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Vous en parlerez à votre cheval...
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17 décembre 2007

Les livres les plus...

Personnages féminins préférés
Philippa (Les cinq écus de Bretagne)
Hermione ^^
Kathryn Swinbrooke (saga policière de C.L. Grace)
Didon

6

Personnages masculins préférés
Ron! XD
Jafar, L, Soubi (personnages de mangas)
Colum Murtagh et Owen Archer (sagas policières)
Cyrano de Bergerac
Hauru (Le Château de Hurle)

Personnages asexués
Gaston Lagaffe
L'oiseau d'or (du conte)
Les deux héros de Cape et de Crocs

Personnages féminins détestés
Ginny Weasley (hum...)
Guenièvre

Personnages masculins détestés
Achille (la femmelette)
Pâris
Britanicus

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Le plus bel ouvrage de ta bibliothèque ?
La collection complète des œuvres de Verleine et Baudelaire.

Le plus volumineux ?
J'aurais bien répondu le Bailly, mais mon dictionnaire anglais unilingue le supplante de peu.

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Le plus ancien ?
Le théâtre complet de Sophocle, 1788.

Le plus petit ?
J'ai trois mini-livres: la vie de Molière, « Le bateau ivre » et les droits fondamentaux de l'homme.

La bibliothèque brûle, les dix livres que tu sauves ?
Combien de fois ne me suis-je pas posé cette même question, sans pouvoir y répondre! Je dirais, le quelques vieux livres que j'ai, parce qu'ils sont irremplaçables. Ainsi que ma B.D. dédicacée, of course!

L’ouvrage le plus énigmatique jamais lu ?
À mon seul désir, de Yannick Haenel, qui fut mon prof de français en seconde. Je n'ai jamais fini le livre: c'était sûrement un peu trop abstrait pour moi.

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Le plus malsain ?
Death note (c'est un manga très malsain, ou tous les personnages sont plus ou moins psychopathes à tendance schizophrène!)

Le plus bouleversant ?
Je me souviens avoir pleuré comme une madeleine en lisant Le Lion il y a fort longtemps. Il y a eu aussi Mon ami Frédéric.

La plus belle histoire d’amour jamais lue ?
Ce devait être dans un conte ou un lai de Marie de France. Ceci dit, celle de Didon et Enée est fort belle aussi. Celle d'Eros et Psychée. Je crois que j'aime les histoires d'amour de la mythologie.
Dumbledore et Grindelwald ^^

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Les livres les plus difficile à obtenir ?
L'anthologie de poésie romantique anglaise, et un dictionnaire de thème latin abordable financièrement. Harry Potter en grec ancien.

Le plus inattendu ?
Harry Potter que je refusais catégoriquement de lire (comme Aranna, qui m'a gentiment donné ce questionnaire à remplir). Les Métamorphoses d'Apulée.

Le livre que tu n’arrives pas à finir ?
Du côté de chez Swann, 1984, En attendant Godot et tant d'autres!

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Le livre le plus lu ?
Les cinq écus de Bretagne d'Evelyne Brissou-Pellen dispute la première place aux Robinsons suisses.

Le livre arrivé de manière imprévisible ?
Le théâtre complet de Sophocle, offert par Eric, juste comme ça :-)

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Le livre que tu feuillettes le plus ?
Le... hum... Bailly... (ou le Gaffiot, je crois que c'est du pareil au même).

Livres lus en cachette ?
Quelques bribes de San Antonio, il y a plusieurs années.

Le plus amusant ?
Très bonne question. Je ne sais pas. Je me souviens avoir ri aux larmes en lisant L'Ingénu de Voltaire...

Qui voudrais-tu voir répondre à ce questionnaire ? 
- Mimy
- el Teckel
- zED
- si les Pitous sont toujours vivants...
- qui veut!

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22 janvier 2009

Plutarque...

DelphiNon mais pour qui me prend-il? Il s'imagine que sous couvert d'un alphabet bizarre, d'une topographie enchanteresse (Delphes, c'est beau quand même) et de version, je n'allais pas découvrir le pot aux roses? Que je n'allais pas réagir aux "principes sous-jacents", "démons, intermédiaires entre dieux et hommes" et autres apories? Que je serais assez stupide pour ne pas voir que c'est de la philosophie? Plutarque, faut voir à pas me prendre pour une conne pomme!

(Et puis faudrait qu'un jour j'apprenne  mes comparatifs irréguliers, ça pourrait servir...)

22 octobre 2008

Il est tard...

pluie

Je ne vais pas tarder à me coucher, mais je tenais à faire un saut par ici. Question d'habitude, question de principe. J'ai les yeux qui se ferment tout seuls, je baille à m'en décrocher la mâchoire. Mais je voulais faire un détour par ici. Par habitude et par principe.
J'ai des milliers de choses à vous raconter, des tonnes de choses à vous narrer: des aventures de mots, la découverte de langues aussi bizarres qu'étranges, un peu d'ancien et de moyen français, parce que c'est drôle. Pas de littérature cependant: ce cours est le seul en la matière, et c'est, je crois, celui que j'apprécie le moins. Pourtant, c'est Plutarque. Justement, c'est Plutarque. Trop compliqué, alambiqué, tordu; trop philosophique. Je perds pied. Je préfère la logique rassurante de la grammaire comparée.
J'ai de bonnes nouvelles à vous rapporter - enfin bonnes, tout dépend du point de vue. Elles concernent mon site, vous l'aurez deviné... Si vous n'y êtes pas allés depuis quelques jours (ou plus), vous serez sans doute contents de voir que l'accueil a changé: désormais, vous savez où aller pour lire telle ou telle chose. Il est en lien direct avec ce blog et Hypallage. Certes, j'ai encore beaucoup de travail, notamment dans la partie lectures, citations et mots rares. Parce que j'ai revu entièrement le plan. Et tout est à refaire au niveau du script. C'est long et fastidieux.
Ce soir, j'ai regardé Tigre et dragon. Hier, j'ai lu Blue. Pas étonnant qu'une étrange mélancolie m'étreigne ce soir... Je vais rejoindre Morphée.
Bonne nuit.

30 décembre 2008

Préparatifs

IMGP0007Tuiles et meringues sont faites et sagement rangées dans leur boîte en fer. Les meubles se sont alignés le long des murs, et ont trouvé la nappe qui leur sied le mieux. L'aspirateur a fait son orgie de moutons, agrafes, clous dorés, cendres et miettes. La crème glacée, confectionnée par une mère experte, est au congélateur (elle aurait d'ailleurs pu passer la nuit dans le jardin: le résultat eût été le même). Cakes et quatre-quarts, dûment emballés dans leur robe d'aluminium, attendent le jour J (ou devrais-je dire J-1). Ce soir, nous attaquons les macarons et le lemon curd. Demain, pizzas et le reste.

J'ai les pieds en compote et les doigts qui gardent l'odeur du sucre. Je suis fatiguée, mais contente, satisfaite. Et heureuse de ne m'être (presque) pas disputée avec ma sœur. Heureuse de voir que ma mère est de bonne humeur. Heureuse que mon père ait avancé la pose du carrelage dans la salle de bain. Heureuse que mon frère... euh, non. Mon frère n'a rien fait. Bref, je suis de très bonne humeur.

2 décembre 2008

Negotium

EDIT: Il y a dans la marge de droite un sondage. Allez donc voter, vous ne risquez rien ^^

masque_comiqueDans moins de trois semaines, je serai en vacances. Et depuis quelque temps déjà, la trotteuse de ma montre semble avoir accéléré. Les devoirs sur table se multiplient comme des pains un jour de miracle, les samedi matins sont réquisitionnés par des versions et autres réjouissances, les délais se raccourcissent. Bref, vous l'aurez compris, les professeurs ont senti l'approche des vacances et la fin du semestre. Panique à bord, tout le monde sur le pont: il nous faut des contrôles continus!

En attendant, je donne mes petits cours. Je passe des heures, consciencieuse, à rédiger des fiches sur le présent de l'indicatif, le temps le plus compliqué qui soit, et à inventer des exercices, à chercher des textes pas trop rébarbatifs et qui collent au sujet. Et ce qui m'inquiète le plus dans cette histoire, c'est que ça me plaît.

Entre temps, je sors, un peu. Samedi dernier, Bouffes du Nord, La Seconde Surprise de l'amour. Et c'était bien. Très bien même. De toute manière, même si ça n'avait pas été très bien, j'aurais été au théâtre des Bouffes du Nord, et ça m'aurait suffi. J'aime cette salle, qui dégage un charme hors du commun.

À côté de tout ça – révisions, cours à préparer un minimum, sorties – j'ai envie de faire plein de choses à la maison, comme à chaque fois que je n'ai pas le temps. Envie de m'occuper de mon site en pause, de poster des articles que je dois écrire mais dont les idées me taquinent depuis plusieurs semaines déjà, de finir ma dernière fic en date, d'avancer mon projet de généalogie des Fondateurs. Il faut aussi que je pense aux achats de Noël.

Sur cette liste non exhaustive, je m'en vais me coucher: il est tard, et j'ai du pain sur la planche pour les trois semaines à venir. Ce n'est pas le moment de tomber encore malade.

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8 novembre 2008

Une fakheuse en hK

Vendredi, je n'ai pas cours. Mais vendredi dernier, ce fut différent. À 14h, je ne suis pointée à la porte de mon vieux lycée, et je suis entrée, en compagnie d'une complice. Nous avons tâché de nous faire discrète, et surtout, de ne pas croiser de professeurs. Un court moment de panique au détour du troisième étage, lorsque notre route coupa celle de M. Durant*, éminent angliciste de son état. Mais c'était fausse alerte: il ne tiqua pas, trop occupée qu'il était d'aller remplir sa bouilloire et de faire le tri dans ses pensées.

Nous parcourons le couloir, jusqu'au fond, et là, assise à son bureau, nous voyons Mado, aux prises avec sa classe de culture antique (ou quelque chose du genre). Elle nous voit, s'étonne, et s'exclame qu'elle est ravie de nous voir, parce qu'elle pensait que nous aurions oublié notre promesse. Et non, nous n'avions point oublié. Et nous voilà, d'attaque pour deux heures de grec confirmé en hypokhâgne.

Les hellénistes arrivent. Ils sont quatre, trois garçons et une fille. Il y a deux ans, nous étions six, six filles. Les mœurs changent. Correction de l'interro: eimi et eimi, les formes homonymes. Je n'aurais pas dû venir... j'aurais dû me méfier. Mais trop tard. Je n'ai pas fait de grec depuis trop longtemps, et mon cerveau rame. Mais qu'importe? Je fais du grec.

Après cela, on passe au vocabulaire: la suffixation en grec. Voilà qui va me servir, et pas qu'un peu, pour mon prochain devoir à rendre ! Finalement, j'ai bien fait de me lever matin. Les quatre hypos ont du mal. Et leurs hésitations, leurs erreurs nombreuses me rappellent ce que nous avait annoncé Mado: « Ils sont plein de bonne volonté... » ce qui voulait tout dire, je crois.

chapitre_22_pandoreEnfin, nous passons au texte. Sur quatre, deux ont fait la préparation. Mouais. Ma collègue et moi nous battrons en improvisé. Hésiode, l'épisode de Pandore. Ce sont de bons souvenirs, et surtout, ça change de l'interminable Plutarque que nous traînons tel un boulet à la fac. Je les écoute traduire. « Ah, mais j'avais compris tout le texte à la deuxième personne. » Ah. Bon. C'est toi qui vois. C'est sûr, l'absence d'augment n'aide pas, mais jusque-là, je n'avais jamais vu de mythes à la deuxième personne. D'un coup, mon nom résonne dans la classe. Quoi? Que se passe-t-il? Ah vraiment? Vous êtes sûre que je dois traduire? Bien. Je lis mes quelques vers, analyse. La construction n'est pas difficile, et ma voisine et complice me souffle le vocabulaire manquant. Ouf. Il il est seize heures.

L'heure suivante, nous avons assisté à un spectacle effarant: une classe de quarante latinistes grands débutants, au comportement de collégiens. La seule pensée qui m'effleura en entendant les deux potaches dans mon dos ricaner fut: « Et ils seront en khâgne l'an prochain? »

29 octobre 2008

Une classique chez les modernes

J'ai plusieurs heures à tuer, mais le sacrifice est nécessaire pour vivre une telle expérience. Quelques cinquante minutes avant dix-sept heures, je descends timidement les deux étages qui me séparent de l'amphithéâtre Champollion, où j'aperçois mes classiques collègues en proie aux affres de la linguistique grecque. Les accents du professoral Germain résonnent dans ce hall haut de plafond et encore vide. Je m'assoupis sur l'escalier marmoréen et le chapitre six de Plutarque.

Peu à peu, d'étranges spécimens de race humaine me rejoignent. Je me replie sur mon territoire, serrant Plutarque est ses oracles sur mes genoux, me faisant petite, minuscule, infime, tâchant de disparaître. Et puis je continue d'attendre.

Le brouhaha est devenu tel que les studieux étudiants hellénistes ont clos la porte. Les discussions s'élèvent tandis que les élèves descendent en masse. Désormais, le hall est plein, mes oreilles résonnent. Toujours pas trace de Melendili.

hugoold3Enfin, mes collègues sont libérés et s'échappent des fers rigoureux de la linguistique. Quelques saluts et regards semblant demander ce que je fais là plus tard, je rattrape Melendili par la manche et nous entrons dans l'arène. L'amphithéâtre est plein. Nous avons trouvé une place au deuxième rang. J'observe médusée ces êtres extraordinaires que sont les littéraires s'asseoir dans les allées, faute de place. À peine trois quarts d'heure plus tard, de plus en plus fascinée, je vois sortir certains d'entre eux, probablement hermétiques au charme du genre apocalyptique. Quelques discussions s'élèvent. Des murmures. Des chuchotements. Le cours s'étire, « ego Hugo » et compagnie.

Ce fut une véritable expérience ethnologique de deux heures.

26 octobre 2008

Marins-pêcheurs

marinpecheurSouvenez-vous, il y a un peu plus d'un an maintenant, c'était l'été, et je vous parlais de marins-pêcheurs à toutes les sauces, parce que j'avais des recherches à faire, pour le compte des éditions Romain Pages, qui avaient eu  la bonté de m'embaucher. Et bien le livre est sorti il y a peu. Il est paru chez France Loisirs fin septembre, et chez Romain Pages début octobre. Je fais de la publicité, pour la simple et bonne raison que les photos sont splendides!

Les marins-pêcheurs, voilà qui semble rébarbatif à voir en photo, mais je vous assure que le travail de Jean-Pierre Duval est superbe. (Oui je suis fan de son travail, et alors?)

Et puis, y a mon nom en première page... ^^

19 juin 2008

Lecture

Bon, puisque Llewella me l'a suggéré...


A] Combien de livres lisez vous par an?

Si l'on compte les bandes dessinées et les mangas, un paquet! D'autant plus que cette année j'ai lu pas mal de romans policiers, plusieurs romans S-F ainsi que quelques auteurs antiques (quand même). À mon avis, j'ai dû lire au moins trois ou quatre fois plus que l'an dernier.

B] Où les trouvez vous?

En librairie, sur internet, prêts d'amies et bibliothèque municipale.

C] Où lisez vous?

Dans le train beaucoup. Dans mon lit, quelle que soit l'heure de la journée. Et à la bibliothèque de la fac.

E] Bouquin coup de coeur de l'année?

Pffff... la question qui tue! Je n'en sais rien. Là, comme ça, j'ai envie de dire Verlaine d'ardoise et de pluie, mais il y a aussi De bons présages, American gods, Neverwhere, Oh boy!, Tous les garçons et les filles et sûrement plein d'autres que j'oublie.

F] Attraper le livre le plus proche, allez à la page 123, trouvez la 5ème phrase et recopier les 3 suivantes.

« Installé dans la salle principale du château, il regardait la mer en contrebas: aussi aperçut-il la nef qui était arrivée au port. Alors il s'est dit en lui-même que venait d'arriver le vaillant personnage dont on parlait fréquemment à la cour. Aussitôt il quitte la salle, descend les marches et sort de chez lui. » (Floriant et Florete)

Variation_grecque_n_bG]On vous transforme en livre. Quelle apparence avez vous, quel est votre contenu?

Un dictionnaire à l'air rébarbatif, mais dans lequel on trouve des tas de mots étranges, vétustes, oubliés, ainsi que leur histoire.

J'invite Mimy, zED, les Pitous, P'tit Lion et Aranna (comme ça on sera deux) à faire ce petit questionnaire.

4 mars 2008

XIX

Je ne suis pas là dear Teckel, encore une fois. Mais sache que je pense à toi quand même, et que ton anniversaire, nous le fêterons dignement à mon retour, parce que tu le mérites!
Ô reine du dessin en marge de cours, déesse du clavier édenté, duchesse du portable ralenti et cuisinière royale de ton Royaume, en ce merveilleux jour, je te souhaite un très joyeux anniversaire!
Sak_
Ginko et le Prince Thomas (qui ne m'appartiennent pas) boivent le saké dans la forêt...

25 novembre 2007

Nous partîmes cinq cents...

Affiche_FestivalC'est avec le nez bouché, les yeux larmoyants et les pieds en compote que je poste mon cinq cent-unième message... Mais c'est aussi avec le sourire que je vous annonce que j'ai passé la journée à Uccle, juste à côté de Bruxelles, pour avoir une dédicace d'Elvire de Cock (voir "Kokoahouse" dans mes liens). Beaucoup de voiture, de la lose (modérément), des bouchons sur le périphérique, un beau ciel de soleil couchant, le soleil qui se lève sur la plaine du Nord, le réveil qui sonne à cinq heures, les heures d'attente et enfin, la joie d'observer les doigts qui courent sur le papier, les coups de crayon, vifs et précis, les couleurs qui s'étalent, et un personnage qui prend forme sous nos yeux. Rien que pour ça, je ne regrette pas l'aller-retour Versailles-Bruxelles dans la journée.

15 juin 2008

« Cum tamen inter se prostrati in gramine molli » (Lucrèce)

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C'est le matin, j'ouvre ma fenêtre, il pleut. Une odeur diffuse d'eau de pluie dans l'herbe, dans les feuilles, dans les arbres. L'odeur de la rosée matinale y ressemble étrangement; ce parfum mouillé et frais, qui fait frémir les narines et réveille les sens encore engourdis par une courte nuit de sommeil. C'est le matin à Robinson, avec les coucous dans les acacias et les tourterelles dans le pommier du Japon.

Le temps est à l'orage, il fait lourd. Avez-vous déjà remarqué que l'herbe, la terre et le bitume dégagent une fragrance entêtante à l'approche de la pluie? L'eau n'a pas commencé à tomber que déjà, l'odeur chaude de la terre gorgé de soleil, de l'herbe sombre vous monte à la tête. C'est l'après-midi à Fayence, avec la sauge et le thym sauvage, les criquets qui font silence et cède la place à l'orage.

L'air est étouffant, le soleil est haut dans le ciel, il fait beau et chaud. En bordure du chemin forestier, les graminées sont hautes et les herbes folles s'en donnent à cœur joie. Au travers des arbres, le soleil pleut tout-à-coup et frappe ce carré de verdure. Un parfum fort et lourd, dont on verrait presque s'élever les effluves, vous surprend au détour du chemin. Je suis à la montagne, je suis petite, je suis avec mes grands-parents. Je pars à la conquête de quelque glacier. Le sentier alpin, rude, raide, chauffe sous les rayons et l'herbe alentours laisse s'échapper ce même parfum lourd, qui se mêle à celui de toutes ces fleurs que l'on n'a pas le droit de cueillir.

Le seul végétal que l'on foule sans y penser – pieds nus en été, pour le plaisir – fait revenir à ma mémoire nombre de souvenirs endormis.

2 juin 2008

Bienvenue à Poudlard... euh, la Sorbonne!


Après un déjeuner conséquent, nous nous apprêtons à affronter les dédales de la Sorbonne.

Entrées par la cour, nous passons sous l'amphithéâtre Richelieu, puis à droit direction la Scolarité. Une porte, une petite cour, une autre porte, un couloir et une troisième porte. Une femme nous demande ce que nous voulons tout en saluant une certaine Maria au téléphone.

« Bonjour, nous cherchons l'UFR d'histoire-géographie

- Alors, escalier F, deuxième étage et demi. Après, il faut demander, parce que c'est difficile à trouver. »

ee2d_1Un regard éberlué plus tard, nous partons à la recherche de l'escalier F. après deux étages, nous nous arrêtons pour regarder un plan en coupe de l'Université. Non seulement on nous demande de trouver le deuxième étage et demi , mais en plus, il y a des morceaux du plan qui se baladent entre les étages, deux salles entre le niveau F et le G etc. Les yeux comme des soucoupes, nous observons ce plan plus qu'improbable. Et pourquoi le rez-de-chaussée s'appelle-t-il niveau C? La logique de l'administration laisse vraiment à désirer.

Nous arpentons le couloir du deuxième étage, suivant les flèches qui indiquent l'UFR de philosophie. Peut-être cela nous mènera-t-il quelque part. Puis quelques portes et cages d'escalier plus tard, nous voyons fléché en tout petit « UFR d'histoire ». Oula! Mais où est-ce que ça mène? Un tout petit escalier en colimaçon, sorte d'escalier de service, monte à une sorte d'étage qui n'en est pas un: c'est le demi-étage en question! Eurêka!

Nous montons, ouvrons une porte, nous trouvons dans un couloir qui rendrais malade un claustrophobe tant il est étroit, puis nous avisons la porte du secrétariat. « Ouvert de 9h30 à 12h30 le vendredi ». Grrrrr...

« Et si l'on partait à la recherche de l'UFR de grec?

- Tu crois qu'il est à l'étage 3 ¾?

- Sûrement. » Bientôt, les escaliers se déroberont sous nos pas, des passages secrets se dissimuleront derrière des tapisseries et Dumbledore sera le nouveau directeur de Paris IV-Sorbonne. Bienvenue à Poudlard!

1 juin 2008

Je révise (peut-être)

IMGP0001Cela fait deux jours que je me dis « Ce soir, tu finis ton cours de linguistique latine. Au moins le premier semestre. » Et puis non. Je ne le finis pas. Un coup de fatigue, et me voilà vautrée sur mon lit, plongée dans le lecture des aventures de sœur Fidelma de Kildare, dalaigh de droit brehon au VIIe siècle, et enquêtant en compagnie du moine Eadulf. Une moniale Irlandaise appartenant à l'Eglise de Colomba et un moine Saxon appartenant à l'Eglise romaine. Cette lecture policière passionnante a vite fait de m'attirer loin de mes révisions. Cependant, je lui dois une fière chandelle. Dans le premier tome, une citation de l'historien Ammien Marcellin était mise en  exergue. Aussitôt, je trépignai de joie, puisque cet éminent auteur faisait partie de mon cours de culture générale latine.

Or vendredi dernier, partiel de culture latine. Une heure, trois questions, et des révisions inachevées.

1/ Les écrits de Tacite. Mouais. Tacite, je cite ces cinq écrits et n'oublie pas de mentionner l'obscurité et la difficulté de son style. De quoi parlent ses écrits? Hey oh, il faut pas pousser non plus! J'ai dit « révisions inachevées ».

2/ L'historiographie païenne au IVe s. Euh. Vous êtes sûr qu'il y avait des historiens à cette époque Monsieur? Vous ne préférez pas un topo sur la poésie d'Ausone et sur sa célèbre description de la Moselle? Désespérée, je laisse errer mon regard dans la pièce. Soudain, mes yeux se posent sur Le suaire de l'Archevêque, mal dissimulé dans mon sac. Mais c'est bien sûr! Ammien Marcellin! Je le cite, avec sa Res gestae, ainsi qu'une œuvre que je pensais anonyme mais qui ne l'est pas, oubliant au passage les trois autres historiens du siècle.

3/ L'humanisme du Quatrocento. Vous n'avez pas plus vague comme sujet? Tsssk.

Bref, si je n'ai que trop peu révisé aujourd'hui à cause d'elle, au moins m'a-t-elle aidée lors de mon partiel vendredi. Qui « elle »? Mais sœur Fidelma! Suis un peu!

En ce jour, je suis en mesure de vous dire pourquoi le J est à côté du I, pourquoi le X a la forme du [khi] grec, ce qu'est la qoppa (non ce n'est pas de la charcuterie!), et de vous raconter la fin des deux premières aventures de Fidelma. Il me reste le tome 3 à dévorer, ainsi que toute l'aventure des sifflantes, aspirées et liquides et l'aventure des flexions verbales latines. Passionnant! (Un jour peut-être je réviserai Cicéron, Lucrèce, Pétrone et Platon pour les oraux...)

3 octobre 2007

Et vogue la galère! - Arrivée au port

- vendredi -

 

Debout à six heures, partie de la maison à sept. Il s'agit de ne pas arriver trop tard aux inscriptions.

Je n'ai qu'une demi-heure d'avance. Il y en a déjà qui attendent. Certains ont des feuilles dans les mains, avec un emploi du temps prédessiné et intitulé « Lettres modernes ». Mouais. J'attends. À neuf heures les tutrices font leur apparition. Il n'y a RIEN pour les lettres classiques. Mais qu'est-ce que je fous là? Panique.

temp_te Je vais pour demander. Bureau 334. Une feuille collée sur la porte m'apprends que les inscriptions se font en 345. D'accord. C'est la salle à côté de celle où j'attendais. Pas étonnant que je n'aie rien vu: il n'y avait personne. Entre temps, deux filles sont là et discutent. Apparemment, au moins une des deux sort de prépa (Condorcet... O.o).

Ohoh! Les tutrices de Lettres classiques arrivent! Ça commence bien: elles parlent de bouquins dont je n'ai jamais entendu parler! (bon, pour me rassurer, je me dis que c'est normal, c'est de la litérature contemporaine) On entre dans la salle. On prépare nos emplois du temps. On s'inscrit.

Et C'EST LA, que je réponds à plusieurs de vos commentaires, chers lecteurs, que j'ai semblé ignorer: JE N'AI PAS DE COURS QUI SE CHEVAUCHENT !!! Parce que je suis consciencieuse, j'ai pris les groupes en fonction de ça. Du coup, je me retrouve avec un emploi légèrement très distendu... Si ça vous intéresse, cliquez ici...

Au retour, je suis avec el Teckel. Et nous dicutons de tout, de rien. J'essaye d'oublier que je ne verrai pas le jour durant l'hiver...


14 juillet 2008

Panta rei

Dans quelques heures, le un deviendra deux, et ce sera irréversible. La forme sèche au nez pointu s'arrondira, sûrement à cause de l'âge. Le ventre enflé, gonflé, les pieds à plat, la tête courbée, il sera bien fatigué ce deux. Un deux qui gouvernera ses confrères pour dixACtransfig ans.
Le un ne laisse que peu de souvenirs heureux au tout début. Le collège, c'est le cauchemar. Mais peu à peu, les souvenirs se mettent à sourire et rêvent d'éternité, de réitération. L'un fini se veut infini. Le lycée, le premier véritable groupe d'amies, puis d'amis. Un diplôme, un saut dans l'inconnu. Des découvertes, des apprentissages. Ma foi, ce un ne fut finalement pas si mauvais.
Mais au moment où le deux se présente, je repense avec nostalgie au vide. Cette période de l'infans. Puis celle de l'enfant. Amies de garderie, maternelle. Pas de peurs, pas de pensées torturées. L'avenir alors faisait rêver. L'âge n'était pas question d'angoisse. On vivait en attendant demain.
Je vis en regrettant hier. En espérant hier. Parfois en cueillant aujourd'hui, mais rarement en recherchant de l'avenir.
Le un sera deux, et c'est irréversible.

22 mai 2008

Discussion avec moi-même



- Que fais-tu sur cette page blanche, alors que tu n'as rien à dire et que Macbeth t'attend avec impatience?

- Comment cela je n'ai rien à dire?

- Non, tu n'as rien à dire. Tu n'as d'ailleurs rien posté depuis dimanche, tu n'es absolument pas sérieuse, Inci.

- Oh, toi ça va! Ferme ton clapet, espèce de rabat-joie.

- Les insultes sont interdites sur cet espace publique.

- J'ai encore le droit de t'insulter, sycophante de mes deux, puisque je suis chez moi, jusqu'à preuve du contraire.

- Bref. Que fais-tu ici alors que tu dois réviser ton partiel d'anglais, qui, pour information, a lieu demain?

- Eh bien je me détends, et j'écris.

- Je vois bien que tu écris. Mais faut-il que je  te rappelle que tu n'as assisté qu'à deux cours d'anglais ce semestre, et que tu dois donc au moins relire la pièce?

- Bon, bon, ça va. En même temps, ce n'est pas comme si je n'avais rien fait cette semaine.

- Hum... permets-moi d'émettre quelques doutes là-dessus.

- Non.

- Comment ça non?

- Non, je ne te permets pas d'émettre des doutes. À mon tour de jouer les moralisatrice: que fais-tu de ces trois jours passés à bosser mon dossier sur l'Apocalypse, non-stop, avec en tout et pour tout cinq heures de sommeil dans le sang? Que fais-tu de cette nuit dernière passée à traduire Quintilien? De ces journées à trimballer les douze kilos du Bailly ou du Gaffiot? De cette nuit passée à réviser Platon? À préparer Pétrone? Et que vas-tu faire de ce partiel de grec moderne qui se profile la semaine prochaine? Et de celui de culture général latine? Ose encore dire que je n'ai rien fait!

- ...

- Bien. Parfait, même. Je vais donc pouvoir écrire.

- Et que vas-tu écrire? Je te rappelle que tu n'as pas d'idées.

- Et alors? Je suis sûre que le récit de mon premier entretien d'embauche va les intéresser.

- Euh...

- Oui, bon, d'accord, peut-être pas. Alors, peut-être mes projets pour l'an prochain?

- Mais tu n'en as pas!

- Certes, mais et alors? J'ai peut-être des projets pour les semaines à venir?

- Tu n'as pas tes partiels dans les semaines à venir? Tu sais, ces espèces d'examens qui se déroulent sur une période indéterminée et qui te bouffent tout ton mois de juin ou presque? Tu sais, ces textes que tu dois réviser, parce qu'en lettres classiques, tu as droit à cinq oraux (il est bien connu que le latin et le grec ancien se parlent encore couramment).

- D'accord, mais ce n'est pas parce que j'ai des examens que je n'ai pas envie de faire autre chose. Par exemple, j'ai très envie d'écrire des fics. J'aimerais avoir le temps de lire la Divine comédie de Dante, et toutes les bandes dessinées de la bibliothèque. Et je voudrais prendre le temps de me mettre vraiment à l'html et aux autres langages informatiques, et peut-être qu'un jour, je serai mon propre hébergeur...

- Mouais.

- Allez, ça suffit, laisse-moi écrire!

- Mais tu viens de tout dire.

- Ah...

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13 mars 2008

Périple méditerranéen II

Villa Ephrussi de Rothschild

C'est lundi, jour du départ : nous nous rendons à Menton, en passant pas la côte. Un long trajet en voiture, longeant la mer, en passant par les grandes villes et les petites routes qui sinuent dans la montagne. Passage par Canne, la Promenade des Anglais. Je reconnais ce grand bâtiment sans élégance, que j'avais qualifié de parking l'an dernier, en khôlle de géographie : en réalité, cette bâtisse voit se dérouler un tapis rouge devant sa porte d'entrée. C'est le palais des festivals.

Nice, la Croisette. La mer calme est d'un beau bleu sombre. Nous déjeunons avant de reprendre la route. Première escale: le cap Ferrat et la villa Ephrussi de Rothschild.

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Maison rose, nichée sur cette partie du cap où l'on voit la mer des deux côté. Villa de collectionneuse, magnifique, bijou dans son écrin de verdure. Et les jardins sont encore plus beaux que la demeure elle-même. Sept jardins des plus agréables, dont l'espagnol, le japonnais, l'exotique, l'escalier d'eau... elle avait du goût la baronne Béatrice! La preuve: (cliquez sur les images pour les agrandir)

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12 mars 2008

Varium et mutabile*

Ou comment une bonne journée peut finir dans la morosité et une mauvaise avec le sourire.

PT_fluidite01Hier. Journée banale. Voire pas mal. Le cours de littérature médiévale fut intéressant. Et surtout, j'eus des nouvelles du Teckel et même la chance de le voir en chair et en os! Tout semblait aller bien, malgré la tempête qui faisait rage. Mais tout dérapa au moment où je décidai de quitter la douce chaleur du train deux stations plus tôt, parce que j'avais à faire. Poser mon CV à Gibert et quelques achats. Je marche, bravant la tornade. Un pressentiment m'assaille soudain: lundi, Gibert est fermé. Malgré tout, j'avance, pour vérifier. Et me retrouve plantée devant une porte fermée. Tant pis: j'ai des courses à faire. À 18h30, j'arrive devant la boutique. Heure de fermeture: 18h30. Ha. ha. ha. Rire jaune. Je retourne à la gare. Une heure de marche plus tard, j'étais de retour à la case départ, avec en prim' des problèmes de trains colossaux. Vingt minutes de retard chacun, ils ne désservaient même plus les gares intermédiaires mais uniquement les terminus – ou devrais-je dire termini. Bref. Une soirée très mauvaise, qui réussit à pourrir la journée entière.

lineaire_bomnia_aliveAujourd'hui. Problèmes de train et de métro dès le matin. Ça commence bien. Trois heures de sommeil, c'est trop peu: Morphée me fait de l'œil tout l'après-midi. Je décroche lors du déchiffrage des proclitiques sur les tablettes mycéniennes. Mais en dernière heure, je me ranime, sous l'effet du dialecte laconien et des san, koppa et autres lettres phéniciennes aujourd'hui disparues. Un coup de fil: je ronchonne. Mon élève ne comprendra-t-elle jamais que j'ai cours jusqu'à 19h le mardi? Finalement, le cour se termine et je décroche. Sa mère voudrait que je passe chez elle pour me donner du couscous qu'elle vient de faire. Par l'odeur alléchée je retrouve le sourire. Et m'en vais allègrement chez mon élève recueillir ce précieux présent. Que nous mangerons demain. Cerise sur le gâteau, le CD que j'avais commandé sur Amazon il y a un mois et demi est ARRIVE !

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* « Chose variable et changeante » (Virgile). Regardez donc dans les pages roses de votre Larousse.

8 mars 2008

Périple méditerranéen I

Grasse – Gourdon

Je me souviens, quand j'étais petite, j'allais souvent chez ma grand-mère, dans le Sud. Et au printemps, on allait sur la côte, ou à Grasse, ville des parfumeurs. Cette année, j'ai voulu y retourner.

Fragonnard_2FragonnardGrasse n'a pas changé. Elle est comme dans mes souvenirs: ses rues tordues, ses côtes, toujours aussi angoissant en voiture. Il y a longtemps, j'avais visité la parfumerie Fragonard. Cette année, je  me suis contentée de saluer la statue de Fragonard, le peintre, sur la place.

Puis détour à Gourdon, village perché sur le roc, dans la montagne. Les voitures s'arrêtent en bas et c'est à pied que l'on accède aux ruelles minuscules. Le vent souffle. Marchands de savonnettes, de pains d'épice, de parfums, de souvenirs. Et un panorama unique. Malheureusement, le ciel est couvert et l'on ne voit pas la Corse. Dans les ruelles, les touristes sont rares: ce n'est pas la pleine saison. Le calme règne, et le vent siffle.

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Les Gorges du Loup, sous la Confiserie Florian

En passant, on s'arrête à la confiserie Florian. Dans l'usine, fruits confits, bonbons, chocolats et autres douceurs emplissent l'atmosphère de leur suave parfum. Dans la boutique, un étal est réservé à la violette: c'est sa fête, paraît-il!

Une journée dans le pays chaotique du Var, ou des Alpes Maritimes, on ne sait jamais vraiment. Les montagnes sont vertes: ce n'est pas encore l'été, et en cette saison, le temps est clément avec la végétation. Un vrai bonheur!

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Les rues de Grasse

26 septembre 2007

Où il y a un rapport entre Obélix et la fac

bonnet_fouVous connaissez Les douze travaux d'Obélix?
Vous visualisez l'épreuve de la maison qui rend fou?
C'est ce que je vis depuis deux jours... demain ça fera trois.


18 rue de la Sorbonne, escalier F, 4e étage, bureau 410
Service Scolarité, galerie Richelieu, 1 rue Victor Cousin
Centre Malesherbes, bâtiment B, 3e étage, bureau 334
Et bientôt... je le sens gros comme une maison... pour l'anglais...
Centre Clignancourt!

30 août 2007

Où Inci se creuse la tête... (et oui, ça arrive!)

Je vous avais parlé des travaux que nous avons faits dans la salle de jeux. Mais si, rappelez-vous! Puis nous sommes partis en vacances. Et quand nous sommes rentrés, nous avons dû terminer ce qui avait été commencé. Alors le paternel a posé le parquet et les étagères. Les livres ont été remis à la va-vite dans ces nouvelles bibliothèques, mais c'était juste pour que mon frère puisse de nouveau accéder à sa chambre.

Alors mardi, après m'être levée – midi – et avoir déjeuné, j'ai pris mon courage à demain deux mains et j'ai entrepris de ranger la bibliothèque. J'ai commencé par le plus simple le moins compliqué: les San-Antonio de mon père. Plus de deux cents volumes poussiéreux tout en haut de la bibliothèque. Un zèle inexplicable me poussa à tous les ranger dans l'ordre. Malheureusement, mon père m'avoua que les numéros ne révélaient pas l'ordre chronologique. Et merde zut!

Puis ce fut le tour des livres de poches. Je ne sais pas combien de centaines il y en a, mais ça fait un paquet! Et là mon cerveau s'échauffa: comment les ranger pour les retrouver facilement et que ça reste esthétique? Parce qu'un folio à côté d'un livre de poche ancien format, le tout entre un policier du Masque et un 10/18 n'a jamais fait un tableau heureux. Ordre alphabétique d'accord: mais par auteur ou par titre? Parce qu'en général on ne connaît pas l'auteur des livres que l'on a achetés pour leur couverture titre. Mais si on veut savoir tout ce qu'on a d'un auteur comme Sartre, on serait obligé de se faire toute la bibliothèque avant de se rendre compte que L'Être et le Néant ne fait définitivement pas partie de notre collection! Par édition alors? Mais ce n'est pas très pratique bien qu'esthétique je vous l'accorde. Par genre? Mais où rangez-vous tel roman historique à l'eau de rose? Au milieu des sagas historiques à l'eau de rose, tout seul, perdu dans ces volumes qui ne vont que par cinq ou sept? Et les trois biographies ne font pas un genre à elles seules. Et les classiques? Qui a le privilège d'en faire partie?

Finalement, les policiers furent rangés sur une étagère, les sagas sur une autre. Le théâtre fut séparé du reste. Et les autres furent rangés par ordre alphabétique des titres, à l'exception de certains auteurs dont nous avons plus de cinq ouvrages (il n'y en a pas des masses). Les librios furent isolés (ils ne sont pas esthétiques au milieu des autres, c'est définitif!).

Nouvelle question: sur quelle étagère mettre ceux-ci ou ceux-là? Et les poches enfants? Et les Kessel (c'est un genre à part: il s'agit de la collection du géniteur... ne pas toucher!)? Et les livres que-personne-ne-lit-jamais-et-n'a-jamais-lu? Après moult essais et éternuements, je suis enfin parvenue à un résultat peu probant. Reste plus qu'à expliquer ça à la mother qui, je le sens, va rouspéter plus d'une fois qu'elle ne trouve pas ce qu'elle cherche!

Le seul moment de facilité: aligner l'atlas, L'Art d'aimer et la Bilbe de Jérusalem... trois gros livres qui forment une unité parfaite (sic!). Et les bandes-dessinées (elles étaient déjà en ordre)!

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Avant                    Pendant                    Après

4 avril 2008

Schizophrénie

mouvement1Depuis la rentrée, j'ai lu. Oui, lu! Et vous savez quoi? Ça ne m'était pas arrivé depuis plus de trois ans. Lire le soir, sous sa couette, et rester éveillée, tenue en haleine par une histoire. Oui, une histoire. Pas un cours, pas une analyse littéraire, pas une lecture sérieuse. Une histoire. Un récit qui nous transporte dans un monde qui, s'il n'est pas meilleur, au moins fait rêver. Pour moi, un bon livre nous fait oublier notre vie maussade et les problèmes de métro. Il faut que derrière mes yeux je voie défiler un film, et que ce film me plaise. Un bon livre est un bon film. Je visualise. Et je rêve. Trop de réaliste glauque décrivant la misère du monde, ça peut être très beau, pour moi ça n'a qu'un intérêt limité. Ça ne me fait pas rêver. Au contraire même, ça m'angoisse.

Je disais, donc j'ai lu Je disais donc, j'ai lu (de l'importance de la ponctuation). Qu'ai-je lu? Oh, un peu de tout! Des romans antiques, un roman médiéval, avec des voyages et de la magie: tout pour me plaire! Quelques policiers historiques, avec une petite romance dissimulée entre deux meurtres. Macbeth, qui m'a rapidement déçue: un personnage principal aussi pleutre ne devrait pas avoir le droit d'exister! Des mangas et des BD par dizaines. Des romans pour midinette de treize ans, mais très bien écrits. Quelques fics aussi, pour ne pas rouiller ^^ Harry Potter 7, of course! Comment l'oublier? J'ai même lu un livre ''sérieux'' – Verlaine d'ardoises et de pluie, d'une poésie extraordinaire.

Et dernièrement (c'est-à-dire cette semaine), j'ai lu un roman classé « junior ». Et là, je me suis rendue compte que, malgré ma vision un peu naïve de la littérature, j'avais grandi. Parce que pour moi, aucun roman de sorcellerie de vaut Harry Potter. Là, je n'ai lu qu'une série de clichés, une intrigue cousue de fil blanc (je n'avais pas commencé le tome 3 – et dernier – que je savais qui était le père du héros, qui a d'ailleurs les yeux verts – toute ressemblance avec un autre personnage est fortuite), der personnages sans profondeur. Bref, la déception fut totale. Malgré tout, à la dernière page, quand j'appris que le héros avait perdu sa magie, l'âme de la lectrice que j'étais à six ans fut déçue: ça ne finissait pas si bien. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai encore au fond de moi un bout d'âme qui aime quand ça finit bien, totalement et sans condition, ce même petit bout d'âme qui hurlait en voyant que le mariage dans La Petite Sirène avait lieu sur un bateau, et qu'il n'y avait pas de carrosse, comme c'est la tradition dans les dessins animés. Par contre, mon âme (à peine) plus âgée se réjouit en voyant là, enfin – après trois tomes il était temps! – une tentative de pseudo-originalité, ou alors de sortie des sentiers cousus de fil blanc.

Entre tradition confortable et plaisir de ne pas se torturer l'esprit (je crois que c'est encore une question de paresse), recherche de l'originalité absolue et plaisir de lire une histoire triste, mais belle à pleurer, j'ai parfois l'impression d'être deux dans mon esprit.

1 avril 2008

Air Frousse


Un coup de téléphone m'attendait depuis plusieurs jours déjà: je devais régler un petit problème avec Air France. Mais les quelques mots imprimés semblaient dire « ce n'est pas la peine de te presser, tu as tout ton temps ». Qu'auriez-vous pensé de « votre billet n'a pas été émis, veuillez contacter le 08*** pour finaliser la réservation et l'achat de votre billet », et juste en-dessous, en rouge, un « état de votre réservation: confirmée »?

Donc j'appelle. Je poireaute dix minutes avec la musique exaspérante et la boîte vocale qui bloque sur « un agent va vous répondre ». Je commence, lentement mais sûrement, à perdre patience. Puis, enfin, quelqu'un répond. Je pose le problème: je ne parviens pas à accéder à mon dossier sur le net, que se passe-t-il. « Mais Madame (oui, je suis une jeune majeure de moins de 24 ans, comme indiquée sur mon dossier, mais je m'appelle Madame!) votre réservation a été annulée. »

...

main_annuaireBlanc. Trou. Absence. « Comment cela? - Ben oui, la banque a refusé votre paiement. » Ahahah! Ils sont comiques chez Air France! C'est que ça ne leur viendrait pas à l'idée de préciser qu'il faut appeler AVANT 24 HEURES, parce que c'est votre numéro de carte qui n'est pas passé! Non, non, au lieu de ça, ils vous enrobent le tout dans une jolie phrase qui vous dit de ne pas vous inquiéter. Et moi j'appelle comme une fleur, une semaine plus tard.

Désespérée, je décline tout nouvel achat par téléphone. Puis je retourne faire mes recherches fébrilement. Tentative d'appel désespéré à Melendili. Pas de réponse. Je rappelle. Encore. Et encore.

Finalement, tout s'est arrangé à 22h40. J'ai une facture, pas de phrase rassurante, et même les informations concernant les billets électroniques! Plus de peur que de mal, mais je les retiens chez Air France.

Moralité: appeler la banque et demander une autorisation de découvert, parce que les virements internet ne sont pris en compte que deux jours après.


24 mars 2008

Etrusques et bidules

briquelJe vous avais parlé de Mika, il y a quelques temps (mais si, rappelez-vous! Le prof de langue grecque!).
Aujourd'hui, je vais vous parler de la réincarnation de Nils Hazard. En fait, physiquement, ce n'est pas du tout ça, mais on s'en fiche. Mon prof de langue latine est LE spécialiste français des Etrusques. Et il lisait Alix dans sa prime jeunesse. Bref. Et en plus, ses cours sont vraiment bien! Seul défaut, un tic de langage fort prononcé, mais que l'on n'entend plus à force. Si vous voulez l'entendre parler de son métier, >>cliquez ici<< (A force de mettre des mots-clefs en pagaille, quelqu'un de ma classe va finir par tomber sur ce blog...)

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