Septennat
Il paraît que je dois raconter sept choses sur moi... comme Mimy n'a pas précisé s'il fallait ou non que vous les ignorassiez, il se peut que vous trouviez ici des choses dont vous avez connaissance. M'enfin, ce n'est pas ma faute!
Je suis
paresseuse, j'ai horreur de torturer mes neurones (que suis-je allée
faire en hK? m'allez-vous demander. - je l'ignore encore,
répondrai-je...). J'aime ce qui est logique, parce que cela
ressemble à un jeu, or j'aime tout ce qui est ludique (très
belle phrase, d'une construction tout à fait complexe et pas
du tout puérile). Travailler en s'amusant, voilà ce
qui me plaît! Parce que cela ne demande que peu d'efforts. De
plus, en tant que véritable paresseuse, je déteste
faire la grasse matinée. Je préfère largement
me lever avec mon réveil pour prendre tout mon temps et
traînasser toute la journée.
Amo latinum
et graecem. Sunt mea ratio vivendi. C'est grâce à eux
que j'ai réussi à tenir cette année et que mon
classement au premier CB ne fut pas catastrophique. Ils n'ont certes
pas suffi pour me faire passer en deuxième année, mais
loin de leur en vouloir, je m'en vais même leur consacrer mes
études – et ce, quoi qu'en pensent certains membres de ma
famille! Quand je pense qu'au début, j'avais choisi le latin
par fierté de me différencier des autres et le grec
pour pouvoir intégrer plus sûrement mon lycée!
Croyez-moi, depuis, je me suis amendée...
Je suis myope
depuis que je suis en sixième, ma vue baisse tous les ans et
depuis tout à l'heure, je sais que je suis aussi astigmate.
Je me doute que vous en parlerez à votre cheval, mais peu
importe! Il faut que je trouve sept choses à dire sur mon
compte, alors je meuble! Et je vais chercher mes nouvelles lunettes
samedi (après deux ans, j'en avais assez de toujours porter
les mêmes binocles)!
Mon premier
amoureux fut le Père Noël, avant que je ne m'éprenne
de Tintin. Ce dernier fut mon premier héros: dès que
je fus en mesure de lire (c'est-à-dire dès la fin de
la maternelle), je dévorai tous les albums. Puis je rêvais
qu'il venait me sauver, après que je fus enlevés par
des méchants. Bizarrement, en grandissant, je me suis mise à
rêver davantage à un lit ressemblant au nid du
Marsupilami et à admirer Gaston dans toute sa splendeur...
Je suis une
littéraire (si si!) à qui les mathématiques, et
surtout la physique-chimie manquent terriblement. Bien qu'ayant fait
L, je fais les sudokus, ressors mon compas dès que l'été
arrive et me lance dans l'élaboration des plans de ma maisons
des rêves – à l'échelle s'il-vous-plaît!
– ou du château de Poudlard. J'aime faire des calculs
stupides en cours, comme de savoir que seuls 52% des élèves
étaient présents en cours de latin tel jour. J'ai
besoin de précision dans les informations que l'on me donne
et de rigueur dans l'analyse des textes latins! (quand je travaille
avec traduction, j'analyse tout pour comprendre comment fonctionne
ladite traduction). Bref, je tourne facilement à la
maniaquerie mathématique dans quelques rares aspects de ma
vie (vous l'aurez compris, le reste est voué à la
Paresse).
J'ai un ego
surdimensionné qui me fait horreur et que je tente d'enfouir
au plus profond de moi. Je déteste que l'on maltraite mon
amour-propre, l'humiliation m'effraie. Malgré tout, je fais
mon possible pour que mon orgueil reste dissimulé, bien que
cela soit très difficile. Quant à la moquerie, je ne
la supporte tout simplement pas: je suis incapable d'autodérision
et me vexe à la moindre boutade.
Voilà
deux jours que je bloque sur le septième point, alors je vais
vous dire un peu de tout et de n'importe quoi, je vais vous parler
de mes délires du moment. Tout d'abord, j'ai acheté
mon premier manga samedi (je sais ce n'est pas un manga, mais tout
le monde s'en fiche!). Ensuite, la semaine dernière, j'ai
agrandi ma culture cinéma en visionnant pour la première
fois Le Journal de Bridget Jones.
Cette semaine j'ai lu ma première vraie lecture depuis le
mois de février: Orgueil et préjugés,
que j'ai littéralement dévoré. Et depuis deux
semaines maintenant, je retrouve mon cher Teckel sur msn et nous
délirons pendant des heures sur: le drarry, Les
Chansons d'amour, le drarry,
les péchés capitaux, le drarry, ce qui nous passe par
la tête, sans oublier bien sûr le drarry.
Fini! Ouf! Bien, il me reste à nommer sept victimes, si j'ai bien compris? Alors... le Teckel a déjà été nommé. Hum... Pitou G. ET Pitou V. (d'une pierre deux coups! Chouette!), Pépina, le lézard tunisien, Lu, Truly et Eric. Voili voilou...



Récit en rêve, cauchemar éveillé. Ce
dessin animé, il paraît que je l'ai regardé des
centaines de fois quand j'étais petite. Pourtant, c'est
certainement le plus angoissant de tous. Il exprime les peurs
d'enfance, les peurs irrationnelles. Se perdre dans une forêt,
l'obscurité, la noyade, la chute dans le vide, le labyrinthe,
les monstres. Surréaliste et pourtant si familier, cet univers
onirique est plus qu'envoûtant. On s'y perd. L'ambiguïté
est partout: on ne sait qui nous aidera, qui nous fera obstacle, et
ce pour la simple et bonne raison de tous les personnages sont
doubles. La dualité. Tous les personnages semblent
prêts à aider la pauvre Alice, mais tous finissent par
la chasser. La solitude, la cruauté aussi: les huîtres
ne finissent-elles pas dévorées? La tyrannie de la
reine de coeur. Être jugé coupable alors même que
l'on n'a rien fait. Un chat inquiétant. La folie.
L'incompréhension. Les mots qui s'effacent, les traces qui
disparaissent, le chemin balayé. Ce cauchemar, je n'en ai pris
véritablement conscience que lorsque j'ai regardé ce
film il y a quelques mois. Je ne me souvenais guère que du
mignon lapin blanc et des beaux dessins, des chansons. En
grandissant, on se rend compte de la profondeur de ce film. Il est, à
mon avis, le moins mièvre de tous.