de l'ingénierie linguistique. Mais non.

Regardez, c'est écrit ici.

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10 janvier 2013

Sous les toits

J'avais déjà visité les combles de la Sorbonne, à l'occasion de ma première et dernière visite chez la conseillère d'orientation. Aujourd'hui, c'était un peu en dessous, mais on apercevait tout de même quelques morceaux de poutre et bouts de ciel (?)*. Je débarque au troisième étage de l'escalier G (le normal cette fois, pas de piège), tourne à droite conformément aux indications donnés sur le panonceau (le mail disait à gauche...), et là, je découvre une nouvelle dimension.

Un sol carrelé, d'un carrelage tout-à-fait normal, beigeasse, au troisième étage de la Sorbonne. J'ignorais même jusqu'à la présence de carrelage dans cette antique université. Je connaissais le parquet (vieux, usé, poussiéreux, craquant, ciré aux abords des quartiers administratifs), le marbre des nobles galeries du rez-de-chaussée, le linoleum des bâtiments restaurés, et même la moquette (mon errance vers le premier étage et demi n'aura pas été vaine). Mais le carrelage, en dehors des toilettes, jamais.

Murs mouchetés dans divers tons de beige, le tout est assez laid. Mais c'est carrelé. Bref, j'ai l'impression de m'être trompée. Une amie me suggère que ce couloir a peut-être le même comportement que la salle sur demande de Poudlard, et que dès demain, on y trouvera de nouveau le bon vieux parquet des familles.

C'était le niveau J, tiers 600. (Quand on cherche "salle J636" chez Google, on ne trouve que des pages faisant référence à la Sorbonne... sans doute le bâtiment (en fonction) le plus tordu de France !)

* Avec le temps qu'il fait depuis une semaine, je commence à douter qu'il y ait encore un ciel à Paris, mais bon.

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08 janvier 2013

Labyrinthique

Le séminaire devait avoir lieu en Sorbonne. Chose étonnante s'il en est, puisqu'il s'agit d'un séminaire d'un laboratoire de Nanterre. Force mails avaient été envoyés, précisant "Paris Descartes", "rue des Saint-Pères", "non en fait en Sorbonne", "mais Paris Descartes quand même". Finalement, on informa : en Sorbonne, galerie Gerson, escalier G, salle F673. Rien d'effrayant pour qui a passé quelques années en ces murs.

13:30. Je quitte la petite sandwicherie que j'aime bien, rue des Ecoles, et remonte le long de la rue Victor Cousin. J'entre dans le couloir, persuadée, après avoir croisé la galerie J.B. Dumas que la suivante est la bonne. Déconfiture totale : galerie Claude Bernard. Ne reste que la galerie Richelieu et les autres sont fermées. Un peu interdite, je jette un oeil au plan qui s'efface depuis les siècles des siècles, au bas de la salle des Actes. Galerie Gerson... j'y étais. Bref. Premier indice trompeur, car il n'y a pas d'escalier donnant directement sur cette galerie !

Sorbonne 06

Ce n'est pas tout-à-fait l'endroit où je me suis perdue, mais ce n'est pas loin au-dessus.

Escalier G... Je trouve le J, à côté du P (ce qui est tout-à-fait logique, vous en conviendrez). Et le G, en fait, je le connaissais très bien, j'avais simplement oublié son nom. Premier étage et demi, ethnologie ou que sais-je, même pas de palier. Deuxième étage, la présidence. J'imaginais pourtant qu'il s'agissait là du niveau F... Tant pis, je poursuis. Troisième, UFR d'anglais, niveau G. J'avais raison. Merdum ! Du coup j'essaye de rattraper par le demi-étage, je trouverai sans doute une correspondance.

Je découvre un laboratoire de recherche en langue française, une bibliothèque, des bureaux. Sol moquetté, silence complet, quasi-religieux. J'ose à peine poursuivre, mais j'imagine qu'un autre escalier débouche de l'autre côté de cet étroit couloir. Et effectivement, un minuscule escalier. Niveau F, bingo ! Salle 671. Pour les suivantes, il faut sortir sur la passerelle. F672, je chauffe. Et là, bam, cul-de-sac, une porte vitrée qui donne sur un débarras. Contrite, je redescends dans la cours Cujas, que je connais bien.

Je retourne à l'escalier G, en passant devant un groupe d'étudiants vautrés dans un autre escalier... G2 ! Si si ! LE SEUL escalier à porter un tel nom au monde est forcément à la Sorbonne ! Petit colimaçon au bois usé qui débouche sur un minuscule pallier. Deux salles, dont la F673. Je reprends mon souffle. Il est 13:55.

Sorbonne 08

Cette photo n'est pas récente, il ne faisait pas si beau aujourd'hui.

14:10 arrive l'organisatrice. La salle est fermée. Les appariteurs de Paris IV ne peuvent pas l'ouvrir, car c'est une salle qui appartient à Paris V. Et l'appariteur de Paris V n'est pas là. Allers-retours de la pauvre dame dans l'escalier. Finalement, un appariteur monde, tranquillement. Il vérifie. Ah oui, c'est fermé. "Je vais voir, mais les pass de Paris IV ne vont pas marcher..." Il redescends, tranquillement. Il est déjà 14:20. Finalement, on nous installe dans une salle de Paris IV. Nous avons une demi-heure de retard...

"Vive la Sorbonne !" ont dû se dire les intervenants... qui arrivaient tout droit de Nancy (de l'ATILF, pour être plus précise).

PS : une très bonne année à tous, chers lecteurs !

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13 janvier 2012

Du pouvoir cathartique des insultes

Il m'a enguirlandée pour une raison que je ne comprendrai jamais. Majesté offensée, il m'a fait comprendre que je n'étais qu'un amas de bonnes notes, et ce qui aurait dû être compliment - être major, c'est positif, non ? - devenait dans sa bouche la condition pour laquelle je devais viser plus haut. Là où il n'a rien compris, c'est que je sélectionne par confort, et non par intérêt. Mais là n'est pas mon propos.

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Sortie du bureau, j'étais à la fois un peu estourbie par ce qui venait de m'arriver - je me fais très rarement réprimander par mes enseignants - et complètement remontée. Il m'avait cassé ma joie, m'avait fait comprendre que je n'étais qu'une gamine naïve et inconséquente, et qu'il fallait me réveiller et penser à mon avenir lointain.

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Je bouillais. La colère, l'indignation et l'humiliation m'étranglaient, m'étouffaient. Le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pleurer qu'une fois arrivée chez moi, c'est de répéter des insultes - des insultes que je ne dis jamais - en une litanie infinie, dans le métro. Les gens ont dû me croire folle à lier, à marmonner comme ça dans la rame. Mais peu m'importe, c'était la seule chose qui me soulageait.

Mais quel enfo... !

coke49

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04 mai 2011

Boulette

Pour ceux à qui ça aurait échappé, je travaille - pour payer mes études et mon loyer - dans un collège. Mais pas n'importe quel collège : je travaille, plus précisément, dans une institution religieuse (il y a même une chapelle et des bonnes soeurs !).

Ce matin, alors que je bavassais avec mon collègue au CDI, la secrétaire du directeur arrive, toute retournée. Elle vient de se rendre compte qu'elle a fait une - grosse - boulette. En effet, elle a envoyé une centaine de lettre aux parents des futurs sixième, pour les convier à une réunion d'information et de présentation de l'établissement.

Quel est donc le problème ? me demanderez-vous. Elle s'est rendu compte, après avoir posté les missives, des timbres qu'elle avait collés sur les enveloppes... Voyez plutôt :

miss_tic_timbres

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05 octobre 2010

Écarlate

Je n'arriverai pas à dormir cette nuit. Ou plutôt, si, je finirai par m'endormir, comme chaque soir, mais rongée par l'angoisse, les dents serrées et grinçant, me mordant la langue. Le ventre noué, les intestins entortillés, les sourcils froncés par l'anxiété.

Que va-t-il advenir? Comment cela va-t-il se passer? Cela va-t-il se régler vite? Autant de questions sans réponse. Ma mère me renvoie à mon père. Mon père n'est pas là et ne pourra s'occuper de ça que plus tard. Alors je n'ai plus qu'à me débrouiller par mes propres moyens, comme souvent depuis plusieurs mois.

Le téléphone est devenu la personne la plus fiable de mon entourage. En septembre, c'était pour l'assurance, le propriétaire, le syndic, la mutuelle, l'université. Demain matin, ce sera pour la CAF et la banque.

La banque. Pourvu qu'elle ne bloque pas ma carte bleue! Les pires scenarii s'offrent à mon imagination devenue trop fertile cette nuit. Les antécédents parentaux me préviennent qu'on peut s'attendre au pire avec de tels requins. Le sourire carnassier du conseiller s'élargit derrière mes paupières closes et alourdies de larmes angoissées.

Je n'arriverai pas à dormir cette nuit. La lumière rouge du moins devant les centaines, sur mon relevé de compte m'en empêchera.

***

Les_cinq__cus_de_BretagneEn attendant, je mets en place l'organisation d'un club BD au collège. Même s'il ne voit jamais le jour, il aura au moins eu le mérite de me changer les idées cette nuit.

Je suis censée préparer les exercices de conjugaison, mais impossible de me concentrer sur ce genre de chose.

Je m'en vais terminer Les cinq écus de Bretagne - je ne compte plus le nombre de lectures qu'a subi ce vieux Livre de poche dont les pages jaunis se détachent toutes seules! Philippa doit être la seule personne qui arrive encore à me faire rêver en ce moment... (Oui, Philippa est une personne, dans mon esprit brumeux et rongé de fatigue.)

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08 juillet 2010

De l'efficacité du service des renseignements à la Sorbonne

Je suis sans voix. Je pense que citer est plus parlant dans ce cas.
J'ai écrit un mail au service de la fac le plus apte à me répondre:

Je viens d'obtenir ma Licence à Paris IV, ai fait remplir et signer ma demande d'admission en Master 1, et je ne comprends pas très bien quelles sont les autres pièces à fournir avec le formulaire. Puisque j'ai obtenu ma Licence dans cette université, faut-il que je fournisse la photocopie de mes diplômes obtenus, à savoir deux Licences? Y a-t-il autre chose à fournir, en plus des pièces obligatoires, du formulaire d'admission et de la photocopie du justificatif de JAPD?

Réponse reçue ce matin:

Il faut télécharger le dossier de réinscription sur le site de l'université. Vous y trouverez joint la liste des pièces à fournir.

C'est moi qui débloque ou la personne qui m'a répondu n'a pas compris mes questions? JE L'AI ce fichu dossier! J'AI LU la liste des pièces à fournir! C'est pas possible un truc pareil. Je ne comprends rien à cette liste, puisqu'ils mettent toutes les pièces à joindre en vrac, et avec ça "débrouillez-vous"! P*tain...

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07 juillet 2010

Administration: bataille sanglante et lutte acharnée

Premier cheval de bataille: la mutuelle. Déjà deux ans que je me dis qu'il faut que je change, deux ans que je me fais avoir par ces abrutis de la mutuelle étudiante qui effectuent les remboursements six mois sur douze et décrètent que tant qu'on n'a pas demandé par écrit la résiliation du contrat (avant le 30 juillet, s'il-vous-plaît), on est obligé d'adhérer à leur mutuelle merdique qui propose pour les lunettes – attention, tenez-vous bien – un forfait de 20€! On va aller loin avec ça. Aujourd'hui, j'ai pris les devants: je ne me ferai pas avoir un an de plus. Petite recherche sur internet. Je n'y connais pas grand chose, et mes parents ne me sont pas d'un grand secours dans ce domaine paperassier. Cet après-midi, un coup de fil. J'avais fait une demande de devis ce matin, je l'ai en quelques heures. J'explique les problèmes que j'ai eus avec mon ancienne mutuelle et en profite pour lui demander comment ça fonctionne. Forte de ces explications, je tape ma lettre de demande de résiliation de contrat. Je n'ai plus qu'à aller à la Poste chercher le recommandé adapté.

liste_documentsDeuxième angle d'attaque: l'université. Alors là, c'est carrément le carnage. Entre l'UFR de latin qui me réclame pour les inscriptions pédagogiques (c'est plutôt flatteur, cela dit), l'inscription en Master qui demande les photocopies des diplômes, et la demande de mon diplôme de Licence, j'ai dû éradiquer au moins la moitié d'une forêt! Heureusement, la responsable de l'UFR de latin est coulante et quand je lui ai dit que j'avais déjà donné les papiers l'an dernier, elle a accepté de photocopier les photocopies de mes documents (moi je pensais qu'elle pouvait bêtement les récupérer, mais apparemment c'est pas dans les mœurs...)! Quant aux inscriptions en Master, au début, ça a été d'une simplicité enfantine. J'ai obtenu en dix minutes la fameuse fiche rose que tout étudiant normalement constitué met deux semaines à obtenir, minimum. Un tour à l'ISHA, la bonne femme du bureau des Masters est au téléphone. Me voir poireauter n'a pas l'air de vouloir l'empêcher de se plaindre de la chaleur à sa correspondante. De guerre lasse, je vais voir notre chère secrétaire de Licence LFTI – sans doute la seule dans ce monde de fou qui soit gentille, conciliante et efficace! – qui me donne la fiche rose. Je la remplis. Le directeur de l'UFR est à côté, alors, pour que je n'aie pas à revenir chercher ma fiche, elle s'en va la faire signer. Et hop! L'affaire est dans le sac. Bon, c'est vrai que c'est plus facile dans ce Master tordu, parce qu'on n'a pas encore les sujets de mémoire, qui seront imposés à la rentrée. Alors ils contournent le truc. Et comme j'étais dans la bonne licence, j'ai une inscription de droit en ILGII, pas besoin de CV, de lettre de motivation ou d'entretien. Je n'ai plus maintenant qu'à faire le tri dans la liste des pièces à fournir et à aller à la poste pour acheter les trente-six enveloppes différentes timbrées à des tarifs différents.


Un jour, dans mes fantasmes de dictatrice-hyper-ordonnée (on y croit, hein?), je serai secrétaire en chef de la Sorbonne, et les enveloppes seront fournies par l'université, les adresses ne seront plus écrites à la main mais il existera des étiquettes autocollantes avec le nom et l'adresse de l'étudiant, et surtout, les documents seront numérisés, archivés, les services communiqueront entre eux, et les données seront centralisées! Plus besoin de fournir cinq photocopies du justificatif de JAPD, trois du diplôme de baccalauréat et quarante-douze des relevés de notes de toutes les années passées à la fac! Non mais.

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