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Vous en parlerez à votre cheval...
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21 novembre 2008

Une L3 en M2

Bon, cela s'est passé il y a deux semaines. J'avais fini par décider que je ne posterai rien sur cette conférence mémorable, mais une note de Zabou m'y incite.

C'était le vendredi où je sortais de deux heures de grec hypokhâgneux (mais si, souvenez-vous). En temps normal, je n'ai pas cours le vendredi, mais là, j'avais décidé d'ajouter deux heures de conférence sur les supports de l'écriture. Pourquoi? Tout d'abord, parce que le sujet m'intéressait. Et puis parce que le conférencier en question était un prof que j'avais eu l'an dernier. Cette conférence était destinée aux Master 2 de lettres: j'avais donc en sus l'occasion d'étudier de plus près cette espèce en voie de disparition étrange.

18h-20h. J'avais bien choisi mes horaires... Mais bon.
Amphi Michelet. J'ai découvert un amphi encore plus inconfortable que l'amphi Richelieu. Si si. C'est possible. Parce qu'en plus de l'absence de tablette pour écrire, il y a absence de place pour les genoux. Si vous avez des jambes de taille moyenne à grande, vous êtes bon pour gigoter toute la conférence durant pour trouver une position moins inconfortable qu'une autre. Mais bon.

Mais bon. J'ai fait une grande découverte: les élèves de Master ne sont pas d'une race supérieure. Non non. En fait, ils sont comme les élèves de Licence, en moins nombreux. Je m'explique. Et pour m'expliquer, je vais donner un exemple. À côté de moi, une élève, normale apparemment. Elle passe les dix premières minutes à échanger des propos tout-à-fait intéressants avec ses voisins, tandis que le professeur s'efforce de faire sa conférence. La demi-heure suivante, elle corrigea les copies qu'une de ses amies lui avait fait passer (ça sert toujours d'écouter les conversations voisines). Enfin, la feuille de présences passa: elle imita quatre ou cinq signatures – certainement des camarades absents pour de bonnes raisons, hum – rangea ses affaires, et s'en fut, en toute discrétion.

Concluons, mes amis, concluons: ne soyez pas effrayés à l'idée d'aller en master – oui, comme ça d'un coup, le Master perd sa majuscule... Et priez pour que les gentils administrateurs ne vous organisent pas de conférence à Michelet, le vendredi de 18h à 20h.

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12 octobre 2008

Mémoire (n.m.)

Je recopiais tranquillement et calmement mes cours de la semaine passée dans mes cahiers beaux et neufs lorsqu'une idée me frappa violemment à la tête.
Si je dois faire un mémoire, je le ferai sur l'expression du futur dans les langues indo-européennes. (Même si je dois resserrer le cadre, voilà toujours une idée générale: ce qui m'angoissait le plus à l'idée d'aller en master n'était pas la réalisation du mémoire, mais d'en trouver le sujet... me voilà fin prête pour l'année prochaine !)

7 octobre 2008

Invasion

"Qui était en khâgne l'année dernière?" demanda innocemment le professeur au quatre-vingt* têtes blondes (ou pas) qui s'étaient entassées tant bien que mal dans la bibliothèque de l'UFR de grec. Et là, catastrophe.

Une marée humaine leva fièrement la main, des visages aux premiers rangs se retournèrent pour constater les dégâts, quelques rires nerveux s'étiolèrent dans l'atmosphère suffocante. C'en était fait des fâkheux. Les khâgneux avaient tout submergé. Effrayante constatation.

* Ceci est une estimation...

6 octobre 2008

Longue journée

Je pourrais vous raconter ma rentrée dans les moindres détails, vous décrire les professeurs, les salles de cours, vous résumer ce que j'ai appris aujourd'hui, mais quel intérêt? Je suis fatiguée. La journée a été longue. Et j'ai froid. Je m'en vais prendre un bain. Peut-être à mon retour (si je ne me suis pas endormie et noyée dans la baignoire) aurai-je le courage de vous en dire davantage, qui sait?

2 octobre 2008

Épître à Papy

Mon petit Papy chéri,

Voilà un début plus personnel que celui qui commençait mes cartes postales, quand j'étais petite, plus personnel que le traditionnel Cher Papi. Je ne sais pourquoi j'ai eu soudain l'envie de t'écrire. Malheureusement, là où tu es aujourd'hui, il n'y a pas d'adresse.

C'est amusant, quand je pouvais encore t'écrire, je ne le faisais que lorsque j'étais en vacances, pour te dire que tout allait bien, et que je m'amusais bien. Maintenant que j'ai grandi, un peu, je crois, je réalise tout ce que je ne t'ai jamais dit, et ne te dirai que dans mes pensées et mes rêves.

Aujourd'hui, j'ai envie de te dire que tu me manques. Je pense souvent à toi, tu sais. Quand je vois cette photo posée à côté de l'aquarium, quand je vois ce sourire si rare dans mes souvenirs d'enfant, je pense à toi.

Vois-tu, aujourd'hui, plus personne ne veut jouer avec moi à la belote. Et avec le temps, les règles se sont enfuies: je ne peux même plus les enseigner à mes amies. Je vous revoie encore, Mamie et toi, sur la table ronde du salon, avec vos amis. Belote. Rebelote. C'est loin tout ça. À Fayence, je ne crois pas y retourner un jour avec tout le monde. Je ne veux plus y aller l'été. Je préfère février. Mais tu sais, Théo s'occupe du potager; on a même eu des tomates l'été dernier! Depuis que tu n'es plus là, le pêcher est mort, et on a arraché ton bébé prunier. La piscine est maintenant sous cloche, et plus personne ne peut plonger du muret: tu n'auras donc pas de successeur, tu resteras seul détenteur du titre.

Maintenant, j'ai mon permis, et dans quelques semaines, cela fera deux ans. Savais-tu que Cécile aussi avait passé le cap? Depuis le mois de mars je crois, elle l'a. D'ailleurs, la voiture que nous préférons conduire, c'est la tienne. Ton Berlingo turquoise, enfin, vert d'eau. Cet été, j'ai été surprise d'y trouver une vieille carte des environs de Savigny. Je suppose qu'elle t'appartient, non?

L'année dernière, j'ai écouté en entier, pour la première fois, ta chanson. Tu sais? Celle qui fait étoile des neiges... je crois bien que je préfère quand c'est toi qui chante.

Dans quelques mois, c'est Noël. On voit déjà des calendriers de l'Avent dans les magasins, c'est étrange. Dans quelques mois, nous serons six autour de la table, où nous aurions dû être sept. À chaque fois que je vais chez Mamie, la maison semble vide. Ou du moins, elle reste silencieuse. Tu serais étonné de voir comme la région a changé! Près de chez toi, le centre commercial pousse comme un champignon, et devant chez moi, ils construisent une résidence. Et il y a une école aussi, qui a été construite dans ton quartier. Si tu étais resté, tu en aurais conçu la charpente, je suppose.

Tu sais Papy, il est tard. J'aurais encore tant de choses à te dire! Malheureusement, une simple soirée ne suffira pas. Et puis, il faut que je garde des choses à te raconter, pour la prochaine fois.

Je t'embrasse très fort. Tu me manques.

L.

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2 octobre 2008

Arrière-goût

Des visages souriants, plus ou moins. Du soleil, beaucoup de soleil. Un peu d'alcool, mais pas trop, des quiches et des salades. Des petits groupes. Une tablée. Et ce silence. Ce silence qui s'étire, cet ange que personne n'a invité. Ce silence qui depuis me hante, me reste en travers de la gorge, comme pour m'avertir que ça ne s'est pas bien passé, ou plutôt, que ce n'est pas passé. Alors je n'en parle pas, parce que je n'en ai pas le courage, et j'essaie de ne pas y penser.

Mais un mois cloitrée dans ma chambre, ou presque, et voilà que ça me tourne dans la cervelle, un peu comme un poisson tourne dans son bocal. Je n'en parle pas, alors pas de démenti ou de confirmation. Donc l'impression reste, incertaine, flou, mouvante, amère. Ça fait mal, ou plutôt, ça fait peur. Je ne sais pas.

 

Le silence...

17 juin 2008

Thème grec: la dernière ligne droite

C'est l'heure. Trois pages de sujet: Thème et linguistique grecs.
Page 1: mes yeux s'ouvrent, papillonnent, croient avoir mal lu. Mais que nenni! C'est bien le sujet: j'ignore tout des trois bonshommes dont elle nous parle, et le rapport qu'ils peuvent bien avoir avec la grammaire historique. Je passe.
Page 2: mouais, bon, j'y reviendrai plus tard: je préfère commencer par le thème.
Page 3: THEME GREC Mes yeux sautent sur l'auteur. Clignent. S'étonnent. Sont dubitatifs. S'émerveillent de l'ingéniosité du professeur, qui décidément, aime faire l'original: Marquis de Sade, La Philosophie dans le boudoir. Ne vous emballez pas mes amis! Dès la première lecture, les interrogations furent interrompues. Voyez plutôt:
"Puisque nous croyons un culte nécessaire, imitons celui des Romains : les actions, les passions, les héros, voilà quels en étaient les respectables objets. De telles idoles élevaient l'âme, elles l'électrisaient ; elles faisaient plus : elles lui communiquaient les vertus de l'être respecté. L'adorateur de Minerve voulait être prudent. Le courage était dans le cœur de celui qu'on voyait aux pieds de Mars. Pas un seul dieu de ces grands hommes n'était privé d'énergie ; tous faisaient passer le feu dont ils étaient eux-mêmes embrasés dans l'âme de celui qui les vénérait ; et, comme on avait l'espoir d'être adoré soi-même un jour, on aspirait à devenir au moins aussi grand que celui qu'on prenait pour modèle."
Fini dans les temps. Page 2 réussie. Page 1... page 1. J'ai écrit trois lignes, parce que ma religion m'interdit de rendre une copie blanche. Demain, dernière épreuve: oral sur l'élégie romaine. Une amie aujourd'hui a eu droit à "La vie rustique chez Tibulle"... c'est pas gagné, c'est moi qui vous le dis!

28 février 2008

Narration (διήγησις – diégèse)

Cette semaine, j'ai:

 

- eu un cours sur le roman arthurien, la matière de Bretagne, de France et de Rome.
- lu le combat de Floriant contre un dragon, contre un pélican, contre un chevalier qui « cope trece à puceles » et tous ses autres exploits.
- entendu parler de langues et dialectes étranges, tel l'osque, l'ombrien, le phocidien, le lesbien; et noté quelques comparaisons avec le finnois, les langues celtiques, le lituanien etc.
- discuté avec Melendili pendant plusieurs heures, et trouvé le temps trop court.
- eu envie de lire du Lucien.
- fait le choix de mon sujet de dossier pour la culture générale grecque: L'APOCALYPSE. Et ça claque comme sujet! ^^
- dormi en cours de littérature latine (sujet: l'élégie à Rome); somnolé en cours de littérature grecque (sujet: Platon).
- appris qu'un ἐρώμενος (erômenos = le plus jeune dans le couple formé dans l'amour homosexuel grec, et le passif) doit, selon le prof, « ne pas avoir de poils sur les cuisses et le ventre »...
- eu un cours d'accentuation grecque et n'ai baillé que deux fois (*fière*). - C'était d'ailleurs passionnant!
- appris qu'il existait des listes des adjectifs chez Homère et des dictionnaires de grec dont les entrées sont classées par les finales.
- été au cinéma voir
JUNO, et c'est drôlement bien!
- été au théâtre avec ma sœur, voir
Bérénice, et Lambert Wilson il a la classe: son Titus en ressort grandi, plus noble que jamais. J'aimais déjà ce personnage, mais maintenant je l'idolâtre!
- eu de gros problèmes de train, de bus, de métro. Je n'aime pas rester bloquée vingt-cimq minutes avant que l'on me dise qu'il faut emprunter les correspondances, qui sont en travaux. Plus de deux heures pour rentrer chez moi, de quoi hurler!
- fait un thème latin horrible, plein de subordonnées dans du discours indirect.

 

J'arrête ici la liste. Je m'en vais rejoindre Morphée pour quelques heures...

27 février 2008

To-do list du soir

Puisque je poste très peu en ce moment, et que j'ai énormément de choses à faire ce soir; puisque je me lève à cinq heure et demi demain matin et que je n'ai pas très envie de travailler; pour tout ça, je vais me forcer à barrer un à un les éléments de cette liste CE SOIR:
- finir mon thème
- imprimer CV et lettres de motivation
- faire ma préparation de Pline > à faire en bibliothèque demain
- écrire mon article sur la procrastination > idem
- faire la liste de ce que je ne dois pas oublier vendredi > inutile
- poster

5 février 2008

Bien le bonsoir!

Je suis en ce moment même chez ma grand-mère, et je ne rentre pas chez moi avant jeudi.
Je pense que vous avez remarqué l'absence de posts en ce moment (sauf si vous êtes trop absorbés par votre travail pour venir vous engluer sur la toile, auquel cas vous êtes excusés). Cependant, vous aurez aussi remarqué les derniers changements que j'ai faits chez moi. J'ai récemment découvert un blog génial qui me permet de faire tout ce que vous voyez, comme le menu horizontal sis sous ma bannière. Il y a aussi un fond d'écran normalement, mais selon le format de votre écran, vous pouvez le voir... ou non. Il va falloir que je règle tout ça. J'ai en fait encore beaucoup de choses à régler, et c'est long.
Bref, juste pour vousfaire coucou de chez ma mère-grand.
A bientôt, pour de nouvelles aventures!

10 janvier 2008

Libera nos a furore Normannorum!

Sans cesse entre rire et larmes depuis quelques jours. Insomnies chroniques, à croire que plus je suis fatiguée, moins je n'arrive à dormir. Bonnes notes en pagaille, c'est trop beau pour durer. Dans ces moments-là, je revois ma treizième place de premier concours blanc, puis la danse du trois, qui prit la tête pour le deuxième. Contentement et appréhension mêlés: cela va-t-il durer? Ma Fortune ne risque-t-elle pas de s'acoquiner avec celle de Lucius et, sinon de me transformer en âne, du moins de me laisser tomber au moment des examens déterminants? Au plus profond de moi, une espèce de nœud. Une envie irrépressible de chocolat, un besoin essentiel de thé, encore et encore. À côté de ça, la réalité de mon corps qui ne supporte plus les nuits de trois heures, mes yeux qui peinent à rester ouverts, la migraine qui menace à longueur de journée telle le fer au-dessus de la nuque de Damoclès.

Quand j'entrevois entre mes doigts écartés la silhouette de deux chiffres dont le rouge agresse ma pupille dilatée, une sorte d'incompréhension euphorique me fait monter les larmes aux yeux. Une espèce de rictus nerveux envahit ma bouche et je reste hébétée devant ma copie. Alors d'un coups, comme si la jubilation m'avait vidée de mes dernières forces, la fatigue s'empare de moi, s'abat lourdement sur mes épaules et m'oppresse, vainqueur.

D'autre fois, c'est l'inverse: je somnole tranquillement sur mes notes quand le professeur nous distribue l'extrait d'un auteur dont le nom résonne à mes oreilles: Polybe. Polybe. Polybe. À cause de lui, je me suis crevé les yeux sur mon écran jusqu'à des heures indues pour en savoir un peu plus sur la mort d'Archimède, sur le siège de Syracuse, sur Hiéronyme. Les souvenirs sont frais. Je suis contente de voir que mes recherches ont servi. Le professeur commence la lecture de la voix douce, en une sorte de berceuse. Il nous conte l'histoire de cet homme qui se lia d'amitié avec Scipion Emilien. Le texte avance, mes idées s'agitent, mon esprit mal tourné aussi; le texte avance et ne fait que m'encourager dans ma voie. Je n'y tiens plus: j'observe attentivement la photocopie. P.1101, Histoire ed. La Pléiade. Ce n'est pas moi, c'est le texte. Je vois double tout d'un coup, et intérieurement, je souris jusqu'aux oreilles. Crise de jalousie: mon ricanement bête résonne dans la boîte vide de mon cerveau. En sortant de cours, j'aurai l'envie saugrenue d'écrire une fic sur des auteurs grecs et des hommes politiques latins. Je ne sens plus ma fatigue: je suis légère et souriante.

Lorsqu'en thème latin je comprends non solum qu'il faut savoir traire les brebis et faire du fromage, sed etiam connaître l'histoire de la prison et de l'incarcération pour éviter les md et tmd qui jalonnent mes copies, la fatigue revient à l'assaut. Et je ris silencieusement. Et je baille. À tel point que mes yeux pleurent.

Une pensée pour melendili en écrivant Rogerius, rex Siculorum. Une autre pour el Teckel en traduisant un texte grec sur « l'amour discret unissant Achille et Patrocle » (dixit M. le professeur, traduisant la pensée de célèbre Eschine). Une pour Lu et Mimy en discutant avec une fan de Hegel et de Benjamin (preuve que l'on trouve tout en Lettres Classiques). Une autre pour la Chaussette en révisant ma culture gé, mélangeant allègrement dates et générations d'empereurs.

Bref, une bonne semaine, malgré le manque de sommeil flagrant et le devoir d'histoire latine qui m'attend demain matin. Je pense bien à vous,

Inci

2 janvier 2008

Parce que je n'assume pas

J'ai un léger problème de conscience, que j'ai fini par résoudre à l'aide d'un compromis, approuvé par Mimy.
Grâce à ladite Mimy, j'ai pu hier regarder et couiner sur Swan Lake de Matthew Bourne. Je ne vous en dis pas plus, parce qu'en réalité, tout est écrit sur mon Lj, qui a pour fonction de recueillir  mes délires potteriens et tout ce que je n'assumerais pas ici. Voici le lien, allez voir les vidéos que j'y ai mises. Vous voulez un échantillon? Voici, mais sachez que les deux vidéos postées sur mon Lj sont beaucoup mieux! ^^

12 décembre 2007

In vraco

* Trois quarts d'heure pour traduire dix-sept vers d'Aristophane sans dictionnaire, c'est court (surtout quand le prof nous donne une aide pour le vocabulaire du type "molis: adverbe")
* Une heure et demi pour commenter un Achille "baru sténachôn" et une Thétis "kata dakru chéousa", c'est frustrant. On n'a pas le temps d'approfondir le parallèle Achille/Patrocle et le rôle du Destin dans tout ça.
* Une semaine pour réviser tout le vocabulaire, toute la grammaire et tout le reste en grec, ce n'était pas assez (même si techniquement, on le savait depuis le 10 octobre - il nous manquait juste l'information "thème sans dico de thème").
* En grec moderne, on a parlé des chameaux que Khadafi a offerts à Sarkozi, la prof aguant que le président devrait songer à ce moyen de transport pour pallier aux crises des transports. Bientôt, le cham'lib en circulation dans la capitale!
* Les Métamorphoses d'Apulée, c'est bien! D'ailleurs, j'y ai lu la version originale et intégrale du mythe d'Eros et Psychée... j'adore!
* La rue Montbauron à vingt-et-une heures passées, c'est désert. Et la cours de Hoche, plongée dans l'obscurité, c'est inquiétant.
* J'ai lu les trois premiers tomes de India dreams, et c'est drôlement bien!
* Mon prof de grec m'a mis un gentil commentaire sur mon interrogation de la semaine dernière: "On sent que le grec devient de plus en plus votre langue" =D
* Demain, je me lève à cinq heures, et c'est tôt. Heureusement que la grève a été annulée.
* .

11 décembre 2007

Clitique? Vous avez dit clitique?

Un professeur parle de Racine à un élève, à la Sorbonne. Il y parle. Il lui parle. Pourquoi il lui y parle n'existe pas? Pourtant, on peut dire qu'il m'y parle, ou qu'il t'y parle! De même, saviez-vous qu'il existait un ordre préétabli pour placer les clitiques... ah, je vois le problème. Qu'est-ce qu'un clitique? C'est un tout petit mot qui, associé à un mot de base, va former ce qu'on appelle un "mot phonologique"; les deux mots (ou plus) seront alors indissociables. Par exemple: il-entend. C'est inséparable: "il" est clitique; "il" est même proclitique, puisqu'il est avant le verbe. Dans "entend-il?", "il" est enclitique. (Je vois les hellénistes dresser l'oreille.) Bref. Je disais donc, un ordre. On dit normalement "je le lui donne"; cependant, dans le pays gallo on entend souvent "je lui le donne".
Maintenant que les bases sont posées, je peux passer aux choses amusantes.Quand on pose une question, que deviennent ces clitiques? Le sujet est inversé: le proclitique devient enclitique. Ex: Viens-je? Ou mieux, Sors-je? Je crois qu'on atteint les sommets avec Mange-je? Ose-je? Dans ces cas-là, la pauvre oreille des Français n'a pas supporté la phonétique atroce de ces mots phonologiques, alors nous avons créé le -é. Mangé-je? Osé-je? Cependant, il y a toujours moyen de biaiser en demandant "Est-ce que je mange?"
De même, les clitiques avec l'impératif donnent lieu à quelques formules qui semblent aberrantes à première vue, et qui sont en réalité tout à fait correctes. Commençons doucement: Donne la  lui! Donne m'en! Jusque-là, rien à signaler. Puis tout d'un coup, votre fille est en retard à l'école; vous hurlez à votre conjoint(e) "Conduis l'y!" Et si c'est vous qui êtes en retard "Conduis m'y!" et non le "moi-z-y" que l'on entend souvent et qui a été inventé de toute pièce par des Français aux mœurs étranges... Continuons: "Sur ce terrain, fais t'y une maison." "Ce devoir sur table, dispensez l'en/m'en/t'en!" (et non moi/toi-z-en). J'en ai conclu "VIVA LE TAKA!" ("T'as qu'à", parce que "T'as qu'à y faire une maison")
J'ai également entendu parler de blague de linguistes... Voyez-vous, nous disons normalement "Promets le moi" et non "Promets moi le". Et les linguistes font des trucs bizarres du genre "Rends le moi le" ou je ne sais pas trop. Bref, les linguistes font des blagues!
Enfin, le milieu de la phonétique est un milieu guerrier extrêmement violent, où les clitiques disparaissent les uns après les autres. La première victime du bloc clitique est le NE. Suivent de près pas mal de pronoms. Surveillez votre langage! A cause de vous des mots meurent chaque jour! Je lui demanderai. J'te dirai rien. C'que j'y ai demandé. Etc. C'est l'hécatombe. Pauvres clitiques...

24 novembre 2007

Mots-clefs: le retour!

Trouvés dans mes statistiques...
* un schizophrène tue sa mère fin octobre 2007 (O.o)
* demon luxure (=D)
* couper moneo tour (?)
* test qi pièces lumière intelligents 1 heure -chien (alors là, je reste sceptique)
* teckel tou fou tou flam (XD)
* trouver une excuses (...)

Dans la catégorie "géographie", je trouve: Djibouti, Ukraine, Islande (Marcel, revient!), Afrique du Sud, Australie, Corée, Bulgarie, Roumanie...^^

5 novembre 2007

Le compte est bon: réponse à Mimy...

Si je compte en pages, c'est que j'apprends les mots grecs.
Si je compte les moutons, c'est que je ne veux pas m'endormir dans la maison déserte.
Si je compte en semaines, c'est que j'espère vous voir.
Si je compte jusqu'à huit, c'est que je conjugue mes aoristes grecs.
Si je compte en secondes, c'est que j'attends la fin du TD de littérature.
Si je compte en minutes, c'est que j'attends le marchand de sable.
Si je compte les bougies, c'est que je soutiens ceux qui sont obligés d'assister aux anniversaires.
Si je compte tout haut, c'est pour briser le silence envahissant.
Si je compte les points, c'est que j'ai battu les pauvres tâches de lycéens qui ont participé à Questions pour un Champion ce soir.
Si je compte les heures, c'est que je vais encore dormir bien peu.
Si je compte en grec moderne, c'est jusqu'à quatre.

24 septembre 2007

Chronique d'un mariage, troisième épisode

~ Bonne surprise ~

L'envoi est annoncé, et c'est avec soulagement que nous nous levons de nos bancs. Sur le parvis de l'église, on retrouve quelques visages connus. Les mariés prennent la pause, les spectateurs photographient. Au dessus de nos têtes, les cloches sonnent; le soleil brille et commence lentement à descendre derrière la collégiale. La place est comble, il n'y a pas moyen de faire un pas.

Le grand-père a ressorti son uniforme et ses décorations pour l'occasion; le marié prte son haut-de-forme et son queue-de-pie avec élégance; les chapeaux donnent l'impression que la place a été fleurie pour l'occasion. Du rouge, du noir, du blanc; et certaines personnes ont osé le chamaré/perroquet. Bof! Le ridicule ne tue pas. Et elles s'amusent: ne soyons pas rabat-joie. Il n'empêche, je suis bien contente de ne pas les connaître! Elles doivent être de la famille de la mariée.

Il faut rebrousser chemin, retrouver la voiture, garée à Perpette-les-Oies. Puis il faut trouver l'endroit où a lieu le pot. C'est arrangé, nous suivrons le père du marié... quand on aura réussi à se frayer un passage dans cette cohue.

Nous nous garons au milieu des champs et entrons dans le domaine. Ont-ils loué ou est-ce que ça appartient à la famille de la mariée? C'est aux parents... oh my god! C'est immense: je ne sais plus combien de bâtiments il y a. Et un parc arboré. Magnifique.

J'erre quelques temps au milieu de tous ces visages inconnus. J'évite le champagne: à jeun, ce n'est pas une bonne idée. Finalement, je repère ma cousine. Enfin quelqu'un que je connais! Me dit-elle tout sourire. Et l'on s'en va picorer sur les buffets, discutant de tout de rien. Toujours un œil sur les chapeaux qui volettent de çà de là dans le jardin, j'ai le sourire aux lèvres. J'ai vu que l'on est à la même table. Ah? Moi je n'ai même pas vu les plans de table... mais tant mieux si l'on est ensemble.

La soirée s'annonce moins barbante que je ne le pensais.

6 septembre 2007

Haha!

Je viens de recevoir la feuille de remboursement de la SMEREP. C'est à mourir de rire! Pour 120E dépensés pour une simple monture (je ne parle même pas des verres), le remboursement s'élève à ... 1,85E! (Non, vous ne rêvez pas, ce n'est pas une faute de frappe, la virgule est bien après le 1.) Bref, j'aime découvrir la vie sous cet angle...

28 août 2007

Grande découverte!

Incitatus s'est lancée à corps perdu dans la découverte du Livejournal, ce monde hostile où rien n'est simple, où tout ce dont vous avez besoin pour comprendre comment ça fonctionne est en anglais, où vous avez toujours oublié une manipulation qui fait que rien ne va comme il faut. La lutte est de tous les instants et la faune qui fréquente ces fils de la toile est étrange... Un peu effrayante au début, intimidante. Mais il a bien fallu s'y mettre, pour faire partie d'une communauté!
Bref, je suis de retour ici... et tout me paraît si simple! Rien à traduire, juste trois mots à écrire, un clic et c'est bon! Le bonheur! On peut poster sans cette inquiétude qui vous tord les tripes: est-ce que cela va fonctionner?
Bref, si le coeur vous en dit, allez jeter un coup d'oeil à mes exploits informatiques!

Incitatus étend son territoire...

6 juillet 2007

Sonnet pour Marcel, ou Du pouvoir rédempteur du latin

Il était une fois, dans un lointain pays,
Un anticonformiste à la tignasse chaume,
Qui régnait, cruel, sur l'hypokhâgneux royaume
Du lycée La Bruyère aux abords de Paris.

Dans un très mauvais jour, malheur à celui qui
Écorcha, l'ignorant, sans y mettre de baume,
Le nom de l'Islandaise Björk. Alors la paume
Du tyran littéraire sur son nez s'abattit.

Mais le lettré seigneur aux cheveux de gazon
N'était pas dans le fond, un bien mauvais garçon.
Certes un peu perdu, comme tout un chacun,

Dans les longs couloirs blancs du lycée, tout en haut,
Il trouva compagnons d'armes et de Gaffiot
Et finit pardonné, lavé par le latin.

.

18 juin 2007

Bon classement

Me revoilà tombée dans les quizz evene... c'est mal je sais. Quoi qu'il en soit, pour la première fois depuis que j'en fais, je suis bien classée! 10ème sur 3082 joueurs sur le quizz "peur maladive". C'est dans ces cas-là que l'on se rend compte que le grec est fort utile! Si vous voulez tester c'est ICI

10 avril 2007

TOC

Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen.Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars à Rouen. Demain je pars...

5 juin 2008

Partiels

Demain, c'est le début de la fin, le premier jour des partiels du deuxième semestre. Pour commencer en beauté, thème et linguistique latins!

Puis lundi, littérature française – Moyen-Âge ou XVIe, le sort en décidera.

Mardi, un oral sur Le Banquet de notre ami Platon: Aristophane? Alcibiade? Diotime? Qui ferai-je parler? Le professeur le choisira.

Jeudi, nouvel oral de langue latine: Lucrèce ou Verrès? Haha, si l'un est nettement plus intéressant, l'autre est plus facile. J'espère que ma bonne étoile brillera.

Vendredi, devinez quoi? Et oui, encore un oral: Pétrone. Évidemment, les trois quarts de nos textes ont été choisis parmi les passages les plus scabreux, sinon ce ne serait pas drôle. Ma foi, pourvu que le texte élu soit un version! entre Tacite et Virgile mon cœur ne balance pas.

Lundi, langue française. Un peu de logique et de grammaire-je-ne-sais-plus-comment-on-l'appelle. Puis lexicologie et stylistique. Rien de très difficile facile: technique pure et vocabulaire, bachotage.

Mardi, thème et linguistique grecs, pour finir en beauté? Non, parce que...

mercredi, oral de latin. (Et oui, encore. À croire qu'on aime ça!) Sujet: l'élégie à Rome. (exemple de sujet donné par la prof: « Lesbie »)

Ajoutez à tout cela, quelque part au milieu de la semaine, un oral de culture générale grecque, et vous aurez la recette complète des partiels de lettres classiques.

29 novembre 2007

Malesherbes et les mots-clefs

- malesherbes bloqué (3 fois)
- ufr malesherbes bloqué 27 novembre (2 fois)
- malesherbes bloquée (2 fois)
- centre malesherbes bloqué
- grève malesherbes
- centre malesherbes est bloqué
- malesherbes bloquée?
> Pour ceux qui ne sont pas au courant, le centre Malesherbes a été bloqué à partir de 7h mercredi 28 novembre. Les CRS sont arrivés à 8h (à peu près: je ne sais pas exactement, je n'y étais pas). A 9h30, tout était débloqué.
- Lettres Classiques bd Malesherbes
> Licence 1ère et 2ème année seulement. Siège des UFR de grec et de latin. 108 bd Malesherbes.
_____
- apprendre le grec ancien
> Il faut du courage et un bon prof/une bonne méthode. ^^ Mais c'est une très bonne idée, allez-y!
- cheval: carpe
- robe de chambre cheval
- calendrier de l'avent de chevaux
- photos ou croquis de cheval
- le chocolat et les chevaux
- tout les exposés sur les cheval
- le réveil du cheval
> Hum... à croire que mon blog est hippique! (quelques notes à l'intention des googleurs: un chevAL, des chevAUX - quel est le rapport entre un cheval et une carpe? - qu'avez-vous à vouloir à tout prix faire manger du chocolat à votre cheval? pauvre bête... - quant à l'énigmatique réveil du cheval... me voilà muette comme une carpe!)
- "au pied de mon lit" traduction en anglais
> "at the foot of my bed" ^^ (n'écoutez pas ce que je vous dis!)
- creme de huit heures inci
> Ah? J'ai ma propre marque de crème? Crème pâtissière ou produit esthétique?
- en sicile avec leila
> Ne mélangeons pas tout, voulez-vous?! XD

2 septembre 2010

P*tain de b**del de m*rde!

La Vie, la Fortune, le Destin, Dieu, la Providence ou quel que soit le nom que porte cette chose merdique qui décide de notre sort, ou du moins qui décide de ce sur quoi nous ne pouvons rien - en l'occurrence c'est le Rectorat (institution inutile et inique s'il en est) - bref, cette chose est une chienne et une grognasse et des choses encore pires, mais je n'ose les prononcer ici, de peur que cette chose ne s'acharne et ne fasse supprimer mon blog par la même occasion.

Ah, et aussi, tant que j'y suis, sachez que j'exècre du plus profond de mon cœur les gens qui font un Master d'histoire et décident qu'après coup, ils préfèrent les lettres classiques, obtiennent des équivalences et passent le CAFEP dans la foulée. Allez hop! Tant pis pour l'étudiante qui rame avec trente heures de cours à la fac et qui a passé un été de merde à essayer de recoller les morceaux d'une famille en lambeaux, et qui n'attendait qu'une chose: pouvoir oublier ses vacances pourries en travaillant le latin avec les élèves qu'elle connaissait et qu'elle aimait. Tant pis pour elle, elle n'avait qu'à être titulaire ou CAFEPienne. Et tant pis pour son loyer. Et pour le boulot qu'elle a fourni pendant l'été.

J'ai envie de chialer. D'ailleurs, je chiale depuis une heure. J'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais.

La Vie est une p*tain de chienne.

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