jeudi 31 janvier 2008
Vrilles

(dessiné dans le train, un soir où il resta bloqué vingt minute à Viroflay)
mercredi 30 janvier 2008
Plat du jour
Aujourd'hui, de mon réveil jusqu'à il y a à peine un quart d'heure, j'ai lu et même dévoré jusqu'à la dernière page, jusqu'au dernier mot, pour n'en pas perdre la moindre lettre:
dimanche 27 janvier 2008
Promenades à vélo
Depuis le parvis de
l'église, derrière quelques champs, après la
nationale, au fond des jardins potagers, on voit Robinson dans les
arbres. La maison semble n'avoir pas changé. À sa droite, le
camping, ouvert, comme si d'un instant à l'autre j'allais me
voir y entrer en compagnie de mon père et de ma sœur, avec
dix ans de moins, pour aller faire de la balançoire sur le terrain
désert.
Je revois la petite route
sur laquelle, petite, j'ai appris à faire du vélo sans
les petites roues. Mon père nous lançait, puis nous suivait en
courant, avant de nous laisser partir à l'aventure, seules. Sur
la droite, la route ne mène nulle part. Il y a le tunnel, en
tôle ondulée. Quand le matin nous allions chercher le
pain et les croissants en ville, tous les trois sur notre vélo,
nous hurlions dans ce tunnel qui passe sous la nationale. Nos cris
résonnaient, pour conjurer la peur et pour le plaisir de se
sentir exister. Juste après le tunnel, le chemin de terre avec
les cailloux qui font tomber. Et le Pont aux Sœurs, qui pour moi
était le pont « hausseur », peut-être
à cause de ces gros pavés irréguliers qui en
formaient le sol et nous obligeaient, ma sœur et moi, à
descendre de vélo: nous avions bien trop peur de tomber. Après
cette épreuve arrivait la côte: en ville la rue montait
raide, et pour nos petites jambes, c'était bien difficile.
Mais quelle récompense nous attendait à la boulangerie!
Les ficelles toutes chaudes et les croissants dorés. C'était
mon père qui se chargeait du trésor et nous rentrions
sagement à la maison, pour déguster notre butin.
Mouillettes géantes, chocolat chaud, le bout du croissant
trempé dans le lait, de la chicorée parfois. Les petits
déjeuners en famille, dans la grande salle.
L'après-midi, les
promenades poussaient plus loin. Le long de la Loire, sur la route,
nous allions aux Loups, et à Housson. Nous faisions la course.
Mon frère devait être derrière mon père ou
ma mère, je ne sais plus. Je me souviens de cette lumière
dans les arbres, de notre cœur qui accélérait à
la vue d'une voiture, de l'eau qui scintillait, de ces bancs de sable
qui m'angoissaient, le courant fort de la rivière, les canoës
qu'il nous arrivait de voir. Et puis cette côte, pas très
longue, mais ardue. Avec admiration je voyais mes parents qui la
montaient sur leur vélo, mais moi, je descendais et préférais
monter à pied. Par contre, la descente, quel plaisir. Quand il
n'y avait pas de voiture, avec ma sœur, c'était à celle qui irait le
plus loin sans pédaler!
Et nous rêvions de
faire des pic-niques le long de la Loire, dans l'herbe. Peut-être
l'avons-nous fait, je ne sais plus. L'herbe haute, les saules le long
de la route, les chemins sablonneux sur la rive.
C'est amusant de se dire que tous ces souvenirs restent encore bien vivants dans ma mémoire, alors que je ne retourne à Bonny que pour les enterrements et aller sur la tombe de mon grand-père...
jeudi 24 janvier 2008
Sweeney Todd
Que dire? J'ai vu le film, et en ressortant de la salle aux alentours de 13h, toute odeur de nourriture rappelait à mon esprit la tourte à la viande humaine. A part ça, je ne sais pas trop comment exprimer ce que j'ai pensé du film. Alors, je vais mettre quelques petits morceaux musicaux d'anthologie (si si ^^ El Teckel confirmera, j'en suis sûre), rien que pour le plaisir d'entendre Johnny Depp, Alan Rickman et Helena Bonham Carter chanter...
Ceci n'est pas une vidéo, mais une des chansons. Le seul risque que vous courez en cliquant sur "play" est de l'avoir dans la tête...
mardi 22 janvier 2008
Pavots
Malaise II
~ Lundi 14 janvier: deuxième partie ~
L'estomac retourné par la vue d'un môme vomissant dans le métro, je suis descendue à Belleville, où j'ai retrouvé S.
Et nous avons regardé LE film idéal pour vous enfoncer dans votre malaise, le film qui vous fera cauchemarder pendant des nuits: Satyricon de Fellini. S'il a gardé l'aspect malsain et orgiaque du livre, le film est bien plus angoissant. Visages simiesques, hommes et femmes dégoulinant de graisse, de fard, de sueur. Sourires pervers, concupiscents; danses tribales horrifiques, sorcellerie immonde, cannibalisme. Les couleurs agressent l'œil, les musiques discordantes l'oreille. Les scènes s'enchaînent sans ordre réel on ne comprend pas, on est perdu dans l'antichambre d'Hadès, avec le Minautore auquel il faudra s'offrir corps et âme pour retrouver quelque raison.
..
Heureusement, l'œil clair d'Encolpe rassure: seul éclat de beauté dans ce bas monde décadent.
Lorsque je sors de l'appartement, la nuit tombe. Un malaise m'étreint.
lundi 21 janvier 2008
Malaise I
~ Lundi 14 janvier: première partie ~
Sorte de vide et de trop-plain simultanés. J'ai l'impression d'être à l'ouest. Déjà ce matin j'ai préféré traîner, engluée à la toile, alors que je m'étais promis d'aller faire les soldes.
Puis à l'arrêt de bus, dans le vent froid et humide. Un coup de fil inattendu à une heure pareille. La voix hésitante de Melendili, comme des sanglots. Qu'elle me transmet. La Reine Normande, la grande voyageuse, la prof d'histoire aux anecdotes impayables, celle qui nous a suivies pendant deux ans, qui nous a promenées en Sicile, en Grèce, à Chypre, n'est plus. Je la voyais bien vivante, papotant au hasard des rues à Fez. Sourire jovial aux lèvres. Que l'on m'annonce son départ... non, son décès... sa mort – n'ayons pas peur des mots – est déjà un choc. Mais que l'on me dise qu'elle était malade, et mourante, non. C'est inconcevable. Les larmes me sont montées aux yeux. Je ne peux imaginer cette forte tête « mourante », c'est trop douloureux. Quand j'ai raccroché, il s'est mis à pleuvoir. L'envie de faire les soldes m'était passée. J'ai déambulé dans les rues en attendant qu'il soit l'heure, puis je suis montée dans mon train, sans regarder autour de moi, ravalant mes larmes.
..
Juste en souvenir de l'interprétation unique de Mme Mondeville, au théâtre d'Epidaure.
Serdaigle ou Poufsouffle?
Test trouvé chez Aranna
Serdaigle: 72%
Poufsouffle: 68%
Serpentard: 62%
Gryffondor: 48% (hum...)
The sorting hat says that I belong in Ravenclaw!
Said Ravenclaw, "We'll teach those whose intelligence is surest."
Ravenclaw students tend to be clever, witty, intelligent, and knowledgeable.
Notable residents include Cho Chang and Padma Patil (objects of Harry and Ron's affections), and Luna Lovegood (daughter of The Quibbler magazine's editor).
The sorting hat says that I belong in Hufflepuff!
Said Hufflepuff, "I'll teach the lot, and treat them just the same."
Hufflepuff students are friendly, fair-minded, modest, and hard-working. A well-known member was Cedric Diggory, who represented Hogwarts in the most recent Triwizard Tournament.
The sorting hat says that I belong in Slytherinr!
Said Slytherin, "We'll teach just those whose ancestry is purest."
Slytherin students are typically cunning and hungry for power. Important members include Draco Malfoy (Harry's nemesis), Professor Severus Snape (head of Slytherin), and Lord Voldemort.
The sorting hat says that I belong in Gryffindor!
Said Gryffindor, "We'll teach all those with brave deeds to their name."
Students of Gryffindor are typically brave, daring, and chivalrous.
Famous members include Harry, Ron, Hermione, Albus Dumbledore (head of Hogwarts), and Minerva McGonagall (head of Gryffindor).
Take the most scientific Harry Potter Quiz ever created.
lundi 14 janvier 2008
Quo vadis?
Bien. Je suis en période de partiels. Le stress, les insomnies et tout ce qui va avec. Par conséquent, je ne suis pas trop d'humeur à poster ici. Mais, en ce moment, j'ai des sortes d'envies bizarres. Vous pourrez peut-être me retrouver sur mon Lj, sur certaines communautés, ou sur ffnet. Cliquez sur l(es) image(s) qui vous intéresse(nt). Ne vous inquiétez pas, rien ne dit que je tiendrai plus d'une semaine sans poster ici ^^
jeudi 10 janvier 2008
Libera nos a furore Normannorum!
Sans cesse entre rire et larmes depuis quelques jours. Insomnies chroniques, à croire que plus je suis fatiguée, moins je n'arrive à dormir. Bonnes notes en pagaille, c'est trop beau pour durer. Dans ces moments-là, je revois ma treizième place de premier concours blanc, puis la danse du trois, qui prit la tête pour le deuxième. Contentement et appréhension mêlés: cela va-t-il durer? Ma Fortune ne risque-t-elle pas de s'acoquiner avec celle de Lucius et, sinon de me transformer en âne, du moins de me laisser tomber au moment des examens déterminants? Au plus profond de moi, une espèce de nœud. Une envie irrépressible de chocolat, un besoin essentiel de thé, encore et encore. À côté de ça, la réalité de mon corps qui ne supporte plus les nuits de trois heures, mes yeux qui peinent à rester ouverts, la migraine qui menace à longueur de journée telle le fer au-dessus de la nuque de Damoclès.
Quand j'entrevois entre mes doigts écartés la silhouette de deux chiffres dont le rouge agresse ma pupille dilatée, une sorte d'incompréhension euphorique me fait monter les larmes aux yeux. Une espèce de rictus nerveux envahit ma bouche et je reste hébétée devant ma copie. Alors d'un coups, comme si la jubilation m'avait vidée de mes dernières forces, la fatigue s'empare de moi, s'abat lourdement sur mes épaules et m'oppresse, vainqueur.
D'autre fois, c'est l'inverse: je somnole tranquillement sur mes notes quand le professeur nous distribue l'extrait d'un auteur dont le nom résonne à mes oreilles: Polybe. Polybe. Polybe. À cause de lui, je me suis crevé les yeux sur mon écran jusqu'à des heures indues pour en savoir un peu plus sur la mort d'Archimède, sur le siège de Syracuse, sur Hiéronyme. Les souvenirs sont frais. Je suis contente de voir que mes recherches ont servi. Le professeur commence la lecture de la voix douce, en une sorte de berceuse. Il nous conte l'histoire de cet homme qui se lia d'amitié avec Scipion Emilien. Le texte avance, mes idées s'agitent, mon esprit mal tourné aussi; le texte avance et ne fait que m'encourager dans ma voie. Je n'y tiens plus: j'observe attentivement la photocopie. P.1101, Histoire ed. La Pléiade. Ce n'est pas moi, c'est le texte. Je vois double tout d'un coup, et intérieurement, je souris jusqu'aux oreilles. Crise de jalousie: mon ricanement bête résonne dans la boîte vide de mon cerveau. En sortant de cours, j'aurai l'envie saugrenue d'écrire une fic sur des auteurs grecs et des hommes politiques latins. Je ne sens plus ma fatigue: je suis légère et souriante.
Lorsqu'en thème latin je comprends non solum qu'il faut savoir traire les brebis et faire du fromage, sed etiam connaître l'histoire de la prison et de l'incarcération pour éviter les md et tmd qui jalonnent mes copies, la fatigue revient à l'assaut. Et je ris silencieusement. Et je baille. À tel point que mes yeux pleurent.
Une pensée pour melendili en écrivant Rogerius, rex Siculorum. Une autre pour el Teckel en traduisant un texte grec sur « l'amour discret unissant Achille et Patrocle » (dixit M. le professeur, traduisant la pensée de célèbre Eschine). Une pour Lu et Mimy en discutant avec une fan de Hegel et de Benjamin (preuve que l'on trouve tout en Lettres Classiques). Une autre pour la Chaussette en révisant ma culture gé, mélangeant allègrement dates et générations d'empereurs.
Bref, une bonne semaine, malgré le manque de sommeil flagrant et le devoir d'histoire latine qui m'attend demain matin. Je pense bien à vous,
Inci
















