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Vous en parlerez à votre cheval...
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15 septembre 2011

Directeur

Mon directeur de mémoire est cool. Je m'explique :

- déjà, à chaque fois que je le vois, il me remonte le moral à bloc et me redonne la motivation qui m'avait abandonnée ;

- il a fait plus de la moitié du projet et travaille à mon avis au moins autant que moi dessus ;

- quand on ne trouve pas de salle pour travailler à la maison de la recherche (et même quand il y en a), il me paye un thé au café du coin ;

- il communique par tchat, et a même tenté de m'imposer Skype avec webam et partage d'écran, mais là, j'ai dit non (j'ai toujours des milliards d'onglets ouverts dans mon navigateur et certains ne font pas très sérieux) ;

onglets

- il aime le Canada et n'est pas un grand fan de l'esprit universitaire français ;

- quand je lui demande si ce que j'ai écrit en guise de première partie lui convient, il me répond "YES" : difficile de se retenir de renchérir par un smiley...

Bref, sans lui, je ne serai pas allée bien loin.

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5 juillet 2011

Questions existentielles et salsifis

Travailler au centre communal d'action sociale de sa ville, c'est redécouvrir son supermarché sous un jour nouveau.

Armée de deux listes (quand ce n'est pas plus), je tente d'organiser ma visite pour gagner du temps. D'abord les produits d'entretien, puis l'eau, puis les conserves et le pain, puis les produits frais, enfin le fromage à la coupe (et l'oeuf unique de Madame R.). Malheureusement, toute ma bonne volonté est réduite à néant face aux lingettes pour lunettes : produits d'entretien ou hygiène ? La question restera sans réponse : j'ai annoncé à Madame A. que le rayon était vide. Quant à la lessive S*** pour le noir, elle n'y est pas. Toutes les marques sont en rayon, sauf celle-ci. Déconfite par ces deux échecs successifs, je me rabats sur les yaourts et autres boîtes de salsifis.

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Mais là, le dilemme me frappe à nouveau : on me demande des boîtes de pois cassés. Or, les pois cassés en conserve, ça n'existe pas (ma mère, au bout du fil, me le confirme). Que faire ? Prendre des pois secs ? Choisir des petits pois ? Des pois chiches ? Encore dix minutes de passées. En ce qui concerne la "macédoine de fruits", le choix est cornélien : faut-il opter pour le "cocktail exotique" à fond turquoise ou pour la "coupe fraîcheur" à fond rose ?

Enfin, c'est à la caisse que commence les vrais problèmes : ne pas mélanger les courses de Simone et de Thérèse. Mettre dans les bons sacs. Récupérer la monnaie de l'une et ne pas oublier la pièce d'identité de l'autre (j'ai de la chance quand on ne me demande pas la mienne en prime). C'est une concentration de tous les instants, exercice fort difficile quand on a les jambes qui flageolent et les yeux qui papillonnent, sous l'effet du Doliprane de midi...

13 mars 2011

Petit-déjeuner

Il fait jour. Le soleil n'est pas loin derrière les nuages gris. Il ne fait pas froid et l'air doux balaye les tristes pensées de mon visage.

Fenêtre grande ouverte sur la journée qui s'annonce.

On saute dans nos vêtements. C'est dimanche. C'est le matin. Quoi de mieux qu'une promenade en direction de la boulangerie pour commencer cette journée. C'est chez Poilâne que nous portent nos pas.

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Le pain au chocolat est divin. Une pâte feuilletée, une vraie, chocolat fondant, le goût du beurre, les miettes qui s'éparpillent sur la table et dans notre tasse de thé. Les papilles enchantées.

La baguette, croûte assez épaisse mais point trop cuite. Cette odeur acide mais pastrop, que l'on ne retrouve que dans le Poilâne. Avec une cuillerée de Nutella, c'est le Paradis.

Et enfin, la brioche, nuageuse, pas trop sucre, avec cette arrière-goût de levure comme on les aime. Les tranches trop fines ne tiennent pas. Il faut de l'épaisseur, du volume. Mordre à pleines dents dans cette mie jaune.

Poilane_1

Ne pas se sentir seule dans la galère. Se sentir épaulée. Savoir qu'on est ensemble, malgré nos différends. Pouvoir parler d'une situation qu'on connaît aussi bien l'un que l'autre.

C'est dans ces moments-là que je remercie mes parents de m'avoir donné un frère et une soeur.

11 février 2011

Hero

Je l'avais déjà vu, il y a longtemps. Et c'est avec plaisir que j'ai pu le revoir, en VO cette fois-ci.

Ce film raconte une légende, et est filmé comme tel. Rien de réaliste dans la façon dont les scènes sont filmées, pas plus que dans les décors gigantesques ou les costumes monochromes.

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Tout plan est un nouveau tableau.

L'histoire existe sur plusieurs plans simultané. La voix off, qui ne parle pas mais écrit, au début, voix la plus ancrée dans la réalité. Puis la cour, avec l'énigmatique Sans Nom, qui raconte une histoire, relayé par l'empereur. Dominante noire, pour cette obscure réalité, qui tente de démêler le vrai du faux, qui est se veut à la fois politique et historique.

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Puis les récits successifs d'une même histoire. Plusieurs versions. Du rouge au blanc, en passant par le vert et le bleu. Plus on approche de la vérité, plus les couleurs pâlissent. Successions d'estampes, de tableaux à l'aquarelle.

Exquise finesse, détails ciselés sur fond nu. Les combats sont peut-être d'une lenteur exagérée au début, mais le récit s'enhardit. Plus la vérité approche, plus les épées sont nerveuses. Les flèches sifflent. On se laisse envoûter, sans cependant éprouver la moindre émotion.

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Un film à voir pour sa pure beauté graphique. Parce qu'en fin de compte, les personnages disparaissent dans cette immensité violemment colorée. Seul l'empereur garde quelque chose de vivant en lui : les autres semblent complètement déshumanisés.

5 juillet 2010

Voyage en vue

prague2Au milieu du mois d'août, quelques jours à peine après la fin de mon travail à la mairie, JE PARS A PRAGUE ! Sur une idée originale de Marion, nous avons bouclé les réservations il y a quelques heures. Le jour de son anniversaire. Elle est pas belle la vie?
Pour la peine, une chanson qui met de bonne humeur et donne envie de chanter à tue-tête et en boucle et de regarder C.R.A.Z.Y.

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7 février 2007

Découverte

Hier, je cherchais des images sous le mot-clef "sommeil", et voilà-t-y pas que je tombe sur un tableau que je connais. Mais d'où puis-je connaître ce tableau? De qui est-il? Soudain, la lumière se fait (lumen fit) [quel suspens!]: il faisait la couverture de mon édition des Fleurs du Mal... Et ce qui a attiré mon attention, c'est le sous-titre: "La Paresse et la Luxure"...
Paresse_et_Luxure_ou_Le_Sommeil_de_Gustave_Courbet__1866__Petit_Palais__

Le Sommeil ou La Paresse et la Luxure, Gustave Courbet.

20 janvier 2007

Picture it!

pictionaryVoilà un bout de temps que je vous ai promis le récit d'une partie de Pictionnary. Et attention, il ne s'agit pas de n'importe quel Pictionnary: il s'agit de la nouvelle édition! Ce soir-là, nous recevions des amis: un couple, M&V, une amie de ce couple, G, et un ami, JF. M&F nous ont donc offert ce jeu. Après la raclette, nous nous installâmes pour commencer une partie.

Lecture des règles du jeu: nous découvrons avec stupeur des alternatives à la règle de base (qui est, je le rappelle pour les poissons rouges et autres huîtres, « dessiner ce qui est demandé et tenter de faire deviner un mot par ce biais à son équipe »).

  1. carte rouge: classique. Facile! Facile? Pas si sûr... vous regardez votre masque antipollution d'un drôle d'air quand vous avez à le dessiner. Quant au fil du rasoir... et la séance de spiritisme!

  2. carte orange: direction artistique. On dicte les consignes à quelqu'un de son équipe (seulement des noms de formes et leurs positions) qui dessine pour vous.

  3. carte jaune: dos à dos. À l'aide d'un doigt, vous dessinez ce qui est demandé dans le dos d'un coéquipier. Celui-ci retranscrit ce qu'il sent sur l'ardoise. Pas si évident que ça en a l'air, surtout quand le paternel a un peu bu! Alors deux droites parallèles deviennent perpendiculaires... Ou alors, comment allez-vous dessiner une citation?

  4. carte verte: en aveugle. Dessin réalisé les yeux fermés. Déjà les yeux ouverts ce n'est pas facile, mais alors dessiner un mouchoir les yeux fermés...

  5. carte bleue: Monsieur mou. Vous choisissez un coéquipier et faites de lui une statue vivante. Le curé eut plus de succès que le parachutiste. Quant au troll, il laissa sa place au nain. C'est ma sœur, dans l'équipe adverse qui eut à faire mimer le nain. Elle se contenta de faire se lever M, homme d'environ 1m50. Demandant candidement « Je peux le laisser comme ça? », le pantin s'écria: « Un nain! » Et ils eurent le point... S'effondrer n'était pas sans risque. Quant au bûcheron, il fut trouvé par ma sœur, qui après avoir été secouée par la génitrice pendant une bonne minute (elle était censée abattre un arbre) s'exclama: « Mais je sais pas moi! Un bûcheron? » Ah! cette Cécile...

  6. carte mauve: tout dans le poignet. Vous prenez le poignet d'un coéquipier et dessinez avec sa main. Heureusement pour nous, il y avait deux droitiers et deux gauchers dans chaque équipe... mais vous êtes beaucoup moins précis, et un trait tout tremblotant devient vite illisible.

21 décembre 2006

21

Faux

06_03_blog_tz1_06_fullCette année, il brille de mille feux, tout en n'étant pas trop tape-à-l'œil. Des couleurs presque automnales. Il croule sous de légères décorations et il ne donne en aucun cas l'impression d'être surchargé. Il est beau. Un cône, bien régulier, trop régulier. Cette rectitude, cette exactitude font de lui ce qu'il est: un faux. Il lui manque quelque chose, mais quoi? Une odeur de résine, les épines qui s'éparpillent autour du pot. La vie.

Voilà plusieurs années que j'ai capitulé. J'ai abandonné ma lutte pour un vrai sapin, j'ai rangé au placard mon slogan « sans vrai sapin, pas de vrai Noël! ». Je me suis rendue: que voulez-vous faire contre quatre dissidents qui en plus vous proposent vicieusement de choisir le faux, en consolation. Mais un jour, le vieux synthétique laissera la place un jeune arbre vert et vigoureux; tout n'est pas perdu. « Just believe... »

8 novembre 2006

Quand y en n'a plus, y en a encore!

Chroniques marocaines /2/

P1010068 Voici venu le jour de faire le trajet Fès – Marrakech en taxi: 500 km, 9h de route! Évidemment, j'en ai profité pour dormir tout mon saoul, mais ça n'a pas suffit à occuper tout ce temps. Alors j'ai observé aux alentours. Des collines arides, flanquées de quelques oliviers. Puis un reg, désert de pierres. Plat, entre beige et ocre, à des lieues à la ronde. Puis des montages, hautes, coiffées de nuages. Puis une forêt de cèdres. Un pan de colline enclos car il s'agit de la piste de ski réservée au roi. Certes ceci est bien beau, mais serait lassant s'il n'y avait pas sans cesse le même détail qui revenait. Où que l'on soit, même en plein milieu de ce reg, on croise une voiture, une moto, on double un âne, un vélo. Sur le bord de la route, le berger regarde vaguement ses trois moutons brouter les rares touffes d'herbe du terrain, à l'ombre d'un panneau publicitaire sorti d'on ne sait où. Plus loin, c'est un homme en djellaba qui rentre chez lui, derrière les rochers, dans un village perdu au milieu de nulle part, assis sur son âne. Plus loin encore, ce sont deux femmes qui marchent: on ne sait d'où elles viennent ni où elles vont; il semble n'y avoir rien. Ailleurs, c'est un groupe de gamins qui rentrent de l'école en gambadant au milieu des pierres de ce désert. P1010060Là, une chèvre traverse, on manque de l'écraser. Ici, une ferme: il faut attendre que les poulets aient fini de traverser pour passer. Puis des champs: un paysan laboure. La charrue, digne des enluminures reproduites dans nos livres d'histoire, attelée, étrange association, à un dromadaire et un mulet! Et partout le long des routes, des gens qui guettent les taxis, font du stop. Bref, même quand on pense être perdu en plein désert, alors même là vous trouvez quelqu'un qui vit. Mais comment font-ils???

25 août 2006

Home sweet home

À force de baver devant les vitrines des agences immobilières, il est rentré.   La première agence dont il passe la porte lui propose trois maisons à visiter. C'est de la première dont il s'éprendra, très rapidement suivi par tout le reste de la maisonnée. Il y retournera tous les jours jusqu'à son départ, prendra des photos, des mesures, des cotes, fera des plan, rêvera. C'est avec angoisse qu'il appellera son banquier et avec le sourire qu'il ressortira de la conversation. Ça fait des années qu'on rêve d'une maison de vacances bien à nous. Et c'est sur le point de se produire! Une pièce habitable, une ou deux bâtisses à restaurer et des ruines en tuffeau sur un immense terrain planté d'acacias... c'est là notre futur Eden.

Notre maison

Les trois façades alignées font partie de notre futur domaine. Royal, n'est-ce pas?

15 août 2006

Série : Gryffondor

Il y a quelques années, j'ai fait la découverte d'un univers très particulier, mais devenu très connu. Il s'agit de l'univers du "best seller" Harry Potter. Puis, à force de l'imaginer, j'ai eu envie de le dessiner. Oh, je n'avais pas dans l'idée de dessiner les personnages, loin de là, c'est bien trop difficile. Ils sont bien mieux au fond de mon imagination. Non, j'ai dessiné les lieux. Il y en a peu (j'en ai sept à mon actif, ce qui ne fait pas grand chose comparé au nombres d'endroits plus ou moins bizarres décrits dans le livre).

Cet été, je me suis lancée dans l'illustration des dortoirs. En fait, je n'ai illustré qu'un seul des quatre, puisqu'il n'y en a qu'un de décrit: celui des Gryffondors. Les autres, je les ai entièrement imaginés. Il aurait été trop facile de faire une série de quatre dortoirs identiques, c'est-à-dire tous meublés de lits à baldaquin dont seule la couleur aurait différé. Alors je me suis amusée à jouer avec le mobilier et la situation des dortoirs dans le château en fonction des caractéristiques des quatre maisons. Je commence donc par vous présenter le dortoir des Gryffondors, qui a été le dernier que j'ai réalisé. En effet, j'avais peur du résultat, étant donné que j'en avais une image, sinon trop, du moins très précise dans ma tête. Alors, voici le résultat, avec quelques de gros problèmes de perspective.

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Personnellement, le lit n'est pas sans me rappeler un certain lit de Rubens... ;) (voir ici)

14 juillet 2006

Les petits pois sont verts...

Les petits pois ont-ils une conscience? Non, répondrez-vous. Mais et vous, qu'est-ce qui me prouve que vous avez une conscience? Rien. Absolument rien, selon Bergson.

Voilà dans quel état se trouve mon cerveau à l'heure du petit-déjeuner. Le soleil illumine mon jardin (qui, soit dit en passant, est le plus beau du monde... si si, je vous jure!) et la véranda, pendant que je dévore mon pain frais. A côté de moi, mes parents écossent les petits pois.

Le paternel aura la finesse de sortir: "Je n'ai besoin de Bergson, en Harley Davidson..."

petits

11 juillet 2006

Soirée sept péchés capitaux

Le principe est assez simple: vous dressez la liste de sept péchés capitaux (pour rappel: avarice, colère, envie, gourmandise, luxure, orgueil, paresse) et vous associez un péché à une personne qui le représente pariculièrement bien (la personne en question doit évidemment totalement s'assumer dans son rôle). Dans notre cas, quatre péchés ont été associés sans aucun problème: Lu pour l'Orgueil, ma Dame-Oiselle pour la Luxure, Ferdinand Ier pour la Gourmandise et moi-même pour la Paresse. Mais nous ne savions qu'attribuer à la belette... Elle a fait son choix elle-même. Pour les deux péchés restants, nous n'avons trouvé aucune solution. Nous avons donc célébré nos vices à cinq.

soirée péchés capitaux

Dans le jardin, nous avons pu profiter des derniers rayons du soleil avant d'allumer flambeaux et bougies. Au moment du dessert, Miss Envie, Lady Gourmandise et Dame Luxure (je sais que vous aviez choisi d'autres titres, mais c'est mon blog et je fais ce que je veux) ont quitté la terrasse pour regarder les tirs au but qui devaient consacrer l'équipe championne du monde de football. Court intermède avant une longue discussion qui s'est achevée tard dans la nuit... Enfin pas trop tard: nous devions nous lever tôt le lendemain matin, pour une expédition aux confins de l'Ile-de-France!

la paresse incarnée

3 janvier 2012

Promets-moi

Résumé (allociné)

Au sommet d’une colline isolée au fond de la campagne serbe vivent Tsane, son grand-père et leur vache Cvetka. Avec leur voisine l’institutrice, ce sont les seuls habitants du village.
Un jour, le grand-père de Tsane lui annonce qu’il va bientôt mourir et lui fait promettre qu’il franchira les trois collines pour rejoindre la ville la plus proche et vendre Cvetka au marché. Avec l’argent récolté, il devra acheter une icône religieuse et un souvenir. Enfin, il lui faudra trouver une épouse.
Arrivé en ville, Tsane n’a aucune difficulté à exaucer les premiers voeux de son grand-père. Mais comment faire pour trouver une fiancée et la convaincre de le suivre au village avant que son grand-père ne disparaisse ?

Promets-moi

Au début un peu réticente à voir ce film proposé par ma sœur – je connais son goût prononcé pour les histoires réalistes qui finissent mal – je me suis finalement laissée emporter par cette histoire complètement surréaliste et délirante.

Une esthétique très particulière, colorée, chamarrée, enjouée. Des personnages drôles, certains ridicules, d’autres tellement fous que l’on se demande s’ils ne sont pas sages, des personnages animés et vivants.

Des images loufoques, grotesques, cocasses, complètement hallucinantes. Une histoire qui nous paraît un conte du Caucase, mais qui peut-être – qui sait ? – raconte une certaine réalité que nous ne connaissons pas, chez nous, au cœur de notre métropole.

En fin de compte, une découverte riche, tant d’un point de vue filmique que musical.

11 août 2006

Rêver les yeux ouverts

Un site internet. Un site commercial. Un site qui n'est pas fait pour traîner au fil des pages. Une fenêtre s'ouvre: il faut taper sa destination. Rome, Venise, Florence, Amsterdam, Bercelone, Berlin, Vienne, München. Puis on valide et on attend. On se perd déjà. On oublie que l'on est devant un écran. On échaffaude des plans, des projets, tous plus fous les uns que les autres. On rêve... On s'enfuit. Rêver de voyages, d'escapades. Partir loin, toujours plus loin. Partir au bout du monde. Partir, mais pas longtemps. Je ne partirai pas pour ne pas revenir, oh non! Pour rien au monde je ne resterais absente de mon pays trop longtemps. Et si j'y étais obligée, forcée, je finirais toujours par revenir un jour ou l'autre. Mais pour revenir, il faudrait déjà que tu sois partie ma pauvre fille!, semble me dire le prix du billet qui s'est affiché. Je suis redescendue sur terre, je suis sortie de mon train.

TGV

27 janvier 2013

Départ

Cela faisait déjà quelque temps que je furetais sur les sites de location d'appartement, à la recherche de la perle rare. J'en avais assez de cuisiner où je dormais, de dormir où je travaillais, de travailler où je cuisinais. Assez de la salle de bain glaciale et minuscule, du parquet qui menace de s'écrouler à chaque pas, des voisins trop bruyants au travers des murs aussi fins que du papier.

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Pourtant, indéniablement, je l'aime ma chambre d'étudiant, mon studio, mon premier pas vers l'indépendance. J'en ai toujours assumé seule la charge financière, il m'a prouvé à moi-même que j'étais capable de survivre, solitaire, dans la jungle urbaine. Mais l'absence de machine à laver, de place pour mes livres, de véritable cuisine, a fini par me peser.

Pourtant, j'aime toujours autant regarder la petite ceinture et les arbres se balancer dans le ciel matinal, depuis ma fenêtre. J'aime toujours autant avoir la possibilité de descendre et d'aller faire mes courses au coin de la rue. Et par-dessus tout, j'aime toujours autant le calme de l'impasse, l'impression surréaliste de ce cerisier énorme au milieu de la ruelle, les maisons individuelles et les jardins, qui donnent à ce coin de la capitale un air extra-muros.

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Mais sans doute ai-je grandi. Je touche enfin un salaire. J'ai eu besoin de bouger. Brusquement, j'ai téléphoné, j'ai envoyé des dossiers, j'ai visité. En une semaine, j'ai visité trois appartements. Un m'a été refusé, un m'a un peu effrayé, et le dernier... et bien, le dernier, j'ai signé le bail ce matin.

Un vrai deux pièces, avec une chambre séparée de la cuisine, et une salle de bain qui n'a pas une tête de placard à balais. Un appartement digne de ce nom, au parquet luisant et aux moulures fraîchement repeintes. Bientôt, je vais déménager, et j'aurai l'impression d'avoir franchi un pas supplémentaire vers l'âge adulte.

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"Quand je serai grande..."

7 juillet 2010

Administration: bataille sanglante et lutte acharnée

Premier cheval de bataille: la mutuelle. Déjà deux ans que je me dis qu'il faut que je change, deux ans que je me fais avoir par ces abrutis de la mutuelle étudiante qui effectuent les remboursements six mois sur douze et décrètent que tant qu'on n'a pas demandé par écrit la résiliation du contrat (avant le 30 juillet, s'il-vous-plaît), on est obligé d'adhérer à leur mutuelle merdique qui propose pour les lunettes – attention, tenez-vous bien – un forfait de 20€! On va aller loin avec ça. Aujourd'hui, j'ai pris les devants: je ne me ferai pas avoir un an de plus. Petite recherche sur internet. Je n'y connais pas grand chose, et mes parents ne me sont pas d'un grand secours dans ce domaine paperassier. Cet après-midi, un coup de fil. J'avais fait une demande de devis ce matin, je l'ai en quelques heures. J'explique les problèmes que j'ai eus avec mon ancienne mutuelle et en profite pour lui demander comment ça fonctionne. Forte de ces explications, je tape ma lettre de demande de résiliation de contrat. Je n'ai plus qu'à aller à la Poste chercher le recommandé adapté.

liste_documentsDeuxième angle d'attaque: l'université. Alors là, c'est carrément le carnage. Entre l'UFR de latin qui me réclame pour les inscriptions pédagogiques (c'est plutôt flatteur, cela dit), l'inscription en Master qui demande les photocopies des diplômes, et la demande de mon diplôme de Licence, j'ai dû éradiquer au moins la moitié d'une forêt! Heureusement, la responsable de l'UFR de latin est coulante et quand je lui ai dit que j'avais déjà donné les papiers l'an dernier, elle a accepté de photocopier les photocopies de mes documents (moi je pensais qu'elle pouvait bêtement les récupérer, mais apparemment c'est pas dans les mœurs...)! Quant aux inscriptions en Master, au début, ça a été d'une simplicité enfantine. J'ai obtenu en dix minutes la fameuse fiche rose que tout étudiant normalement constitué met deux semaines à obtenir, minimum. Un tour à l'ISHA, la bonne femme du bureau des Masters est au téléphone. Me voir poireauter n'a pas l'air de vouloir l'empêcher de se plaindre de la chaleur à sa correspondante. De guerre lasse, je vais voir notre chère secrétaire de Licence LFTI – sans doute la seule dans ce monde de fou qui soit gentille, conciliante et efficace! – qui me donne la fiche rose. Je la remplis. Le directeur de l'UFR est à côté, alors, pour que je n'aie pas à revenir chercher ma fiche, elle s'en va la faire signer. Et hop! L'affaire est dans le sac. Bon, c'est vrai que c'est plus facile dans ce Master tordu, parce qu'on n'a pas encore les sujets de mémoire, qui seront imposés à la rentrée. Alors ils contournent le truc. Et comme j'étais dans la bonne licence, j'ai une inscription de droit en ILGII, pas besoin de CV, de lettre de motivation ou d'entretien. Je n'ai plus maintenant qu'à faire le tri dans la liste des pièces à fournir et à aller à la poste pour acheter les trente-six enveloppes différentes timbrées à des tarifs différents.


Un jour, dans mes fantasmes de dictatrice-hyper-ordonnée (on y croit, hein?), je serai secrétaire en chef de la Sorbonne, et les enveloppes seront fournies par l'université, les adresses ne seront plus écrites à la main mais il existera des étiquettes autocollantes avec le nom et l'adresse de l'étudiant, et surtout, les documents seront numérisés, archivés, les services communiqueront entre eux, et les données seront centralisées! Plus besoin de fournir cinq photocopies du justificatif de JAPD, trois du diplôme de baccalauréat et quarante-douze des relevés de notes de toutes les années passées à la fac! Non mais.

11 mars 2007

Éclat

Un rayon de soleil joue avec les légers pétales roses. Fragiles dentelles qui frissonnent dans l'air frais de cette après-midi printanière. Le frêle équilibre des corolles est menacé par cette brise: un souffle de trop et tout est dénudé, dévoilé. Le pistil sera nu, face à l'astre cru qui le dévisagera sans pudeur. Pâleur étincelante dans la chaude lumière. Brillant. Tels de précieux objets que l'on tient à conserver le plus longtemps possible, mon oeil les capture. Il veut les garder. Ne pas oublier cette beauté instantanée.

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14 janvier 2007

Bric-à-brac

- Étrange comme les recherches qui mènent à mon blog sont variées: quelqu'un cherche des informations sur le couvent de La Salute à Rome et la personne suivante recherche un nu sur son cheval... (cette personne a dû être envoyée vers l'histoire fabuleuse de J.P.M. dans la forêt vierge.)
- Voici une image pour miss Purple, qui refuse obstinément de me donner l'adresse de son nouveau blog...

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- Je sais que ce je publie ces derniers temps n'est pas d'un intérêt fou, mais bientôt, je vous raconterai la folle partie de Pictionnary que nous avons disputé avec des amis il y a un peu plus d'une semaine... Promis.

1 janvier 2007

Bonne année à tous!

En ce lundi premier janvier de l'an de grâce 2007, je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année et tout ce qui va avec (santé, amour et je ne sais quoi d'autre...).
Pour bien commencer cette année, j'ai concocté un petit questionnaire stupide, comme je les aime. Plutôt que de faire un bilan complet ou une liste exhaustive (ce qui serait trop long et ardu), j'ai décidé de me remémorer:

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-le dernier mot que j'ai écrit: γεγονός [participe parfait du verbe ειμι, dans mon tableau de conjugaison grecque... je sais, je suis incorrigible]
-le dernier film que j'ai vu (en entier): Mission Impossible III
-le dernier livre que j'ai lu (en entier): Djinn, tome 2 (c'est une bande dessinée)
-la dernière chanson que j'ai écoutée: Mambo n°5 (à la télé)
-les derniers mots que j'ai dits: « Papa, coupe la télé avant que l'autre abruti ne se mette à chanter! » (nous regardions alors F2, ''Le plus grand cabaret du monde''... je vous laisse deviner qui est l'abruti en question)
-la dernière chose que j'ai faite de mes mains: des meringues
-la dernière personne que j'ai vue (en dehors des personnes avec lesquelles j'ai attendu la nouvelle année): ma sœur qui partait chez une amie fêter le nouvel an entre copains autour d'une raclette (voilà qui me rappelle bien des choses...)
-les derniers mots que j'ai entendus: le décompte en allemand (!) car le paternel avait zappé sur Euronews...
-les derniers vêtements que j'ai portés: chemise (beige), cravate (vert sombre, c'est mon père qui me l'a donnée), gilet sans manche (noir), veste longue (noire), pantalon (noir) et babouches...
-la dernière chose que j'ai mangée: une meringue (bah oui!)
-la dernière boisson alcoolisée que j'ai consommée: un verre de vin rouge (au repas)
-ma dernière sortie: hier, à S.Q.Y. avec ma mère, histoire de traîner dans les librairies...
-mon dernier achat: ça devait être à Paris l'autre jour, un sandwich et un dessert
-mon calendrier perpétuel est resté ouvert sur: ''Buste d'homme nu endormi'' de T. Chassériau.

paresse

Si j'ai d'autres idées, je les ajouterai; mais pour l'instant, c'est tout.

Mille baisers légers pour cette nouvelle année,

votre dévoué

Inci

15 novembre 2006

Le monde est petit

Chroniques marocaines /5/

P1010025 Nous sommes à Fès et faisons le tour des remparts en taxi. Celui-ci nous pose à un endroit pour que nous puissions admirer la médina et ses extensions. Nous avançons en bavardant avec le guide. Je prépare mon appareil photo.
- Laure! Laure!
Tiens, quelqu'un dans le groupe de touristes que nous croisons porte le même nom que moi...
- Laure!
Je me retourne sur une exclamation de ma mère. Et qui vois-je là, en plein soleil, en plein Maroc? Ma prof de philo de l'an dernier! Si si, je vous promets! Elle s'avance pour me serrer la main. Et qui vois-je à côté d'elle? Ma prof de français, de première. Encore à côté, ma prof de maths, de première aussi. Une tête frisée s'avance en regardant le ciel, ne s'étant aperçu de rien.
- Catherine! Regarde qui est là!
Et voilà ma prof d'histoire des deux dernières années qui ouvre de grands yeux.
- Je connais cette jeune fille... C'est la prof d'allemand des prépas, que j'ai déjà rencontrée l'an dernier lors des portes ouvertes.
Puis nous nous quittons après quelques mots. Apparemment, ce grand groupe comptait l'Amicale des professeurs du lycée...
Mais cette histoire ne s'arrête pas là: plus tard dans l'après-midi, je retombe sur le même groupe, dans la médina la plus labyrinthique du monde arabe! Et j'y découvre ma prof d'arts-plastiques, que je n'avais pas vue le matin...

Cette histoire est peut-être incroyable, mais elle n'en est pas moins véridique. Je vous laisse imaginer ma stupeur, quand je les ai croisées pour la première fois! J'étais complètement déconnectée de la réalité, si bien que j'ai à peine réagi...

1 septembre 2006

Prolongation (le 30 août)

A peine rentrée, j'appelle ma douce belette, comme je lui avais promis. En dernière minute (il est déjà dix-huit heures passées), nous nous donnons rendez-vous devant la gare. Cécile revoit son frère, pose ses affaires, discute avec lui et repart. Toutes deux, nous montons dans le RER; ça faisait longtemps!

Nous t'avons vue à peine arrivées et t'avons sauté au cou. Ça fait plaisir de te revoir. On marche sans trop savoir où nous allons. Nous discutons, nous babillons. On choisit le restaurant indien, on regarde les prix: il faut faire demi-tour pour aller à la banque... Une bonne demi-heure après, nous voilà attablées à la terrasse. L'air fraîchit, je frissonne. Dans ma précipitation, j'ai oublié ma veste.

Une fois le repas achevé, nous faisons un bout de chemin ensemble. Nous t'abandonnons à ton arrêt de bus. Mais il est trop tard: tu rentreras à pied. Cécile et moi nous dirigeons d'un bon pas vers la gare. Le ciel s'est assombri. Il n'est pas encore noir, ni même bleu marine, non. Il est d'un bleu sombre et profond, qui s'éclaircit au fur et à mesure que l'on se rapproche de la ligne irrégulière des toits. Ce soir, il n'y aura pas d'étoiles. Il n'y en a jamais en ville. Les étoiles, on ne les voit qu'en vacances, quand on s'éloigne du monde un peu fou de la ville. Ce monde qui est le nôtre et nous aimons. Mais c'est bon de pouvoir faire une pause de temps en temps.

Alors merci les filles pour cette soirée qui a permis à ma bulle de survivre quelques heures de plus. Merci d'avoir prolongé mes vacances, ne serait-ce que de quelques fugaces minutes. Merci...

Van Gogh

16 août 2006

Série : Poufsouffle

Et enfin, le dortoir des Poufsouffles. Je n'avais plus d'idées pour les lits, alors j'ai fini par opter pour des hamacs remplis de couvertures et d'oreillers, comme une sorte de nid douillet. Je trouve que cela s'accorde bien avec l'image du blaireau qui se roule en boule pour dormir. N'ayant plus de place dans les cachots et deux tours étant occupées, j'ai résolu de les installer sous les toits, en enfilade. Ceci n'est pas sans rappeler les galeries des terriers...

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Ici, l'espace privé est délimité par un paravent sur les côtés et une tenture sur le devant. Chaque dortoir de cinq lits est séparé des autres par une cloison.

15 août 2006

Série : Serpentard

Voici maintenant le dortoir des Serpentards. Comme il est écrit dans le livre, il se situe dans les cachots, donc il y a de la pierre partout. Les élèves de cette maisons se caractérisent par une certaine noblesse, ou en tout cas, par un goût prononcé pour le luxe. C'est pourquoi j'ai opté pour les alcôves qui non seulement se prêtent bien au lieu, mais en outre s'accordent parfaitement avec l'idée que j'ai des Serpentards.

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Froid mais confortable. Des lits en fer forgé, de la pierre grise, mais des couettes douillettes tout de même.

15 août 2006

Série : Serdaigle

Voici maintenant le dortoir des Serdaigles. Leur animal étant un oiseau, j'ai pensé à les installer dans la hauteur. Plutôt que d'étaler le dortoir sur des centaines de mètres carrés, je les ai installés sur des dizaines de mètres de hauteur. Dans un dortoir de cinq personnes, il y a cinq lits, tous superposés. Ainsi, cela ne prend pas de place au sol. Les lits restent tout de même fermés par les rideaux. Je trouve qu'il est le moins réussi, mais ne sais trop ce qu'il manque. Il est susceptible d'être modifié... Ne serait-ce que pour ajouter leur blason quelque part...

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