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Vous en parlerez à votre cheval...
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18 octobre 2010

Surprise

Ils sont en cinquième. Ils n'écoutent plus rien. Il reste deux minutes.

- Sortez une feuille. Donnez la définition de synonyme et d'antonyme, avec des exemples.

Aujourd'hui, je corrige. A. m'écrit:

"Synonyme et antonyme sont des contraires de même classe grammaticale."

En plus inquiétant, j'ai trouvé:

* "un synonyme son des mot qui ne s'ecrive pas de la même façon mes on le même sence"

* "exemple [de synonyme]: pourtant - nez en moin"

* "synonyme: c'est un mot qui a le même d'un mot qui na pas la même racine" (certes...)

* "synonyne: un mot qui ve dire la même chose mais ne s'écrit pas pareil"

Et je ne compte pas le nombre de "synonimes"...

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13 octobre 2010

Je craque

Deux semaines que je dois parler de plus en plus fort pour couvrir le brouhaha de plus en plus insupportable de la classe. Deux semaines que je répète à tout va que je veux le silence. Deux semaines que je perds près de vingt minutes par cours à attendre le silence. Aujourd'hui, j'ai craqué.

A1 s'est levé une fois de trop. "Tu restes à la fin de l'heure, on va voir le principal ensemble." Ma voix claque, le silence tombe. L'élève, penaud, se tient coi jusqu'à la fin du cours.
N joue avec les trousses et se lève une fois de trop, lui aussi. "Tu te joindras à ton camarade pour l'entrevue avec le directeur." Réaction opposé: sa punition "injuste" l'énerve, et il le fera entendre jusqu'à la fin de l'heure.
A2, son voisin, ricane - sans doute à cause de la punition. Qu'à cela ne tienne, ils sont trois chez le directeur.
L'élève du premier rang - M.A. - m'épuise. Certes, il se prend des craies sur la tête, mais je ne peux voir derrière moi et tout ce que je sais, c'est qu'il est trop bruyant. Jusque-là, il a échappé à toute sanction, mais aujourd'hui, il viendra avec les autres voir le directeur.
Enfin, un cinquième, P.E., s'ajoute à cette petite liste.

Résultat des courses: trois quarts d'heure chez le principal à la fin du cours, de la copie à tout va, des menaces de conseil de discipline... Et moi qui voyais ces pauvres élèves se faire enguirlander, j'étais très mal pour eux. Du coup j'essayais quand même d'arrondir les angles, je me faisais un peu l'avocat du diable.

Des fois, je me dis que je suis trop gentille.

24 mai 2010

Aaaaaaargh!

<extraits de ce qui me prend la tête depuis 4h non stop - migraine en vue>
   /**
     * @brief Recherche du dernier fils d'un noeud
     * @param n: noeud concerné
     * @param gd: position du fils recherché (true si fils-gauche, false si fils-droit)
     * @return le dernier fils de la liste des fils du noeud concerné
     */
    public static NoeudB dernierFils(NoeudB n, boolean gd) {
        if (existeFils(n, gd) == false)
            return null;
        else {
            NoeudB nf = (NoeudB)Liste.lire(n.fils, Liste.longueur(n.fils)-1);
            return nf;
        }
    }

    /**
     * @brief Parcours récursif en profondeur
     * @param n: noeud de départ
     * @param type: type des éléments
     */
    public static void profondeur(NoeudB n, Class type) {
        if (existeFils(n) == false) return;
        NoeudB nf = têteFils(n);
        do {
            profondeur(nf , bI);
            nf = frereDroit(nf);
        } while (nf != null);
    }

11 juin 2008

Nihil

Le 21 juin, je m'envole pour quatre jours à Venise, cadeau d'anniversaire de ma grand-mère: ça c'est bien!

Et après ça, RIEN, NEANT, VIDE. Trois mois à me tourner les pouces... shit!
Je ne suis pas déçue, je ne suis pas déçue, je ne suis pas déçue, je ne suis pas déçue, je ne suis pas déçue... [P'tain! Zut! Je n'aime pas ce genre de mail!]

5 décembre 2007

A nos vingt ans!

Voici ce que j'ai trouvé dans ma boîte mails aujourd'hui, envoyé par ma Dame-Oiselle. Pour vous, amis lecteurs, je vais commenter cette liste. Ainsi vous vous rendrez compte que j'ai loupé quelques petites choses de mon "jeune âge". Pour la seconde partie de cette liste, je prendrai ma sœur comme point de comparaison, puisqu'elle est née précisément en 89.

A nos 20 ans ! (ou un peu plus)

Avis à la génération '80:
> Tu connais tous les personnages des Minikeums, ainsi que la musique du générique.
> Faux, je regardais Tintin et Lucky Luke, mais pas les Minikeums.
> Tu as collectionné les Pogs.
> Je préférais les billes. De toute manière, j'étais nulle aux Pogs (mais c'est sur un Pog que j'ai découvert pour la première fois Indiana Jones, avant de voir un des films, plus de cinq ans après).
> Tu as été voir Henri Dès à l'Olympia alors qu'il portait encore une moustache.
> Non, mais j'ai vu Anne Sylvestre au théâtre.
> Tu lisais les livres de la collection 'Chair de poule'.
> Je n'ai jamais pu lire un de ces livres en entier. Je préférais largement la Bibliothèque Rose, avec les aventures de Larmal'oeil, Oui-Oui et Jojo Lapin!
> Ton grand frère/ta grande soeur écoutait Kurt Cobain, mais il était encore vivant.
> J'ai pas de grand frère!
> Tu as dansé sur 'Wannabe' des Spice Girls.

> Les Spice Girls, dans mon cerveau de fillette de CM1 ou 2, c'était le mal. Je le pense toujours.

> Tu as pleuré au cinéma quand Mufasa est mort dans 'Le Roi Lion'.
> Ça m'a surtout traumatisée: je n'ai pas revu Le Roi Lion depuis.
> Les filles faisaient des chorés sur S Club 7.
> C'est quoi S Club 7?
> Friends passait encore à la télé.
> Peut-être... ah oui! J'ai dû en voir un ou deux épisodes quand j'étais au collège. Mais j'ai vraiment regardé cette série il y a deux ans, quand on a offert les DVD à ma mère.
> Tu regardais 'Docteur Quinn' et 'Une nounou d'Enfer'.
> En 3ème, j'étais externe. Tous les midis, je rentrais et mangeais devant Docteur Quinn avec ma mère.
> Pour toi Teri Hatcher c'est d'abord Loïs dans 'Loïs et Clark' et Will Smith c'est 'Le Prince de Bel-Air'.
> Loïs et Clark, pendant plusieurs mois, il fut hors de question que j'en loupe un épisode! Qui ne se souvient pas du baiser dans l'espace, devant la pleine lune? (Et ma mère derrière, qui brisait l'ambiance en se demandant comment ils pouvaient bien respirer sans oxygène!)
> Tu as tous les Disney en cassette vidéo.
> Presque: on a prêté Le Roi Lion et on ne nous l'a jamais rendu. Je crois que c'est un des rares qui nous manque.
> Tu as appris à lire avec Ratus.
> Faux, dans ma classe, c'était « Julien et Sophie jouent. » De toute manière, je m'en fichais, je savais déjà lire.
> Tu es allé à l'école avec 318 filles nommées Camille, Sarah, Mathilde et Emilie et 245 garçons nommés Hugo, Kévin, Pierre et Jérémy.
> Camille, c'était ma meilleure amie. Sarah, je l'ai retrouvée au lycée: elle était dans ma classe en CP. Mathilde et Emilie m'ont moins marquée... Il a dû y avoir un Hugo dans ma classe en CP ou CE1. Kévin, je ne l'aimais pas en CM1, parce qu'il me faisait de la concurrence pour la première place. Pierre... un phénomène de lycée. Jérémy, je ne m'en souviens pas.
> Tu as plus d'une fois placé ton pouce sous ton menton avant de violemment le retirer en disant 'Ché !'.
> Jamais.
> Tu ne lisais que les Tom-Tom et Nana dans 'J'aime lire'.
> Carrément! Quelquefois, je lisais aussi l'histoire quand même...
> Pour toi Anastasia c'est un Disney.
> Je l'ai cru pendant longtemps...
> Tu n'as PAS écouté Lorie à l'école primaire.
> Non. Ma sœur oui.
> Tu allais à la boulangerie pour acheter des 'Couilles de Mammouth'...
> Je n'ai jamais goûté ces choses, mais je me souviens parfaitement de la tête que ça avait.
> ...que tu payais en Francs.
> Ah ça! Il m'arrive encore de convertir en Francs (surtout en Angleterre, c'est plus facile...)
> Tu étais au collège en cours de Maths quand les avions ont frappé les tours World Trade Center.
> Possible.
> Tu as déjà dit 'Wazzaaaaaaaa' en tirant la langue et en mimant un téléphone avec tes mains.
> Pas dans mes souvenirs.
> 'Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu' 'MAIS BIEN SÛR !'
> ^^
> Tu as commandé Spirograph pour Noël.
> C'est quoi un Spirograph? (Mon frère me souffle à l'oreille qu'il en a un. Je crains.)
> Pour toi le yaourt vert, il s'appelle BIO pas Activia.
> Ben oui. Et puis, c'est plus court à dire.
> Tu as l'intégrale des Inconnus à la maison.
> On l'a effectivement offert à mon père il y a quelques années.
> 'Tout le monde se lève pour Danette'...
> Cette pub, je l'ai en vidéo: elle est entre les deux moitiés de Robin des Bois (de Disney), qui passait sur M6 en période de Noël.
> Tu allais dans des boums où la musique c'était Lou Bega, Daddy DJ et les Venga Boys.
> J'ai été à UNE boum où il est possible que j'aie dansé sur ces musiques. Maintenant, elles sont sur mes compil', dans la voiture =D
> Tu t'es déjà dit 'Putain, je suis né quand l'URSS existait encore !'
> En fait, je me suis plutôt dit « Putain, ma sœur est né l'année où l'URSS a explosé! »
> Sur les photos de ton premier Noël, ton père porte un pull avec des motifs de rennes en mode 'Mark-Darcy-dans-Briget-Jones' et ta mère a une veste fluo avec des épaulettes incroyablement énormes.
> Non.
> Malheureusement tu sais qui est Larusso.
> Pour moi, Larusso, c'est le surnom qu'on donnait à mon amie en 6ème. La première fois que j'ai entendu une de ses chansons, c'était en Terminale...
> Tu ne pouvais pas te passer de la Game Boy (tu sais, la toute première : le truc énorme en Noir et Blanc qui nécessite quatre piles).
> Je n'ai jamais eu de jeux électroniques.
> Le premier film d'amour que tu as vu au cinéma s'appelait Titanic.
> Faux, je n'ai jamais vu Titanic. Le premier film tout court que j'ai vu au cinéma, c'est Le Seigneur des Anneaux. J'étais déjà en 3ème...
> Tu as vu 'Quatre mariages et un enterrement' plus de fois que tu ne peux t'en rappeler.
> Vrai!
> Tu dis 'genre' 'trop' et 'c'est clair' quinze fois dans la même phrase.
> Possible...
> Tu regardais Albert le Cinquième Mousquetaire, et son tromblon rempli de spaghettis.
> Albeeeert! C'est malin, j'ai le générique dans la tête maintenant.


Générique Albert le 5ème mousquetaire

> A un moment ou à un autre, tu as lu Harry Potter et tu t'es dit 'Tiens c'est marrant, j'ai le même âge que lui dans le livre...'
> Je ne sais plus quel tome c'était, mais ça m'est effectivement arrivé. ^^

Tous ceux et celles qui pensent encore être jeunes ! Et Bien NON!! Fini tout ça, ouvrez les yeux. Beaucoup d'étudiants qui vont entrer à la fac cette année sont nés en 89!!!
> Ils n'ont jamais chanté 'We are the world, we are the children' ou 'Sunday bloody Sunday', ont loupé la période dance '2 Unlimited', 'Corona', 'Robert miles', 'Scatman'...
> Ben moi non plus, je n'ai jamais chanté ces trucs-là, et j'ai dû louper les mêmes choses...
> Pour eux, le sida et le chômage ont toujours existé.
> Je suppose qu'ils n'en avaient pas plus conscience que nous à 6 ans.
> Ils n'ont jamais connu les singes d'homo-micro « maousse costo » ou encore les cadeaux dans les boites de lessive.
> Moi non plus.
> Ils ne connaissent même pas PacMan ou Wonderwoman, n'ont jamais vu les séries originales d'Hulk, Sheriff fais-moi peur, K2000 ou Supercopter !
> Euh... serais-je née en 89 sans le savoir?
> Ils n'ont jamais entendu parler de Banga « en route pour l'aventure, on n'y résiste pas ! »
> idem
> Ils n'ont jamais connu les t-shirts Waikiki, les coupe-vent Creeks, la folie à l'arrivage des Reebook « pump » et des « puma a disque » et ne savent pas qui est Fido-Dido !
> Pour Creeks et Reebook, j'y ai assisté, mais pour le reste...
> Le CD est apparu quand ils avaient à peine 1 an et ils n'ont jamais eu de 45 tours de Chantal Goya.
> On a eu à la maison un tourne-disque pendant plusieurs années, et mes parents avaient pas mal de vinyles. Mais ils ont finis à la brocante.
> Ils pensent que Casimir c'est de la House, tendance « vintage »
> Mouais...
> Ils ne savent pas ce que c'est que d'écouter la radio à grandes ondes, ignorent comment étaient les anciens téléviseurs et ne peuvent pas expliquer comment on faisait sans télécommande.
> Pour le téléviseur, c'est faux! Chez moi, la télé a mon âge, soit presque vingt ans. Donc même mon frère né en 93 sait ce qu'est une vieille télé. Et chez ma grand-mère, on a eu longtemps la télé en noir et blanc avec les boutons qui s'enfonçaient sur le côté pour changer de chaine...
> Il se peut qu'ils n'aient jamais regardé Goldorak, ne connaissent même pas Dorothée, Jackie, Corbier, Ariane et les autres et sont passé à coté de merveilles télévisuelles telles le Miel et les abeilles ou Hélène et les garçons et n'ont jamais vu chanter Carlos ou Annie Cordy.
> J'ai dû regarder Dorothée une ou deux fois dans ma vie, avec ma sœur...
> Ken le survivant, pour eux, a fait Koh-Lanta, GI-Joe a joué dans « Qui veut sauver le Soldat Ryan », et Action Man est le premier jouet militaire...
> On s'en fout, nous avons Actus Man, le dernier jouet à la mode!
> Transformers est une nouvelle série du 21ème Siècle, Capitaine Flamm un pirate des Caraïbes, et La guerre des étoiles a commencé dans les années 90...
> Je n'y connais rien...
> J'aime Lire, Chair de Poule, Mickey Parade, le journal de Mickey, Sylvain et Sylvette, des séries télé je crois !
> Ma sœur et mon frère ont été abonnés à J'aime Lire.
> Non, Pikatchu n'est pas le premier manga-télé, et avant Dragon Ball GT, il y avait un DBZ, et SURTOUT Dragon Ball, les 7 boules de Cristal !
> Dragon Ball Z, voilà qui fut l'objet de tout mon mépris lorsque j'étais en primaire... Certains en parlaient quand j'étais à la peinture, le mercredi après-midi...
> Ces jeunes croient que James Bond a toujours été Pierce Brosnan, ils ne pensent pas aux Dents de la mer quand ils se baignent.
> Pour moi, James Bond est et sera toujours Sean Connery!


James Bond - Les Diamants sont éternels
 


> Ils croient que les pattes d'éph' sont une invention des années 2000 et que le téléphone avec fil (et numérotation avec le disque perforé) est un objet de science fiction, que le minitel est seulement un objet de déco rétro.
> Oh! Le minitel sert encore chez ma grand-mère. Pour le téléphone, il y en a eu un pendant longtemps... chez ma grand-mère aussi!
> Pour eux les patins à roulettes ont toujours eu des roues alignées et Mickael Jackson a toujours été blanc.
> Si je ne suis jamais montée sur des rollers, j'ai dû essayer une fois les patins à roulettes. Les essais de mon frère et de ma sœur étaient plus fructueux.
> Ils ne croient pas que Yannick Noah a été un joueur de tennis avant et pensent que Coluche était uniquement un restaurateur a bas prix.
> Faut pas abuser quand même! Ils ne sont pas si ignares!
> Ils savent que Giscard est un ex... Mais un ex quoi ?
> Je pense qu'ils connaissent leurs cours d'histoire.
> Ils ne savent pas qui est l'abominable J.R!!
> Euh... moi non plus. Je dirais Joanne Rowling, mais j'ai comme l'impression que ce n'est pas ça.
> Ils n'ont pas connu la frénésie des collectionneurs de « pin's », des Pogs, n'ont jamais vu de sega master system, de Neo-Geo, ou de lynx d'Atari
> Ma sœur avait trois fois plus de Pogs que moi.
> Ils n'ont jamais connu FR3, Antenne 2 ou la cinquième, pensent que le « bêbête show » est une émission animalière, n'ont jamais entendu parler de Benny Hill ou Stéphane Colaro, ont loupé le merveilleux magazine qu'était « pif gadget »
> Je dois avouer que je ne m'en souviens pas... Mais 88, c'est juste avant 89, alors peut-être que cela explique des choses.
> Ils n'ont jamais connu la joie des magazines d'autocollants « Panini foot » et n'ont jamais connu « les crados », ces stickers dégueulasses ni les roll-mops rouge.
> Oh que si! On a tous eu des autocolants à la maison (c'était pas foot, mais Panini quand même).
> Ils n'ont pas connu les voitures avec des phares jaunes.
> Les phares jaunes... comme je les regrette! S'ils éclairaient moins bien, au moins, ils n'éblouissaient pas.
> Ils ne savent même pas ce qu'est un 103 SP custom, kit polini, pot Bidalot, guidon bracelet...
> Moi non plus...
> Le permis avait 12 points à une époque, l'alcootest était pour les policiers...
> Il n'a plus 12 points?
> Ils ne savent pas ce qu'est de se donner rendez vous et ne pas avoir de téléphone portable pour dire qu'on est en retard, qu'on ne viendra pas, qu'on ne connait plus le lieu de rendez-vous.
> Ma sœur le sais.
> Ils ne savent pas ce qu'est appeler sur le téléphone fixe et demander à parler à son pote, sa copine aux parents. Ils ne connaissent pas non plus les factures exorbitantes du fixe...
> idem
> Ils ne savent pas ce qu'est qu'écrire des cartes postales pendant les vacances pour se donner des nouvelles vu qu'il n'y a RIEN d'autres pour se donner des nouvelles.
> Chez ma grand-mère (toujours la même), écrire des cartes postales était l'activité obligatoire. Si ça m'est resté, beaucoup moins chez ma sœur.

> Alors dis-toi que ces gens qui vont rentrer à l'université cette année, ce sont EUX les JEUNES maintenant!!!

> Voici quelques symptômes de ton vieillissement :
C'est vil!

> 1) Tu comprends le texte ci-dessus et tu souris en te disant « putain.... » !! 
> 2) Tu fais parfois du sport et tu racontes très fier que tu en fais (quand tu en fais...)
> 3) Tu as des remèdes dans ta table de chevet pour maux de tête, maux d'estomac...
mais euh!
> 4) Les enfants te disent maintenant Madame ou Monsieur et te vouvoient. Ça me choque toujours.
> 5) Tu as besoin de plus d'une matinée pour te remettre d'une nuit blanche (si, si!!)
> 6) Tes amis se marient, créent une famille.
Point ne faut exagérer!
> 7) En soirée tu parles de choses que les autres prennent pour des légendes...

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6 janvier 2007

Tomber des nues...

Je jetais un coup d'œil aux statistiques de ce blog, et plus particulièrement à l'onglet "mots clefs" lorsque je suis tombée sur "calendrier d'hommes nue 2007"... euh, je ne pense pas que cette personne ait été satisfaite (surtout avec une telle faute d'orthographe!)... Je ne sais comment elle est arrivée là.

29 novembre 2006

Défi

Date: 29 novembre, minuit pile
Armes: 14 mots, 22 syllabes
Lieu: Utopia
Arbitre: M. Libre-Arbitre

Utopie, nulle logique:
or de ces deux mots grecs assemblés naissent tant de merveilles.

Que répliqueras-tu?

Dilemme: nous sommes le 29 novembre, il est minuit. Pour canalblog, minuit, c'est la première heure. J'espère que tu n'entendais pas cela 24 heures plus tard... Dans le pire des cas, je ferai une deuxième phrase.

27 août 2006

Famille nombreuse

Au départ, nous étions cinq. Puis ma très chère Cécile est arrivée le 25. Aujourd'hui, nous attendons mon cousin, Louis-Victor, qui arrive pour le déjeuner avec ses parents et sa soeur, Anne-Sophie. Après déjeuner, nous proposons à cette dernière de rester; elle accepte. Nous sommes désormais une famille de huit, un couple et ses six enfants! Voilà qui nous ramène un peu à Versailles...

23 juillet 2006

Qui est-ce?

Une silhouette longiligne, interminable. Il fait sombre, je ne distingue pas bien tes traits. Tu es vêtue de noir. Un rayon de soleil perce au travers des nuages: un fugace éclair rouge. Tu as les cheveux roux... Tu parais éloignée de tout, tu te montres hautaine et méprisante avec les gens que tu n'as pas envie de connaître. Quand on te retrouve en groupe avec tes amies, tu es méconnaissable: c'est toi qui fais rire la galerie. Tu ne recules (presque) devant rien; il suffit de te défier... Deux facettes que tu montres au monde. Pile ou face?

Un regard qui pétille: tu prépares ta réplique. Des mots qui vont claquer. Humour, moquerie, sarcasme, quoi qu'il en soit, tu ne mâches pas tes mots. Tu n'y vas pas par quatre chemins. Parfois, on aime la franchise et l'honnêteté, parfois, ça fait mal. Tu n'es jamais à cours d'idées saugrenues. Toujours à la recherche d'originalités. Et quand il t'arrive de déprimer, ça ne dure jamais bien longtemps. Qu'aurions-nous fait sans toi?

Tu as lu très vite. Je n'ai pas tout compris. Tu m'as impressionnée. Pendant un an, je n'ai pas cherché à te connaître plus que ça. Puis, je t'ai parlé. Nous avons travaillé ensemble. Et c'est comme ça que j'ai découvert une amie précieuse... Je comprenais parfaitement ton mode de fonctionnement: j'avais (à peu de choses près) le même. Travailler au dernier moment, trouver tout ce qu'il y a d'amusant dans un travail pour le rendre plaisant. Nous n'avons pas travaillé, nous nous sommes amusées. Pendant longtemps, nous avons cultivé le mystère: nous parlions peu de nous. Et maintenant?

Comment te décrire? J'ai l'impression de te connaître trop peu ou trop superficiellement... ou peut-être ai-je peur de me tromper? Damoiselle ou preux chevalier selon les circonstances, je te dois de magnifiques découvertes (vive l'échope médiévale!). Tu es aujourd'hui bien éloignée de la jeune fille à côté de qui je me suis assise un certain jour de septembre, en l'an 2003. Je m'en souviens, comme si c'était hier: "Je peux m'asseoir là?"

23 juillet 2006

Boulot – Dodo (le 18 juillet)

L'esprit tranquille, libre de toute pensée enquiquinante, je vais innocemment voir mon père, pour lui demander s'il aurait, par hasard, l'amabilité d'aller chercher Lu qui attend un bus qui n'est pas passé. Alors le paternel en profite pour me déclarer sournoisement qu'il m'a trouvé un travail. J'annonce la couleur: de 9h à 17h30, j'enlève des étiquettes de moules à tartelette rouillés. À force, mes ongles s'usent. Le soir, j'ai les doigts noirs. Désormais, je connais par cœur l'inscription qu'il y a sur les étiquettes:

Distribué par M6 interaction
Neuilly sur Seine
Ne convient pas à un enfant de moins de 36 mois.
À utiliser sous la surveillance d'un adulte.
À conserver.
Made in China

Je crois que le cours de philosophie sur l'aliénation du travail a fait son bonhomme de chemin dans les méandres de mon cerveau atrophié, et qu'il commence à prendre tout son sens. Et j'ai aussi compris pourquoi je tenais tant à faire des études! La première heure, on regarde ce que l'on fait, on se concentre sur les stickers. Les quatre heures suivantes, on pense à tout et à rien en même temps. On fait des projets, on se raconte des histoires. Les derniers moments sont les plus durs: on a pensé à tout; on ne sait plus sur quoi fixer nos idées. Le temps passe alors beaucoup plus lentement, et on attend avec impatience la fin.

Une fois chez moi, je peux vous dire que mes nerfs sont à fleur de peau, ma patience est à bout et mon humeur est massacrante. Mais comme dirait mon p'tit Lu, je vais me faire "d'la maille" (j'entends d'ici mon père: "Il n'y a que la maille qui m'aille"...).

18 août 2011

Vacances

Peu d'activité ces derniers temps. Mémoire en retard et absence de wifi en vacances en sont les causes.

Un petit message tout de même depuis l'aéroport, où je m'apprête à embarquer pour Toronto. Décollage 11h. Arrivée 13h. Durée du vol, plus de 7h. Ce genre de pardoxe m'a toujours fascinée...

Peut-être prendrai-je le temps de poster depuis l'hôtel.

A bientôt !

4 mars 2007

Aujourd'hui...

Ma très chère Cécile,

Tu as aujourd'hui un an de plus. J'aurais aimé te le dire de vive voix, mais je suis à quelques milliers de kilomètres de toi. C'est pourquoi, en attendant de te voir, ce qui ne saurait tarder, je te souhaite un très joyeux anniversaire, parce que, mine de rien, avoir 18 ans, ce n'est pas rien.
Quand j'ai eu 18 ans, toi, tu étais là. Et moi, ingrate, je profite de vacances prolongées... Mais promis, je me rattraperai.

Je pense très fort à toi et t'envoie mille et mille baisers.
Tu me manques,

Loche

27 février 2007

Vieille dette.

Dans ce monde intangible un jour tu apparus.
Tu m'as lue, invisible; en moi clair tu as vu.
Un jour, imprévisible, un jour tu disparus;
Je pensais, risible, que tu ne viendrais plus.

Petit poisson agile, qui tous les quatre ans,
Fuyant le temps, gracile, vieillit d'un printemps,
Ces quelques vers futiles j'offre en cet instant:
Ils ne sont point habiles et marchent, claudiquant.

Quand tu es revenu, tu n'as dit que trois mots,
Tel un fil suspendus, brillants tels des émaux.
Je n'ai pu que répondre un peu communément.

Là je vais m'arrêter parce que continuer
Ce serait attirer ton regard courroucé,
Car déjà je sens fondre mon contentement.

23 septembre 2012

Dimanche matin parisien

Déjà onze pages de rapport écrites, plus que... quarante pour demain.

Mon thé est noir et fort, il laisse un petit goût âcre sur l'arrière de mon palais. Mes pieds nus se recroquevillent pour échapper au courant d'air.

La fenêtre ouverte sur l'atmosphère dominicale, les cloches d'une église proche sonnent à toute volée. J'aime ce son apaisant. Un hélicoptère couvre momentanément leur chant, un train passe, je n'entends plus. Puis tout se tait en même temps, calme momentané de quelques secondes. Un deuxième train brise le "silence".





(Oui, j'ai de la musique bizarre sur mon ordinateur, mais celle-ci je l'aime bien. En fait, j'ignorais qu'il existait des enregistrements de cloches. Faut croire que le chant grégorien c'est plus varié que ce qu'on croit. Ce "morceau" a le don de faire disparaître en moi toute trace d'angoisse.)

16 septembre 2010

Dans la maison vide

Quand la porte s’est ouverte, l’odeur qui est parvenue à mes narines était celle d’une maison vide. Un léger parfum de renfermé, mêlé à celui, diffus, de l’humidité. Une discrète odeur de solitude, voire d’abandon. Cette odeur qui nous arrive dessus quand on rentre de vacances et qu’on ouvre une maison qui est restée vide pendant plusieurs semaines. On ouvre en général fenêtres et volets, on aère, et un quart d’heure plus tard, il n’y paraît plus. Mais là, deux personnes y vivent, alors que trois devraient y séjourner. L’un des trois a décidé d’aller voir ailleurs, et il a abandonné ceux qui sont restés. Cette odeur d’abandon, sans doute est-ce de sa faute. Isolement. Désert, presque.

La porte s’est refermée. Les voix s’élèvent, toutes pressées de raconter en même temps. Puis elles se taisent. Le silence s’installe. Le froid vient se lover dans ses bras. Je me souviens pourtant, c’était une maison chaleureuse, il n’y a pas si longtemps. C’était ce qu’on appelle un foyer. Home. Heim. La maison est désormais vide, silencieuse, froide. Il y manque quelque chose. Ou quelqu’un.

22 octobre 2009

Mélange des genres

En ce moment, constatation aberrante mais amusante, mon navigateur Firefox fait se côtoyer des onglets qui n'ont rien à voir... Youtube - Skins saison 3, mais je crois que je vais arrêter là le massacre, - Wat - One Piece épisode 380, - Wikipedia - articles "Graphe hamiltonien" et "Slash" (amusant de voir ce que raconte une encyclopédie sur la fanfiction), - mon blog et ffnet...
Voir cet article sur la théorie des graphes à côté de la page ffnet m'a fait doucement sourire, et je me suis rendu compte d'une chose: j'ai de la chance de faire des études que j'adore et qui me laissent du temps à côté pour vaquer à mes occupations de midinette...

24 août 2009

Entracte

Le week-end dernier, grâce au 15 août, j'ai eu trois jours de ''vacances''. Comme je vous l'ai déjà dit, je suis alors parie dans le sud, chez ma grand-mère. Trois jours de vraies vacances, avec soleil, ciel limpide, et même un petit bout de mer Méditerranée.

Dès la sortie du train de nuit, il est sept et demi du matin, gare des Arcs, l'odeur méridionale m'assaille. Cette odeur de vacances chaude et épicée. Un savant mélange de résine de pin, de romarin et de terre rouge.

Nous arrivons à la maison pour le petit déjeuner. Puis sieste au soleil matinal et baignade avant de partir jouer des coudes dans la foule du marché. L'après-midi, sieste réparatrice, après cette mauvaise nuit dans les « sièges allongés » du Lunéa.

Le lendemain, promenade sur la côte d'Azur en voiture, déjeuner en bord de mer, tremper les orteils dans la mer – non sans s'être brûlé la plante des pieds sur le sable – et visite à mon grand-oncle où je retrouve avec joie mon parrain. Baignade et glandouille au programme.

Le lundi matin, il faut déjà repartir. Ces deux jours et demi ont été courts, mais ma foi, je ne les regrette pas. Quelques jours de vacances au milieu de mon mois à la banque: rien de tel pour remonter le moral. Je n'avais pas envie de rentrer.

27 juillet 2009

A la manière de...

Ce soir, assise sur ma terrasse, j'observe le ciel. Un ciel d'un bleu méridional, profond, éclatant. Un bleu de Provence, peu s'en faut. Sur ce fond céruléen se découpe le noisetier dans toute sa verdeur, profondément splendide. Fier, il dresse son feuillage, comme s'il s'adressait au ciel. Et là-haut, juste au-dessus de faîte de l'arbre, incongrue dans ce vide bleu et diurne, le fin croissant de la lune, blanc, un peu transparent mais bien visible.
A la manière de Magritte.

16 juillet 2009

Merveille

Après une journée harassante de chaleur – retard accumulé, rendez-vous à droite à gauche, allers et retours par dizaines – je suis rentrée et me suis écroulée sur mon lit sans demander mon reste. Épuisée.

À peine éveillée, je discute un peu avec la mother, quand j'entends une voix dans le couloir. Une voix que je connais par cœur et que je n'avais pas entendue depuis plus d'un an. La voix de mon parrain.

Mon parrain passé dire bonjour et m'offrir un cadeau d'anniversaire. Venu raconter quelques blagues et ses anecdotes de boulot autour d'une bouteille de rosé. J'avais oublié ses talents d'acteur... mais pas sa voix d'ours, impressionnante et rassurante à la fois.

Quand il est parti, le tonnerre a grondé et le ciel couvert s'est mis à pleuvoir sur notre dîner. L'étouffante lourdeur de la journée était réduite à néant. La terre révélait ses arômes. Et la journée s'achevait en apothéose.

Merveille.

14 février 2009

Morosité

La semaine a été courte et longue à la fois. Raccourcie par les manifestations et autres AG, les professeurs en grève et les demi-journées banalisées. Mais rallongée par cette impression de perte de temps, ce sentiment de faire des efforts dans le vide. Mettre une heure et demie pour aller à la fac et se retrouver avec deux cours écourtés, deux topos sur les réformes. Et rien d'autre.

Certes, pour la première fois de ma vie je me suis bougée pour quelque chose qui me tient à cœur. Mais tout ça m'a aussi fait réaliser une chose: je ne suis pas sûre d'avoir le courage de préparer un concours qui risque de disparaître pour faire un métier qui n'existera plus et qui ne me plaira pas. Peut-être est-il temps que je me remette en question?

Oui j'aime le latin et le grec, j'aime traduire. Mais jamais je ne voudrai passer ma vie à faire de la recherche, et encore moins à enseigner à des pré-adolescents des choses qui ne les intéresse pas. Alors peut-être est-il temps que je songe à trouver autre chose, quite à laisser le latin et le grec. Pas complètement, parce que j'aime trop ça. Mais les laisser de côté, pour faire quelque chose qui me rassure, quelque chose qui promette une certaine stablité. Même si je dois changer de métier à quarante ans.

Parce que je ne veux pas finir désespérée à la moitié de ma vie. Je ne veux pas finir seule et dépressive, et encore moins avec une balle dans la tête.

Alors il est temps que je pense concrètement à ce que je veux faire, ce que je peux faire, et ce que je me sens capable de faire. Et plus j'y réfléchis, plus l'agrégation me semble loin de tout ça.

12 février 2009

Défilé

Des grappes de gens un peu partout sur les trottoirs, quelques banderoles et pancartes, et des CRS à la pelle. Plus on monte vers le Luxembourg plus la foule est dense. D'abord timides, nous restons sagement sur le trottoir, à la recherche de visages connus et sorbonnards. Puis on s'enhardit: c'est un pied presque victorieux que nous posons sur le bitume conquis. Nous décidons de rester dans la périphérie, pour pouvoir nous éclipser le moment venu. Mais rapidement nous sommes embarquées dans le flot et c'est en plein milieu du Boul'Mich' que nous commençons notre avancée. Partout autour des têtes plus ou moins connus. Des cris, quelques rires, des conversations. Le joyeux désordre envahit les larges artères parisiennes.

L'avancée dans les rues au milieu d'une foule chamarrée. Tout n'est plus que vague dans mon esprit. Les lieux se mélangent. Trottoirs, traversées épiques, les centaines de princes et princesses, confettis et compagnie. Le défilé vers le grand parc où nous attend celui qui finira sur le bûcher. Promesse d'une année nouvelle et moments de fête. Changement d'identité, rêve d'une vie fictive, idéale; quitter la réalité l'espace d'une journée, sauf quand la pluie fait remonter la réalité le long de nos jambes. C'était il y a plus de dix, les défilés de Carnaval.

Mardi avait un air de fête des fous.

26 décembre 2008

Comment lire...

Plutôt corne ou marque-page?

Corner les pages n'est pas une tradition chez moi, même si cela m'est déjà arrivé de commettre cet acte impie. En général, je suis plutôt marque-page: à la maison, les signets collectionnés dans J'aime lire sont empilés dans la bibliothèque, avec les images reçues lors des messes de Carême et d'Avent, à l'époque où nous étions encore une pieuse famille. Mais les tickets de carte bleue, de métro, les cartes de visites et autres paperasse errante font aussi bien l'affaire. À la maison, quand les forces me manquent pour me relever et partir en quête du signet sacré, j'ai parfois le malheur de laisser le livre ouvert, couché sur le ventre...

As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui, plus d'une fois. Il m'est déjà arrivé de recevoir des livres que je n'ai jamais ouverts, mais c'est tout de même rarement le cas. Le dernier livre reçu ne compte pas vraiment, puisque j'ai facilité la tâche du Père Noël en l'achetant moi-même. Par contre, à mon anniversaire, j'ai reçu moult livres: du plus beau au plus rigolo, en passant par le plus intéressant et le plus utile. Je ne suis généralement pas raciste, et j'aime les livres de toutes sortes... mais ne t'avise pas de m'offrir du Hegel ou du Kant, malheureux!

Lis-tu dans ton bain?

Non. D'abord, je ne prends pas assez de bains pour penser à y emmener un livre: en général, je m'y endors plus qu'autre chose. Et un livre sous la douche, ce n'est définitivement pas une bonne idée.

As-tu déjà pensé à écrire un livre?

Euh... ma première expérience en la matière date de mon CP ou de mon CE1. Avec une amie, nous nous racontions des histoires le soir, que nous inventions. Et un jour, nous avons mis par écrit notre récit. Les parents ont corrigé (à notre demande), et l'histoire est paru aux éditions L&C: police crayon à papier et effet écriture main, illustrations maison, mise en page approximative et reliure à la colle UHU. Ce fut une expérience! En dehors de ça, à chaque fois, au cours de ma scolarité, que j'ai croisé un manuel mal fichu, j'ai rêvé de changer ce qui n'allait pas. Et je rêve aussi de mettre à jour le Bailly, et d'écrire un dictionnaire de thème grec (parce que ça n'existe pas).

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?

Tout dépend du livre. Si le livre est bon et que la suite est aussi bonne, alors j'aime: ça permet de garder les personnages avec soi plus longtemps. J'aime aussi les séries qui ne sont pas vraiment des suites, comme les saga policières, où chaque tome est plus ou moins indépendant, même s'il s'insère dans une suite. Mais il m'arrive de penser pour certaines séries que l'auteur eût mieux fait de se concentrer sur l'écriture d'un tome.

As-tu un livre culte?

J'en ai plusieurs, je crois, et la plupart sont des livres de jeunesse... Si l'on excepte Harry Potter, il faudra compter Les Cinq Écus de Bretagne et sa suite Les Portes de Vannes, Les Robinson Suisses... plus classique mais qui m'a tout autant marquée, Le Capitaine Fracasse. Je crois que je suis définitivement une cause perdue pour quiconque chercherait à faire de moi une future bonne prof de littérature.

Aimes-tu relire?

Absolument. Relire, c'est retrouver avec plaisir des personnages que l'on a eu du mal à quitter. C'est voir les choses sous un angle différent. C'est découvrir des subtilités qui nous avaient échappé à première lecture. Certains livres se prêtent mieux à la relecture que d'autres. Il y en a aussi qui mériteraient relecture, mais qui ne m'y encouragent pas. Et d'une façon plus terre à terre, pour la bande dessinée, c'est le meilleur moyen de rentabiliser son achat trop vite dévoré!

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimé?

Dans l'idée, la rencontre, c'est bien. Dans les faits, c'est beaucoup moins bien: si c'est pour rester devant l'auteur, paralysée, ça ne sert pas à grand chose. Cela dit, la rencontre en groupe, ça peut être bien: je me souviens, il y a longtemps maintenant, une rencontre avait été organisée à la bibliothèque avec Pef, je ne sais pas si vous connaissez, et ça avait été très amusant...

Aimes-tu parler de tes lectures?

Oui. En général, je serine ma mère, au petit-déjeuner, au dîner, sur telle ou telle chose que j'ai lue et aimée. Puis mes amies y passent à leur tour. Et pour peu que j'ai le courage de mettre mon enthousiasme en mots, les lecteurs de mon blog en pâtissent aussi.

Comment choisis-tu tes livres?

D'abord, je regarde la couverture. C'est absolument futile, mais si la couverture ne me plaît pas, il y a peu de chances pour qu'un livre inconnu échoit dans mes mains. Après, le titre, puis le résumé. Mais il arrive que ce soit une amie qui me l'ait conseillé (cas rare, étant donné que je suis plutôt du genre contrariant: plus on me dit que c'est bien, moins j'ai envie de lire), ou que ce soit un livre indiqué dans une bibliographie.

Une lecture inavouable?

Comme ça, je dirais que j'assume toutes mes lectures, ou presque, même les plus NC-17 des fics que j'ai eu l'heur de lire. Mais il fut un temps, je me souviens, où je me relevais tard le soir, pour aller lire des morceaux de San Antonio dans la salle de jeux. Aujourd'hui, je ne me cacherais plus.

Des endroits préférés pour lire?

Le fond de mon lit, mon bureau, la bibliothèque, les escaliers de l'UFR de grec, le RER C. Pas vraiment d'endroit favori, mais plusieurs endroits où, pour passer le temps, on aime avoir un livre sur soi.

Un livre idéal pour toi serait:

Une fiction pas trop réaliste, un soupçon de parodie, des personnages boulets et attachants, de l'aventure, du mystère, de la magie, de l'amûûûr pas trop guimauveux et ce qu'il faut de descriptions jolies (un peu à la Théophile Gautier). Il faudrait qu'il fasse un bon film dans ma tête.

Lire par dessus l'épaule?

Je suis trop myope et lente pour ça. Mais il m'arrive souvent de chercher à lire le titre du livre en question.

Lire et manger?

Cela serait-il incompatible? Lire en faisant fondre un carré de chocolat sous sa langue, en sirotant une tasse de karkadé, en émiettant un peu de brioche entre les pages... quoi de plus naturel?

Lecture en musique, en silence, peu importe?

Plutôt en silence. Sinon, j'ai toutes les chances de devoir reprendre ma lecture au début.

Lire un livre électronique ?

Livre électronique, pas encore, mais la lecture sur internet s'en rapproche énormément je suppose. Et les Vies parallèles de Plutarque, je les ai lues sur internet. Disons qu'un écran est idéal pour une lecture en diagonale et une lecture de travail. Et je ne tiens pas compte évidemment de toutes les pages de fics que j'ai lues sur le toile! Des nuits entières, j'y ai passé.

Le livre vous tombe des mains : aller jusqu'au bout ou pas?

Tout dépend du livre. S'il me tombe des mains parce qu'il est trois heures du matin, oui, je continuerai. Si c'est dans le train et que je n'ai pas de raison de m'endormir, non, je ne poursuivrai pas. Même si c'est un livre de cours.

Je donne ce questionnaire - gentiment offert par Insium - à Mimy, Yannick, Melendili, P'tit Lion, Zabou, Pitou G & Ptiou V.

PS: je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j'ai posté sur mon site (si si, c'est vrai)...

PPS: j'ai oublié, hier, de vous souhaiter un joyeux Noël. Honte à moi. Je tâcherai de me rattraper pour la nouvelle année.

10 décembre 2008

Note à l'attention de ceux qui ont choisi la troisième option dans le sondage - et des autres aussi

Je viens de poster une note sur mon site (c'est au sujet des Contes de Beedle le Barde). Mais comme je n'ai pas l'intention d'écrire un article à chaque fois que c'est le cas, je vous explique comment je vais procéder: dans la colonne de droite, au dessus du Blog-it express, je listerai mes derniers posts en date, avec un lien qui vous y conduira directement.
Je ne suis pas encore en mesure d'assurer une régularité exemplaire - en raison d'un surcroît de travail impressionnant - mais je vais essayer.
Bonne lecture!

16 novembre 2007

C'est marche ou grève!

Voyez-vous, parmi les honorables professeurs qui me dispensent leur auguste science et leur vénérable savoir, il s'en trouve UN, un fâcheux énergumène, qui a refusé de faire comme ses pairs, et qui a maintenu, envers et contre tout, le devoir sur table du vendredi 16 novembre 2007, jour reconnu de grève depuis une semaine déjà. Plutôt que de déplacer ce fichu devoir, plutôt que de dire « Dans le doute, je préfère que tout le monde soit là, alors nous le rattraperons à la séance suivante », cet individu abscon a préféré annoncer, après moult tergiversations, que si, et seulement si, moins de cinquante pour cent des effectifs étaient présents, alors le devoir serait supprimé. Ce qui laisse toute personne normalement constituée dans un doute terrible, dans un cas de conscience effroyable. Et si je n'y allait pas? Mais si le devoir avait lieu? Sera-t-il rattrapable pour cas de force majeure? Cette éventualité fut écartée assez rapidement, au profit des autres éventualités. Le fruit de mes assidues recherches fut le suivant:

- La SNCF est en grève, je dois rechercher les trains qui me permettront d'aller dans la capitale. Pas de train pour la Défense, le dernier RER est à 8h40, le dernier train pour Montparnasse à 9h28, et mon devoir est à 15h... cherchez l'erreur!

- La RATP est en grève, je dois me renseigner sur la fréquence des métros. Un sur cinq environ. Sachant qu'ils avaient prévu la même chose pour aujourd'hui et qu'il y en avait un sur quinze pour la ligne 13 et pas du tout pour la ligne 3, la seule qui me permette d'accéder à Malesherbes.

- Les étudiants sont en grève et totalement imprévisibles. Il semblerait que Malesherbes ait été bloqué aujourd'hui (je n'ai pas pu vérifier de mes yeux: je suis coincée chez moi depuis deux jours par une mauvaise crève grève). Ce serait un comble que je sois bloquée sur Paris, de 10h à 17h (parce que pas de train avant 17h les amis!), tout ça pour regarder le centre universitaire bloqué par une bande de chieurs manifestants.

- Enfin, et ce n'est pas la moindre des hypothèses: et si le professeur lui-même n'arrivait pas? Hein? On aurait l'air malin, à trois élèves (c'est-à-dire moins de la moitié de la moitié de la moitié des effectifs), bloqués devant la fac, à attendre un prof qui n'arrivera jamais parce que lui-même est coincé à l'autre bout de Paris, attendant un métro qui n'arrivera jamais.

Les mesures qui s'imposent sont radicales: à l'aube, téléphoner au centre. S'il n'y a pas de réponse, s'inquiéter. Préparer un bon pic-nic avec du chocolat pour calmer les nerfs au cas où. Prévoir un plan de Paris: on ne sait jamais que je sois dans l'obligation de faire Montparnasse-Malesherbes à pied, par -5°C. Et enfin, si je n'ai pas eu de réponse de la fac, tenter, dans un appel désespéré, un rappel juste avant le départ fatidique à 9h.

Bref, je vous le dis tout-de-suite, ces sombres élucubrations m'ont torturé l'esprit toute la journée, m'empêchant ainsi de travailler... Cette grève, quelle poisse!

28 août 2008

Prochainement

Le récit d'un week-end en famille (la grande famille, celle avec les trente-cinq personnes, les grands-parents, leurs enfants, les enfants des enfants, et les enfants des enfants des enfants - les arrières-petits-enfants quoi!), avec le dortoir hanté pour les cousines non mariées, la tour pour les cousins mariés, un quizz familial plein de souvenirs, la messe des soixante ans de mariage des grands-parents... quoique, je préfère ne pas commenter la messe. Je préfère éviter de choquer: mon avis sur la question est de plus en plus arrêté.

Le récit d'un mariage, toujours la même famille. Troisième cousine en un an. Septembre dernier, c'était son frère. Octobre dernier, une autre cousine. Mariage à la campagne. Messe de campagne, du haut du balcon (vous savez, ces balcons qui sont au-dessus de la porte, là où on trouve un orgue dans certaines églises. Ce balcon tellement vieux qu'on a l'impression qu'il va s'écrouler d'un moment à l'autre...).

Peut-être le récit de la création de mon site. Pourquoi, comment, quelles sont mes intentions, mes projets... je ne sais pas. Tout dépendra de plein de choses.

Mes dernières lectures aussi! Soeur Fidelma, les quatre derniers tomes; Les trois Mousquetaires; un essai sur les rayures (sic!); les huit premières pages du Côté de chez Swann; des mythes vikings et gaulois...

Tout plein de choses donc en perspective! A bientôt!!!

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