J'en ai rêvé: souvenirs
Longtemps j'ai été
très peureuse. Et s'il y avait une chose qui m'effrayait par
dessus tout, c'était le cinéma. Je n'allais au cinéma
qu'une fois par an environ, pour voir le dessin animé de Walt
Disney qui sortait. Les ''vrais'' films semblaient trop réels.
Il y avait des morts, de la violence, l'expression de peurs
viscérales... Pour ceux qui connaissent Rock o Rico,
si mes souvenirs sont bons, le dessin animé a un début
filmé qui met un scène un orage énorme. Et bien,
j'en avais peur (je ne l'ai pas revu depuis...). Même dans les
dessins animés les ''méchants'' m'effrayaient: je me
vois encore partir en courant me cacher dans la chambre de mes
parents lorsqu'apparaisait l'horrible Lucifer dans Cendrillon.
Au cinéma, je me souviens m'être bouché les
oreilles lors de l'apparition du dragon dans La Belle au
bois dormant ou à la fin
de Pocahontas.
Puis un jour de janvier, en l'an 2002, ma mère décida
d'aller voir Le Seigneur des anneaux (je sais qu'il est sorti
en 2001, mais le temps qu'il passe au théâtre Fontenay,
il fallait bien qu'un mois s'écoulât). Ma petite soeur
voulut l'accompagner. Quelle honte pour moi si je n'avais pas le
courage d'affronter un petit film de fantasy! Prenant mon courage à
deux mains j'y suis allée. Certes, j'ai passé les
trois-quarts du film à me boucher les deux oreilles et à
fermer un oeil et demi: autant dire que je n'ai pas vu grand chose!
Mais j'avais été attirée par quelque chose de
particulier: les deux yeux bleus et les cheveux blonds d'un elfe!
Alors j'y suis retournée... deux fois. J'étais guérie
et aguerrie.
Maintenant, c'est sans crainte que je découvre de nouveaux
films tous les ans. Et avec plaisir que je redécouvre les
classiques de Disney. Cependant, j'ai toujours, avant de regarder un
film que je n'ai pas revu depuis ma période lâche et
peureuse, un zeste d'appréhension. Ce qui me faisait peur dix
ans auparavant est resté dans mon esprit avec la même
dimension effrayante. L'an dernier, j'ai regardé de nouveau
Pinocchio pour la première fois depuis une éternité,
et c'était le souvenir de la baleine noire qui m'avait
empêché de le regarder avant.
..
scène surréaliste et extrêment angoissante: la parade des éléphants roses, Dumbo
à suivre...












