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Vous en parlerez à votre cheval...
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27 août 2008

De retour...

Oui, je sais, cela fait longtemps que je n'ai pas mis les pieds ici. Mais aussi, je suis partie trois semaines à la campagne, et il n'y a pas internet à la campagne (en tout cas, dans ma campagne). Je suis de retour depuis trois jours, mais n'ai rien posté, faute de temps. Voyez-vous, je tente tant bien que mal d'organiser un week-end d'anniversaire dans cette fameuse campagne, et rien n'est moins simple. Il y a les gens qui ne répondent jamais, ceux qui vous lâchent au dernier moment. Dans quelques années, ce sera plus facile certainement, parce qu'il y aura plus de personnes qui auront le permis. Mais dans quelques années, je n'aurai plus vingt ans... Alors, je fais avec. Heureusement, ce soir un gros problème vient d'être réglé (c'est toujours profondément rassurant d'avoir des amis dévoués... et ça fait chaud au coeur!) et je me sens plus légère. C'est pourquoi, je délaisse cinq minutes mon organisation et mon nouveau site (qui accapare le reste de mon temps libre - je pense que ce sera encore le cas jusqu'à la rentrée... le 6 octobre) pour vous faire partager quelques morceaux musicaux ajoutés depuis peu à ma playlist, quelques nouvelles de l'été qui devraient faire des posts sous peu (normalement, ici ou sur mon site, je ne sais pas encore), quelques photos aussi. Bref, j'espère que vous avez été assez patients, et que vous passez encore ici de temps en temps.


Découvrez Andrew Sisters!
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31 juillet 2008

Zeus tout-puissant...

MERCI !
APRES TROIS JOURS DE TRAVAIL ACHARNE, D'ARRACHAGE DE CHEVEUX ET COMPAGNIE, CA MARCHE !!!
Qu'est-ce qui marche? allez-vous me dire. Qu'est-ce qui lui prend encore? allez-vous penser.
Et bien figurez-vous que depuis trois jours, j'étais bloquée par un script PHP/MySQL, un script conçu pour vous permettre de commenter les recettes, les news, les fics et tout ça et tout. Trois jours que chaque nouvelle tentative se soldait par un échec cuisant. J'en venais à insulter mon pauvre ordinateur (rebaptisé Gauvain pour mes 20 ans).
Et aujourd'hui, jeudi 31 juillet 2008, à 01:58, j'ai la joie et l'honneur de vous annoncer que ce script est prêt à être mis en ligne. =D
Sur ce, je m'en vais fignoler la bête ^^
Bientôt, vous aurez le lien vers mon site, que vous pourrez explorer et commenter autant que vous voudrez ! (Bien sûr, s'il y a des gens pour commenter.)

23 juillet 2008

Concaténation

Bonjour à tous !

Vous êtes bien silencieux ces derniers temps, mes amis... je dirais même que vous êtes muets. Ne me dites pas que tout le monde est parti en vacances ! Je me sentirais bien seule...
Ou alors vous boudez mon mutisme? Tsss... ce n'est pas très mature tout ça ^^
Bon, revenons aux choses sérieuses.
Je vous ai parlé du HTML et du CSS, l'autre jour. Et je viens de me rendre compte que je n'ai même pas eu l'intelligence de vous donner l'adresse du site où j'ai trouvé ces instructions. Alors, si l'envie vous prend d'aller y jeter un coup d'oeil, c'est vraiment intéressant, et c'est >> ICI << . Ce site est très bien fait, les explications sont claires comme de l'eau de roche et jamais ne sont ennuyeuses. C'en est presque amusant (en ce qui me concerne, je trouve que c'est amusant, mais bon).
Depuis hier, je me suis lancée dans le PHP, qui est autrement plus difficile, complexe, alambiqué que le HTML et le CSS réunis. Mais, il y a un mais, c'est le langage le plus intéressant qui soit. En fait, ce n'est pas UN mais DEUX langages: il y a le PHP et le MySQL. Et tout cela sert à pouvoir gérer des commentaires, des forums, des newsletters et j'en passe. C'est donc CAPITAL si je veux que mon site soit autonome (parce que pour l'instant, il dépend de ce blog et de mon LJ pour les commentaires).
J'ai donc encore de longues heures de travail devant moi, mais comme il me reste deux mois de vacances, je ne m'en fais pas...

A très bientôt (je serai sûrement de retour avant vous :p ),

Inci

PS: le titre vient d'un chapitre du tutoriel sur le PHP. Je ne sais pas encore ce que c'est, mais je connais ce mot, qui est un figure de style. Je comprends de pus en plus pourquoi il existe une licence "Linguistique et informatique" à la fac...

19 juillet 2008

statut: occupé

[incitatus est actuellement occupée et risque de ne pas répondre.]

Il y a peu, mon frère a commencé à me parler javanais. Ou plus exactement, il me parlait d'html, de css et autres langages plus ou moins incompréhensibles. Mais lorsque j'ai compris tout ce que l'on pouvais faire avec ces langues étranges, ces langues qui m'intriguent depuis longtemps déjà, je me suis penchée sur la question. Et j'y passe mes nuits. Et mes jours.
J'ai appris l'html et le css, du moins, le principal. Maintenant, je sais faire une page internet, et j'ai commencé à mettre en forme un site rien qu'à moi. Il n'est pas encore en ligne, parce que free est un peu lent à valider mon inscription, mais qu'importe!
Bientôt, je me mets au php, langage encore plus complexe, mais beaucoup plus intéressant que les deux autres, puisque c'est lui qui permets d'avoir des commentaires etc.

Sur ce, <div id="salut">Vale !!!</div>

28 mai 2008

Logique et grammaire


Bon, alors, telle que vous me voyez là (même si vous ne me voyez pas), je suis complètement dépitée. En effet, je viens de passer une heure au moins à vous concocter un très joli post sur mon dernier cours de linguistique française, que j'ai tout bonnement adoré quand les autres classiqueux s'effondraient sur leur cours, désespérés. Où est le problème, allez-vous me dire. Et le problème est le suivant: ma page firefox refuse de lire tous mes symboles et les remplace par d'affreux points d'interrogation. Je ne suis décidément pas soutenue dans mon amour de la langue. Sniff.
Pour contrer ce mauvais sort, je vais vous mettre le document en lien, alors s'il-vous-plaît, promettez-moi d'aller y jeter un coup d'oeil, que je ne l'aie pas écrit pour rien...

Logique et (mathématiques) grammaire

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4 avril 2008

Topographie de l'irréel

Avez-vous déjà imaginé un endroit dont vous ignoriez absolument tout?

Il y a fort longtemps, j'entendis parler pour la première fois de la Suisse. Le Suisse, quand vous n'êtes pas plus haut que trois pommes à genoux, ça ne ressemble pas à un pays montagneux.

 

À mes yeux, c'était un grand royaume, plat comme la paume de ma main quand j'étirais mes doigts. C'était aussi un désert de sable, sans fin. Des touristes en bermuda, appareil photo autour du cou, allaient et venaient suivant une ligne droite. En face, deux dunes. Sur chacune des dunes, je vous le donne en mille, un petit suisse à la framboise! Ainsi, le roi de Suisse trônait sur un couple de petits suisses roses gigantesques, seuls bâtiments du pays. Les habitants? Il n'y en avait pas. Que ces touristes. Et le ciel bleu, infiniment grand, sans un nuage. Et le désert à perte de vue, de sable ocre jaune.

 

C'était la Suisse.

6 mars 2008

Sages propos de Théophraste

"Cicéron, dans le troisième livres des Tusculanes, dit que Théophraste mourant se plaignit de la nature, de ce qu'elle avait accordé aux cerfs et aux corneilles une vie si longue et qui leur est si inutile, lorsqu'elle n'avait donné aux hommes qu'une vie très courte, bien qu'il leur importe si fort de vivre longtemps; que si l'âge des hommes eût pu s'étendre à un plus grand nombre d'années, il serait arrivé que leur vie aurait été cultivée par une doctrine universelle, et qu'il n'y aurait eu dans le monde ni art ni science qui n'eût atteint sa perfection. Et saint Jérôme, dans l'endroit déjà cité, assure que Théophraste, à l'âge de cent sept ans, frappé de la maladie dont il mourut, regretta de sortir de la vie dans un temps où il ne faisait que commencer à être sage." (La Bruyère)

Ceci est le thème que j'ai eu à rendre avant les vacances... Discours indirect bonjour!

26 octobre 2010

Civilisation?

Quand j'étais au collège, j'adorais apprendre. Je me souviens que je buvais les paroles de la plupart des professeurs, et même quand je n'aimais pas la matière – mathématiques, SVT – jamais je n'ai raté une miette du cours. Jamais mon attention n'a faibli. J'avais horreur des exercices de groupe, des débats et autres activités qui me sortaient de ma passivité. Mais si le professeur parlait, alors tout allait bien. Pas besoin de réfléchir: on m'apportait la connaissance sur un plateau, et j'écoutais ça comme une histoire qu'on m'aurait racontée le soir, avant de m'endormir.

Quand j'étais au collège, je n'aimais pas les vacances. J'avais envie d'apprendre. Ou plutôt, j'avais envie qu'on me raconte des choses que j'aurais à retenir. Le seul effort que j'acceptais, c'était la mémorisation et l'apprentissage. Le reste est trop fatiguant, je pense.

Il est resté de tout ça que je suis capable de ne pas ouvrir la bouche de la journée, capable d'écouter un professeur parler pendant plus de quatre heures sans broncher. Je ne dis pas que je suis attentive pendant les quatre heures, mais que je ne bavarde pas ni ne bouge.

Or, ces deux derniers jours, je me suis rendu compte que peu en sont capables. Dans cette salle de classe, où nous étions une quarantaine de professeurs en formation, il y en a qui bavardaient sans arrêt, ne prenant même pas la précaution de baisser la voix, d'autres qui interrompaient sans arrêt, n'attendant pas même que la formatrice ait terminé sa phrase... j'étais assez éberluée d'un tel manque de civisme. Mais, comme a dit notre dernière formatrice:

« La barbarie, c'est notre fond de commerce. »

23 septembre 2010

IP

Des gros, des grands, des maigres, des petits, des fluets, des rondelets, des fatigués, des exaspérés, des blasés, des ennuyés, des énervés, des perdus, des sûrs d'eux, des paumés, des indécis, des hésitants, des timides, des étrangers, des optionnaires, des qui reviennent, des qui ne veulent pas partir, des qui insistent, des à lunettes, des bizarres, des prépas, des doubles cursus, des qui ne savent pas lire, des qui ne savent pas écrire, des qui confondent rose et mauve, des qui travaillent, des qui veulent qu'on fasse leur emploi du temps, des malvoyants, des polis, des qui partent sans rien dire, des compatissants, des sympathiques, des froids, des sévères... des gens quoi.

Des centaines et des centaines qui arrivent le matin en masse, qui s'entassent dans la cour Cujas, qui font la queue devant la salle E658, avant de s'attrouper dans la salle, devant les ordinateurs de lettres modernes.

En latin-grec, on fait tout à la main. Avec toutes leurs fiches, ils doivent certainement faire couper le tiers de la forêt amazonienne chaque année, au moins! Une rose et une vert clair pour les lettres classiques, une orange et une vert foncé pour les CAMC, une mauve pour les lettres modernes, rien pour les LMA (qui de toute manière ne peuvent pas assister aux cours pour cause de chevauchements), une rouge pour les optionnaires en latin, une jaune pour les optionnaires en grec... et après, c'est à nous d'inscrire tout ce petit monde sur des listes papier, en attendant que la secrétaire de l'UFR de latin puisse les rentrer sur Apogée – le logiciel de la fac.

Il y a des fois, tout cela frise le surréalisme. Ou l'absurde. Il DOIT y avoir un moyen cent fois plus simple d'inscrire tout ce monde dans un TD. Avec les techniques informatiques qui existent aujourd'hui, je suis sûre qu'on peut créer un système plus facile d'accès et moins coûteux en temps. C'est obligatoire.

18 septembre 2010

Week-end albigeois

Hier matin, nous avons pris la route. Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas réellement “pris la route”. Préparatifs la veille au soir, et ce vieux mal de crâne entièrement psycho-somatique lié à l’idée d’un long trajet en voiture.

Sept heures de route. Pour aller à Albi. Je ne suis partie que pour trois jours, mais j’ai l’impression d’être en vacances. Des vraies vacances. Comme quand j’étais petite, et qu’on partait pour un mois dans le Var. Les paysages ne sont pas si différents, si l’on excepte les bords du Tarn, sublimes, et les vieilles rues d’Albi, toutes plus charmantes les unes que les autres, et cette cathédrale Sainte-Cécile, qui ressemble à une immense charlotte aux fraises avec ses murs lisses de brique rouge.

Quand nous sommes arrivées, j’avais les jambes en coton. Sans doute à force d’être restée assise. Il ne faisait pas beau, aujourd’hui il pleut, mais j’ai malgré tout l’impression extrêmement réconfortante d’être en vacances. Mon cerveau respire, mon esprit s’aère. Je me sens bien.

12 septembre 2010

De l’individu normalement constitué à la groupie de bas étage

Avant, j’étais normale. Enfin, presque.
Aujourd’hui, je me fais un peu peur. Parfois.
Je ne suis pas une groupie, pas encore (heureusement)! Je ne suis pas une fan non plus. Je n’arrive simplement pas à me débarrasser de leurs chansons, qui trottent dans ma tête, inlassablement. Ce sont des choses qui arrivent à tout le monde, n’est-ce pas?

  1. On découvre, par hasard, sur un blog, une parodie. La chanson y est, le clip avec la chorégraphie aussi, mais les sous-titres sont complètement à côté de la plaque.
  2. Curieux, on va voir sur Youtube ou un site du même acabit, s’il n’y a pas d’autres vidéos du même groupe.
  3. On remet la même chanson, parce que finalement, la chorégraphie était plutôt drôle.
  4. Pendant ce temps, on les googlise, et on tombe sur leur page Wikipedia. On jette un œil.
  5. On remet la même chanson, encore, parce que l’air est entré par une oreille et a refusé de ressortir par l’autre.
  6. On trouve d’autres chansons du groupe. On ne sait pas trop s’il s’agit exactement du même groupe, mais c’est rigolo, alors on continue.
  7. Ils se ressemblent quand même drôlement. Pour certains, on doute qu’ils soient masculins. On rit des commentaires sur Youtube, et de ces fangirls qui parviennent à retenir leurs noms et à les différencier.
  8. Le temps passe, on met une chanson sur une compil, puis on les oublie.
  9. Un jour d’ennui, on retourne sur Youtube, on refait une recherche. (Le problème de ce site, c’est qu’il mémorise les vidéos qu’on a regardées.)
  10. On découvre qu’ils ont sorti un nouvel album, et que leurs chansons restent autant dans le crâne que les précédentes.
  11. On les googlise de nouveau, on lit l’article Wikipedia en entier.
  12. On télécharge leurs chansons. On les écoute en boucle.
  13. On passe la nuit à regarder des vidéos sur Youtube. Certaines sont atterrantes, tout de même.
  14. On retient certains noms. Puis on les différencie. Puis on les identifie. Et enfin, on en reconnaît certains à leur voix.
  15. Là, on prend peur, et on arrête tout (en théorie).

Je n’ai pour l’instant pas décidé de me mettre à faire des fanvids (faut quand même pas déconner), je n’ai pas encore commenté de vidéos en mettant plein de petits cœurs partout, je n'ai pas écrit de fics à leur sujet. Disons que je continue à trouver ça drôle, et je prie pour que tout cela soit du trentième degré. Dire qu'il y en a qui hurlent comme des truies dans les vidéos, et prennent tout au pied de la lettre. Je les plains...

Pour les courageux, qui n'auraient pas trop peur, vous pouvez aller voir ici ou , ou encore ici, des preuves de ce que j'avance en 7. Vous verrez que celui-ci est le pire de tous. Et celui-là, c'est mon préféré (quand je vous dis que je me fais peur...). (Pas d'inquiétude, ce ne sont que des photos! Et elles ne sont pas enregistrées sur mon pécé.)

11 septembre 2010

Volo, vis, velle, volui

Deux jours de frustration et de déception immenses, après deux mois de mauvaises nouvelles et de moral dans les chaussette. Ça commençait à faire beaucoup. Je commençais à me demander ce que l’on me voulait, là-haut, dans les strates supérieures - Monde des Idées, Olympe ou Royaume de Dieu, peu importe le nom qu’on lui donne, si ce n’est que le Destin règne peut-être dans le Royaume des Morts plus que sur Terre ou dans le Ciel...

Finalement, inconsciemment ou non, je ne le sait pas plus maintenant qu’il y a quelques jours, j’ai décidé de me battre. Je n’allais pas me laisser faire par une bande de crétins qui ne sort jamais de son bureau! Grâce à l’aide précieuse du directeur, j’ai obtenu plus d’heures que je n’en avais à l’origine. Financièrement rassurée - et même si je n’ai pu récupérer de latin - j’ai pu attaquer de front le problème de ma volonté. Volonté qui m’a fait si souvent défaut les années passées, et dont le manque me faisait par trop ressembler à mon père. Pour la peine, régime. Si je tiens, c’est que je vaux mieux que mon père. Ce n’est sans doute pas ce que j’ai pensé alors, mais je me mets à l’épreuve en quelque sorte. C’est une ordalie comme une autre.

Les autres problèmes, moins importants, se règlent petit à petit, et ne dépendent pas complètement de moi. La fuite est découverte - le plafond est tombé sur la tête du plombier (littéralement) - elle peut donc être réparée. L’inscription à la fac attend encore la réception du diplôme - demandé il y a deux semaine déjà. Bref, les choses rentrent dans l’ordre, à peu près. Dans ma tête c’est encore un sacré bazar, tant et si bien que mes obsessions musicales du moment sont à faire peur. Mais je me soigne. Je vous le promets.

10 juillet 2010

Stupefix

La nouvelle annoncée à ma sœur. Mon oreille traîne, chope l'info au vol. Les mots pénètrent, le cerveau les dissèque, la compréhension se fait. Le choc.

Le choc.

Ça descend au creux de l'estomac, remonte le long de l'œsophage, brûle la gorge et finit en explosion de larmes. Souffle coupé. Sanglots. Spasmes. Je n'arrive pas à respirer. Je n'arrive pas à penser.

Les mots tournent dans ma tête. Il y a forcément un autre sens. Forcément.

Puis l'ouragan se calme. Il s'apaise un peu. Les larmes coulent en silence. Le réconfort. Les questions. Les tentatives d'accalmie.

L'annonce à mon frère. Il reste là, sans réaction. Il se tait. Sonné. Assommé. Puis il s'assoit sous le choc, lui aussi attrapant au vol un poids trop lourd. Puis il sort. Il sanglote. Peine à reprendre son souffle.

On a l'impression qu'on va se réveiller demain. Que ce n'est qu'un horrible cauchemar. Parce que ça n'arrive qu'aux autres, c'est sûr. Ou dans les films. Mais pas chez nous. Non. On va se réveiller.

Il est minuit. On sort. On marche.

En silence d'abord. On renifle un peu. Puis on regarde les étoiles. On marche vite. Régulièrement. Le cerveau se vide. On commence à parler, mais d'autres choses. On dit des bêtises. On parle des travaux. Des odeurs de tilleul. On contourne les jeunes qui traînent sur les bancs.

On rentre à une heure et demi. Les jambes lourdes. La sueur colle. Il fait soif. Il y a peu d'air. Les yeux piquent encore un peu. Le cerveau tourne. Il ne sait plus s'il doit croire. Il fatigue.

Je vais attendre le matin.

On aura besoin de moi.

10 janvier 2010

Ne-rien-faire est un art

Troie dure presque deux heures trente! Il est hors de question que je regarde ça maintenant. Tu parles d'une corvée... Je le regarderai la semaine prochaine. Oui, c'est ça, la semaine prochaine. Et après ça, mes élèves vont comprendre qu'on ne me demande pas impunément de faire ce que je n'ai pas envie de faire. Ils vont souffrir. Gnark!
En attendant, je révise ma théorie des graphes je relis mes vieux mails, qui datent d'il y a plus de trois ans. En écoutant de la musique-pourrie.
J'ai tellement envie de travailler, que ce midi j'ai fait du pain d'épice et du poulet-lait de coco-curry-ananas (recette from el Teckel, à laquelle j'ai ajouté des oignons).J'irais bien me promener dans la forêt, mais j'ai la flemme de m'habiller. Donc je vais continuer à apprivoiser Linux et à trier mes mails.

8 janvier 2010

Fin de semaine

Semestre un terminé. Base de données envoyée. Semaine de reprise achevée.

  • La semaine prochaine, ce sont les partiels. Trois à la suite, jeudi, entre 9h et 17h30. Joies de la LFTI. On commence par Bases de données relationnelles, on enchaîne avec Théorie des graphes (Euler, Dijkstra, Bellman, Kruskal, Prim et Ford-Fulkerson, bonjour!), et on achève sur une note exotique avec  Programmation fonctionnelle – Caml.La semaine suivante viendra l'épreuve théorique de C2i tant redoutée, puis le lendemain un peu de linguistique pour couronner le tout. Parce que je ne vous ai pas dit, mais on m'a validé ma deuxième année, comme ça, dans mon dos! Du coup, pas d'examens à passer.

  • Dans les transports, ça va de mal en pis. Trente-cinq minutes d'attente en plein courant d'air, merci le RER C. Battre la semelle dans vingt centimètres de neige, en se prenant toute la poudreuse que le TER sans arrêt du quai d'en face aura bien voulu nous envoyer, ce sont les joies de la ligne N. Les tains supprimés sans préavis, vive la ligne de Saint-Lazare! Et les retards qui n'en finissent plus, c'est en direction de la Défense.

  • En cours, je me laisse aller. Tant et si bien, que me voilà punie. Lasse de faire la guerre à mes troisième, j'ai fini par accepter de travailler sur un film. Or je ne voulais pas d'un vieux peplum, kitsch à mort et à la bande-son déraillante. Alors les midinettes de la classe se sont empressées de me prêter Troie, que je me ferais un plaisir de regarder ce week-end pour préparer le cours. Mais je les ai prévenus: ils auront du boulot à faire dessus, entre autres, relever toutes les incohérences et inexactitudes de ce navet (en gros, tout ce qui fait que ce film est nul).Faut pas abuser non plus!

Pour me consoler de mes malheurs réfrigérants, je fais une cure de Lindor en écoutant de la pop-ou-un-truc-comme-ça coréenne. Si si, coréenne. Le concept du boys' band coréen a quelque chose d'intrinsèquement ridicule. Ne voyez pas de xénophobisme de ma part, et le côté drôle de la chose ne réside pas dans le mot « coréen », mais bien dans le principe du boys' band. Admirez les chorégraphies, et vous comprendrez en quoi ces clips ont un indéniable côté cocasse (vous noterez les mouvements de pieds en particulier, ainsi que le passae à 1:34). Jeu subsidiaire: il paraît qu'un Chinois s'est glissé au milieu des chanteurs coréens, saurez-vous le débusquer?

21 novembre 2009

Si j'étais... une saison

L'été, de Vivaldi. Calme et indolent au premier abord, presque apathique; rendu apathique par un soleil de plomb, par une chaleur lourde et étouffante. Puis brusquement, comme agressé par quelque moquerie, violent et emporté dans son orage. Saison soupe-au-lait et susceptible. Hurlant sa colère, criant à l'injustice. Enfin, après ce sursaut d'énergie, abandonné à lui-même, épuisé et sanglotant dans l'attente de l'automne.
(Une chose est sûre, il faut que j'arrête d'écouter Vivaldi en boucle.)

PS: Cette vidéo n'a aucun intérêt visuel, mais comme je n'ai pas trouvé sur deezer d'enregistrement présentant les trois mouvements de l'été consécutifs, j'ai du me rabattre sur cette encombrante solution.

19 novembre 2009

Angustiae

Demain, c'est le saut dans le vide. Demain, je me retrouverai, deux fois de suite, face à une classe de trente collégiens, pour un cours de latin. Cela va faire une semaine que je dors en moyenne quatre heures par nuit, une semaine que je remanie sans cesse les cours que j'ai préparés. Demain, je vais donner un cours, non, deux cours de latin. J'ai tout misé sur Lucrèce et Tarquin pour les quatrième, et sur l'âge d'or pour les troisième. Alea jacta est! Demain, je serai dans la gueule du loup, dans l'arène face aux fauves. J'ai peur.
(Vous savez maintenant pourquoi je n'ai rien posté depuis si longtemps: remise en route de mon site et boulot par-dessus la tête.)
Si je suis encore vivante demain soir, je tâcherai de vous raconter tout ça...

23 juillet 2009

En attendant

Aujourd'hui, j'ai vaincu le standard téléphonique de Paris IV, et après cinq jours d'appels sans réponse, j'ai enfin pu avoir le Service des Validations et Transferts au bout du fil. C'est impressionnant comme on a l'impression jouissive d'être vainqueur lorsque l'on obtient une réponse de l'administration, quand bien même ce serait pour se faire enguirlander!

Sinon, je n'ai plus qu'une semaine et un jour de tranquillité au C.C.A.S. de chez moi, à cinq minutes à pied de chez moi, avant d'attaquer un mois dans une banque à Versailles. Changement d'ambiance - je suppose - et de mileu.

En attendant que je trouve le courage de vous raconter plein de choses, vous pouvez retourner sur mon site: je viens d'y poster une note sur le film Coraline. D'autres viendront sûrement.

4 juin 2009

Bizarre

- Une journée commencée avec une heure d'avance. Croyant être en retard, je me précipite vers l'arrêt de bus, me rendant compte une fois à destination qu'il était 8h20 et non 9h20.
- Un cours de grec moderne longuet mais durant lequel je n'ai pas fermé un œil. Et la prof de me trouver "extraordinaire" alors que je n'ai fait que lui envoyer six thèmes dans le week-end, histoire de ne pas me pointer au partiel sans avoir travaillé un minimum.
- Des équivalences validées, ou presque. D'ailleurs, j'ai oublié d'envoyer un mail à qui de droit pour parachever les démarches.
- Une soirée vautrée devant des émissions un peu débiles, chose que je ne fais pour ainsi dire jamais (sauf le mardi quand c'est la Nouvelle Star).
- Je m'en vais me coucher, demain je commence à 12h30. Dure, dure la vie étudiante!

29 avril 2009

Pétrification

Envie de fermer les yeux et de me perdre dans un ailleurs. Loin, très loin d'ici. Les événements me fatiguent. Ou alors est-ce parce que je suis fatiguée que je ne les supporte plus? J'ai l'irrésistible envie de me laisser porter par la vague, que le courant m'emporte. Peut-être irai-je assez loin pour atteindre l'ailleurs? Même si j'en doute. J'ai plus de chances d'être attirée vers le fond vaseux, boueux. Les algues s'accrocheraient dans mes cheveux, tels les serpents de la Méduse qui me figerait de son regard furibond: pourquoi tu ne te bats plus pour moi? semblerait-elle me dire. Et je fermerais les yeux, abandonnée par le courage et l'espoir.

Tout n'est-il pas vain et perdu d'avance?

16 avril 2009

Seigneur

Ça y est, le générique du troisième film vient de s'achever. Quatre heures de film pour la version longue du dernier volet. C'est long, mais on ne se lasse pas. C'est fou un truc pareil.

J'ai beau connaître l'histoire par cœur, avoir mon frère à côté de moi qui débite des âneries à une allure phénoménale, je n'ai pu m'empêcher de pleurer comme une madeleine à la fin. J'ai le nez bouché et les yeux gonflés.

Je ne comprends pas.

7 avril 2009

Blogothérapie

Il était midi, et je pesais le pour et le contre. AG ou cours de littérature française? Tout compte fait, je n'ai pas tergiversé cent sept ans, et c'est sous la statue de Richelieu que je me suis assise.

Ça ne fait que la quatrième, et pourtant, j'ai l'impression d'être déjà rompue à cette pratique, d'avoir comme l'habitude de voter pour la tribune, pour l'ordre du jour et d'écouter l'état des lieux. Aujourd'hui, là-haut sur les bancs inconfortables, une désagréable sensation de stagnation m'a envahie. Cette impression que le mouvement piétinait, s'enlisait. Non pas faute de motivation et de revendications, mais faute d'idées nouvelles.

Il y a certes de bonnes choses, et cette grève a vu la naissances de productions des plus intéressantes (allez donc voir les Darcolinaires sur Dailymotion). Comme quoi, à toute chose malheur est bon. Mais au bout de neuf semaines, cela devient répétitif. Ressasser encore et toujours les mêmes mots, qui maintenant me brûlent la langue – LRU, réforme, masterisation, manifestation et compagnie. Descendre les chaises dans la cour – le très poétique « printemps des chaises » – et assurer ainsi une fermeture administrative des lieux.

Déjà, cet ennui profond d'avoir à entendre la même chose, depuis plus de deux mois. Puis ces débats qui n'en sont pas vraiment, ces débats souvent trop vides et vains – brasser de l'air afin de mieux respirer dans la chaleur suffocante de l'amphi bondé. Soumettre au vote des questions qui ne sont pas toujours en rapport avec le mouvement, faire dériver le sujet de l'AG vers autre chose, élargir. C'est bien beau, mais on n'arrive déjà pas à obtenir ce qu'on veut, alors demander plus...

Là où j'ai vraiment eu envie de mordre, c'est quand ils ont parlé de semestre blanc. Un semestre validé pour tous, à 10/20. Non merci. Ça fait deux ans que je bosse pour avoir une mention bien à mon diplôme, et de façon tout-à-fait égoïste, je ne veux pas d'un dix de moyenne. Non mais oh, et puis quoi encore? On réclame des diplômes qui ne soient pas dénaturés, des diplômes qui auraient de la valeur. Et après, on irait demander à ce qu'on nous donne notre semestre? Faudrait voir à rester logique quand même.

Lorsque l'AG s'est terminée, j'étais très énervée. Du coup, je me suis jetée sur le pudding qui restait à la maison. Et j'ai eu envie de manger durant tout l'après-midi. Et si je vous écris ça, là, maintenant, c'est parce qu'il fallait que ça sorte. La blogothérapie est très efficace sur moi...

18 mars 2009

Initiales

Questionnaire trouvé sur un blog bien. On doit répondre à chaque question avec un mot commençant par l'initiale de son prénom. Comme le L était trop facile à mon goût, j'ai testé avec le I de Incitatus... Vous allez voir que ce n'est pas si facile que ça en a l'air! (J'ai un autre questionnaire en cours, pris ailleurs.)

1. Mon prénom : Laure

2. Un mot de 4 lettres : Lune

3. Un passe-temps : Lecture

4. Une couleur : Lapis-Lazuli (mot compte double)

5. Quelque chose que je porte : Lunettes (facile)

6. Un aliment : Lait

7. Quelque chose que l'on trouve dans ma salle de bain : Lotion de Maman

8. Un lieu : Là-où-je-suis, Là-où-je-serai, Là-où-je-serais; Limeuil (plus conventionnel)

9. Une raison pour un retard : Louper son train (même si ça ne m'arrive pour ainsi dire jamais)

10. Quelque chose que je crie : Lâche-moi! (si mon frère m'emm***)

11. Le titre d'un film : The Lord of the Rings... je triche moins qui si je prenais un titre français avec article!

14. Un animal : Loutre. Me demandez pas d'où ça sort, je n'en sais fichtre rien.

15. Le nom d'une rue : Rue de Lacépède, à Paris.

16. Une marque de voiture : Laguna... pas vraiment un marque, mais on fait avec ce qu'on a.

17. Le titre d'une chanson : Let go, Lemon tree... je n'arrive pas à choisir.

18. Un verbe : Lire, tout simplement (même si le premier qui m'est venu à l'esprit était laudare).


1. Mon prénom : Incitatus

2. Un mot de 4 lettres : Iris

3. Un passe-temps : Inventer des histoires

4. Une couleur : Ivoire

5. Quelque chose que je porte : mon Identité

6. Un aliment : Igname (il était dur celui-là!)

7. Quelque chose que l'on trouve dans ma salle de bain : Ibuprofène

8. Un lieu : Ici, Issy

9. Une raison pour un retard : Ivresse (comment, ça ne fonctionne pas?)

10. Quelque chose que je crie : des Insultes

11. Le titre d'un film : Ivanhoe, découvert récemment

14. Un animal : Ibis

15. Le nom d'une rue : Rue des Innocents, à Paris

16. Une marque de voiture : Isetta (nom d'une voiture des années 1950... j'ai crû que je n'y arriverais pas!)

17. Le titre d'une chanson : I kissed a girl, dans ma playlist du moment

18. Un verbe : Imiter

4 mars 2009

A l'attention des lecteurs

Suite à une remarque fort constructive de Zabou, j'ai été dans l'obligation de changer mon layout. En effet, elle m'a signalé que mon tout nouveau design - que j'aimais à la folie et dont j'étais très fière - ne fonctionnait pas sur internet explorer. D'ailleurs, je crois maintenant détenir l'explication de la brusque chute de la courbe du nombre de mes visiteurs! Bref, j'ai essayé de garder le même thème; malheureusement, je suis obligée de remettre cette colonne si laide, sur la droite. Tant pis, je n'en mourrai pas.
Désolée pour les lecteurs qui ont été gênés depuis tout ce temps. Cela dit, je tiens à signaler qu'internet explorer n'est pas le navigateur idéal (je ne l'utilise personnellement jamais, parce que de toute manière, il fait trop ramer mon pauvre pécé déjà "deux de tension"). Juste comme ça, l'air de rien: savez-vous que Firefox 3 existe, et qu'il est très très très bien? Et il y a d'autres navigateurs aussi, bien plus performants qu'internet explorer.
... c'était le post geek de la semaine. Sur ce, bonne nuit à tous!

18 janvier 2009

Mots clefs

Le retour des mots-clefs! Parce que j'ai fini de ficher mon cours de lexicologie et de sémantique, et qu'il faut que je fête ça.

  • "J'aime un garçon et je suis un garçon." > Je ne sais pas comment, avec une telle recherche, on a pu tomber chez moi. Peut-être avec mes notes sur Tous les garçons et les filles? (J'ai envie de le relire, mais ce n'est pas le moment.)
  • "Dimanche soir il faut réviser mais je veux pas." > Je suis dans la même situation, mais je ne comprends pas quels conseils on peut bien trouver avec une telle requête (à condition bien sûr d'être en quête de conseils)...
  • "lai de Narcisse" traduction... > OK, celui-là revient depuis plus d'un mois. Je pense que désormais toute la classe de Lettres classiques a dû passer ici. Sauf que je n'ai pas mis la traduction! (Eh oh, c'est chacun pour soi, non mais!)
Voilà, c'est tout pour l'instant. Maintenant, je n'ai plus qu'à aller travailler mes traductions d'ancien français...

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