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Vous en parlerez à votre cheval...
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23 juillet 2006

À chacun ses chaussettes!

Bas, chaussettes, collants, mi-bas. À rayures, à pois, résille, en dentelle, à paillettes. Noires, rouges, vertes, jaunes, blanches, grises. La game est infinie... J'ai commencé à aimer trouver les chaussettes les plus désopilantes quand on m'a offert des chaussettes avec des araignées dessus. Depuis, en passant par le rayon chaussettes, j'ai constaté que seuls les hommes avaient droit aux chaussettes marrantes. Alors je triche. Tous les moyens sont bons. Et je me retrouve avec des chaussettes Snoopy, ou, mes préférées, des chaussettes à message: "Y a pas d'lézard", "Qui s'y frotte s'y pique", "J'ai décidé d'être heureux", "Don't worry, be happy", etc.

Chaussettes

J'en connais qui ont les chaussettes en horreur. Moi, ce serait plutôt la lingerie.  Mais que voulez-vous? Tous les goûts sont dans la nature... porter des chaussettes bizarres, voilà qui ne gêne personne, car on regarde rarement les pieds des gens, et on va encore moins soulever leur pantalon pour aller vérifier qu'ils portent les chaussettes adéquates! De plus, ces petites choses sont bien secourables en hiver: je vous verrais bien pieds nus dans vos baskets, par -8° dehors...

Mais par un temps chaud d'été,
Se ballader pieds nus à longueur de journée,
C'est le pied!

messages

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27 septembre 2013

Un peu d'étymologie

Depuis quelques jours, je lis avec angoisse et dégoût mon nouveau corpus de thèse. Il est constitué d'articles de synthèse sur les maladies rares. Contrairement aux résumés d'articles scientifiques, qui ne traitent que d'un élément à la fois et ne sont donc pas toujours aussi horribles que la maladie, ces synthèses sont tout à la fois complètes et détaillées sur les signes, symptômes et conséquences desdites maladies.

Alors que j'essayais de ne pas assimiler les conséquences mortelles de la maladie de Huntington, j'ai bien été obligée de me pencher sur le terme intrigant de chorea. En effet, annotant les symptômes dans les textes, j'étais condamnée à comprendre ce dont il s'agissait afin de savoir s'il fallait le surligner ou non.

Première étape, traduire l'adjectif choreatic à l'aide de G**gle. Puis chercher dans un dictionnaire (Mediadico me semblait tout indiqué) la définition de choréique. "Qui souffre de chorée", j'étais bien avancée. Et entre parenthèses, "danse de Saint Guy". Voilà qui devenait très curieux.

En réalité, le terme chorée désigne une maladie nerveuse, qui se manifeste par des mouvements involontaires et incontrôlés. On l'appelle vulgairement la danse de Saint Guy ou manie dansante.

choree

Quand on y réfléchit, on comprend pourquoi cette maladie porte un tel nom. Χορεία (khoreia) signifie "danse" en grec ancien. On retrouve le même terme quand on parle des choeurs antiques, qui dansaient dans l'orchestre suivant une chorégraphie bien définie, ou encore de Terpsichore, muse bien connue des danseurs dont le nom signifie "danseuse de charme".

terpsichore jean-marc nattier 1739

Jean-Marc Nattier, Terpsichore (1739)

Tant qu'à continuer sur la lignée étymologique de cet article, parlons un peu de Guy. Étonnamment, son martyr n'a aucun lien avec une danse ou une folie quelconque. Pourtant, c'est à lui que l'on a adressé des prières lorsqu'en 1518 une épidémie de danse a frappé les habitants de Strasbourg, dont des dizaines sont morts d'épuisement après avoir gesticulé (ou dansé, c'est selon) pendant des jours sans pouvoir s'arrêter.

Épidémie_danse

Son nom, à notre ami Guy, est germanique, et issu de la racine wid- le bois (d'où, j'imagine, le wood anglais). A ne pas confondre avec la racine wiks- qui donne, en latin, viscum, qui a donné notre gui de l'an neuf, mais aussi et surtout la viscosité, et tout ce qui est visqueux. Et la glu viendrait aussi de là, puisqu'elle est préparé à partir de la plante.

Pour finir, une petite recette de glu au gui, datant de 1855 :

"La glu extraite du gui est une des plus anciennes, quoique celle du houx soit connue depuis plusieurs siècles. Nos pères préparaient cette glu avec les baies du gui sacré, tant vénéré par les dгuides. Ils faisaient bouillir ces fruits dans l'eau, les pilaient, et passaient la liqueur chaude pour en séparer les semences et la peau; ils attribuaient à cette glu des propriétés résolutives et émollientes. Cette méthode est presque généralement abandonnée aujourd'hui, d'abord parce que le gui est plus rare, les forêts étant beaucoup moins nombreuses qu'autrefois, et que l'on préfère employer à cet usage l'écorce de la plante au lieu des baies. Le procédé mis en pratique dans ce dernier cas est assez semblable à celui que l'on emploie pour la préparation de la glu du houx. On fait pourrir l'écorce de gui dans des pots pendant dix à douze jours dans un lieu humide; on la pile ensuite et on en fait une bouillie sur laquelle on verse de temps en temps de l'eau de fontaine fraiche; puis on remue souvent le tout avec un bâton jusqu'à ce que la glu y adhère; on la place alors dans des pots que l'on recouvre d'eau que l'on a le soin de renouveler souvent." (William Duckett,Dictionnaire de la conversation et de la lecture)

6 août 2013

Elagage

Sans doute ai-je passé trop de temps dans le jardin, à tailler les rosiers. Ou peut-être en ai-je assez de tous ces projets, jamais finis, me rappelant sans cesse ce manque de volonté que j’aime si peu.

Copie_de_Boutures_copier-360x239

Quoiqu’il en soit, je vais poster ici de vieux articles que j’avais écrits pour d’autres blogs, d’autres pages web, d’autres refuges virtuels. Je vais fermer ces autres endroits que j’avais oubliés, que personne ne visite et que j’ai négligés depuis leur création ou presque. Il est déjà difficile de s’occuper correctement de ce seul blog, alors les autres, pensez-vous !

Si ces prochains articles vous semblent différents, hors contexte, familiers parce que par miracle vous les auriez lus ailleurs, c’est qu’ils sont tout simplement réchauffés. Ou non, pas réchauffés, replantés, rempotés. Pas tout-à-fait bouturés, mais presque.

23 mars 2012

The Hours

The Hours

Que dire d’un tel film ? C’est beau et puissant. Et j’ai pleuré comme une madeleine, ou plutôt, j’ai eu la gorge serrée tout le long du film et j’ai craqué à la fin, vidant ma boîte de mouchoirs.

En voyant le petit garçon hurler, comme s’il sentait ce que sa mère allait faire, je n’ai pu m’empêcher de repenser à mes cauchemars et à mes propres angoisses. Le temps de la scène, j’étais le petit garçon, et c’était terrible.

Et toutes ces actrices ont la classe. Je me suis enfin rappelée pourquoi j’aimais tant Nicole Kidman, à l’époque où ses traits avaient encore un minimum de mobilité… Elle est superbe, et son regard hypnotisant.

The Hours 01

21 janvier 2007

Réponse

7Dans un commentaire, Mimy me demandait d'où sortait Lord Leighton, l'auteur du sublime tableau de la femme endormie. J'ai fait quelques recherches sur la toile et ai découvert que nous connaissions très bien ce peintre sans même le savoir. En effet, tous les fanatiques du Lit d'Aliénor et des Poupées russes le connaissent. Quel rapport me direz-vous? Et bien le voici, en image:

EBL1002

En effet, ce tableau fait la couverture du roman, et Wendy réalise un puzzle de ce tableau dans le film. Afin de combler le vide abyssale de notre pauvre petite culture, et pour le plaisir de yeux, quelques autres oeuvres de ce peintre.

Music_lesson_by_Frederic_Lord_Leighton leighton_cymon_iphigenia honneymoon

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19 novembre 2006

Potins...

catherine_frotJe sais depuis longtemps qu'une de mes tantes fut autrefois scolarisée dans notre vénérable lycée, alors lycée de jeunes filles.
Cette semaine, j'ai appris que Catherine Frot avait passé ses années lycée dans notre établissement...
Hier, ma tante est venue à la maison. Elle a vu la couverture du Télérama, affichant l'actrice précédemment nommée. Et elle s'est écrié: "Ah, Catherine Frot! J'ai été dans sa classe au lycée!"
Qui l'eût cru?

14 novembre 2006

Civile officium

carte__lectoraleAujourd'hui, j'ai erré pendant une heure dans des bureaux où les gens ne sont pas pressés. J'ai commencé par la banque: une dame devant moi demande des dollars... c'est long! Puis enfin, je pose mon chèque et repars en direction de la Poste. Là, les gens prennent tout leur temps (on ne sait jamais que ça aille trop vite). Enfin, je ressors toute contente avec mon permis de conduire... ça y est je l'ai!!! Et puis, je m'en vais à la mairie... J'attends une demi-heure dans un couloir mal éclairé. Dans la pièce où je suis censée entrer dans peu de temps, un seul des trois bureaux est occupé. Finalement, on vient me chercher et après quelques signatures, des questions un peu bêtes (Quand avez-vous emménagé ici? - Euh... Onze ans... Enfin, je crois...), je suis inscrite sur les listes électorales. Ça y est: je suis une citoyenne responsable qui va pouvoir voter aux prochaines élections. Oh joie! *sourire amer*

1 septembre 2006

Essai

Croquis du dessin que j'avais essayé, mais en vain, de produire à Chinon. J'ai recommencé et le résultat est déjà plus achevé. Ne vous faites pas d'illusion, c'est d'après une photo! (on trouve de tout sur le net!)

homme_de_dos_une_nuit_d_orage

Au cas où ça ne se verrait pas, c'est censé représenter un homme devant une fenêtre une nuit d'orage et éclairé par un éclair... Image qui m'a été inspirée par une de mes nombreuses lectures sur internet...

6 avril 2007

De utilitate studiendarum latinae graecaeque

(admirez le faux adjectif verbal!)

Un trio qui gagne: une prof d'histoire normande, une prof de lettres ''suave'' et une prof de latin-grec très versaillaise. Tous les ans, le trio organise un voyage pour les 2ndes et 1ères, alternant Sicile et Grèce. Priorité aux latinistes et hellénistes pour les inscriptions!

medium_scanimage24 2nde: Sicile. La Sicile c'est les mosaïques romaines, les églises orthodoxes. C'est faire connaissance avec my dear Cécile. C'est faire un exposé avec un chien qui nous tourne autour. C'est se poser au soleil, non loin de la fontaine de Jouvence, dans le silence du cloître de Monreale, et ne plus vouloir bouger. La Sicile c'est un carnet de voyage. La Sicile, c'est faire l'ascension d'un volcan en plein soleil, à midi, alors que l'on nous avait dit qu'il ferait froid: c'est grimper dans le sable noir vers les vapeurs de souffre avec manteau, pull, écharpe sous le bras. C'est aussi la neige de l'Etna.

this_one 1ère: Grèce. La Grèce, c'est Athènes. Les ruines. Les pierres, la caillasse. C'est la colline des Muses. C'est I. qui n'arrive pas à dormir à cause des camions dans les rues de la capitale. C'est Delphes sous l'orage, la mer des oliviers sous la pluie. Ce sont les sites qui ferment tôt avec les gardiens et leur sifflet. C'est un exposé dans les latomies. C'est un jeu de cartes sur une table poisseuse, une Belette qui fait la tête. Ce sont des chiens qui nous suivent dans les rues d'Athènes, attaquant quiconque s'approche du groupe. C'est la tortue du Cap Sounion. C'est une course sur le stade d'Olympie.

sept_muses Tale: changement de destination, nous sommes neuf à nous incruster avec les 2ndes et les Tales. Chypre. Chypre c'est la compagnie des neuf Muses. Les mythes, les légendes. C'est une damoiselle qui attend son chevalier, des chants dans les salles d'une tour (Une jeune fillette...). C'est Laocoon sur la plage, de nuit. C'est le foutoir à l'hôtel. C'est Monsieur Citron. Chypre c'est tant de délires que je ne les compte plus! C'est sortir boire un vers avec les profs, à l'insu des ''mini des classes inférieures''. C'est la prostitution sacrée, les Muses champêtres, l'ode à Vénus. C'est l'arrêt japonnais. Chypre c'était l'an dernier, et j'ai l'impression que c'est tellement loin...

EDIT: IL EST EVIDENT QUE C'EST "SORTIR BOIRE UN VERRE AVEC LES PROFS"... VALERY M'A DETRAQUE LES NEURONES!

12 novembre 2006

Divorce

Je ne ferai jamais d'anglais! Je ferai allemand-espagnol.

J'étais ferme, et ma décision était sans appel. Je ferais de l'allemand. Et c'est ce que j'ai fait. Mais la moral de cette histoire nous apprend qu'il ne faut jamais dire jamais.

L'allemand. Qu'est-ce que j'ai pu aimer ça! C'était parfois la seule matière qui me permettait d'apprécier ma semaine au collège. Une grammaire d'un logique implacable: il suffit d'appliquer bêtement les règles et ça marche, comme en mathématiques. Des phrases construites et d'une rigueur rassurante. En plus, c'est elle qui était une vraie crème. Certes, elle se faisait marcher sur les pieds, certes peu écoutaient ses cours, mais un professeur qui m'a permis d'acquérir les bases grâce auxquelles je m'en suis sortie au lycée, puis au baccalauréat.

drapeau_allemand Et il y avait aussi l'échange. Ah! L'échange... réservé aux cinquièmes et aux troisièmes. Je l'ai fait. Les deux fois. Il y a eu des problèmes. Les deux fois. Oh, ça se passait toujours à merveille sur place: je m'adapte facilement et ai horreur des complications. Alors si quelque chose n'allait pas, je me contentais d'attendre le retour à la maison. J'y ai vécu des expériences que je n'ai pas vraiment appréciées: une soirée en boîte (ma correspondante m'a proposé de rentrer au bout d'une heure quand elle a vu à quel point je m'ennuyais) – soit dit en passant, la boîte s'appelait la Schildkröte, la tortue, – et  une soirée dans une pizzeria où 80% des gens présents ont fini ivres ou complètement ''shootés'' par les joints qui tournaient. Je ne savais plus où me mettre. Quand nous sommes rentrés, j'ai suivi ma correspondante qui ne marchait même plus droit... Mais à part ces quelques incidents, rien de bien grave. Non, le problème c'est quand elles sont venues. La première n'a pas ouvert la bouche de tout son séjour: ni bonjour, ni merci, ni merde! Et la deuxième ne pensait qu'à sortir au skatepark, endroit où ce retrouvaient tous ceux de mon âge et que j'avais (et que j'ai toujours du reste) en horreur. Quand je lui ai dit que non je ne pouvais pas l'accompagner, que j'avais des devoirs, elle m'a fait fait la tête! Non mais je vous jure... Et le pire de tout ça, c'est qu'elle a réussi à me faire complexer: pourquoi suis-je si différente? Je n'aime pas sortir, je n'aime pas boire, je refuse catégoriquement de fumer... (Autant vous dire que je refuse encore et toujours de fumer!). Bref, deux ratages qui ne me firent pas perdre espoir. J'entrai sereinement au lycée.

Seconde: « Il reste des places pour partir à Heidelberg dans le cadre d'un échange, ça vous intéresse? » Évidemment, je saute sur l'occasion. Magnifique voyage, une correspondante fort sympathique avec laquelle j'ai parlé comme je ne l'avais fait en quatre ans. Petit bémol: je me découvre une allergie au tabac en attrapant une laryngite après avoir suivi ma correspondante dans un café trop enfumé. 39° de fièvre m'ont fait manquer la visite du château. Cinq mois plus tard, on m'annonce qu'elle refuse de venir en France. Comme une abrutie, je prends la décision d'accueillir une autre correspondante. Celle-ci chope un rhume et veut rentrer chez elle. Je lui cède ma chambre. Elle veut changer de famille. C'est chose faite. Je n'aurai plus de correspondante avant au moins cinquante ans!

drapeau_anglais Tous ces échecs successifs m'ont complètement découragée. Après cela, je n'ai plus eu aucune motivation en cours. J'ai arrêté du jour au lendemain de fournir des efforts. Je n'ai plus travaillé que sur mes bases. Mon vocabulaire s'est évaporé peu à peu. Ma moyenne a baissé, mais je n'en avais cure. Je donnais tout à l'anglais! Je ne rêvais plus que d'une chose: arrêter l'allemand. Et c'est chose faite.

Cependant, j'ai eu un pincement au coeur quand, à l'épreuve de LV1 au bac, j'ai levé la main en même temps que le troupeau des anglicistes. Si je n'avais pas échangé mes langues au bac,  j'aurais pu lever la main fièrement avec les deux autres élèves d'allemand LV1. Au lieu de ça, j'ai renié ma promesse faite en CM2 et j'ai fait comme tout le monde... Ma fierté en a pris un coup, mais je ne regrette pas encore mon choix.

9 novembre 2006

Interrogatoire

2226082395 1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la ligne 4
Paroles de Paresse, il n'y a pas de numéros de pages mais d'après mes calculs il est écrit à la ligne 4 de la page 18: « Ce serait là son métier: ne rien faire. » Mais comme je ne suis pas sûre de ma numérotation de pages, je vais prendre un autre livre. « A partir de verbes modèles, le tableau suivant présente, pour chaque groupe... » Oups! c'est le Bescherelle. Ce n'est pas un vrai livre. Si? Bon, prenons, un vrai livre. « dont la richesse est fabuleuse, et dont le peuple se prosterne » (Arabesques, L'Aventure de la langue arabe en Occident... merci Plouchoute!).

2. Sans vérifier, quelle heure est-il ?
Aux alentours de minuit...

3. Vérifiez
00:18. Fichtre! il est plus tard que je ne pensais!

4. Que portez-vous ?
Un pyjama d'hiver, des chaussettes, un pull-over et mes lunettes.

5. Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Ce même questionnaire sur le blog de Truly.

6. Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
Aucun, tout le monde dort depuis longtemps dans cette maison. Ah si: une voiture vient de passer dans la rue.

7. Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Si on entend par 'sorti' sorti de chez soi, alors c'était ce matin: je suis allée au lycée. Sinon, je ne suis pas sortie depuis longtemps (trop?), mon voyage au Maroc étant considéré comme un voyage et non comme une sortie.

8. Avez-vous rêvé cette nuit ?
Si j'ai rêvé, c'était les yeux ouverts.

9. Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Sûrement aujourd'hui, bien que j'aie plutôt été d'humeur maussade.

trinite10. Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Un calendrier resté ouvert au mois d'octobre, une affiche pour partir au Vietnam, un agrandissement d'une photographie prise sur l'île de Burano, lors de mon voyage à Venise, un poster du Seigneur des Anneaux, une broderie au point de croix réalisée par ma grand-mère, une poule au point de croix idem, l'icône de la Sainte Trinité (une reproduction évidemment), un miroir, un proverbe irlandais que je ferais mieux d'appliquer plus souvent: « Y penser sans cesse ne labourera pas le champ ».

11. Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une nouvelle paire de lunettes! Avec des montures neuves (pas que les verres).

12. Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Au cinéma, je crois bien que c'était Little Miss Sunshine, mais sinon, j'ai vu Haute Voltige au Maroc (je ne sais combien de fois j'ai vu ce film, mais crois que je ne m'en lasserai pas...)

13. Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Un professeur de philosophie (!)

14. Que pensez-vous de ce questionnaire ?
J'aime bien les questions.

15. Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore
La réponse à ma devinette (bah oui, personne ne m'a donné de réponse!): LE TEMPS.

16. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Gertrude ou Ursule! Je plaisante. En fait, je n'en sais rien...

17. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Raphaël

18. Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Dans mes délires, j'ai rêvé d'un palais vénitien, ou d'un château en Écosse. En plus réaliste, je dirais le Royaume-Uni: le climat est idéal, ils ont des petits-déjeuners succulents (vivent les cooked beans!) et j'aime bien parler anglais. En plus, ils ont une université réputée en ce qui concerne la linguistique (un certain Professeur Tolkien y a enseigné)...

19. Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je t'interdis de travailler!

20. Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous?
L'économie.

21. Aimez-vous danser ?
Quelle question! Bien sûr que NON! Sauf peut-être dans ma chambre quand il n'y a pas de témoin, ou pendant mes périodes de stress intense où je demande à ma soeur de m'apprendre à danser le mambo...

22. Georges Bush ?
Il est encore là?

23. Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Une émission sur la 5, tout à l'heure, qui expliquait que les virus font en fait partie de notre ADN et que c'est sûrement grâce à eux que nous existons... Juste avant, c'était un documentaire sur la disparition des habitants de l'île de Pâques. Encore juste avant, c'était trois épisodes de la saison 6 de Friends en DVD. Avant, je n'étais pas chez moi!

24. Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Ma Dame-Oiselle (ça te donnera une occasion d'écrire quelque chose sur ton blog)
Miss Purplemood
Mimy
Mmm... je ne sais pas pour la quatrième personne. A vous de voir voir...

3 septembre 2006

Le Masque

Un masque. Un masque de froideur et de mépris. Pour se protéger peut-être, pour tenir les autres à distance, c'est sûr. Puis l'être masqué approche. Le masque se fendille. Il se brise et tombe en poussière. Un joyeux drille apparaît. Cette impression d'avoir réussi un exploit: on a fait choir le masque, on sait qui se cache derrière le loup. Le temps passe. Je me rend compte que cet entrain est lui aussi un masque. Un masque plus fini, moins visible. Mieux dissimulé. Il faut du temps et de la patience pour le découvrir.

Je ne sais pas ce qui t'a pris, mais j'ai comme l'impression que tu n'as pas compris. Tu n'as pas compris que l'on avait découvert l'existence de ce deuxième masque. Ce costume de clown que tu enfiles avant d'entrer en société. On sait que ce n'est qu'un costume. En grandissant, il est normal qu'il ait fallu en changer. Il ne t'allait plus. Tu as changé ta garde-robe. Et alors? Avais-tu peur de notre réaction? Était-ce tout simplement de la peur? C'est l'impression que tu m'as laissée. Tu semblait fuir comme un animal blessé... Tu as parlé, un de tes masques posé non loin de toi. Tu l'as enlevé pour nous dire ça, mais peut-être en cachait-il un autre, un autre masque encore plus finement sculpté. Tu as parlé et tu t'es enfuie. Sans un mot, tel un voleur. Une ombre furtive traversant le jardin.

masque

23 juillet 2006

Quand le tort tue...

Pourquoi la tortue? Quand j'étais petite, ma mère avait commencé pour moi une collection de tortues. Oh, ce n'était pas bien important, mais tout de même. Mais, alors que je grandissais, on s'est rendu compte que j'étais extrêmement lente. Je rêvassais sans arrêt. Alors ma mère a coupé court à la collection, peut-être par superstition, je n'en sais rien. Quoi qu'il en soit, j'ai conservé les quelques exemplaires de reptiles que j'avais. Et le jour où j'ai appris l'histoire de ces objets, j'ai décidé de poursuivre la collection par mes propres moyens.

tortues

Aujourd'hui, le nombre des mes tortues s'est accrû (j'ai environ 70 spécimens à ce jour), et il continue d'augmenter. Chacune de mes tortues a son histoire: souvenirs de mes voyages, cadeaux, ou tout simplement achat dans une brocante. Les plus précieuses viennent d'Autriche (c'est du cristal Zwarovsky). J'ai même des chaussettes avec des tortues!
Et je peux dire sans ambages que j'adore cet animal. Il se cache dans sa carapace au moindre problème, refusant d'affronter le danger. La tortue reste confortablement installée dans son chez-soi et ne bronche pas, qu'il neige ou qu'il vente. Les fables en font un animal persévérant et courageux. Cependant, Esope en fait une paresseuse à toute épreuve: si elle porte sa maison sur son dos, c'est parce qu'elle aurait refusé de se rendre à un festin organisé par Jupiter en personne, préférant rester confortablement chez elle. Le dieu, vexé, la condamna à porter éternellement sa demeure sur ses épaules. Paresse, quand tu nous tiens...

30 mai 2011

Vide grenier

Vaisselle dépareillée, objets décoratifs hideux, jouets poussiéreux, DVD frelatés, disques vinyles, petites voitures dont le propriétaire a grandi, vases ébréchés, naperons affreux, bibelots en tous genres que l'on n'a pas eu le courage de jeter.

Les smalas déambulent et tentent de tout arracher pour quelques centimes, les blondinets hauts comme trois pommes s'émerveillent devant le robot démontable et sortent, tout timides, leur pièce de 1€ de leur poche, les petites filles supplient leur mère en se pendant au landeau mais l'autorité maternelle décrète qu'il n'y a pas assez de place dans la maison, les vieilles dames cherchent des jouets et des jeux pour leurs petits-enfants, le chalant moyen jette un oeil mais ne s'attardent pas, quelques barbus s'arrêtent devant les 45 tours, les adolescents de 35 ans regardent les jeux de société d'un peu plus près.

Photo0764

Assises sur notre tabouret, ma soeur et moi attendons les "clients". On joue à la marchande, en quelque sorte, comme lorsque nous étions petites. Sauf que les pièces qui tombent dans notre besace sont bien réelles et que le soleil tape dur. Peu à peu, je me suis transformée en écrevisse, mes bras ont commencé à me brûler, puis j'ai aperçu mes mollets et mes pieds, mon décolleté. J'ai aussi découvert qu'on pouvait avoir un coup de soleil sur les mains... Seul le visage a été épargné, grâce au chapeau de paille.

16 janvier 2007

Perte de temps... 4

You Are 35% Left Brained, 65% Right Brained
The left side of your brain controls verbal ability, attention to detail, and reasoning.
Left brained people are good at communication and persuading others.
If you're left brained, you are likely good at math and logic.
Your left brain prefers dogs, reading, and quiet.

The right side of your brain is all about creativity and flexibility.
Daring and intuitive, right brained people see the world in their unique way.
If you're right brained, you likely have a talent for creative writing and art.
Your right brain prefers day dreaming, philosophy, and sports.

Are You Right or Left Brained?

27 février 2007

Miroir ?

paresseux"J'ai envie de t'embêter..." Un sourire mutin se coule sur mes lèvres et mes doigts glacés glissent dans ton cou. "Tu n'es pas censée travailler?" Perfide question à laquelle tu réponds par un rire. Bien sûr que tu es censée travailler, mais tu es engluée dans cette toile, tel un insecte pris au piège. J'ai l'impression de me voir... "Hey! Réveille-toi, tu dors!" Tu relèves le nez de tes cours, ôtes tes lunettes et te recouches plus confortablement afin de te rendormir... Tu bâcles tes D.M. et sauves tes D.S. grâce à ce que tu as retenu en classe... Le matin, tu te rendors après avoir éteint ton réveil, tu refuses de sortir de sous ta couette... J'ai l'impression de me voir... Tu fais le paresseux, je suis la Paresse. Tu imites le koala, on me dit tortue. Miroir?

3 août 2012

Brave

Brave n'est définitivement pas un film à voir en français (et pourtant, les dessins animés, en général, ça ne me pose pas de problème). Pour commencer, Rebelle, c'est une traduction ratée. Parce que Brave, ça n'a quand même pas la même connotation un peu ado-ironico-mèche-dans-les-yeux. Et surtout, l'accent écossais si savoureux est à mon humble avis inimitable. Bien sûr, je ne sais pas ce qu'ils en ont fait en français, mais tout de même.

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Une histoire de princesse sans prince charmant, sans chanson niaise, dont le plus grand méchant n'est autre que le péché d'orgueil. Pas de château aseptisé ni d'oiseaux qui chantent, et, comme je l'ai lu dans une critique, la couleur rose est aux abonnés absents. On est loin, malgré tout ce que j'ai pu lire dans les commentaires de commentateurs frustrés, du conte disneyen traditionnel. Évidemment qu'on retrouve certains codes, mais j'y ai davantage trouvé de la légende et du mythe que du conte.

Couleurs froides et sombres de splendides paysages sauvages des Highlands pour faire mieux ressortir la chevelure ahurissante de Merida (roulez le R s'il-vous-plaît), archer hors pair (Robin des Bois aussi est roux). Dans un château immense et immensément vide, guerriers crades et laids, sympathiques et ripailleurs, s'en donnent à coeur joie pour prouver qu'ils sont des brutes. On est loin des courtisans tout beaux de la Belle au Bois dormant et du village propret de Raiponce.

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Certains ingrédients ont un goût de déjà vu, mais on l'oublie assez rapidement devant la réussite époustoufflante de l'ours anthropomorphe. Cette ourse fait rire, pleurer, frissoner... Sans compter que l'on a droit un duel magnifique qui n'a rien à envier à celui de Baloo. Je n'en peux dire plus sans en dire trop, aussi je me contenterai de préciser : n'ayez crainte, notre princesse n'est pas l'amie des ours comme l'était Blanche-Neige avec les lapins et les faons. Point d'histoire d'apprivoisement ou d'amitié improbable.

En résumé, un film à voir pour sa beauté graphique, ses légers écarts quant à la loi du genre. Un très beau mythe "celtique", servi qui plus est par une bande-originale originale (pour un tel film).

28 janvier 2010

Achille, Catulle et le moineau

Lundi dernier, pendant que je subissais Troie et le bouillant Achille qui court en jupette, gambettes à l'air, pendant trois heures, j'avais six élèves en colle, au CDI, qui avaient pour tâche de me traduire le célèbre poème de Catulle

Passer mortuus est puellae meae
[Il est mort le moineau de mon amie]

(extrait des versions de leur livre, je tiens à le préciser). Et bien figurez-vous que mes élèves sont des surdoués: en deux heures, ils m'ont pondu une magnifique traduction en décasyllabes avec rimes plates! Si si, tous les quatre, la même. Et l'analyse que j'avais demandée est passée à la trappe. Du coup, je me demande si je laisse tomber - leur cas est désespéré - ou si je vais voir le directeur, indignée et révoltée, avant de leur faire faire toutes les versions du livre en heure de colle... (Le mieux dans tout ça, c'est qu'ils m'affirment qu'ils se sont juste entraidés... genre je n'ai jamais été chercher de traduction avant eux sur internet. Non mais, ils sont vraiment bêtes ou c'est moi qui suis trop difficile?)

Sinon, je ne poste plus trop en ce moment, j'en suis consciente, mais une petite révolution se prépare sur mon site. Oui, je prépare quelque chose de nouveau, de beau, et de... plus vivant? En fait, mon projet sera de poster une série de chroniques hebdomadaires. Il n'y aura pas forcément de posts longs, mais des brèves sur différents thèmes, le tout présenté sur une seule et même page (les rubriques sont d'ores et déjà disponibles ICI). Cela dit, ça me prend du temps, tout ne fonctionne pas comme je veux (pour ne pas dire que rien ne fonctionne), et j'ai peu de temps. Pas avant de longs mois, donc.

En attendant, ma vie poursuit son cours: j'ai validé le C2i, j'ai eu 19/20 à ma base de données maison, j'ai eu l'impression de cartonner en linguistique alors que je n'avais pas révisé, et mes élèves m'épuisent (mais j'aime bien mes quatrième). Ah, et ce week-end, je vais au festival d'Angoulême. Hiiii! Et j'ai vu Gainsbourg (vie héroïque) et c'est joli. Et je vais aller voir le dernier Disney et Sherlock (parce que c'est Sherlock). Ma vie est passionnante.

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14 novembre 2008

Du gratin (de poisson)

IMG_9409Les rues sont larges, les rues sont désertes; les bâtiments sont blancs, il y a un lotissement hermétiquement clos derrière ses hautes grilles métalliques. Ce quartier est riche, ça se voit, ça se respire. Avenue de Ségur, rue de Saxe, place Fontenoy. M'y voilà. En face de moi se dressent l'école militaire des Invalides, que je vois de ce côté pour la première fois de ma vie, et derrière elle, la tour Eiffel, majestueuse dans ses voiles de nuages gris.

Il y en a des gras et des secs, des encore verts et des moins frais, des grands et des plus petits. Je ne parle pas fruits et légumes, no de fromage de chèvre et encore moins de poisson: je vous présente les habitants des bureaux de la haute administration. Ah mais attention: pas n'importe quelle administration: ces gens ont un point commun: la mer et la pêche. Oui oui. La pêche. Et ce n'est pas pour rien si je suis arrivée au septième ciel étage de l'ENIM, mais pour la signature du livre dont je vouas ai déjà parlé.

Parmi tous ces hommes importants à costume et cravate, il y en avait un qui semblait plus humain et auquel un monsieur qui n'y connaissait rien à la mer (le frère du photographe) posait plein de questions. Ce monsieur barbu et gentil était le directeur d'un lycée maritime en Bretagne. Pas étonnant qu'il fût plus humain: lui avait l'habitude de côtoyer les adolescents! Et il parlait de son lycée, et des stages en mer, et des accidents, et même du mort qu'il y avait eu... Bref, lui avait les pieds ancrés dans la réalité. Les autres parlaient de choses trop abstraites pour moi.

Et puis il y avait ce vieil ami du photographe, un monsieur qui travaillait dans l'édition, et plus précisément dans l'imprimerie je crois. Il savait plein de choses, et ce qu'il racontait sur son métier était totalement hypnotisant. Enfin, c'est ce que j'ai trouvé. L'imprimerie, c'est quand même un monde particulier, mais un peu magique quelque part.

Enfin, il y avait Dame Eiffel, dans toute sa splendeur illuminée, qui nous dominait au travers de la baie vitrée. Cette vue plongeante sur les Invalides, le Champ de Mars et enfin la tour Eifel. Rien que pour ça, ça valait le coup de monter sept étages...

4 octobre 2009

Istanbul online

Après deux semaines d'attente, vous allez enfin pouvoir profiter de mon voyage à Istanbul. Compte-rendu léger - peut-être un peu grandiloquent, mais il n'en fallait pas moins pour une telle ville - et photos. Pour profiter de celle-ci, il va falloir partir à la chasse aux liens! En attendant que je m'occupe de mes albums photos...
Cliquez sur l'image pour accéder au compte-rendu.

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7 mars 2009

Aérien

Prévenue au dernier moment, je me lance dans un long trajet pour me rendre à la Pitié-Salpêtrière. À Montparnasse, je monte dans la ligne 6, bondée malgré l'heure censée être creuse. D'humeur maussade, mon regard erre sur les reflets dans les vitres, sur ce noir sans fin et mystérieux des couloirs du métro.

Et d'un coup, la ligne émerge à la lumière du jour, sous un ciel bleu immense. Peu à peu, elle prend de l'altitude, nous nous retrouvons à hauteur des étages de ces immeubles si parisiens. Le soleil me chauffe le dos au travers des vitres, un filet d'air frais se faufile par une fenêtre entrouverte. En contrebas, la rue, les piétons paraissent bien petits. Cette impression d'être au-dessus du monde est jouissive. Voir tout d'en haut, et voir au loin Paris qui s'étend, sans fin.

De nouveau le plongeon sous la terre, dans ces galeries labyrinthiques, juste le temps d'un changement.

La ligne 5 est déserte, ou presque. Et elle aussi ne tarde pas à sortir son nez de terre. Elle cligne des yeux, et comme prise d'un accès de folie, accélère sur cette voie aérienne et tourbillonnant au-dessus des voitures. L'ivresse de la liberté sans doute. Et ce si beau soleil, dans le ciel bleu.

L5_04_Gare_Austerlitz_11Arriver à la gare d'Austerlitz à l'étage est extraordinairement réjouissant. Se dire que pour sortir de cette station de métro il va falloir descendre des escaliers et non les monter. Un peu comme si après un court moment d'envolée sauvage nous redescendions sur terre.

Sans trop savoir pourquoi, je souris.

10 février 2009

Enclave

C'est l'histoire de trois frères... En fait non, c'est l'histoire d'un concert.

Épuisée par une journée mouvementée, j'accueille avec un plaisir non feint la douce chaleur du théâtre et le moelleux confortable des sièges.

Sur scène, trois frères aux doigts enchantés et un percussionniste aux mains magiques. Le chant grave et apaisant de l'oud me fait fermer les yeux. Je somnole comme dans un cocon, dans une bulle à l'écart du monde, loin du froid et de la pluie glaciale. Je me sens bien, les yeux fermés et les oreilles caressées par ces cascades de notes et ces rythmes tantôt lents et lascifs, tantôt rapides et entraînants.

Je me laisse porter, emporter en Andalousie, dans les jardins de Grenade, en Italie, sous un balcon, mandoline à la main, en Tunisie, dans une cour sous le soleil de février, au Maroc, dans les souks grouillants et chatoyants, et même en Russie, que je n'ai jamais vue qu'en rêve et photographies. Je dois dormir ou presque lorsque l'aîné entame une chanson d'amour. J'ouvre les yeux.

Plus tard, après deux rappels et des tonnerres d'applaudissements, je reprends pied dans l'abrupte réalité. Dehors il pleut.

(Pour écouter Trio Joubran, c'est ici.)

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28 janvier 2009

Chance, vacances et bonne humeurs

plutarque1Lundi, j'arrivai à l'UFR de grec dans un état de nervosité lamentable: il me restait deux textes à apprendre et je n'avais pas lu l'œuvre. Pour l'introduction, j'étais très mal barrée, puisque les rares passages que j'avais lus n'étaient restés ancrés dans mon cerveau. Et lorsqu'on me dit que j'allais passer avec M. de L, mon souffle resta bloqué dans ma gorge: il est certes très gentil, il n'en reste pas moins des plus impressionnants. Et quand on n'a pas révisé, ça fait peur. Finalement, Fortune eut pitié de moi et m'adressa un sourire. Mme R, toute gentille et beaucoup moins impressionnante, vint me chercher, et Chance porta ma main sur le texte 1, seul sur les neufs dont je connaissais le contexte. Ouf! Malgré quelques erreurs (sur les alternances et les laryngales), je m'en suis tirée vivante. Et c'est soulagée que je quittai l'UFR, prête à affronter mes presque deux semaines de vacances.

Hier, la société d'aide aux devoirs m'appelle, pour me proposer une deuxième « mission » - comme ils aiment à les appeler. Un enfant en CP, à Paris, qui a besoin d'aide pour la lecture. Autant vous dire tout de suite que j'ai littéralement sauté sur l'occasion! Et en sus, mon élève de 4° corrigea de lui-même plusieurs erreurs dans sa dictée et développa correctement ses opérations mit fractions (oui, au bout d'un certain temps, ce genre de toutes petites choses vous donne un sourire jusqu'aux oreilles).

C'est donc de parfaitement bonne humeur que je suis allée au théâtre hier soir, où j'ai retrouvé Melendili (thanks to my brother qui préfère ses cours de danse aux soirée culturelles). Au premier rang du balcon, nous avons une vue plongeante sur la scène et l'orchestre. Don Giovanni de Mozart, avec des chanteurs tous aussi impressionnants les uns que les autres. Et malgré la violence qui enveloppe tout cet opéra, c'est le comique qui m'a le plus marquée. On est ressorti content après plus de trois heures d'un spectacle étourdissant.

13 juillet 2009

Anniversaires

Cela fait plusieurs jours maintenant que mon blog a fêté son troisième anniversaire. Pour l'occasion, je lui ai refait une beauté.

Trois ans que vous supportez mes notes plus ou moins (f)utiles, plus ou moins bonnes, plus ou moins longues. Vous avez suivi mes hauts et mes bas, mon parcours en hypokhâgne (qui a déménagé), mon entrée dans la jungle universitaire. Vous savez tout de mes revirements orientatoires (ce mot n'existe pas, donc je le crée), ce que je voulais faire, et ce que je ferai.

Vous avez eu vent de mes voyages, de mes excursions, de mes sorties, même si de moins en moins.

Vous avez assisté à la naissance et à la léthargie de mon site.

Trois ans que je suis là, accroché à ce bout de toile telle une moule à son rocher. Et je ne compte pas partir de sitôt.

Dans_les_branches

Ah oui, et s'il y a un s dans mon titre, c'est parce que mardi j'aurai 21 ans. Je serai vieille.

PS: demain je commence à travailler. Jusque fin août. Un peu d'angoisse, mais surtout de l'impatience.

PPS: promis, bientôt, vous aurez du nouveau sur mon site. J'ai des tonnes de notes entièrement préparées et prêtes à poster.

18 novembre 2008

ΤΑ ΖΩΑ ΤΡΕΧΕΙ

1Mes deux yeux ne sont plus les mêmes.

À droite, j'ai l'œil d'un lapin russe: blanc, cerné de rouge, cave.

À gauche, j'ai l'œil d'un lapin albinos: rouge, gonflé.

Le tout souligné d'un merveilleux dégradé livide à violet en passant par le mauve. Et juste en dessous, deux pommettes rouges. À force de renifler, se moucher, pleurer, on a les pommettes rouges.

Je cumule conjonctivite – que je n'avais pas eu depuis au moins quinze ans! – et toux bizarre qui donne une voix d'adolescent en pleine mue, « super sexy » aurait dit D. en se moquant.

Mais se moquer, ce n'est pas charitable. Surtout qu'aujourd'hui, j'ai eu mon premier cours – ben oui, j'ai trouvé des cours de soutien – et que j'avais la voix d'un ogre. M'enfin, il n'a pas eu peur, c'est déjà ça. (Surtout qu'un ogre avec un œil de lapin albinos, ça a de quoi faire peur!)

Et depuis que je suis rentrée chez moi, je n'arrive pas à faire stopper cette quinte de toux qui me vrille l'estomac et les abdominaux – et oui, ce muscle existe chez moi aussi! Incroyable n'est-ce pas? – et me déchire la gorge.

Bref. Tout ça pour dire que c'est pas trop la forme en ce moment.

Ce post ne servait à rien. Sinon à écrire. Pour retarder le moment où je vais devoir recopier Salluste.

Au fait, Salluste, c'est difficile, mais qu'est-ce que c'est bien! Et puis, la concision et l'élision, une fois qu'on a trouvé la traduction sur internet (en plus c'était une traduction de Racine) le truc, c'est facile!

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