Les dernières aventures d'Incitatus
~ Mercredi 26 décembre ~
Ce jour, mon frère et moi offrons à notre sœur son cadeau d'anniversaire-Noël. Elle ne sait rien, et nous l'emmenons sur Paris.
Arrivée à la gare, juste à temps pour prendre le train, normalement. Sauf que le train est annoncé « avec un retard de quinze minutes environ ». Tssssk! Nous patientons. Le train est à l'approche, chouette! Le train est à quai. C'est qu'il va vite! Il ne freinera jamais à une vitesse pareille! En effet, le train, tout beau, semi-direct, nous passe sous le nez, laissant échapper dans l'air froid un éclat de rire sadique. Furieuse, j'entraîne frère et sœur sur un autre quai, où le train, cette fois, s'est arrêté. Mais il s'est traîné. Semi-direct, mon oeil!
À
Montparnasse, M4. O.M.G! La foule, la chaleur étouffante,
entre Montparnasse-Bienvenüe et gare du Nord. Chouette! Et puis
une fois à destination, je me rends compte qu'il faut remonter
sur un long morceau, la rue du Faubourg Saint-Denis. Et il fait nuit,
et il y a du monde. Au moins, j'ai découvert qu'il existait un
quartier pakistano-indien dans Paris... Et enfin, je vois le but de
cette escapade nocturne: le théâtre des Bouffes du Nord!
Je
récupère les places et nous montons nous installer à
la corbeille, en plein centre. Vue excellente. Et la pièce
fut... génialissime! Fous rires quasi-permanents, sourires
incessants. Sur scène six acteurs, six hommes, pour jouer tous
les personnages du Songe
d'une nuit d'été
de Shakespeare, rébaptisé pour l'occasion En attendant le songe. Pas de décors, pas de costumes: seulement des
accessoires, et des acteurs vraiment bons, qui nous ont fait croire
jusqu'au bout au rêve.
Retour par M2 (Barbès, Pigalle, Clichy) puis M13 (je suis enfin en terrain connu). Pas d'attente, ou si peu, à Montparnasse, petit changement à chantiers, et tout fut parfait. Partis à 16h30, nous étions de retour à 22h30, le sourire jusqu'aux oreilles.
~ Jeudi 27 décembre ~
Discuter avec Lu. Attendre l'arrivée du Teckel. Les regarder s'engloutir des tartines de confiture de figues, avec leur thé des écrivain anglais, sorti pour l'occasion. Discuter et délirer, dans la cuisine, dans la chambre. Puis les raccompagner à l'arrêt de bus. Juste de quoi sourire toute la journée. :)
~ Vendredi 28 décembre ~
Cela faisait trois ans que je le lui avais promis: j'ai enfin emmené mon élève au Louvre. Et je ne recommencerai pas de si tôt! C'était tout simplement é-pui-sant.
D'abord, le train. Puis le Louvre, où je découvre la joie de faire la queue pour payer une fortune l'entrée du musée. Puis le monde partout. Ceci dit, je n'avais jamais visité la partie « Arts d'Islam », est c'est vraiment magnifique! Je n'ai cessé de repenser à notre TPE, que nous avions réalisé, el Teckel et moi, sur la calligraphie arabe. Verreries, mosaïques, tapis persans... Avant de sortir, j'ai voulu montrer à mon élève la Victoire de Samothrace. Nous avons alors traversé moult pièces, complètement différentes les unes des autres, avant de parvenir à descendre l'escalier devant la Victoire, en jouant des coudes.
Pic-nique
aux Tuileries, puis direction Saint-Michel. J'en profite pour faire
quelques courses à Gibert (et Album). Chocolat viennois à
Häagen-Dazs (petite pensée pour Mimy ^^). Puis direction
Notre-Dame, où nous tombons en admiration devant l'immense
sapin illuminé, sur le parvis de la cathédrale. Vue la
file d'attente, nous n'entrerons pas. La nuit tombe, il est temps
d'aller voir les Champs.
Métro.
Les Champs sont couverts de lumière. À gauche, la
grande roue; à droite, l'Arc de Triomphe. Il ne nous reste
plus qu'à marcher jusqu'à la tour Eiffel. Mais la
demoiselle a mal aux pieds, et elle réclame des histoires pour
oublier sa douleur. J'épuise mes stocks: Proserpine,
Iphigénie, Electre, Psyche: toutes y passent. Lorsque dans le
train, elle me réclama une énième histoire, je
refusai net, ne demandant qu'une chose: le silence! Je n'aspirait
qu'au calme. Était-ce trop demander? Elle se tint coite
jusqu'à l'arrivée...
Depuis hier, j'ai mal à la gorge et le nez qui coule de plus en plus. Je me shoote donc à l'aspirine, au dafalgan et à l'advil, dans l'espoir d'être encore vivante le 31.
Sur ce, valete!


















