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Vous en parlerez à votre cheval...
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4 août 2009

Conditionnel passé

J'aurais envie de vous parler de cette soirée en terrasse, place du marché, et de cette lumière si belle qui découpait le château dans un ciel or et mauve. De ce contre-jour superbe qui dentelait les dorures du toit royal. De cette ambiance si particulière à l'heure vespérale dans les rues de Versailles.
J'aurais aimé vous raconter ma sortie, il y a un peu plus d'une semaine, au musée de la vie romantique: cette maison nichée entre deux immeubles haussmanniens, ce jardin étriqué regorgeant de mille fleurs, ce marronnier indiquant le chemin, sorti de façon incongrue dans la rue.
Je souhaiterais vous raconter mon séjour au CCAS et le changement radical d'ambiance que j'ai vécu en passant dans le monde de la banque. Je pourrais même vous incorporer ici la vidéo extraite du film de Mary Poppins, avec la chanson qui m'effrayait tant quand j'étais plus petite: "Deux pences, bien placés, dans une banque"...
Je pourrais aussi vous décrire la lune d'hier soir, presque pleine, dans son écrin de nuages imbibés d'encre de Chine. Une image tout droit sortie des films de Tim Burton.
Malheureusement, il est tard, mes photos sont encore sur mon appareil et demain je me lève tôt. Je n'ai absolument pas le courage de vous montrer quoi que ce soit.
Bonne nuit...

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6 mai 2009

Prophétie

« Dis Mamie, c'était quoi la fac?

- Oh, ça ma petite-fille, c'était une grande institution, avec de belles idées. On y apprenait des choses anciennes, qui n'existent plus. On y faisait des recherches, par plaisir, mais aussi parce que l'homme a ça de beau qu'il se souvient. Il protégeait sa culture et son patrimoine. Il évoluait dessus, et ça le grandissait.

- Et pourquoi ça existe plus si c'était bien?

- Parce qu'on a oublié de se souvenir et de protéger ce passé.

- Mais pourtant, on a plein de musées!

- C'est de la culture morte et marchande. On paye cher pour voir un tableau ou un os. À l'université, on vivait ce passé, on le faisait revivre.

- Et toi, tu y étais?

- Oui ma chérie.

- Tu faisais quoi?

- Des Lettres Classiques.

- C'est quoi?

- On lisait les vieux, vieux auteurs. Et on essayait d'apprendre ce qu'ils avaient fait, pourquoi, comment. On en tirait des leçon parfois.

- Des auteurs... plus vieux que toi?

- Oh oui! Bien plus vieux! Des auteurs qui écrivaient avant Jésus, dans une langue qu'on appelait le latin, ou le grec. Ça dépendait d'où ils étaient nés.

- Et c'était bien?

- Oui. On apprenait plein de secrets sur les mots que l'on utilise aujourd'hui, d'où ils venaient et ce qu'on en avait fait. Depuis, on a oublié. On lisait les textes originaux, dans leur langue. Depuis, on a oublié. On ne sait plus. On apprend tous la même chose.

- Et elle a disparu la fac?

- Oui. Pourtant, on s'est battu.

- Toi aussi Mamie?

- Un peu, oui. J'ai aidé. Mais tu sais, ça a duré deux ans. Deux ans de grève, de manifestations. C'était une sorte de guerre. Mais nous n'avons rien pu faire. L'Université a disparu.

- Oh. »

Une bûche craquera dans la cheminée. Ma petite-fille perdra son regard dans les flammes, pensive, pendant que je regarderai dans le passé, nostalgique, mélancolique, avec des regrets et des remords plein le cœur, plein la bouche.

7 octobre 2008

Reprenons!

Finalement, je ne suis pas restée si longtemps dans mon bain: mes doigts ne sont même pas fripés!

Aujourd'hui, j'ai fait de la linguistique grecque, de la grammaire comparée, de la linguistique latine (option), de la linguistique latine (pas option) et de l'ancien français... enfin, un cours d'introduction à l'histoire de la langue française. Je n'avais pas l'impression que c'était la rentrée, malgré le stress qui m'a rongé les entrailles pendant ma demi-heure d'attente, entre 8h30 et 9h, ce matin. En fait, j'ai bien aimé les cours, mais n'ai ressenti aucun enthousiasme, un peu comme si j'étais déjà fatiguée. Ou peut-être suis-je encore fatiguée de ces trois mois d'inaction. Je ne sais pas, mais je 'étais pas dans l'optique "rentrée".

Ce matin, j'ai eu la joie de découvrir que mes pronostiques étaient exacts: nous sommes à peine dix dans le parcours "linguistique et phonologie"... dont trois rescapées de la classe de l'an dernier. Le reste se compose de khâgneux suicidaires, d'un normalien tout sauf normal et de quelques personnes âgées en manque de langues anciennes...

La bibliothèque de l'UFR de grec, où nous avons passé nos trois premières heures de cours, a vraiment un charme très particulier, mais il y fait froid. En fait, il fait froid dans toutes les salles de cette fac. Voyez-vous, de 15 à 19h, j'ai testé la salle 664, perdu au fond de la cour Saint Jacques (que l'on ne trouve pas si on ne sait pas qu'elle existe): pendant quatre heure j'ai gardé veste et écharpe en claquant des dents et en priant pour que mes orteils ne tombent pas à la sortie du cours. Grandiôse!

Demain, j'ai deux heures de cours... On verra bien comment ça se passera.

See you!

15 octobre 2008

Suppression

Je vous annonce quelques petites modifications: tous mes posts (ou presque) d'hypokhâgne ont été mutés vers Hypallage, et ont par conséquent été supprimés ici-même (le but étant, je le rappelle, de faire un peu de rangement).

J'ai également posté de nombreuses notes dans les catégories "musique" et "films" de mon site. Elles ne sont pas neuves, nouvelles, ni récentes: ce sont des notes que j'ai déménagées, à l'instar des notes hypokhâgneuses...

Pour les plus attentifs d'entre vous, vous aurez peut-être remarqué une modification de la liste des catégories: je suis en train de faire le tri. Nombre d'intitulés vous mèneront directement vers mon site, mon but étant de garder cette page-ci en tant que "journal" et d'envoyer tout ce qui n'est pas de l'ordre du "carpe diem" là-bas.

Sur ce, je m'en vais lire le dernier volume des aventures de soeur Fidelma (qui est paru il y a peu et que j'ai acquis aujourd'hui-même).

Bonne nuit !

9 octobre 2008

Amphithéâtre

Après la découverte des salles non chauffées, des salles trop petites, des salles qui résonnent, aujourd'hui j'ai testé pour vous... l'amphithéâtre! Mais attention, pas n'importe quels amphithéâtres: Guizot et Richelieu, de la Sorbonne, s'il-vous-plaît.
Tout d'abord, j'ai découvert qu'amphithéâtre rimait avec inconfort le plus total. Ma foi, Guizot passe encore: les place accolées deux à deux, la tablette de vingt centimètre de large pour poser copies doubles, trieurs, pochettes et trousse. On fait plus pratique. Et puis, au bout d'une heure, votre postérieur est en souffrance. Mais votre torture est trop douce: après cela, vous enchaînez avec une heure à Richelieu.
Et là, c'est le drame. Pas de tablette du tout, des bancs étroits qui font encore plus mal aux fesses si possible. Et au bout d'une heure pliés sur vos genoux, vous avez le dos en compote. Sans compter qu'à quatre-vingt dans un amphi de six cents personnes, on est un peu ridicule.
Cela dit, l'endroit n'en reste pas moins impressionnant avec ses rangées de bancs sinueuses, ses dorures, ses peintures, et son Richelieu, majestueux, imposant, de marbre.

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8 octobre 2008

Beau en soi

Je vous fais peur tout d'un coup? Vous avez cru l'espace d'un instant avoir lu de travers? Je vous rassure: je ne me suis pas prise d'une affection aussi subite que soudaine pour la philosophie du Beau, pas plus que pour la philosophie tout court. En fait, je voudrais vous parler de quelque chose que j'ai vu, lu, regardé, admiré. Quelque chose de beau.

Tout commença par une coïncidence illustrant parfaitement "les grands esprits se rencontrent" (parce que oui, el Teckel et moi sommes de grands esprits, c'est bien connu!). Un soir que je faisais le tour des blogs, je tombai sur une page de toute bauté. Si si. Complètement némue, je me dépêche de faire part de mon enthousiasme au Teckel. Au même moment, elle faillit en faire autant, mais trop lente, elle dut se contenter de répondre "je voulais te dire la même chose". Elle me conseilla alors de faire de la publicité pour cette belle chose, idée que j'ai eue hier, mais trop fatiguée, je dus la repousser. Bref, tout ça pour dire que nous sommes unanimes (et oui, on peut être unanime à deux): allez voir la dernière planche de La Lanterne brisée, intitulée "étude sur une musique".

En règle général, cette fille dessine comme une déesse, mais en plus son encrage est sublime. Finesse et souplesse du trait s'opposent de façon géniale à la rudesse du contraste noir et blanc, sans trame, sans gris. De plus, le récit est toujours bien mené, ce qui ne gâche rien et permet de se dire que oui, la bande dessinée est un art à part entière.

28 mars 2008

Erreur 404 ou presque

PREMIER POINT: Vous l'avez sans doute remarqué, une erreur s'est produite sur ma page blog. Je n'ai pas le temps de me pencher sur la question, et bien que cela m'énerve au plus haut point, j'ai remis quelque chose de potable, en attendant de faire mieux.

DEUXIEME POINT: Pendant les prochaines vacances, je pars à Vienne pendant quatre jours! Alors je suis de bonne humeur et souris bêtement dans les couloirs du métro quand j'y pense. (Et non, je ne vois pas pourquoi Melendili et moi nous entretuerions!)

TROISIEME POINT: Ce soir, j'ai été au théâtre de Saint-Quentin et j'y ai vu... Sansévérino en concert!


Voilà. C'est tout pour aujourd'hui.
Question bonus: sauriez-vous traduire "l'empereur du Japon" en latin? ^^

23 septembre 2008

RER

Ma tête tourne et la nausée me tenaille. Conséquence d'une nuit trop courte ou d'une après-midi dans les galeries d'un centre commercial?
Je ne peux regarder au travers de la vitre le paysage. Les fourrés et les herbes folles défilent trop vite, mes yeux ne suivent pas. Le ciel se couvre et le soir tombe insidieusement sur la ville.
Là où scintillait la Seine ce matin, je ne vois plus qu'un amas d'usines abandonnées; ronces, arbres à papillons en fin de floraison, orties. là, un haut bâtiment sans toit, sans vitre, sert de refuge aux pigeons, un peu comme les maisons de Cadet Rousselle. Puis les cadavres industriels s'étiolent au profit de hangars et de bureaux flambant neufs. Une zone résidentielle aux demeures grisâtres. Bientôt, je serai à Juvisy, et je changerai de train.
La ligne D a quelque chose de mort et de désespéré.

1 février 2010

On/Nous: perturbations

Réponse au post de Mimy la souris.

Notre amie Mimy a pris soin dernièrement de faire une analyse grammaticale poussée d'une campagne de publicité plutôt mal fichue. Il est vrai que j'avais remarqué ces placards dans les couloirs du métro, mais je n'avais pas relevé l'erreur de grammaire, sans doute trop occupée à ne pas oublier ma tête chez un de mes élèves.

La remarque de Mimy est de nature normative, à savoir qu'elle est de l'ordre « c'est faux, parce qu'on ne dit pas... » De mon côté, son énervement m'a fait relever un phénomène que j'avais déjà noté auparavant. Et ici je ne suis plus dans le normatif, mais dans le descriptif.

De plus en plus souvent, à l'oral comme à l'écrit, le « on » indéfini et vague prend de la chair et du caractère pour remplacer un « nous », très personnel quant à lui. Ici, on se souviendra de mon indignation face au dos de la boîte de céréales (désolée, je n'ai pas réussi à remettre la main sur le lien). On pensera aussi à ces phrases bancales d'un point de vue normatif mais courantes du point de vue des locuteurs: « on est chez nous », « on a oublié nos affaires » etc.

Ici, le phénomène est inverse. Dans « choisissons son ordi », l'idée était de continuer sur la ligne du « on (ne) choisit (pas) », mais un impératif à la troisième personne, ça n'existe pas, et un subjonctif jussif dans une affiche publicitaire, c'est tout bonnement impensable. Alors les rédacteurs ont utilisé celui de la première personne du pluriel, puisqu'ici, clairement, le « on » peut être substitué au « nous », tout en conservant le pronom possessif de la troisième personne.

Cet ensemble de remarques permet d'émettre la question suivante: dans quelle mesure, aujourd'hui, le « on » est-il toujours indéfini? Est-ce qu'il n'est pas en passe de se substituer au « nous », plus compliqué et plus long? N'oublions pas qu'en langue, la loi dite « du moindre effort » prévaut, la plupart du temps, sur toutes les autres.

La langue n'est pas immuable, et se rendre compte de changements comme celui-là est toujours surprenant, amusant parfois.

(Tiens, ça ferait un bon sujet de mémoire de linguistique française, ça...)

23 mars 2008

De la moralité des latinistes (De bonis moribus latinistorum)

Le frêle élève de latin fraîchement sorti du lycée a une vision du latin fort étroite. Il connaît Cicéron, un peu Virgile et Sénèque. Je ne sais pourquoi, mais les dignes enseignants de cette noble matière affectionnent Sénèque. Ce brave philosophe a le privilège et l'honneur de tenir compagnie aux latinistes en herbe à chaque épreuve de leur cursus honorum: bac blanc, concours blancs, plus de la moitié des devoirs sur table.

Ainsi, lorsque tout heureux, le latiniste franchit les portes de son lycée pour la dernière fois, il croit, le naïf! que seul existe Sénèque l'austère, qui nous parle des combats de rue – c'est la mal! - de l'ivresse – ce n'est pas bien! - et de la philosophie – c'est ainsi que tu sauveras ton âme, mon enfant!- et possède parfois quelques notions de cicéronien – le dieu du thème – et de virgilien – trop méconnu cependant.

Tout frétillant, l'hypokhâgneux latiniste attend sa première version. Sénèque. Quand il voit le nom, pas de frisson, pas de réaction: tout est normal. Et cela semble se poursuivre chez les khâgneux... les pauvres! Il n'ont pas ce bonheur des Lettres classiques.

Première version: Tacite! Ô joie! Tacite le taciturne. Malheur à ceux qui ne comprennent mie aux sous-entendus, aux ellipses et autres élisions. Les préparations se font sur Pline l'ancien, Sénèque le père (et oui, ça se reproduit ces bêtes-là!), Pétrone évidemment, et un peu de Virgile, pour la forme. Pline nous parle de peintres rivaux. Sénèque le père des controverses dans les écoles de rhétorique, avec des histoires de pirates abracadabrantes. Et Pétrone raconte comment Eumolpe, dans sa jeunesse, séduisit le fils de son hôte, en lui offrant des colombes et des coqs de combat, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus payer; à ce moment-là, il ne fit que l'amadouer par le langage du corps...

Que de réjouissances! On se rend compte que la littérature latine est en réalité variée. Sénèque semble avoir disparu du répertoire des doctes professeurs. Et en cours de grammaire, nous chantons Vénus avec Lucrèce. Le luxe!

Pour conclure, je dirais – afin de faire un lien avec mon titre – que les enseignants facceux sont bien moins soucieux de la moralité de leurs élèves que les professeurs lycéens et prépaïens (à l'exception peut-être de la noble Mado - " Pedicabo vos et irrumabo "). Venez tous à la fac les amis!

1 novembre 2009

Back to La Bruyère

Haha! J'ai un contrôle de maths la semaine prochaine. Déjà, en soi, ça fait bizarre de dire "j'ai un contrôle de maths"...
Mais le problème c'est que je ne peux pas assister aux cours (pour cause de chevauchement). Et là, je révise sur le poly des histoires louches de factorielles, d'arrangements et de combinaisons, et je ne comprends rien! C'est mal barré les amis! J'ai six jours pour comprendre et intégrer la chose, sinon je n'aurai pas la moyenne... Humph.

27 septembre 2007

Victoire!

J'AI VAINCU L'ADMINISTRATION SORBONNARDE EN TROIS JOURS !!! J'AI ENFIN MA CARTE D'ETUDIANT, TOUTE NEUVE, TOUTE BELLE...
Je n'ai plus qu'à retourner à la fac demain pour les inscriptions, la semaine prochaine pour je ne sais plus trop quoi et la semaine d'après pour... pour aller en cours je crois.
^^
PS: Je crois que dans ces prédictions, j'ai oublié l'UFR d'anglais... et mon problème de carte de transport. Mais c'est sans importance: dès lundi je ne peux plus bouger de chez moi et il paraît qu'il faut trois semaine pour recevoir son abonnement... Pitiééééé!

7 septembre 2007

De bonne humeur?

Ce matin, j'ai eu bien du mal à m'extirper de ma couette, mais j'ai vaincu! Et c'est au petit-déjeuner que l'on s'est amusé à me contrarier. Si, si! J'étais toute seule, face à mon mur jaune, et pourtant j'ai été contrariée. Par qui? me direz-vous. Par un paquet de céréales - dont je tairai le nom - et une bouteille de lait. Et oui!
Je mangeais tranquillement mes céréales dans mon yahourt et mes yeux lisaient le dos du paquet, bien qu'ils le connussent par coeur. Et soudain, je me suis arrêtée sur une phrase. Une phrase qui m'a troublée. Et pendant vingt minutes, je me suis demandé si "on est bien plus fortes ensemble que toute seule pour réussir son programme minceur" (j'ai dit que je tairai le nom, pas que je ne donnerai pas d'indices flagrants!) était correcte grammaticalement. "On" est indéfini. Logiquement on ne peut pas mettre "fortes" au féminin pluriel, n'est-ce pas? Et puis, pourquoi "fortes" est-il au pluriel et pas "toute seule"? Si "toute seule" était au pluriel, cela changerait-il le sens de la phrase? Etc. [Si quelqu'un a la réponse, ne vous privez pas, hein! Je ne l'ai toujours pas moi... Et ça me prend la tête... Je sais qu'il est tôt, mais et alors? Il n'y a pas d'heure pour faire de la grammaire!]
Peu de temps après, je vais chercher une bouteille de lait, pour finir le peu de céréales qui reste au fond du paquet. Et voilà-t-y pas que je cherche à visser la capsule métallique pendant que le capuchon gît sur la table, se gaussant allègrement de mon geste malheureux! Si, si, le bouchon se gausse, vous avez bien entendu! (Et non, le lait n'était pas périmé. Je vais parfaitement bien, merci.) Au moment de débarrasser, je saisis la bouteille de lait pour la jeter (je comptais peut-être ranger la capsule métallique au réfrigérateur me direz-vous?)... Bref, aujourd'hui, tout s'est ligué contre moi.
Heureusement, hier j'ai fini par faire quelque chose de productif (cliquez sur le lien pour voir de quoi il s'agit)... à minuit passé. (Désolée pour la TRES mauvaise qualité du scan...)

5 septembre 2007

Douleur

J'ai mal mais je continue. Ses mots m'ont fait pleurer, comme d'habitude. Mais, comme hypnotisée, je poursuis ma lecture. Je ne peux rien lui dire. Muette. De frustration je serre les poings. J'ai enive de hurler, de mordre. Je me contente de serrer les paupières et de grincer des dents. Mes ongles meurtrissent ma chair et mon coeur bat dans mes tempes.
Pourtant, je continue ma lecture...
Je dois fermer l'onglet. Je ferme. Mes larmes cessent. Mon coeur se sert. J'ai mal.

7 octobre 2008

Lectures

Lectures en cours:

  1. Une histoire de la lecture, Alberto Manguel. Au passage, j'ai envie de mettre une phrase que j'ai adorée (même s'il y a beaucoup de très belles phrases): "Ce fut (...) lorsque je touchai pour la première fois le corps de mon amant, que je me rendis compte que la littérature pouvait parfois être inférieure à l'événement véritable."
  2. Le Capitaine Pamphile, Alexandre Dumas.  Je n'en suis restée qu'aux mésaventures d'une tortue prénommée Gazelle. C'est drôle, cynique et... drôle (pour l'instant: il paraît qu'après ça devient plus sombre, avec des morts et des massacres et tout).
  3. Les Animaux célèbres, Michel Pastoureau. J'ai encore un long chemin à parcourir, depuis l'ânesse de Balaam jusqu'à Milou, aux sangliers d'Obélix et à Dolly, la brebis clônée.
  4. La Révolte des accents, Erik Orsenna. Dans la continuité de La Grammaire est une chanson douce et des Chevaliers du subjonctif.

Lectures obligatoires non entammées:

  1. Vie d'Agricola, Tacite. Le chapitre sur la géographie de la Bretagne (i.e. Grande-Bretagne actuelle) me tente énormément... (humour inside)
  2. Sur la disparition des oracles (communément appelé "De defectu oraculorum", alors que c'est un texte grec, allez savoir pourquoi!), Plutarque. Le cours d'introduction m'a fait peur, m'a laissée perplexe, j'ai surnagé dans les courant philosophiques.

Lectures tentatrices qui ne tarderont pas à s'ajouter à la liste 1:

  1. Les mille et une nuits.
  2. Bleu, histoire d'une couleur, Michel Pastoureau.
  3. Le Valet de peinture, Jean-Daniel Baltassat.
  4. Des contes et des légendes par dizaines!
  5. Et encore plein d'autres choses (notamment des mangas et des bandes dessinées)...
14 juin 2008

Oraux à la pelle

    Mardi 10 juin
ἐπέρχεται δέ μοί τι καὶ ἔμμετρον εἰπεῖν, ὅτι οὗτός ἐστιν ὁ ποιῶν εἰρήνην μὲν ἐν ἀνθρώποις, πελάγει δὲ γαλήνηννηνεμίαν, ἀνέμων κοίτην ὕπνον τ᾽ ἐνὶ κήδει. (197d) οὗτος δὲ ἡμᾶς ἀλλοτριότητος μὲν κενοῖ, οἰκειότητος δὲ πληροῖ, τὰςτοιάσδε ξυνόδους μετ᾽ ἀλλήλων πάσας τιθεὶς ξυνιέναι, ἐν ἑορταῖς, ἐν χοροῖς, ἐν θυσίαις γιγνόμενος ἡγεμών· πρᾳότηταμὲν πορίζων, ἀγριότητα δ᾽ ἐξορίζων· φιλόδωρος εὐμενείας, ἄδωρος δυσμενείας· ἵλεως ἀγαθοῖς· θεατὸς σοφοῖς, ἀγαστὸς θεοῖς· ζηλωτὸς ἀμοίροις, κτητὸς εὐμοίροις· Τρυφῆς, Ἁβρότητος, Χλιδῆς, Χαρίτων, Ἱμέρου, Πόθου πατήρ· ἐπιμελὴς ἀγαθῶν, ἀμελὴς κακῶν· ἐν πόνῳ, ἐν φόβῳ, ἐν πόθῳ, ἐν (197e) λόγῳ κυβερνήτης, ἐπιβάτης, παραστάτης τεκαὶ σωτὴρ ἄριστος, ξυμπάντων τε θεῶν καὶ ἀνθρώπων κόσμος, ἡγεμὼν κάλλιστος καὶ ἄριστος, ᾧ χρὴ ἕπεσθαι πάνταἄνδρα ἐφυμνοῦντα καλῆς ᾠδῆς μετέχοντα ἣν ᾄδει θέλγων πάντων θεῶν τε καὶ ἀνθρώπων νόημα.

(Platon, Le Banquet) Vous avez vingt minutes pour faire une traduction et le commentaire.

Jeudi 12 juin

69) Hoc loco, Q- Catule, te appello; loquor enim de tuo clarissimo pulcherrimoque monumento. Non iudicis solum seueritatem in hoc crimine, sed prope inimici atque accusatoris uim suscipere debes. Tuus enim honos illo templo senatus populique Romani beneficio, tui nominis aeterna memoria simul cum templo illo consecratur; tibi haec cura suscipienda, tibi haec opera sumenda est, ut Capitolium, quem ad modum magnificentius est restitutum, sic copiosius ornatum sit quam fuit, ut illa flamma diuinitus exstitisse uideatur, non quae deleret Iouis Optimi Maximi templum, sed quae praeclarius magnificentiusque deposceret.

(70) Audisti Q- Minucium dicere domi suae deuersatum esse Antiochum regem Syracusis; se illud scire ad istum esse delatum, se scire non redditum; audisti et audies omni e conuentu Syracusano qui ita dicant, sese audientibus illud Ioui Optimo Maximo dicatum esse ab rege Antiocho et consecratum. Si iudex non esses et haec ad te delata res esset, te potissimum hoc persequi, te petere, te agere oporteret. Quare non dubito quo animo iudex huius criminis esse debeas, qui apud alium iudicem multo acrior quam ego sum actor accusatorque esse deberes.

(71) Vobis autem, iudices, quid hoc indignius aut quid minus ferendum uideri potest? Verresne habebit domi suae candelabrum Iouis e gemmis auroque perfectum? cuius fulgore conlucere atque inlustrari Iouis Optimi Maximi templum oportebat, id apud istum in eius modi conuiuiis constituetur, quae domesticis stupris flagitiisque flagrabunt? in istius lenonis turpissimi domo simul cum ceteris Chelidonis hereditariis ornamentis Capitoli ornamenta ponentur? Quid huic sacri umquam fore aut quid religiosi fuisse putatis qui nunc tanto scelere se obstrictum esse non sentiat, qui in iudicium ueniat ubi ne precari quidem Iouem Optimum Maximum atque ab eo auxilium petere more omnium possit? a quo etiam di immortales sua repetunt in eo iudicio quod hominibus ad suas res repetendas est constitutum. Miramur Athenis Mineruam, Deli Apollinem, Iunonem Sami, Pergae Dianam, multos praeterea ab isto deos tota Asia Graeciaque uiolatos, qui a Capitolio manus abstinere non potuerit? Quod priuati homines de suis pecuniis ornant ornaturique sunt, id C- Verres ab regibus ornari non passus est.
(Cicéron, De Signis) Vous avez un quart d'heure pour préparer une traduction.

Vendredi 13 juin

Respicimus: angues orbibus geminis ferunt
ad saxa fluctus, tumida quorum pectora
rates ut altae lateribus spumas agunt.
Dat cauda sonitum, liberae ponto iubae
consentiunt luminibus, fulmineum iubar
incendit aequor sibilisque undae tremunt.
Stupuere mentes. Infulis stabant sacri
Phrygioque cultu gemina nati pignora
Lauconte. Quos repente tergoribus ligant
angues corusci. Paruulas illi manus
ad ora referunt, neuter auxilio sibi,
uterque fratri; transtulit pietas uices
morsque ipsa miseros mutuo perdit metu.
(Pétrone, Satiricon) Vous avez vingt minutes pour préparer une traduction et un commentaire.

24 septembre 2011

Exergue

"Organized people are just too lazy to look for things."
(Bertrand Russel)

Il faut que je mette cette citation en exergue, même si je ne voulais pas faire d'exergue. (En plus, Russel est un dieu de la logique, de la philosophie et des mathématiques.)

Bertrand_Russel

16 octobre 2013

Souvenir de lycée

joseph désiré court - la mort d'hippolyte 1825

Joseph Désiré Court, La Mort d'Hippolyte, 1825

 « De son généreux sang la trace nous conduit,
Les rochers en sont teints, les ronces dégouttantes
Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes. »

(Jean Racine, Phèdre, V-6 - Récit de Théramène racontant la mort d'Hippolyte)

4 janvier 2012

Sasmira, tome 1 : "L'Appel"

Sasmira - 1, L'appel

 

Une intrigue palpitante et un scénario tordu à souhait, paradoxe temporel et costumes anciens, Paris et un château provincial, des personnages étranges et un peu mystérieux : tout, dans cette bande-dessinée, était fait pour me plaire. Et ma sœur a su le voir en m’offrant ce cadeau à Noël !

28 août 2011

Canada - contemplation

P1010031

Le Saint-Laurent, un soir...

5 septembre 2013

Travaux pratiques

Après une matinée noyée dans la paperasse administrative, je me suis occupée de ma publicité pour le Club BD. Deux heures à chercher des images nouvelles, une disposition que je n'ai pas encore utilisée... voilà qui m'a bien vidé la tête. Et c'est parti pour la quatrième édition du Club BD !

affiche 2013-2014

28 novembre 2011

Musique et émotions

Arman___Col_re

Colère d'Arman

(au Musée G. Pompidou, si mes souvenirs de collégienne sont bons)

3 janvier 2011

Strasbourg, le 25 décembre

Photo0608

La neige a blanchi les pavés et les toitures.
Les stalactites scintillent le long des gouttières,
guirlandes supplémentaires dans la ville aux mille lumières.

6 mars 2007

Flic flac floc

bouclettes
Cheveux frisottés
Lunettes mouchetées
Pieds noyés
Chaussettes trempées

13 février 2013

Il paraît que...

... je fais une thèse en MIASS (Mathématiques et informatique appliqués au sciences sociales). Moi je pensais que c'était du TAL (Traitement automatique des langue), ou au pire de l'ingénierie linguistique. Mais non.

Regardez, c'est écrit ici.

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