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Vous en parlerez à votre cheval...
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11 octobre 2011

Jeune étudiante sérieuse cherche grammaire anglaise.

Aujourd'hui, pour la première fois depuis cinq ans, j'ai eu un cours d'anglais. Résultat : des exercices basiques de grammaire à faire pour vendredi. Choisir à chaque phrase s'il faut employer le present perfect ou le past simple. Forcément, il arrive une phrase où on a un vieux doute.

Je me mets alors à farfouiller dans ma bibliothèque, en quête d'une grammaire d'anglais. Et là... damn it ! J'ai deux grammaires du français, un abrégé de grammaire latin, une grammaire du turc à l'usage des francophones (si si, c'est vrai), une grammaire du coréen en deux volumes... mais pas de grammaire de l'anglais.

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4 janvier 2009

Fin

Deux semaines ont passé. Ma sœur est repartie pour Albi. La nouvelle année a commencé son cycle. Les repas pantagruéliques ont (normalement) pris fin. Le sapin restera dans le salon pendant quelques semaines encore, puis on le rangera jusqu'à l'année prochaine.

Deux semaines ont passé, trop vite à mon goût. J'avais prévu de travailler, comme d'habitude, je n'ai rien fait, comme d'habitude. À peine esquissé quelques notes pour réviser le devoir de lundi. Pas même ouvert mon livre de grec moderne, comme j'avais dit que je le ferais, ni même lancé la grande campagne de traduction plutarquéenne. Nous sommes dimanche, et j'ai tout à faire.

1 septembre 2006

C'est la fin...

Je suis rentrée. J'ai quitté cette bulle où le temps semble s'écouler différemment. Maintenant, il me semble que les aiguilles de l'horloge se sont emballées et s'ingénient à rapprocher le dernier jour le plus rapidement possible. Nous sommes partis de cette maison la tête pleine de bons souvenirs et j'essaie de ne pas me reconnecter trop vite à la réalité. Cette réalité qui m'effraie un peu... Je rentre en prépa, mais qu'est-ce qui m'attend encore? J'ai horreur du changement, mais je l'aime en même temps. Étrange, n'est-ce pas? J'aime avoir mes habitudes, parce qu'ainsi, je stresse beaucoup moins. Mais l'évolution empêche la lassitude, l'ennui. Certain diraient que c'est le travail qui éloigne de nous l'ennui... Bref, tout ça pour dire que comme d'habitude, je n'ai pas fait la moitié du quart de ce que je voulais faire, je n'ai pas fini mes devoir de vacances, je n'ai pas envie de retourner travailler... ça sent la fin, c'est la fin.

11 décembre 2006

11

Le jour où j'ai découvert que le Père Noël n'existait pas

En CP, jeune et innocente, je gambadais dans la cours de récréation en compagnie de mes deux meilleures amies A. et C. Puis, A. est montée sur un banc et a attroupé les gens qui passaient par là. Elle a alors déclaré solennellement que le Père Noël n'existait pas. C. et moi n'avons pas voulu la croire, et à 16h30, à la sortie des cours, la première chose que nous demandâmes à nos mères fut « Maman, pas vrai que le Père Noël il existe, hein? Pas vrai qu'il existe? » Et là, ce fut le drame. Nos pires attentes se trouvèrent confirmées par les mots cruels qui se déversèrent des lèvres maternelles. Mes yeux s'emplirent de larmes.

- Mais alors, je ne serai jamais la Mère Noël?

25 juillet 2006

Aventure rocambolesque

Thiais, Choisy, Nogent-sur-Marne, Champigny, Joinville-le-pont, Saint Maur... autant de noms qui évoquent les guinguettes du bord de Marne, où l'on va guincher le dimanche. Les panneaux défilent devant mes yeux fatigués. Voilà deux heures que nous sommes partis de Plaisir. Fontenay-sous-Bois. Quelle direction faut-il suivre? Le Perreux ou Bry? Ça y est: nous sommes encore perdus. Nous sommes maintenant dans le bois de Vincennes. Demi-tour. Nous demandons notre chemin. Mais qu'avons-nous fait pour en arriver là? Commençons donc le récit par le début.

J'arrive au boulot à neuf heures, comme tous les matins. On me dit que les étiquettes ont bien avancé, mais qu'ils ont pris du retard à l'étamage. On a besoin de nous à l'usine. Celle-ci se trouve à Neuilly-sur-Marne. Ce n'est pas si loin. On peut y être ne moins d'une heure. Mais c'est sans compter sur l'A 86 qui est bloquée; les voitures sont à l'arrêt. On prend la première sortie: Choisy. Et là, même topo. Les routes bloquées. Nous parcourons trente mètres en une demi-heure. Nous empruntons un autre chemin. Voilà près de deux heures que nous sommes partis. Nous passons l'heure suivante à demander notre chemin: nous sommes perdus dans la jungle des petites villes de l'est parisien. Quand nous arrivons, c'est la pause déjeuner. Débute ensuite le travail.

Qui a dit que je n'aimais pas enlever les étiquettes? Mais c'est génial! À l'usine, nous passons notre temps debout, à accrocher les moules à tartelette sur des fil de cuivre, pour ensuite les envoyer dans le bain d'étain. Au bout de dix minutes, les ampoules apparaissent sur mes doigts douloureux. Quand on se rend compte qu'on manque de fil, on me change de poste. Je suis désormais chargée d'accrocher les fameux fils de cuivre sur les crochets. Je peux vous dire que je n'ai pas beaucoup travaillé aujourd'hui, mais suffisamment pour me rendre compte que je préférais mille fois rester assise toute la journée à côté du ventilateur à retirer des étiquettes...

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6 juillet 2006

How sinful are you?

Suivant l'exemple de ma très chère belette, je suis allée faire un tour sur blogthing et ai découvert un quizz plutôt approprié à nos recherches du moment (celles en vue de la soirée prévue le 9...)
Je vous livre donc les résultats, plutôt normaux, dans mon cas!

***Your Deadly Sins***
Sloth: 80%
Gluttony: 20%
Envy: 0%
Greed: 0%
Lust: 0%
Pride: 0%
Wrath: 0%
Chance You'll Go to Hell: 14%
You will get bugs, because you're too lazy to shoo them off. And then you'll die.
(ou: You will die while slpeeping - and no one will notice...)

http://www.blogthings.com/howsinfulareyouquiz/

23 novembre 2011

Lux

Levée avant le soleil, j'ai travaillé dans l'ombre de mon rideau tiré, l'écran éclairant de sa lumière blafarde mon visage et mes yeux éveillés malgré l'heure matinale.

Aussi, lorsque je suis sortie quatre heures plus tard, la ville s'agitait déjà, bruyante et mouvante.

Sur le boulevard, derrière les voies de chemin de fer, se profilait un soleil voilé mais resplendissant de beauté. Les nuages légers, légers, donnaient une nuance à peine discernable de jaune, oranger, rose presque à cette lumière douce et brumeuse, comme saupoudrée.

Devant ce décors d'une splendeur discrète, les cheminées des immeubles se découpaient, noires, alignées sagement devant cette clarté automnale.

21 octobre 2011

Il pleut des mémoires

Qui a dit qu'en master pro on ne faisait pas de mémoire ? Je cite ci-dessous la brochure de mon master (et donc ce qui m'attend concrètement au mois de janvier) :

d) Projet d’intégration et mémoire
Les étudiants doivent réaliser et présenter, en équipe de deux à trois personnes, un projet à forte composante technologique répondant à une problématique d’ingénierie linguistique. Ce projet se déroule, à temps partiel, sur tout le second semestre (hors stage et projet final) et doit mettre en application les enseignements fondamentaux de l’ingénierie linguistique et l’enseignement de management de projet.

e) Projet final et mémoire
Les étudiants doivent monter, en groupe de trois à quatre personnes, un dossier préliminaire à partir d’un cahier des charges peu spécifié. Ils doivent ensuite défendre ce dossier comme s’il fallait défendre un projet devant une direction générale ou une direction scientifique d’une entreprise. Ce projet se déroule, à temps complet, à la fin du second semestre (hors stage).

UE 2: Stage dans une entreprise et mémoire M4IL302 U (15ects)

21 mai 2011

Les enfants terribles

Lundi dernier, cours avec les cinquième, en français. Au programme, comme d'habitude, des exercices de grammaire sur le fichier et quelques explications pour ceux qui n'auraient pas suivi pendant le cours avec ma collègue. Seulement, il y a toujours ceux et celles qui n'ont pas leur fichier. Et depuis quelques semaines, fatiguée d'en voir sans leurs affaires malgré mes multiples avertissements, j'ai décidé de mettre à la porte ceux qui arriveraient les mains vides.

Et lundi dernier, alors que j'appliquai plus ou moins la sentence pour la deuxième fois, la classe tout entière, prise d'une sorte d'accès de folie, s'est mise à me huer. Ouais, à me huer.

L'an dernier, j'aurais fui en courant ou aurait perdu pied, sans aucun doute. Lundi dernier, j'ai eu trois secondes d'absence - le temps de réaliser l'énormité de ce qui se passait devant moi, de comprendre ce que j'étais en train d'expérimenter. Et d'un coup, le déclic dans mon cerveau.

La colère. Brève. Violente. Je hurle comme jamais encore je ne l'avais fait. Je hurle tellement fort que j'en deviens écarlate. Que je m'en brise la voix. Cette colère, jamais je ne l'avais éprouvée à ce point. Le silence est revenu, et presque le calme. J'étais tellement secouée que j'en avais les jambes coupées.

Bien sûr, j'ai fait mon rapport à leur prof principale. Et j'ai reçu hier une pile de lettres d'excuses dans mon casier. Et bien sûr, tout est pardonné. Je ne suis pas rancunière, et leurs fautes de français et phrases aux tournures si amusantes m'ont bien amusée. Et sans doute ma naïveté sans borne et mon optimisme qui frôle l'imbécilité me poussent à croire ce qu'ils écrivent, à savoir qu'ils seront sages comme des images, qu'ils aiment mon cours et que je suis une prof gentille... "Heureux les simples d'esprit," comme dirait Matthieu.

Mais tout de même. C'est une expérience qui marque.

4 janvier 2011

Le 26 décembre dernier

Le 26 décembre dernier, un peu après 23h, un avion quittait l'aéroport de Roissy avec près de deux heures de retard, à destination de Dehli. À bord, une personne essaye peut-être de dormir. À moins qu'elle ne potasse ses guides touristiques, ou qu'elle ne se ronge les ongles. Non, elle ne se ronge pas les ongles. Sans doute le ferais-je à sa place, mais elle non. Ce n'est pas son genre. Cette personne ne rentrera en France qu'en mai. Elle est partie étudier un semestre à l'IITK. Elle a créé un blog pour raconter son expérience au jour le jour.

Cette personne, c'est ma sœur.

22 novembre 2010

Rien ne va plus

Il n'est pas encore huit heures et demi que déjà on sent un vent de panique parcourir les quelques professeurs qui professent à une heure si matinale: il n'y a plus une seule ramette de papier dans tout le collège. Catastrophe! Une enseignante de français est même venue mendier au CDI, mais je n'ai pu lui donner que quelques malheureuses feuilles.

Deuxième problème, de taille: plus de lumière au CDI! Seul l'ordinateur du documentaliste fonctionne encore. C'est un coup de chance. Même internet fonctionne, ce qui signifie que la salle informatique n'est pas hors service (le serveur y est situé). Mais la conséquence fâcheuse, c'est que je ne peux faire de tri, avec la pénombre qui règne dans l'endroit. Au moins, je n'aurai pas d'élèves, jusqu'à ce que soit rendue la lumière!

20 novembre 2010

Amoena vita

Le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est frais, presque froid, mais sec. Il ne pleut plus depuis trois jours, et pour la première fois depuis plusieurs semaines, il ne fuit plus dans ma salle de bain. Mon poids a recommencé à descendre, et c'est le pas léger que je suis remontée de Bâlard jusque chez moi, sous la caresse d'un soleil d'hiver.

Georges Brassens, le marché grouille. Les mille couleurs des fruits et légumes, les potirons me font de l'œil, et les poissons béent sur l'étal, voisins des poulets rôtis et côtelettes. Le clocher se met à faire résonner son carillon. J'ai l'impression que c'est dimanche, un beau dimanche matin de novembre.

La vie est belle. Je me promène à Paris sous le soleil et je me sens chez moi. Deux voitures m'ont gentiment laissée passer, piétonne. Et j'ai fait du latin avec mon élève.

Finies les crises d'angoisse et insomnies du début de semaine. Je suis bien. Amoena vita.

26 octobre 2010

Formatation

Impressions à chaud, lundi midi

Il y a ceux qui bossent en Seine-Saint-Denis et qui pensent avoir plus de difficulté que tout le monde, ceux qui contestent les réformes, ceux qui racontent leur vie, ceux qui ne sont jamais contents, ceux qui pensent qu'ils n'y arriveront jamais, ceux qui sont persuadés que leur problème est le pire de tous et qu'il est insoluble, ceux qui sont sûrs d'eux et qui la ramène tout le temps...

Et moi dans tout ça, j'ai l'impression que je ne corresponds pas au modèle. Je suis encore étudiante, alors que tous les autres sont sortis de leurs études – depuis longtemps déjà pour certains (je pense entre autre à ces mères de famille qui reprennent une activité professionnelle). J'enseigne le latin, quand les autres sont profs de maths, d'histoire ou d'anglais. Je suis dans un collège-lycée où les gamins ne sortent pas franchement de milieux aisés, alors que selon les dires des autres, ils sont dans des établissements bien bourgeois qui ont les moyens. Ils parlent de leurs confrontations avec les parents, quand je n'en entends jamais parler, de pression au niveau de la direction, quand c'est le directeur que je vais voir au moindre problème.

J'ai sincèrement l'impression que je n'ai rien à apprendre ici. Ou du moins, que cette « formation » ne m'apprendra rien de très utile. Et je ne parle même pas de mes heures en temps que documentaliste et de mon unique heure de français, où je suis censée donner la suite du cours d'une collègue, qui ne m'envoie jamais le travail à l'avance.

J'ai l'impression de perdre mon temps.

Impressions à froid, mardi soir

Formatage, plutôt que formation. Ça a beau être organisé par le diocèse, on nous parle tout le temps d'éducation nationale. Le jargon du milieu écorche mes oreilles, et on nous explique clairement ce qu'il faut faire et ne pas faire. Il faut rentrer dans le moule, et faire rentrer les élèves dans le moule avec nous. C'est effrayant, et donne envie de fuir.

Si ce matin j'ai appris davantage de choses, il n'en reste pas moins que les langues anciennes n'existent pas dans ces formations. On les a déjà oubliées, laissées dans le placard, sous couvert de beaux discours. Qu'ils se démerdent donc, ils ne mourront pas sans langues anciennes. Mais qu'ils ne viennent pas se plaindre plus tard, les ignares haut perchés de l'éducation et du ministère. Moi je sais, et égoïstement, ça me suffit.

22 octobre 2010

Ciels métropolitains

Il est neuf heures, hier matin. Je descends dans le réseau suburbain, dans ces immenses galeries où jamais l'on ne voit la lumière du jour. Les murs sont blancs, les néons blafards, les visages anonymes et fatigués. Les grincements, les sifflements bercent les usagers usés, comme une chanson écoutée de trop nombreuses fois.

Il est neuf heures trente, hier matin. Je remonte les escaliers, boulevard Saint-Germain. Et le ciel bleu, froid, m'éblouit de son oeil souriant. L'air me réveille, me sort de ma torpeur, envoie valser tous ces lambeaux de métro et les arbres se découpent dans ce ciel bleu, froid, immaculé. C'est bientôt l'hiver, mais il fait beau, l'air est lumineux.

Il est bientôt vingt heures, hier soir. Je ressors du réseau souterrain, à l'endroit même où j'étais entrée le matin. Le ciel est presque noir, c'est la nuit, c'est l'hiver. Les voies de chemin de fer passent au-dessus des boulevards des maréchaux. Les colonnes sont éclairées de spots jaunes. Les phares des voitures, les lumières du tram, ne sont pas encore là: le feu est rouge. Personne. C'est désert, presque silencieux. Cela ne durera que quelques secondes. Mais le ciel est noir et vide. Ni nuages, ni étoiles. Rien. Pas même la lune.

10 octobre 2010

Tricherie

Que les élèves n'apprennent pas, qu'ils n'écoutent pas en cours, c'est leur problème. S'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est la tricherie: la tricherie est d'une lâcheté sans borne, on n'assume pas son manque de travail, et on prend le prof pour un imbécile!

C'est pourquoi je prends toujours soin de faire le plan de classe pendant le contrôle. Et quand deux voisines me sortent que pater, patris, m est de la "3ème mixte", et autres bizarreries identiques tout le long de la copie, je tique. Je compare précisément les deux copies. Point par point. Et je crois n'avoir jamais eu affaire à d'aussi mauvaises tricheuses! Même la note finale est identique!

Si on n'est même pas fichu de tricher intelligemment, on récolte un zéro, et dès l'heure suivante, sans préavis, on va en permanence refaire le contrôle, dont la note sera automatiquement divisée par deux.

Non mais!

6 octobre 2010

"Je est un autre"

Il n'est pas dans mes habitudes de faire de la publicité pour d'autres blogs, mais il fallait que je vous donne un morceau de ce que je viens de lire chez Truly (de retour après une si longue absence)...

"Il, quand je dis il je parle de lui, d’un autre, de l’autre, mais parfois il est moi, éclairage utile pour qui ne veut pas comprendre ce qui suivra, il disais-je, quand je dis je, il parle du narrateur dont on ne sait qui il est, il était droit comme un il, autre moi peut-être vingt, trente ans plus tard, il avait été posé là, assigné à son fauteuil dans sa robe de chambre qui fût un jour écossaise, le regard fixe, la bouche légèrement et obstinément entrouverte, quêtant les derniers souffles de vie, les tubes sortant de son corps chantant les dernières mélodies pas à la mode. Posé là dans le couloir, il me regardait, plus exactement son regard ou plutôt ses yeux étaient dans ma direction, voilà c’est cela j’étais dans son champ visuel, comme un obstacle à son horizon morbide, peut-être se voyait-il vingt, trente ans plus tôt."

1 mai 2010

Your Harry Potter alter ego is...

You Scored as Ron Weasley

You often feel like second best and as a result don't have an awful lot of self confidence, but a truer more capable friend would be hard to find.

Ron Weasley 85%
Albus Dumbledore 80%
Hermione Granger 80%
Draco Malfoy 75%
Remus Lupin 75%
Ginny Weasley 60%
Lord Voldemort 55%
Sirius Black 50%
Harry Potter 45%
Severus Snape 40%

PS: je précise que le questionnaire étant en anglais, j'ai répondu au hasard à certaines questions...

16 octobre 2006

Sept

Un jour, traînant dans le rayon bandes dessinées de Gibert, j'ai découvert ceci au dos d'un album:


                            De l'orgueil, tel Narcisse,
                                    tu payeras le lourd tribu.

                            De la paresse, tel Pâris,
                                    tu succomberas au lent venin.

                            De la gourmandise, tel Thésée,
                                    tu subiras les immondes tourments.

                            De la luxure, tel Orphée,
                                    tu goûteras le fruit amer.

                            De l'avarice, tel Midas,
                                    tu apprendras la dure loi.

                            De l'envie, tel Prométhée,
                                    tu connaîtras le châtiment éternel.

                            De la colère, telle Pandore,
                                    tu seras l'instrument fatal.

                                Enfin, à la toute fin,
                        à ton âme par sept fois anéantie,
                                    l'Espérance seule il te restera
                                pour vivre et revivre.

Je profite de ce texte, superbe, pour mettre des liens vers de textes écrits par les incarnations de Sept péchés capitaux (on attend toujours les productions de la Luxure et de la Gourmandise, mais pour palier à ce manque, un lien vers une page de citations est mis en place.)

7 août 2006

Senteurs méridionales (le 3 août)

Dans l'air brûlant de l'après-midi, le pin exhale sa forte odeur de résine. Une main s'égare dans la haie de romarin; un doigt s'attarde sur les fines feuilles. Son parfum entêtant y restera pendant des heures. Marchez le soir dans l'herbe et vous sentirez le thym et ce qu'on appelle le poivre de l'âne. Si vous approchez de la piscine, le chlore vous piquera les yeux et le nez. Quand on arrose, de la terre rouge du midi émane une senteur toute particulière.

Ces odeurs, je les connais depuis que je suis toute petite, depuis toujours. Tous les étés, séjour de mise chez la grand-mère, dans la demeure varoise. Pour beaucoup de gens, ces parfums signifient beaucoup. Pour beaucoup de gens, ces senteurs sont celles du paradis. Pour moi, elles ne signifient rien. Aucune émotion, aucun bon souvenir, rien. Je les reconnaîtrais entre mille, ne les oublierai certainement jamais, mais elles me laissent de marbre.

7 août 2006

Dans le pétrole (vendredi 27 juillet)

Petit périple Paris-Lyon. Pause juste après avoir passé le Rhône. Un hôtel. Mais attention, pas un hôtel perdu en ville, au milieu des immeuble, non: on a trouvé encore mieux: un hôtel perdu au cœur des raffineries de pétrole... une vue splendide sur les cheminées illuminées de l'usine la plus proche, des entrepôts partout autour de cet hôtel qui rappelle les motels américains que l'on voit dans les films.

7 août 2006

Douce France... (vendredi 27 juillet)

Quand on part de Paris, capitale cosmopolite entre toutes, quand on emprunte l'autoroute du sud, on coupe la France en deux. On passe par le cœur du pays. Une grande cicatrice de bitume sur un corps de rêve. Des champs, des forêts, un paysage vallonné. Bocages et pacages. Fleuves, rivières et ruisseaux. Le charolais et sa viande de bœuf, la Bourgogne et son vin. Les rivages de ce courant interminable d'automobile sont jalonnés de châteaux, de villages, de fermes. Comment ne pas apprécier une telle harmonie, une telle variété? Demain, quand nous approcherons de notre but, nous verrons les crêtes dentelées du massif des Maures, les eaux glauques du lac de Saint Cassien.

26 mars 2012

Top départ

C'est parti pour six mois de stage. Le stress me sert l'estomac (mais ne m'a pas empêchée d'avaler un petit-déjeuner princier) et me noue les intestins. C'est étrange de se dire qu'on a déjà travaillé, mais qu'à vingt-trois ans bien tassés, jamais fait de stage (pas même en troisième). Je ne connais pas vraiment le monde de l'entreprise, mes seules incursions dans la vie active s'étant faites par la voie de la fonction publique. Et j'ai tellement de préjugés sur cet univers que mon stress ne fait qu'augmenter.

Peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir. Ce n'est pas la possibilité d'une embauche qui m'angoisse : je n'en ai pas besoin. L'année prochaine je retourne à l'université, pour trois années supplémentaires ("rengagez-vous, qu'i' disait"). Mais découvrir des gens nouveaux, à qui il va falloir parler et avec qui il va falloir communiquer, mon Dieu ! Saurai-je le faire ?

Il est bientôt neuf heures. J'y serai sans doute dans un quart d'heure. Je sais, c'est indécent, mais c'est la seule chose qui ne m'angoisse pas ce matin.

Allez, j'entre dans l'arène !

1 février 2011

Épisté-maux... de tête

« Si les prédicats sont des opérateurs, la prédication est une opération d'application d'un opérateur à ses arguments-opérandes et les structures prédicatives sont les résultats des opérations de prédication qui mettent en œuvre des prédicats et des arguments. »

Il ne pouvait pas faire plus lourd. Je déteste les profs qui font étudier leurs propres textes à leurs élèves. C'est d'une suffisance tout-à-fait écœurante.

Et quand ce n'est un texte de lui, c'est l'écrit d'un philosophe obscur. J'ai ainsi appris qu'il ne fallait pas réifier la pensée, si l'on voulait avoir un raisonnement scientifique. Ça me fait une belle jambe : ça, je l'avais déjà appris.

Ce cours ne sert à rien, quand on est en master professionnel. On a besoin de situations concrètes, pas de brassage de grandes idées et de concepts abstraits. Je ne suis toujours pas réconciliée avec la philo. Le seul qui ait réussi à élever ma réflexion dans l'abstrait était agrégé de maths.

Je suis censée avoir terminé de lire et digérer ces textes avant une heure. J'ai un mauvais pressentiment en ce qui concerne ce partiel...

7 août 2006

Retour!

Enfin! Je reviens de vacances avec quelques notes... mais surtout avec la joie du retour chez soi. Rien ne pouvait me faire davantage plaisir à mon retour que cette belle averse. Sortir les bagages du coffre pieds nus dans l'herbe détrempée. Les grosses gouttes d'eau qui s'écrasent mollement sur mon visage et mes épaules. Cette odeur discrète de la pluie qui tombe depuis longtemps déjà. Cette odeur qui me souffle à l'oreille: "tu es chez toi"...

21 juillet 2006

Mille excuses, bis repetitam

Les embêtements continuent... Au départ, nous changeons simplement de serveur. Mais l'ancien s'est vexé et n'a donc pas attendu que nous résilions le contrat pour nous supprimer notre connexion ADSL. Donc nous nous retrouvons avec la connexion ancienne version, celle qui mange notre ligne téléphonique, qui coûte cher et qui est dix fois plus lente.

Le modem est censé (je dis bien censé!) arriver à la fin de la semaine prochaine. Je m'excuse de ce contretemps, et croyez bien que j'en suis la première frustrée!!! J'ai des tas de notes en attente sur mon ordi, qui n'attendent qu'une connexion plus rapide (parce que s'il faut un quart d'heure pour poster chaque note, je ne suis pas arrivée...).

A très bientôt,

Incitatus

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