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Vous en parlerez à votre cheval...
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23 mai 2009

Sortie néo-hellénique

Il faisait très beau et très chaud. Je sortais de deux heures et demi de cours à dormir debout, et j'étais ravie de retrouver Cécile pour le déjeuner. Après ça, nous avions rendez-vous au Petit Palais avec la prof de grec moderne, pour aller voir l'exposition sur le Mont Athos.
Quand nous sommes arrivées, en retard d'à peine quelques minutes, Eirênê nous attendait déjà sur les escaliers. La prof a profité de mon retour parmi eux pour me remonter les bretelles: elle ne voulait pas que je passe en septembre tout ça parce que je n'étais pas assez assidue en cours!
Nous avons parcouru l'exposition, tâchant d'écouter les explications professorales sur les "askètes" et les "archianges". Sa petite voix aiguë n'était pas facile à entendre, mais nous avons appris quelques choses intéressantes, notamment sur le "saint vendredi" et le "saint samedi". Je n'ai malheureusement pas entendu les informations sur les deux renaissances byzantines, et n'ayant jamais assisté aux cours de civilisation...
Une fois la visite terminée, nous nous sommes installés dans la cour/le jardin du Petit Palais, en plein soleil sur les marches. Nous avons discuté en profitant de ce beau temps et du calme de l'endroit: une fois isolé de la rue, on a presque l'impression de n'être plus à Paris.

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(Clique pour agrandir)

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14 mai 2009

QCM

Trois trains, trois RER C différents. Deux stations, puis cinq, et enfin trois. Rungis-la-Fraternelle n'est pas si éloignée, mais le trajet est loin d'être direct. À destination, je vois un flots de jeunes filles gloussantes descendre de la rame: pas besoin de plan, il suffit de les suivre.

Et ça n'a pas raté: la foule est énorme et visible de loin. Plus de trois mille candidats attendent rue du Bélier, dont près de trois mille filles. Elles ricanent par grappes. Certaines disent du mal des autres, d'autres se plaignent d'être malades. Les unes sont tristes d'êtres séparées, les autres parlent du concours d'orthophonie de Lille ou de Nice. Dans cette espèce de gymnase-hangar, huit cents tables. Je m'installe, complètement groggy, assommée par la chaleur et le manque de sommeil.

QCM, part one: déduction. De loin la partie la plus facile et la plus amusante. Exemple: vous vous rendez à la bibliothèque. En chemin, vous croisez six hommes accompagnés de leur femme. Chaque femme a à ses côtés deux enfants et porte trois chatons dans un panier. Combien de personnes et d'animaux se rendent à la bibliothèque? A.42; B.24; C.30; D.54; E.ARNC (aucune réponse ne correspond). Alors, d'après vous?

QCM, part two: vocabulaire. Trouver les mots les plus proches de celui qu'on nous propose, d'accord. Mais quand les mots à définir sont « sabir » ou « labile », vous rigolez tout de suite beaucoup moins. « Labile » me revient en mémoire: je l'ai déjà entendu. Dans une chanson de Juliette, Un ragga obsolète. « ... mon verbiage labile... » Autant dire tout de suite que ça ne m'est d'aucun secours.

QCM, part three: compréhension de texte. Le texte en question est une introduction à une édition des contes de Grimm. Le sujet en est extrêmement intéressant, mais les questions ne m'ont laissé aucun souvenir. La chaleur commençait à avoir raison de moi et mes yeux papillonnaient.

QCM, last part: grammaire. Enfin je suis en terrain connu. Seul problème: quand il s'agit d'identifier des formes mal orthographiées dans une liste, le doute s'empare de vous, et vous ne savez plus si c'est en ou an, si c'est un ou deux l. De même, les accords des verbes pronominaux m'ont laissée hésitante.

En fin de compte, je suis ressortie de là blasée, ne songeant qu'à mon sac qui m'attendait à Caen. J'ai quand même esquissé un sourire quand j'ai vu la foule qui attendait sur le quai en direction de Paris, tandis que nous étions trois malheureux pelés à partir vers Massy-Palaiseau.

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28 avril 2009

Montagnes russes

birhakeimLorsque j'ai quitté la maison, le ciel était beau. D'un bleu pur, avec une lumière crue et quelques gros nuages anthracite très découpés. Le château de Versailles m'est apparu au travers des arbres désormais feuillus, et j'ai vu avec plaisir les herbes folles non encore coupées autour de la pièce d'eau des Suisses. Et plus loin sur le trajet, la Seine, brillant sous les rayons du soleil. Et le pont Bir Hakeim, élégamment lancé entre les deux rives du fleuve. Une fois dans les rues parisiennes, j'ai eu la joie de passer par cette petite allée, sur le côté du square de Cluny. Cette allée de sable aujourd'hui dissimulée sous les branches basses des arbres. On n'y voit plus qu'un ciel de verdure.

Mais le premier cours déjà m'a fait déchanter. Le digne professeur répéta pendant une heure le cours que nous avions fait juste avant les vacances. Et la deuxième heure, j'avais oublié mes affaires. D'ailleurs, cette heure se prolongea de plus de vingt minutes, et je m'agitai sur ma chaise: j'avais jusqu'à midi pour régler un inintéressant problème de sticker, manger et prendre un rendez-vous chez le médecin. Quart d'heure de queue réglementaire à la scolarité, pour m'entendre dire « oh mais ce n'est pas là, c'est au 18 rue de la Sorbonne, quatrième étage. Dépêchez-vous ça ferme dans un quart d'heure. » Comme ça m'avait manqué! Finalement, j'ai mangé en dix minutes.

Cours de littérature agréablement surprenant. Faire l'étude des armes dans la Chanson de Roland, pourquoi pas? Finalement, ces deux heures sont passées vite. Malheureusement, la salle n'était pas chauffée, et j'avais tellement froid que j'ai préféré abandonner l'idée de suivre deux heures de linguistique latine dans cette même salle. Alors je suis allée à l'AG, où j'étais sûre qu'il ferait chaud. Et j'avais envie d'en savoir plus sur ce qui c'était passé pendant les vacances. De bonne humeur, donc, j'en m'en vais rejoindre Melendili et compagnie à l'amphithéâtre Richelieu.

agPlus de sept cents personnes dans un amphi comble. Je suis ressortie de là au bout de trois heures: l'AG n'était pas terminée, et je ruminais. Pour de multiples raisons, mais je pense que mon estomac grognant et ma nuit de quatre heures y étaient pour beaucoup. J'étais un peu désespéré, assez énervée, et complètement blasée. Mais qu'importe. Je me rendais à mon petit cours dans le XVe. Quelle mauvaise idée!

Il m'a fallut une demi-heure pour faire sortir mon élève de sous la table basse! Pendant vingt minutes, j'ai tenté de parlementer avec lui, mais il a six ans, que voulez-vous arguer? Il voulait des bonbons, mais je ne marche pas au chantage. J'étais fatiguée, alors je ne me suis pas énervée. Et ce n'est pas mon gosse, je ne pouvais rien faire. Ce n'est pas mon rôle. Quoi qu'il en soit, au bout d'une heure, j'étais épuisée.

Dans le train, j'ai dormi comme une masse. J'étais d'humeur plus que maussade en rentrant à la maison. Mais une fois à table, le magret de canard m'a rendu définitivement le sourire.

23 avril 2009

Paris, m'amie

IMGP0019Il est facile de critiquer les mauvaises habitudes des parisiens, quand on y a un appartement. Mais quand se rendre à la capitale relève de la grande sortie, où il faut prévoir horaires de trains et de bus, s'armer de son plan de métro et de son pass Navigo, on ne peut qu'apprécier la Seine, ses quais, les rues larges et grandioses, les monuments gigantesques.
Mercredi, en compagnie de Melendili, nous avons effectué une sorte de retour aux sources. Musée d'Orsay, les quai en passant par Invalides, Pont de l'Alma et retour dans les transports après avoir jeté un regard enfantin au sommet de la dame Eiffel. La longue pause au milieu de la passerelle qui relie Orsay et les Tuileries, au soleil, avec cette vue imprenable sur la verrière luisante du Grand Palais. Ces enfilades de ponts, vieux et moins vieux. Au loin, Notre-Dame, le Louvre. Et tous ces gens qui marchent, qui errent, et parfois se perdent.
Ce sentiment de paix qui nous étreint quand on peut regarder tout ça en se sentant presque chez soi. On discute, mais on ne cogite pas. Non, ça c'est pour plus tard. Ou avant. Quand on est là, on profite.
Un jour, je ne mettrai plus une heure et demi pour aller à Paris.

IMGP0017

15 mars 2009

Salon

IMGP0017Cela fait plusieurs années que je me rends – fidèle – au Salon du Livre. Et cette année ne fit pas exception. Légèrement agoraphobe de nature – ou plutôt mysagore – je traîne les malheureuses qui ont accepté de m'accompagner dès le lever du soleil, afin d'être devant le bâtiment immense de la porte de Versailles avant l'ouverture. Cela n'empêcha pas, ce week-end, le monde d'affluer plus que de raison.

Une fois l'entrée passée, c'est un véritable labyrinthe. Loin au-dessus de nos têtes, des filins retiennent des enseignes plus ou moins visibles, annonçant qui des régions, qui des éditeurs. Rapidement, les stands de bandes dessinées et de mangas suent dans les allées les clients et chalands qu'ils ne peuvent plus contenir.

Le Livre de Poche nous a trahi en n'affichant pas sa collection des « Lettres gothiques ». Les Mille et Une Nuits nous retinrent presque malgré nous. Et L'École des Loisirs nous alluma quelques étoiles dans les yeux – Claude Ponti est un dieux, même ma mère est d'accord. Le mur de livres au pavillon d'honneur attirent quelques regards intrigués. 10/18 et sa collection des « Grands Détectives » que j'aime autant pour le contenu des livres que pour leurs couvertures. Et L'Olivier! Cette silhouette noire sur une couverture blanche n'a de cesse de nous plaire.

Passé midi, la foule se fait trop dense. Notre entrain ralentit. Nous errons, à la recherche des allées les moins fréquentées. Et lorsque nous ressortons, notre porte-feuille est toujours considérablement allégé. Mais quel plaisir que celui de marcher, environné de ces milliers de livres: s'en remplir les yeux, pour mieux rêver à se future bibliothèque.

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9 mars 2009

Vive le grec !

Photo0025Il est quatorze heures et le soleil brille sur le Panthéon. Devant les grilles, sur l'esplanade, un petit groupe est déjà formé, de gens plus ou moins connus; une chose est sûre, la majorité est helléniste.

Les professeurs et étudiants défilent derrière le haut-parleur: ils lisent le chant V de L'Odyssée. Derrière, dans la rue, les bus et camionnettes de CRS défilent, couvrant la voix des lecteurs; le vent emporte des bribes de paroles. Et des crétins trouvent bon de discuter pendant cette lecture, sans prendre la peine de baisser le ton ou de s'éloigner de quelques pas.

Le vent se lève et la pluie commence à tomber. Le chant V est abrégé, mais EF (alias Mika, vous vous en souvenez?) dansera quand même. Rien ne l'empêchera d'interpréter sa chorégraphie contemporaine, qu'il a intitulée « Odyssée V ».

Le cercle des curieux s'est élargi. Les parapluies ont fleuri. Le silence s'est installé. Et l'attention est à son comble. EF commence, et peu à peu, le soleil paraît de derrière les nuages, au milieu des lourdes gouttes de la giboulée. La lumière scintille. On pourrait presque avoir un arc-en-ciel; Iris a failli se manifester.

La chorégraphie s'achève sous les applaudissements et le soleil. Puis s'ensuit un défilé de lecteurs divers et variés, latinistes et hellénistes. Poésie, littérature engagée et transparente (« Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de  notre patience? »). Lecture en grec dans le texte, déclamation des premiers vers de L'Iliade avec la scansion.

Prodigieux. C'est dans ces moments-là que l'on est fier d'être en Lettres Classiques.

18 février 2009

À l'ouest

le_sommeil_salvador_daliCe matin, malgré la douche, je ne suis pas sortie de nuage où je flottais depuis mon lever. N'allez pas croire que je suis amoureuse ou que j'ai fait de beaux rêves! Non! Je n'ai simplement pas assez dormi et ne me suis pas vraiment réveillée de toute la journée.

À peine assise dans le train, j'ai sombré. Réveillée en sursaut par des pas précipités, je ne savais plus où j'étais: toujours à SQY, le train n'était pas encore parti (en retard, pour changer). Je me suis rendormie, tant et si bien que j'ai failli ne pas descendre à Saint Michel.

Première heure de cours façon zombie. Trois étages d'escaliers au ralenti. TD façon mort-vivante plus morte que vive. Déjeuner au radar. Cours avec mon élève: je lutte difficilement contre ses rebuffades. Finalement, je rentre. Je m'endors inquiète dans le train, peur de ne pas me réveiller à temps.

J'ai séché le grec moderne pour faire la sieste. Une fois à la maison, à peine ma tête toucha-t-elle l'oreiller que Morphée m'entraîna avec lui, pour deux heures et demi d'un sommeil de plomb. Et là, je crois que je ne vais pas tarder à aller me coucher.

Bonne nuit!

13 janvier 2009

Coïncidences...

Avez-vous déjà remarqué ceci? Quand on découvre quelque chose, très souvent, on en entend de nouveau parler dans les jours qui suivent. Cela ne vous est-il jamais arrivé? Très souvent, il s'agit de mots nouveaux que l'on retrouve dans le journal le lendemain, ou dans une publicité; ou alors des personnages célèbres dont on n'avait jamais entendu parler et qui dans la même semaine se révèlent à vous deux ou trois fois. Dans mon cas, il s'agit d'acteurs britanniques.

zoe11_e_3037d1bce01c13631a6a31672519ba90La première est une femme. Il y a quelques années, je regardais un épisode d'Hercule Poirot, chez ma grand-mère. Un personnage secondaire – un écrivain, si mes souvenirs sont bons – était joué par cette femme. Après l'épisode d'Hercule Poirot, c'était au tour de Miss Marple. Et là, rebelote: la criminelle était cette même femme, j'en était certaine. J'engageai alors mes recherches, et découvris, non sans surprise, qu'il s'agissait de la même actrice qui avait joué le professeur Bibine dans les films de Harry Potter! Le monde était bien petit.

keith_allen_855_18124832_0_0_10771_300Le deuxième est un homme. Je vous ai suffisamment tannés avec Robin Hood pour que vous ayez compris que j'ai regardé un bon nombre d'épisodes de cette série. Or en ce moment, je suis dans ma crise « je veux du polar bien classique et bien esthétique », et je me régale avec les séries anglaises diffusées sur TMC. Ce midi, j'ai donc regardé un épisode de Miss Marple. Des crimes, un commissaire de police, jusque-là tout va bien. Jusqu'à ce que je tique sur ce commissaire: ces dents de travers, ce regard bizarre, cette absence de cheveux me rappellent quelque chose. Je vérifie, et paf! Dans le mille, Emile! Il s'agit bel et bien du Shérif de Nottinggham.

(Quand je pense que la première fois que ça m'a fait ce genre de chose, c'était avec Alan Rickman, que je ne connaissais pas, honte à moi. Et admettez qu'entre le professeur Snape et le colonel de Raison & Sentiments – l'amoureux transi, quoi – la marche est très haute! Après je l'ai retrouvé dans Love Actually, Robin Hood, prince of thieves et Sweeney Todd...)

18 octobre 2008

Top 7

I_love_your_blogPuisque j'ai été taguée et que je n'ai pas grand chose à vous raconter pour l'instant, j'obéis à Ultra Bee et je:

Je vous préviens tout de suite: cette liste n'est pas un classement.

  1. Je vais très régulièrement lire le blog "coruscant et capricant" des Pitous, parce que leur prose enjouée a le don de me faire sourire, même après une mauvaise journée. A consommer sans modération !
  2. J'apprécie également le blog de P'tit Lion: même si elle a tendance à sous-estimer son écriture, je la trouve très agréable à lire, pleine de sensibilité. Et puis ses posts "à tendance midinette" sont très bien aussi ^^
  3. Yannick (anciennement zED) (je sais, je triche, y en a deux à la fois), pour ses photos bien sûr. Et puis pour son amour du latin et du grec, son style des plus agréables et bien d'autres choses encore.
  4. Truly a une place particulière dans mon coeur: son blog est né presque en même temps que le mien, et il fut un de mes premiers "commentateurs". Sa syntaxe étourdissante a le don de me couper le souffle à chaque lecture. De même que son amour pour les mots, leur sens et leur son. Un régal !
  5. Comment ne pas citer Mimy? Khûbeuse émérite, elle est un peu silencieuse en ce moment, mais je n'en apprécie ses rares posts que davantage.
  6. Dois-je présenter Boulet? D'accord, c'est un bédéblog, mais ça reste un blog. Un sens de l'humour et de l'autodérision tout-à-fait réjouissants.
  7. Enfin, je citerai le site de La Lanterne brisée, qui est en fait un blog. Ou qui a une partie blog. C'est aussi un bédéblog. Je crois que vous savez déjà ce que j'en pense, suite à un post récent et enthousiaste de ma part.

J'aurais également pu citer Insium et son amour des livres, Crime&condiment avec ses recettes plus qu'alléchantes, Morpheen et son humour sanglant, et bien d'autres encore. Mais j'étais limitée à sept. Ceux qui ont été désignés peuvent se sentir "tagués" s'ils le désirent. Le choix vous appartient !

14 octobre 2008

Dialogue avec un équidé

VickyCristinaBarcelonaGBonsoir à tous!

Aujourd'hui, j'ai fait de la présence à un cours, pour le seul plaisir de voir les gens de la classe. Parce que voyez-vous, tous ceux de l'an dernier, et d'autres, sont dans le parcours littérature. Par conséquent, je ne les vois ni le lundi ni le mercredi. C'est pourquoi, le cours du mardi m'est cher, même s'il est, dans mon cas, peu intéressant. Bref. J'ai renoué avec mes bonnes vieilles habitudes, à savoir n'écouter que d'une oreille (voire pas du tout) et gribouiller des choses informes dans les marges de mes copies.
J'avais prévu de travailler cet après-midi, mais Morphée m'a surprise et je n'ai pas fait long feu: mon zèle s'est transformé en sieste. Ce soir, j'ai été au cinéma. Si si, vous avez bien entendu, au cinéma. J'y ai vu le dernier film de Woody Allen, au titre tellement long que j'ai eu bien du mal à le retenir, mais il me semble, si je ne me trompe pas, que c'est "Vicky Cristina Barcelona"... Ma foi, je l'ai fort apprécié! Je crois que ça ferait un beau sujet pour la page "films" de mon site...
En parlant de mon site, sachez qu'il n'est pas abandonné. En ce moment j'essaie de créer une page pour mon voyage à Venise. J'ai plusieurs choses à poster aussi. Et puis, surtout, je n'arrive pas à quitter ce blog. Je crois en fait que je vais laisser tomber ma page "journal" et créer un lien direct avec ce blog. Et puis il faut que je modifie l'interface et l'arborescence de ce site, qui n'est vraiment pas facile à manipuler. Si vous avez des suggestions, je vous en prie! J'aimerais que ce site soit accessible et surtout, que la navigation y soit aisée (ce qui n'est absolument pas le cas en ce moemnt !). Tout en gardant un design un tant soit peu original et agréable. Voilà. Alors je cherche, j'apprends, et faute de temps, je piétine. Vos idées ou remarques, peut-être, seront capables de m'aider.

Sincèrement,

Inci

PS: Je n'avais pas encore vu l'affiche du film... je la découvre seulement, et trouve que la photo est vraiment belle. Bref, c'était sans intérêt.

27 septembre 2008

De la logique de l'administration de la Sorbonne

ou Du plaisir de multiplier les compléments du nom

Neuf heures tapantes, mercredi matin, nous débarquons dans le couloir du deuxième étage, escalier F, devant la salle 366 (parce que c'est logique, les salles 300 sont au deuxième étage). Quelques lettres classiques connus, d'autres fraîchement sortis du moule khâgneux. Et devant la salle voisine (368) des dizaines, des vingtaines et j'en passe, de lettres modernes, attendant fébrilement l'ouverture des inscriptions. Bien. La salle 366 est fermé, pas de panique, les tuteurs ne sont pas encore arrivés.

Les minutes passent. Un professeur arrive. C'est fermé? - Oui monsieur. - Attendez, je vais me renseigner. Manque de chance, la salle 366 n'a pas été prévue dans le programme. Tout se passe à côté. Comment? Vous voulez dire que depuis une demi-heure qu'on observe la file d'attente des lettres modernes enfler nous aurions  dû y être aussi? Vous plaisantez j'espère! Quelques uns suivent la tutrice de grec (Désolée, nous n'avons pas encore les fiches d'inscription, le bureau de l'UFR est fermé, il faut attendre) et pénètrent dans la salle.

Hum. Des ordinateurs partout. Où faut-il aller? Finalement, nous avons une fiche. Ce sera simple. On rempli la fiche. Simple? Qui a dit que ce serait simple? L'administration fait tout ce qui est en son pouvoir pour perdre du temps, faire perdre du temps et compliquer les choses. C'est bien connu. C'est pourquoi, non content d'avoir rempli votre fiche en carton (bourrée d'erreurs, soit dit en passant – qui a déjà vu assez d'élèves dans la filière « linguistique et philologie » pour faire des groupes de TD?) vous devez faire la queue devant chaque ordinateur pour vous inscrire dans chaque UFR. Et oui. Parce que ce serait trop compliqué d'avoir plein d'ordinateurs, chacun capable d'inscrire un élève dans tous les UFR. C'est sûr, l'informatique n'a jamais été pensé pour simplifier les choses. Au lieu de ça, une trentaine d'élèves s'entassent dans une salle de classe et perdent un quart d'heure, voire une demi-heure, à chaque bureau.

Dix heures trente, je ressors, vidée mais inscrite et soulagée. C'est alors que je vois la Marmotte, au bout de la file d'attente. Mais que fais-tu là? - Ils m'ont refoulée. - Merde. Ben oui, c'est logique: les lettres classiques ont deux jours pour s'inscrire, quand les lettres modernes ont une semaine, et ils sont obligés de faire la queue (surtout que nos enseignements sont spécialisés, à l'exception de la littérature). Donc, ouvrir une salle pour nous, ce serait vraiment faire gagner du temps, et ça, ils ne veulent pas. Bref. Trois heures plus tard, sans exagérer, la Marmotte entre enfin dans la salle 368... il était temps!

Et lorsqu'elle ressort, elle m'annonce qu'elle a bien failli ne pas pouvoir s'inscrire en littérature (Les quotas de la matinée sont atteints, il faudra repasser à 14h...). Heureusement, elle a su plaider sa cause de pauvre classiqueuse éplorée et a eu gain de cause.

À quinze heures, j'étais de retour chez moi.

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13 septembre 2008

Quid novi?

Bonjour à tous,

En ce moment, je suis très occupée. A quoi? J'apprends un nouveau langage. Comment ça "encore"? Et alors? Je me suis rendu compte qu'avec le xHTML et le PHP, je ne pouvais pas faire facilement de galeries; c'est pourquoi j'ai utilisé un script tout fait, en flash. Ce qui est mal, très mal. Pourquoi? Pour plein de raisons, que je ne vais pas expliquer ici, parce qu'après ça, vous fuiriez ce blog (en passe de devenir blog de geek) comme la peste. En fait, j'ai lu cet article très intéressant sur un site, et j'ai compris que ce sue je voulais était faisable, en Javascript. Et le Javascript, c'est très drôle, si si, je vous jure. Il y en a qui s'amusent de ce qu'auraient dû être les mots fraise et framboise, et d'autres qui comparent la syntaxe du PHP et du Javascript. Bref, bientôt mon site prendra un aspect plus accueillant et surtout, plus dynamique (et vous pourrez naviguer sans vous cassez la tête, cherchant partout où peut bien être tel ou tel lien)!

rangement_en_coursA part ça, je sors un peu plus qu'avant (trois fois en trois jours, pas mal, hein?). Et puis, j'ai passé pas mal de temps sur dailymotion, pendant que je rangeais ma chambre. (Il est évident que le sens de "pendant que" prend ici la valeur nouvelle et inédite de "à la place de".) 51x20min en 48h, ça fait une belle moyenne, hein? Ne me demandez pas ce que je regardais... D'ailleurs, pour m'amuser, j'ai pris une photo du bazard qui régnait alors sur mon antre, alors que le rangement-tri-grand ménage de rentrée avait commencé. C'est édifiant, je trouve.

A bientôt le amis! J'ai encore le week-end des 30 et 31 août à vous raconter, ainsi que les péripéties administratives de la Sorbonne, et à vous parler de mes dernières lectures. (Peut-être le ferai-je sur mon site?)

Bien à vous,

Inci

PS: j'ai ENFIN mon CERTIFICAT DE SCOLARITE, YES !

9 septembre 2008

Mariage à la campagne

J'avais promis le récit du mariage de ma cousine; chose promise, chose due. Voici dans les détails des grandes lignes ce qui se passa le samedi 23 août.

Nous partons après le déjeuner de Limeuil. La voiture est pleine à craquer, et nous froissons nos beaux habits. Nous rentrerons chez nous directement après la fête: c'est moi qui conduirai.

_gliseNous n'arrivons même pas en retard, malgré quelques demi-tours et égarement sur les petites routes de France. Nous avons tout fait pour éviter Tours et le début de la messe. Malheureusement, nous n'avons échappé qu'à la première... Nous arrivons, la petite église, fleurie pour l'occasion, est déjà bondée. Je tente de m'incruster auprès de mes cousines, mais ma sœur m'appelle: on nous a dit de monter. Monter? Comment ça? Ah! Monter... au-dessus de la porte, au fond de l'édifice, là où se trouve l'orgue dans les grandes cathédrales, il y a un balcon (j'appellerai cela un balcon, faute de savoir si un mot plus précis existe dans le vocabulaire religieux). Un escalier très étroit, sur les premières marches duquel on peut lire, écrit à la craie, « Montée interdite. Danger ». Tout-à-fait rassurant. On monte sur cet escalier qui tient davantage de l'échelle de grange que de l'architecture majestueuse de Chambord. Arrivée à bon port, on s'avance vers la balustrade. Pour cela, il faut enjamber les bancs en tâchant de garder son équilibre, déjà précaire sur des talons. J'avise deux cordes: si on veut, on peut sonner les cloches. Avantages de notre position: on a une belle vue, on voit tout, on regarde les grenouilles et crapauds de bénitier de haut, on peut observer les chapeaux et gens bizarres, on peut rire de tout ce qui se passe et commenter, on peut chanter faux sans se faire entendre, on échappe à la communion sans que personne ne le remarque, et on échappe à la quête... ah non, on n'échappe pas à la quête: pas fous les gens.

Je passe directement au dîner, sautant par là l'étape du cocktail avec les talons qui s'enfoncent dans la terre amollie par la pluie récente et l'épisode du « marchons dans les bois avec des cailloux partout » et celui du « j'enlève mes chaussures et finis la route pieds nus, tandis qu'une cousine opte pour les tongs ». Le dîner. Le thème: métro ligne 2. Chaque table porte le nom d'une station. Ça, c'est chouette, parce que la ligne 2, j'en connais une bonne partie. Je me retrouve à Stalingrad, avec ma sœur, des cousines plus jeunes, un homonyme et un voisin plus vieux (j'avais eu peur d'être la plus âgée de la table). Toutes les cousines avec lesquelles je m'entends le mieux sont à la table des mariés. Encore une fois, nous sommes séparées...

Sur la table, un poisson rouge dans un bocal. Le pauvre. Il y en a sur chaque table. À la fin de la soirée, certains nageaient dans le vin, d'autre dans des morceaux de bougie... les pauvres. Le nôtre vivait encore et avait une eau propre.

Je n'ajouterai pas grand chose sur cette sympathique soirée. Nous sommes partis tôt, d'une parce que ma sœur avait un train le lendemain matin à sept heures, et d'autre part parce que je conduisais.

Avant d'achever ce léger et succin compte-rendu, je veux vous parler d'un étrange énergumène qui fit rire presque toute la famille. Chemise blanche, ceinture, chaussures blanches. Jusque là tout va bien. Mettez sur la chemise un blouson en cuir et sur la tête une paire de lunette de soleil. Complétez l'ensemble d'un slim noir et d'une paire de bretelles. Vous pouvez rire! (On trouve de tout aux mariages, mais je vous assure, celui-ci ne fait pas partie de la famille. Devinez où demeure ce charmant personnage...)

1 septembre 2008

Noces de diamant

Soixante ans de mariage, ça fait beaucoup. Pour marquer l'événement, mes grands-parents convièrent toute leur petite famille devenue grande en Indre-et-Loire. De deux, ils étaient désormais trente-sept, comme le fit si bien remarquer mon grand-père.

Tout commença par une réunion dans le jardin de la location d'été. Le beau temps était de la partie, heureusement. Dans le jardin, retrouvailles avec les cousins, oncles et tantes. La seule personne manquante nous rejoindrait le lendemain, pour le déjeuner. Pour une fois, je me laissai aller dans l'ambiance sans trop me poser de questions; peut-être était-ce l'air des vacances, ou l'atmosphère du jardin, mais le fait est que je me sentais bien, contrairement à la réunion de janvier chez mon oncle qui m'avait mis les nerfs à rude épreuve. Peut-être qu'à la campagne, on assume mieux ses choix? Peut-être que loin de tout, nos études revêtent moins d'importance qu'à Paris? Quoi qu'il en soit, avoir douze cousins-cousines, une sœur et un frère faisant des études scientifiques ou économiques ne m'embarrassa pas outre mesure cette fois-ci.

quizzJe me souviens, un jour je reçus un mail demandant à tous de préparer une petite animation pour la réception. Ayant en horreur ce genre d'activités, et estimant que la préparation des trente invitations plaiderait en ma faveur, je ne préparai rien. Le soir venu, mes cousines me supplièrent de leur venir en aide: elles avaient préparé un quizz géant mais avaient besoin d'aide pour le mettre en scène. Trois cousines, nous embauchâmes ensuite trois autres cousines et les trois cousins. Les questions, faciles évidemment, étaient autant de vieux souvenirs; beaucoup évoquaient le paradis qu'avait été le chalet à Saint Gervais, paradis aujourd'hui perdu. Les petites manies des grands-parents furent aussi rappelées au milieu des rires et des sourires.

Bref, cette soirée fut une réussite. D'autant plus qu'on ne sait jamais ce que l'avenir réserve et qu'il sera de plus en plus difficile de réunir tout le monde sans exception.

IleBLe deuxième acte fut la messe, déjà évoquée. Pourquoi une messe pour soixante ans de mariage? Je ne sais pas, et ne comprends pas. Une chose est sûre: elle m'a confortée dans mes idées. Je trouve ça choquant. En réalité, le plus choquant fut à la fin de la messe: une adoration à Marie, avec répétition de l'Ave Maria. Quel intérêt à une telle rigidité? Tout ça parce qu'il y a un siècle, la Vierge est apparue à trois petites filles, et leur a dit de prier pour la France et les Français. Excusez-moi, mais cela sent le nationalisme à plein nez, et ce culte marial est trop imprégné d'histoire pour être crédible. Déjà, les miracles me laissent de marbre, mais là, ils me font carrément rire. Depuis quand faut-il prier davantage pour la France que pour l'Humanité? Depuis quand Dieu, Jésus ou Marie préfèrent-ils un pays à un autre? Cela n'a aucun sens au regard d'une religion qui se veut universelle. Mais je vais arrêter là cet écart, et revenir à un point de la messe que j'ai trouvé particulièrement aberrant. « Laissez les enfant venir à moi. » Telles sont les paroles du Christ qu'a lues le prêtre. Et pendant le sermon, juste après, le voilà qui s'énerve tout seul et enjoint les parents d'un enfant bruyant à faire sortir le perturbateur. Certes, les cris résonnants dans l'église peuvent gêner, mais j'ai trouvé ça assez contradictoire avec le message qu'il était censé apporter aux fidèles...

7125_photo01Troisième acte, le déjeuner au restaurant. Les tables furent tirées au sort, et je me retrouvai rapidement entre une tante et le mari de ma marraine-cousine. À ma table, deux cousines, ma mère, une tante et un oncle par alliance. Repas excellent et quelques discussions intéressantes. Pas grand chose de plus. Et le soir, réception de toute la famille chez nous, dans notre maison de campagne. Parties de mah-jong avec les cousines, partie de Trivial poursuit avec qui voulait. Dîner pour trente-cinq, avec vingt couteaux, dix-huit fourchettes et quinze assiettes... ce fut épique!

J'en viens à la fin de ce week-end familial, mais je n'ai pas encore évoqué le « dortoir hanté ». Ma grand-mère, pensant bien faire, avait réservé un dortoir dans le château du coin, pour les sept cousines. Nous entrons dans le parc, traversons un jardin laissé à l'abandon, passons devant un château mangé de vigne-vierge, atteignons un petit pavillon. Nous passons les deux petites pièces qui sont la bibliothèque municipale du village, montons à l'étage et arrivons dans une grande pièce sous le toit. Les toiles d'araignée courent sous les lits de camp, dont les matelas creusés nous ferons passer une fort mauvaise nuit. Au fond de la pièce, un rideau qui donne sur une pièce abandonnée dont nous ne voyons pas le bout. Dans l'isolation, un loir. Dans le jardin, des bruits étranges. Et toutes les heures, une cousine qui demande « quelqu'un ne dort pas? ». Autant vous dire qu'à sept heure du matin, nous regardions notre montre en répétant « encore deux heures avant le petit-déjeuner »... Cela restera malgré tout un souvenir marquant!

1 août 2008

Départ...

Bonjour à tous !

Je m'en vais quelques semaines à la campagne, prendre un bol d'air frais. Evidemment, là-bas, pas d'internet ! Je sais que ça ne changera pas grand-chose, puisque je n'ai pas beaucoup posté ces derniers temps, mais quand même, je me devais de vous prévenir.
Si vous avez peur de vous ennuyer, aller donc lire le dernier article des Pitous (lien à gauche): ils font le hit parade des plus beaux hommes dans la série Rome. ^^ Bref, c'est comme vous voulez.
En cadeau, une photo de quelque terre inexploré... à vous d'imaginer ce que vous voulez !

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10 juillet 2008

Burano

Promenade sur la petite île de Burano, île de pêcheurs, où la tradition veut que les femmes repeignent les maisons pendant que les hommes sont en mer. Bâtisses de toutes les couleurs.
Entre les maisons et le bord de mer, dans ces coins oubliés des touristes, le linge sèche dans le vent, sous le soleil de plomb.

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9 juillet 2008

Venise: visite photographique

Quelques photographies que je n'ai pas pu faire figurer dans mon album photo...
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1. Vue de l'hôtel, le soleil crée un jeu d'ombres et de lumière.
2. Chevet d'une église, à quelques mètres à peine de la Salute.
3. Un bâtiment qui me fit rêver il y a cinq ans, et qui agit de même aujourd'hui.

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Vue sur Saint Georges depuis la place Saint Marc. Le soir, vers 17h et le matin, vers 7h30.

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1. La place Saint Marc, déserte, tôt le matin
2. Le palais des doges et la foule de l'après-midi.
3. Nuages, au-dessus de l'Île-de-France.

20 juin 2008

Venise

venise017Demain, c'est le départ! Je quitte le plancher des vaches pour quatre jours à Venise. Je ne sais plus depuis combien d'années exactement j'attends ce départ. Depuis mon premier voyage dans cette ville. J'étais avec ma cousine et mes grands-parents. Là, j'y vais seule, avec ma grand-mère. Quatre jours pour couper avec le monde réel, quatre jours pour cicatriser de ce dernier oral râté ("Délie", soit maudite!). Mon sac (encore plus petit que pour mon voyage à Vienne) est fait. Il ne me reste plus qu'à mettre un peu d'ordre dans ma chambre, et surtout dans mes cours, qui jonchent le plancher et ailes de géant m'empêchent de marcher.
L'autre jour, j'avais peur de n'avoir rien à faire. En réalité j'ai réussi à trouver des petites choses, par-ci par-là. Un anniversaire. Puis un autre. Bourgogne. Granville. Une invitation pour aller à l'armada de Rouen. Une proposition pour quelques jours à Limeuil.
Je serai de retour le 25, avec plein de photos (je l'espère).

8 juin 2008

[vide]


Pffffffff.... serait ce que j'ai envie de dire. Depuis ce matin, je n'ai presque rien fait. Alors que j'étais censée réviser ma littérature pour demain, je me suis contentée de jouer sur ce site diabolique (dont j'ai trouvé le lien chez Algésiras) et de comparer Socrate et Snape (ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien moi-même!).
Je tourne en rond, écoute ma play-list en boucle, et ne parviens même pas à aligner trois mots quand l'envie me prend d'écrire. Sur la toile, le silence est de mort, et ça ne m'aide pas à me bouger. L'impression que tout le monde a été happé par cette fin d'année, qu'il ne reste rien que du vide.
Et l'idée de me lever à cinq heures demain matin m'épuise d'avance. Au moins aurai-je le sac assez léger pour marcher demain midi. Parce que vendredi, Gaffiot et dico de thème sur l'épaule, je n'ai pas eu le courage de marcher jusqu'à Invalides comme j'en avais le projet.
ecole_facade_2Par contre, j'ai réussi à me traîner de Saint Lazare à Malesherbes, en passant par la rue de Stokholm puis par la rue du Rocher. Et cette rue, je l'aime. D'abord, il n'y a quasiment pas de voitures, et c'est donc beaucoup plus silencieux. Ensuite, il y a à peu près quatre à cinq fois moins de piétons; or, je ne prends pas la ligne 3 pour éviter les gens: si c'est pour les retrouver rue de Rome, c'est gentil mais non merci! Enfin, cette rue est belle. On a le plaisir de passer plusieurs mètres au-dessus de la rue de Madrid et de regarder de haut les passants, en bas, tout petits. Et il y a le 53 rue du Rocher: une petite cour pavée, des verrières... à faire rêver. J'ai découvert il y a peu qu'il s'agissait d'une école maternelle.

10 mai 2008

Sensations culinaires

canneles1Vue: la pesée du sucre et de la farine, le chiffre qui évolue sur la balance digitale. Pas assez, pas trop, précision et rigueur.

Ouïe: le fouet qui bat les œufs dans la jatte, un bruit creux et liquide, régulier et rapide.

Toucher: le blanc d'œuf qui poisse sur les doigts, l'aigu de la coquille d'oeuf sur le pouce qui ouvre.

Goût: celui, doux et chaud, de la peau du lait, qui s'est formé sur le liquide bouillant.

Odorat: le parfum fort et sucré, exotique aussi, du liquide ambré que contient le petit bouchon noir de la bouteille de Saint James. Une fragrance qui évoque les îles et leurs plantations. L'odeur du rhum.

Cannelés.

6 mai 2008

Je procrastine.

Entre_deux_eauxMa montre indique qu'il est plus de dix heures déjà. Xénophon me lance des appels désespérés depuis plusieurs semaines. Il me reste moins de dix-sept heures avant de rendre ma version définitive en français. Pour me donner contenance et bonne conscience, j'ai souligné les verbes, ondulé sous les participes et pointillé sous les infinitifs. Enfermé les coordonnants dans des bulles et les subordonnants dans des prés carrés. Chaque nom a trouvé chaussure à son pied et vit désormais en tête-à-tête avec son article, à l'abri de ses parenthèses. Bref, j'ai fait le plus gros. Il ne me reste plus qu'à chercher le vocabulaire manquant et à traduire. Mais je n'ai pas de courage.

Cela fait plusieurs mois que je me traîne comme une loque, une chiffe molle. Je fais le strict minimum, qui ne suffit pas toujours. Cette impression d'inutilité me pèse sur l'estomac. Qu'est-ce que je veux faire après tout ça? Je n'en sais rien. Je fais, on verra bien. Il n'empêche. Ça me fait peur, et je ne me sens capable de rien. Je ne suis pas capable d'atteindre le niveau dont je rêve. Je ne suis pas assez combative pour ça.

Cette envie de lâcher prise, de me laisser porter par le courant me tenaille. Ce désir d'aller au plus simple et au plus agréable me harponne. Pourtant, je sais que je n'irai pas loin ainsi. Surtout par la voie que j'ai choisie. Le sentier des lettres classiques est long et épineux. Si l'on s'épuise avant l'arrivée, il y a toujours des chemins de traverse, mais qui nous font abandonner notre parcours vers d'autres voies. Et je n'ai pas envie de changer. J'ai juste besoin de courage.

Mais je n'en ai pas.

28 février 2008

Mille et une questions

L'autre jour chez Madame de K, j'ai découvert un site qui, si vous vous ennuyez, vous occupera des heures durant! Vous pensez à un personnage, et le génie vous pose des question. A la fin, il a deviné. Et il est fort! Le but de ce jeu est... en fait il n'y a pas de but, mais mon but était de le piéger. Et j'y ai réussi plus d'une fois! Parce que figure-vous qu'Akinator ne connaît pas Felix Gaffiot !!! C'est une honte. Certes, il a deviné pour Robin des Bois, Hugues Capet, Homère et quelques autres. Mais certaines erreurs m'ont bien fait rire. À se demander comment il en est arrivé là. Exemples, du plus soft au plus énorme (en gras, les réponses du génie).

Catulle >> Dante

Félix Gaffiot >> JJ Rousseau

Didon >> Lucy (l'australopithèque)

Julien Solédango >> Le garçon dont vous êtes amoureux

Maxxie (Skins) >> Pimboli

Prince Thomas >> La Chose...

skins_Maxxie Pimboli

Maxxie VS Pimboli

D_dicace 03chose

Prince Thomas VS La Chose

24 février 2008

Exorde (captatio benevolentiae)

IMGP0014J'ai fait mon planning pour le deuxième semestre et, n'ayant pas sommeil (levée à midi, j'ai fait une sieste de deux heures après le déjeuner), j'avais prévu de m'attaquer à ma version de grec (un peu de Platon, c'est bon pour la santé) ce soir. Finalement, je me retrouve devant un document Word tout neuf, tout beau, et j'ai décidé de ''bloguer''... La procrastination continue: ce n'est pas parce que l'hypokhâgne est loin derrière que mes mauvaises habitudes y ont été oubliées! Je ferai Platon demain.

La semaine fut rude. Elles sont toutes rudes. Au mois d'octobre, je me disais naïvement « Quel emploi du temps merdique! Une chose est sûre, ils ne pourront pas faire pire au deuxième semestre. » Et bien ils ont réussi. Un soir, dans le bus, j'entendais deux godiches facceuses qui discutaient. L'une se plaingnait de je-ne-sais-plus-quoi, et l'autre lui expliquait entre deux rires niais: « Hihihi! Le plus tard que je finis, c'est 15h30. Hihihi! » Bref. Il n'y avait aucun doute: elles étaient à la fac. Et si je vous dis que je suis bien contente de finir à 16h30 le vendredi, parce que c'est ma journée la plus courte? Qu'en pensez-vous? Si vous me dites que le secrétaire des lettres classiques est un boulet, ou que l'administration fait tout pour décourager les dinosaures dans notre genre, je vous applaudirai volontiers! Mais passons. Je voulais simplement vous démontrer que mes journées sont l  o  n  g  u  e  s  , t  r  è  è  è  s      l  o  n  g  u  e  s  .  .  . et quand je rentre chez moi, je suis tellement fatiguée que je n'arrive pas à dormir. Et que je n'ai pas envie de travailler.

Pour me donner bonne conscience, je copie mes μοτς γρεκς: ça ne prend pas le chou et ça occupe sainement les mains. J'ai régulièrement plein de choses à raconter sur mon blog, et puis je me dis que je n'ai pas le courage, et que ça n'intéressera personne. Alors je passe. Ainsi, mon blog vit au ralenti, au rythme de la blogosphère en ce moment.

17 février 2008

Consignes

J'ai découvert avec joie que deux personnes, Pepina et Tunis, m'avaient donné du travail pour mon blog, qui est resté, je l'avoue, bien calme cette semaine. Alors, pour rattraper ça, non seulement je vais faire ce qu'elles m'ont demandé, à savoir la liste de six choses inutiles sur moi, mais en plus je vais assigner à chacun des six éléments de cette liste un thème: lecture, cinéma, musique, dessin, écriture et photographie. Mais commençons par le commencement.

Voici le règlement du jeu:
1- Mettre le lien de la personne qui vous a taguée.
2- Mettre le règlement du jeu sur votre blog.
3- Mentionner six trucs sans importance sur vous.
4- Taguer six autres personnes à votre tour.
5- Les prévenir sur leurs blogs.

1. Lecture:
American_GodsLe nombre de mes lectures en cours connaît une croissance vertigineuse. L'Iliade est toujours ouverte au chant II. Floriant a bien commencé ses aventures puisqu'il a déjà occi plusieurs monstres et sauvé quelques puceles, mais il n'a pas encore rencontré Florete, ce qui est fâcheux. L'Echelle de Mahomet approche de la fin: la visite des huits ciels est achevé et la rencontre avec Dieu a eu lieu; nous sommes maintenant en Enfer en compagnie de l'ange Gabriel. Je viens tout juste de terminer le tome 6 de Mushishi. American Gods de Neil Gaiman m'occupe durant tous mes trajets en train; les dieux antiques et oubliés luttent contre les idoles d'aujourd'hui, le tout dans une écriture qui stimule l'imagination, et ça, j'aime! Enfin, Pantagruel, L'Apocalypse et Le Banquet (de Platon) m'attendent sagement sur ma table de nuit.

2. Cinéma:
10018536_Erroll_Flynn_as_Robin_and_Olivia_de_Havilland_as_Maid_Marian_in_The_Adventures_of_Robin_Hood_1938_PostersQuestion film, je voudrais parler de celui que j'ai revu hier, afin de le faire découvrir au Teckel: Robin des Bois. Ne croyez pas qu'il s'agisse de la très récente version de la BBC (je n'ai pas encore eu la chance de la voir), ou de celle, merveilleuse, de Disney. Il s'agit encore moins du film avec Kevin Costner et Alan Rickman. Non, je veux vous parler du film de 1938, avec Errol Flynn! Le doublage, les costumes, les cascades, tout est tellement... kitsch! Nous nous retrouvons avec un seigneur saxon leader socialiste (Vous vous rendez compte, vous, méchants normands, ce que vous faites subir au pauvre peuple! Je suis contre les inégalités, abolissons-les, et offrons aux pauvres hères un vrai festin!), qui tombe la pupille royale (Maid Marian, l'éternelle...) et se bat contre des moines à coups de gigot de mouton (Rends-moi mon gigot! s'écrie le bedonnant ecclésiastique). Willy (l'Ecarlate) joue du luth sans cordes, Marianne s'habille avec les rideaux de sa cuisine, sa chaperonne a un rire à vous percer les tympans. Ce film est aussi une ode à la propreté: ils ont beau vivre en hommes des bois, il n'y en a pas un qui ne soit rasé de près et propre comme un sou neuf! Les vêtements de Robin sont ornés de paillettes, tandis que Willy allie sans complexe chaperon rouge et collants verts. Quant aux méchants, ils sont tous barbus et rient... méchamment! ^^
Pour nous remettre de nos émotions, nous avons enchaîné avec la version de Disney.

3. Musique:

4. Dessin:
Peu de dessin ces derniers temps, à l'exception de quelques volutes et figures plus ou moins géométriques dans les marges de mes cours. Par contre, j'ai des envies particulières: envie de dessiner les chevaliers de l'Apocalypse, les dieux Vikings ou d'autres pays, d'autres temps, des personnages mythiques, des damoiselles médiévales... Malheureusement, le résultat n'est jamais à la hauteur, alors je n'ai pas le courage de m'y mettre.

5. Ecriture:

Comme pour les dessins,
Les mots marquent une pause;
Ils se forment en vain
Et jamais ne se posent

Sur le papier blanc
De mes larges cahiers.
Je vois, désespérant,
Les insoumis aller

En riant. Ils s'enfuient
Au loin, dans des contrées
Verdoyantes et fleuries.

Je suis avec mes mots
Grecs, seuls qui sont restés.
Ce jour j'appris θρήνω*.

* thrênô: se lamenter

6. Photographie:

Jeu

Personnes suivantes:
- Mimylasouris
- Aranna
- Delasin
- P'tit Lion
- Pitou G.
- Pitou V.

8 février 2008

Dîner entre hellénistes

Parce qu'il est tard, que mes yeux fatiguent à cause de l'html, je ne vous raconterai pas comme ce dîner fut réussi, comme nous avons ri, comme ça m'a fait du bien de revoir tous ces visages connus. Je ne vous dirai pas non plus comment ma Dame-Oiselle a cassé une bouteille de Martini, dont les vapeurs nous ont saoulées alors que nous étions en train d'éponger le liquide. Par contre, je veux bien vous montrer les photographies des ingrédients qui ont mijoté dans le wok pendant que l'ont faisait les crèpes...

Carottes Aubergines Courgettes Chou_chinois Oignons Poivrons Poulet

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