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Vous en parlerez à votre cheval...
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25 juillet 2007

I'll go back soon

C'est sur cette bien sympathique soirée "Taram et le chadrin magique" que j'achève cette première partie de vacances. Les travaux sont presque terminés, mon travail du mois va s'étaler jusque fin août (non je ne suis pas payée sur deux mois, mais sur un seul), le départ dans le sud est avancé de plusieurs jours. J'ai réussi à récupérer HP7 (Marcel, je ne te remercierai jamais assez!) et vais pouvoir le dévorer dans les jours qui viennent. Ecrire et dessiner, telles seront mes principals occupations.
Je reconnais avoir été assez peu présente ces temps-ci, mais la plupart des lecteurs n'étant pas là, je ne pense pas que ça vous ait beaucoup gênés... en ce moment, j'écris autre chose, voilà tout.
Quoi qu'il en soit, je vous souhaite à tous de bonnes vacances!
Mille baisers,
Incitatus

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18 juillet 2007

Travaux: nouvelle édition

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Un an après, de nouveau des travaux. Cette fois, on s'attaque à un morcau de 25m2, ce qui est autrement plus grand que notre cuisine! Il s'agit de notre salle de jeux. Bientôt, tous les murs seront couverts d'étagères sur lesquelles reposeront livres, jeux, DVDs, puzzles, vidéos...
IMGP0012En attendant, décollons le papier peint! Spatules qui raclent, l'eau savonneuse qui coule le long des bras, pieds nus dans le papiers mouillé, perchée sur l'escabeau... Que du bonheur! Et on gratte, gratte, gratte. On ne pense à rien, complètement abrutis par le mouvement répétitif de la spatule que racle, racle, racle... Silence pesant, excepté ce bruit rèche sur le placo. Il n'y a personne. Puis nous sommes deux, nous bavassons, sur fond de musique un peu vieillotte. Puis nous sommes trois: nous nous partageons les tâches. Puis nous sommes quatre, en famille, comme avant. Nous travaillons de concert, un vrai travail d'équipe.
fant_me_1Le mur est nu: voilà qui me rappelle les travaux que nous avans faits dans cette pièce il y a longtemps. A l'époque, nous autres enfants, n'aidions pas vraiment: nous étions trop jeunes. Maintenant, nous raclons le papier peint, bouchons les trous avec l'enduis, ponçons au papier de verre, pendant que le père fait des plans et que la mère nous regarde, assise dans le canapé voilé. Ils ont bien le droit de se reposer et de rêver un peu après tout!
pile_1Puis le père prend son courage à deux mains, sa spatule et avec nous gratte, gratte, gratte. Puis il lessive le plafond. Puis, avec la mère, ils courent les magasins de bricolage: tous ceux du coin y passent. Ils cherchent le moins cher, le plus intéressant. Ils trouvent de nouvelles idées. Et petit à petit, ça avance, ça prend forme. Dans une semaine, les livres pour l'instant empilés dans la chambre du frère absent, auront retrouvé leur place dans la salle de jeux.

9 juillet 2007

Où il est question de marins...

sireneDans Légendes de la mer de Bernard Clavel, on raconte l'histoire d'un marin qui un jour pêcha une sirène. Celle-ci lui promit une vie aisée, sans qu'il ait besoin de travailler, en échange de son septième enfant. Il promit à son tour de le lui apporter. Mais il la trompa et éleva son fils, Yvon, loin du rivage et de la mer. Un jour, Yvon sauva un épervier d'un piège, et ce dernier lui donna le don de se transformer en oiseau lorsqu'il murmurerait "épervier mon ami".
Yvon grandit, et se fiança à la belle Yolande. Cependant, un rival jaloux, originaire de Loctudy l'emmena en mer et le noya. Alors la sirène le sauva et le garda à ses côté, se vengeant ainsi du père. Au bout de quelques semaines, il demanda à retourner à la surface. A peine le nez à l'air libre, il murmura "épervier mon ami" et s'en fut. Il épousa la gente Yolande et fut heureux jusqu'à sa mort.

J'ai pensé à toi cher Teckel... lorsque j'ai lu le mot ici souligné!

28 juin 2007

Septennat

Il paraît que je dois raconter sept choses sur moi... comme Mimy n'a pas précisé s'il fallait ou non que vous les ignorassiez, il se peut que vous trouviez ici des choses dont vous avez connaissance. M'enfin, ce n'est pas ma faute!

  1. paresse_007Je suis paresseuse, j'ai horreur de torturer mes neurones (que suis-je allée faire en hK? m'allez-vous demander. - je l'ignore encore, répondrai-je...). J'aime ce qui est logique, parce que cela ressemble à un jeu, or j'aime tout ce qui est ludique (très belle phrase, d'une construction tout à fait complexe et pas du tout puérile). Travailler en s'amusant, voilà ce qui me plaît! Parce que cela ne demande que peu d'efforts. De plus, en tant que véritable paresseuse, je déteste faire la grasse matinée. Je préfère largement me lever avec mon réveil pour prendre tout mon temps et traînasser toute la journée.

  2. 2011667658Amo latinum et graecem. Sunt mea ratio vivendi. C'est grâce à eux que j'ai réussi à tenir cette année et que mon classement au premier CB ne fut pas catastrophique. Ils n'ont certes pas suffi pour me faire passer en deuxième année, mais loin de leur en vouloir, je m'en vais même leur consacrer mes études – et ce, quoi qu'en pensent certains membres de ma famille! Quand je pense qu'au début, j'avais choisi le latin par fierté de me différencier des autres et le grec pour pouvoir intégrer plus sûrement mon lycée! Croyez-moi, depuis, je me suis amendée...

  3. 1021_1461_taupeJe suis myope depuis que je suis en sixième, ma vue baisse tous les ans et depuis tout à l'heure, je sais que je suis aussi astigmate. Je me doute que vous en parlerez à votre cheval, mais peu importe! Il faut que je trouve sept choses à dire sur mon compte, alors je meuble! Et je vais chercher mes nouvelles lunettes samedi (après deux ans, j'en avais assez de toujours porter les mêmes binocles)!

  4. tintin_milouMon premier amoureux fut le Père Noël, avant que je ne m'éprenne de Tintin. Ce dernier fut mon premier héros: dès que je fus en mesure de lire (c'est-à-dire dès la fin de la maternelle), je dévorai tous les albums. Puis je rêvais qu'il venait me sauver, après que je fus enlevés par des méchants. Bizarrement, en grandissant, je me suis mise à rêver davantage à un lit ressemblant au nid du Marsupilami et à admirer Gaston dans toute sa splendeur...

  5. instrumJe suis une littéraire (si si!) à qui les mathématiques, et surtout la physique-chimie manquent terriblement. Bien qu'ayant fait L, je fais les sudokus, ressors mon compas dès que l'été arrive et me lance dans l'élaboration des plans de ma maisons des rêves – à l'échelle s'il-vous-plaît! – ou du château de Poudlard. J'aime faire des calculs stupides en cours, comme de savoir que seuls 52% des élèves étaient présents en cours de latin tel jour. J'ai besoin de précision dans les informations que l'on me donne et de rigueur dans l'analyse des textes latins! (quand je travaille avec traduction, j'analyse tout pour comprendre comment fonctionne ladite traduction). Bref, je tourne facilement à la maniaquerie mathématique dans quelques rares aspects de ma vie (vous l'aurez compris, le reste est voué à la Paresse).

  6. MaquillageJ'ai un ego surdimensionné qui me fait horreur et que je tente d'enfouir au plus profond de moi. Je déteste que l'on maltraite mon amour-propre, l'humiliation m'effraie. Malgré tout, je fais mon possible pour que mon orgueil reste dissimulé, bien que cela soit très difficile. Quant à la moquerie, je ne la supporte tout simplement pas: je suis incapable d'autodérision et me vexe à la moindre boutade.

  7. 9782351002162Voilà deux jours que je bloque sur le septième point, alors je vais vous dire un peu de tout et de n'importe quoi, je vais vous parler de mes délires du moment. Tout d'abord, j'ai acheté mon premier manga samedi (je sais ce n'est pas un manga, mais tout le monde s'en fiche!). Ensuite, la semaine dernière, j'ai agrandi ma culture cinéma en visionnant pour la première fois Le Journal de Bridget Jones. Cette semaine j'ai lu ma première vraie lecture depuis le mois de février: Orgueil et préjugés, que j'ai littéralement dévoré. Et depuis deux semaines maintenant, je retrouve mon cher Teckel sur msn et nous délirons pendant des heures sur: le drarry, Les Chansons d'amour, le drarry, les péchés capitaux, le drarry, ce qui nous passe par la tête, sans oublier bien sûr le drarry.

Fini! Ouf! Bien, il me reste à nommer sept victimes, si j'ai bien compris? Alors... le Teckel a déjà été nommé. Hum... Pitou G. ET Pitou V. (d'une pierre deux coups! Chouette!), Pépina, le lézard tunisien, Lu, Truly et Eric. Voili voilou...

5 juin 2007

J'en ai rêvé: Alice au Pays des merveilles

yper_alice02Récit en rêve, cauchemar éveillé. Ce dessin animé, il paraît que je l'ai regardé des centaines de fois quand j'étais petite. Pourtant, c'est certainement le plus angoissant de tous. Il exprime les peurs d'enfance, les peurs irrationnelles. Se perdre dans une forêt, l'obscurité, la noyade, la chute dans le vide, le labyrinthe, les monstres. Surréaliste et pourtant si familier, cet univers onirique est plus qu'envoûtant. On s'y perd. L'ambiguïté est partout: on ne sait qui nous aidera, qui nous fera obstacle, et ce pour la simple et bonne raison de tous les personnages sont doubles. La dualité. Tous les personnages semblent prêts à aider la pauvre Alice, mais tous finissent par la chasser. La solitude, la cruauté aussi: les huîtres ne finissent-elles pas dévorées? La tyrannie de la reine de coeur. Être jugé coupable alors même que l'on n'a rien fait. Un chat inquiétant. La folie. L'incompréhension. Les mots qui s'effacent, les traces qui disparaissent, le chemin balayé. Ce cauchemar, je n'en ai pris véritablement conscience que lorsque j'ai regardé ce film il y a quelques mois. Je ne me souvenais guère que du mignon lapin blanc et des beaux dessins, des chansons. En grandissant, on se rend compte de la profondeur de ce film. Il est, à mon avis, le moins mièvre de tous.

Passage fort poétique: la rencontre avec la chenille
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Dédicace à Lady Lust: Peignons les roses en rouge (version russe!)
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Le traumatisant Cheshire cat et sa chanson
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La chanson des fleurs

Rencontre avec la Reine de coeur

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12 avril 2007

Trou normand

Je sais, je devais écrire cette note hier soir, mais à peine ai-je eu le temps de répondre aux commentaires que je me suis endormie...


Deux jours en Normandie, deux jours de vraies vacances, deux jours merveilleux. Certes, on a commencé avec des embouteillages, puis on s'est un peu paumées dans Meulan, puis on a eu droit aux travaux sur la N14 (ou 15, je ne sais plus), mais ce fut tout. Nous n'avons pas eu d'autres problèmes majeurs...

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IMGP0006Arrivée à Rouen, nous cherchons notre chemin, il faut trouver un parking, nous optons pour celui de la pucelle dont le nom nous aura mis la puce à l'oreille. Qu'avez-vous fait à Rouen? Nous nous sommes posées. Nous avons dû nous arrêter à à peu près toutes les places et tous les parcs que nous avons croisés. Ceci dit, nous avons aussi arpenté... Et dégusté des macarons, et joué aux devinettes avec les vitraux de l'église Sainte Jeanne d'Arc (Hmm... je dirais qu'il s'agit de l'épisode du veau d'or... - Raté, c'est le triomphe d'Adam et Eve! - Et là, c'est peut-être l'annonciation. - Certes, mais en ce cas Marie serait drôlement barbue!), et fait des hypothèses sur la mort de Jeanne d'Arc (Et si elle s'était elle-même jetée sur le bûcher, après avoir bu un coup de trop avec les capitaines de la garde anglaise?), IMGP0014et mangé des crêpes, et découvert le pont Lorderouren, et frappé à la porte de la maison natale de Corneille, et découvert l'existence du frère de ce dernier, et vu le soleil se coucher en nous promenant sur les quais, et lutté pour sortir de la ville, de nuit, et visité le boulevard industriel sur de nombreux kilomètres avant de nous en sortir, et pris les routes de montagne (en Normandie, si si!), et mis les pleins phares, et même trouvé notre hôtel!

 

IMGP0033 Le lendemain matin, après que Lu eut attendu désespérément Sarko qui ne vint jamais, nous partîmes pour Etretat. Nous ne nous sommes même pas perdues! ''Escalade'' jusqu'au sommet des falaises, s'asseoir dans l'herbe sans vouloir bouger et partir finalement à cause de la faim, manger une pizza, acheter des caramels au beurre salé, goûter une crêpe au caramel au beurre salé, mettre les pieds dans l'eau glacée, s'allonger et attendre que les vagues viennent nous lécher les orteils avant de remonter de quelques mètres dans les galets, avant de s'endormir en plein soleil pour une bonne sieste, faire un concours de lancé de galets et s'en retourner.

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Nous avons réussi à ne pas prendre l'autoroute, mais n'avons pu échapper à Rouen... puis, cherchant des toilettes au bout de deux heures de routes, nous avons suivi la flèche ''Leclerc à 10min.''. Manque de pot, vingt minutes plus tard nous avions fait un détour monstrueux et n'avions point trouvé de Leclerc. (J'ai appris plus tard que j'avais déjà été à Gisors puisque c'est là qu'habitent toutes les soeurs de mon grand-père... bref, retour inconscient aux racines!). Finalement, après quatre heures de petites routes (dont deux de nuit), quatre heures d'injures à des automobilistes chiants, à des piétons imprudents, quatre heures de compil' en boucle, nous sommes arrivées chez nous entre dix heures et dix heures et demi. J'étais morte...

26 mai 2007

Chocolaté...

ind_moulable_01ind_moulable_02Vous connaissez le principe du quatre-quarts? Même poids d'oeufs, de sucre, de beurre et de farine. Vous remplacez la farine par du chocolat et vous obtenez le gâteau indémoulable, à servir à la cuiller. Une couche craquante sur le dessus, presque meringuée et un coeur tendre, à peine cuit. Ce gâteau est meilleur quand il est bien refroidi car moins écoeurant. À déguster avec de l'hypocras bien frais, c'est ce qu'il y a de meilleur...

9 avril 2007

Obsessions du jour

Sur le modèle de mon cher Teckel, voici ce qui m'obséda aujourd'hui.

Obsession olfactive:
Dehors la nuit est tombée, et la fraîcheur avec. L'air a ce parfum d'été, de chaleur qui s'étiole sur le soir. Cet arôme lourd et subtile à la fois, de terre et de sève. Senteur entêtante, enivrante des vacances d'été...

Obsession auditive:

 

Obsession visuelle:

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Obsession gustative:
Le chocolat? Non, pas en ce moment, bien que ce soit Pâques. Non, aujourd'hui je fus plutôt obnubilée par la brioche et le pot de confiture de framboises ouvert ce matin. Ce goût sucré, plein de suavité, mais qui au moment où notre palais s'endort sous l'assaut de la douceur, l'acidulé éveille nos papilles, nous surprend.

Obsession tactile:
La peau de mes mains, rêche et desséchée par la séance de récurage de la baignoire à l'eau de Javel, sans gants, puis du rinçage de la lessive dans ladite baignoire (pour cause de panne soudaine et fuite de la machine à laver). Cette sensation désagréable s'ajoute à toutes les sensation tactiles que j'éprouve...

19 janvier 2010

Brèves

- IKEA est un lieu de perdition
- "Auguste, race divine, est de retour" (traduction d'un élève de 3e, la traduction attendue étant "Auguste, fils d'un dieu, fera naître de nouveau l'âge d'or")
- J'ai envie de Lindor
- Les 3e sont chiants et Troie c'est nul
- Je veux mes horaires du deuxième semestre, mais c'est trop demander à l'administration
- Je voudrais du courage pour poster plus souvent et écrire davantage...
- J'ai pas le temps de mettre une photo
corrigé

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22 février 2009

Too much

En vacances depuis jeudi soir et, en élève inconsciemment consciencieuse (ne serait-ce pas là ce qu'on appelle une figure étymologique ?), malade depuis jeudi soir. Marre de ces rhumes chroniques qui me mettent KO en moins de vingt-quatre heures chrono. Mais on fait avec.

Je disais donc, en vacances, et pas mécontente de l'être. Non pas fatiguée à l'extrême par ces deux semaines de cours, mais usée par ces cours-qui-ont-lieu-mais-en-fait-pas-vraiment-parce-que-le-prof-est-en-grève-active. Tous les jours se pointer à la fac en se demandant à quelle sauce on va être mangé. Mais on fait avec.

pr011_07Depuis le début de la semaine, je n'arrête pas: dîner helléniste, souper hypokhâgneux, cours à Paris, cours à la fac, version à préparer (ben oui, les profs de latin ne sont pas en grève, faut pas rêver!) et enterrement. Puis il faut songer à préparer le départ de lundi – ah oui, je ne vous l'avais pas dit, mais je pars à Amsterdam lundi – et au déjeuner-macarons de samedi 28 et au déjeuner chez ma grand-mère du premier mars. J'ai peur d'oublier quelque chose, tous les matins, en me levant. Mais on fait avec.

Sur ce, je m'en vais peaufiner mon planning surchargé. Bonne nuit!

18 janvier 2009

Addict

En ce moment, j'essaye tant bien que mal de réviser. Et comme à chaque fois que je travaille (ou fais semblant), il faut toujours que je trouve quelque chose d'autre à faire. Des sortes de dépendances se créent, et des pulsions boulimiques m'assaillent. En ce moment, mes drogues sont:

Daria     - La série "Daria"
     - Le lait chaud sucré
     - Danyel Waro
     - Les chewing-gums à la chlorophylle, pour éviter le chocolat
     - Les blogs
     - ffnet
     - Et encore tant de choses!

Il faut que les partiels finissent, et vite.

5 décembre 2008

Sainte Eulalie et compagnie

masque_tragiqueIl ne pleut plus, mais le ciel reste sombre, uniforme et désespérément gris. Les travaux en face de chez moi ne me renvoient qu'une image boueuse, la même depuis cet été.
Mes révisions n'avancent pas vraiment: la déclinaison des noms masculin, l'imparfait, c'est fait. Mais le passé simple me rebute, je n'ai pas envie de m'y mettre. Je rêve de vacances. Or je sais que pendant les vacances, j'aurais deux semaines pour rattraper toutes mes traductions de Plutarque et tout le retard que j'ai accumulé en grec moderne.
Toutes ces perspectives me donnent envie de me coucher et de ne plus me lever avant longtemps. Longtemps.
Qu'en ai-je à faire de l'évolution de burel et de belcoup? Sincèrement? Je trouve ça intéressant, certes, mais de là à avoir un devoir sur table pour sanctionner les acquis de ce premier semestre, non.
Et puis je viens de découvrir un monde de fous, encore plus dangereux que l'administration de la Sorbonne: il s'agit de la SM*R*P. Je crois que lors de coup de téléphone ce matin j'allais me mettre à pleurer. Problème de Mutuelle. Oui, parce que lorsque vous payez une Mutuelle pour l'année, et que votre demande est refusée pour je ne sais quelle raison, on ne vous prévient pas, et on ne vous rembourse pas non plus. Et après on vous demande un papier que vous leur avez déjà donné. N'importe quoi.
Je veux m'exiler sur une île déserte, sans mutuelle, ni administration, ni temps pourri, ni travaux, ni révisions.
Voilà.

9 décembre 2007

Petit message du soir

enluminureAujourd'hui, en ce neuvième jour du mois de décembre, an de Grâce 2007, je vais vous narrer brièvement mes deux jours de repos de la fin de semaine.
Hier matin, je dus me lever dès l'aube (au doigts de rose) afin d'aller dans le fief, fort fréquenté, de Sieur Gibert, en l'agréable compagnie de Lu. Je rentrai, ma foi, affamée et détrempée par l'eau du ciel qui n'a, depuis, eut de cesse de pleuvoir. Je tâchai désespérément de me mettre au travail mais je finis par m'assoupir, terrassée par le Sommeil. Ce fut une étrange sonnerie qui me tira de mon repos; je crus tout d'abord qu'il s'agissoit de mon réveil-matin et qu'il falloit me lever pour aller en cours. Puis je réalisai que quelqu'un essayoit désespérément de me joindre. D'une voix engourdie, je répondis à mon élève qui m'annonçoit fièrement qu'elle avoit son bulletin et qu'elle vouloit me le montrer. Elle désiroit aussi que je l'aidasse à mettre à jour son cours d'algèbre et de géométrie. Alors rendez-vous fut donné pour le lendemain. Après moult péripéties et mots grecs copiés, j'abandonnai mon pupitre pour me rendre au cinématographe avec mon adelphe (1). "Il était une fois" un film très comme il faut, aux débuts prometteurs mais retrouvant les vieux tics de Sieur Disney en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "batrachomyomachie". Le soir, abandonnés par nos goneis (2), nous nous sustentâmes devant "Bagdad cafe (3)" en grignotant des œufs brouillés sur des toasts.
mandragoreCe matin, je fus debout de fort bonne heure, un peu paniquée à l'idée de tout le travail qui me restait à faire. Mon élève arriva juste quand j'eus terminé de ranger ma chambre et d'y faire le ménage. Elle traça cercles et triangles, pendant que (hama te) je copiois des myriades de mots grecs. Esope me parla de sa vieille femme (graus) et du meurtrier (androphonos); Chariton d'Ephèse me narra le coup de foudre de Chéréas et Challirrhoé; Hélène se lamenta au travers des mots d'Euripide; Lucien raconta son apprentissage de la sculpture (glyphô): Platon fit l'éloge du vin (oinos); enfin Isocrate eut raison de moi, et je ne lus de lui que quelques mots, avant de m'avouer vaincue. Après cela je découvrit avec joie que mon prochain thème latin parloit d'une "Querelle familiale chez les Normands de Sicile". Credo nunc que je vais m'en aller retrouver ma divinité préférée, et ce, sans l'aide de la mandragore (mandragorè) ou du pavot (papaver).
(1) o adelphos: le frère
(2) oi goneis: les parents
(3) Bagdad: de Bagdas, Bagdados. cafe: anciennement khâfé

25 août 2007

Vous avez été déconnecté...

Valet_de_piqueUne fois l'épreuve de la plaine céréalière d'Île-de-France passée, on peut enfin profiter de deux jours, coupé du monde. La pluie tombe sans cesse sur le paysage qui se délave et se dilue.

Le courage nous poussa à philosopher: un peu de doute, un malin génie, et un hôte en robe de chambre. Beaucoup de pluie: les essuie-glace ne fonctionnent pas correctement et le paysage n'en est que plus fou. De la brume et des nuances de gris s'élèvent de la terre. Le vert et les bruns disparaissent dans les nues, qui se sont abaissées.

Du Crunch, du thé, du lait, du chocolat. Un peu de musique. Deux films. Une saga. Un concept: le jeu de cartes. Et pas une seule seconde de perdue.

Dormir, manger et boire. Faire la vaisselle, de temps en temps. Puis sortir crayons, feutres, papiers et s'y perdre.

Il faut se coucher tôt (avant deux heures) parce que demain on se lève. Nous sommes fières d'avoir éteint la lumière à une heure et demi... et parlé, ri, déliré, raconté n'importe quoi jusqu'à quatre heures...

cabaret210El teckel bavait devant mon fond d'écran... J'ai été traumatisée par le maître de Cérémonies de Cabaret. Elle dessinait la veste de la dame de carreaux pendant que donnait forme à un valet de pique (à droite). Elle chantait en boucle L'aigle noir. J'entonnais « pitis zoiseaux! » (c'est du Charpentier).

Tu crois que Snape boit de la tisane? Il faut tuer Ginny. Remus est une bête au lit. Harry, roi des boulets. Où il est question de pyjamas à canards.

13 août 2007

Le voyage d'Inci

stcassien1024bTout commença au chant du coq, le premier vendredi de cet auguste mois. Nous quittions allègrement la maison méridionale pour aller retrouver notre illustre fief viennois. Petites routes du pays de Fayence, bonjour! Ça tourne, ça monte. Les caniveaux sont énormes, les autochtones roulent comme des pieds. Puis nous rejoignons la payante autoroute, non sans avoir contourné le majestueux lac, dont les plages n'étaient pas encore grouillantes de bedaines ventrues et de corps huileux entassés.

TEE_VBDes camions, de la circulation. Puis c'est la vallée du Rhône, où la circulation est encore plus dense. Puis nous changeons pour une route soi-disant moins fréquentée. Ça, c'était l'année dernière! Parce que nous en avons doublé du poids lourd. Et pas qu'un peu! Embouteillages aux péages. Distraction du moment: sont-ce des gendarmes ou des policiers dans ces grands bus bleus? Espionnage, zyeutage: bien sûr, ils nous ont vues ma soeur et moi, et se sont bien marré. On n'avait pas du tout l'air de mater, non non, pas du tout! Finalement, l'un des hommes bleus arborait un magnifique T-shirt outremer, barré dans le dos par un discret « GENDARMERIE » blanc joignant les deux épaules... Nous étions fixées.

Midi, pic-nic. Arrêt sur une aire d'autoroute. Une autre voiture s'arrête et nous regardons, médusées, trois chien sortir de la voiture. Les maîtres les attachent à des piquets. Ils sont jeunes (les chiens et les maîtres).  Ben dis donc! Et juste en face, de l'autre côté de la route, deux gros chiens dans le coffre. Mais ils se sont donné rendez-vous ou quoi? Nos sandwiches deviennent d'un coup moins intéressants que ces canidés jappant. M'enfin...

STOPAprès plusieurs heures d'autoroute, nous sortîmes. Là commença l'épopée sur nationale. Si l'on avait su! Si l'on avait su que c'était si long! Plus de deux cent cinquante kilomètres à 90km/h... Je vous jure que vous sentez le temps passer. Surtout quand c'est votre soeur qui est en conduite accompagnée au volant! Y a un stop. - Je vois pas la barre du stop! Elle est effacée. Je m'arrête où? La question fut réglée: elle ne s'arrêta pas. Heureusement pour elle que la voiture qui arrivait tournait! Et la mère de hurler, et la soeur de bouder. Une demi-heure plus tard, elle daignait s'arrêter et je pris le volant, soulagée d'avoir enfin quelque chose pour m'occuper.

lavande Je fis les derniers cent kilomètres. Découverte d'une jolie ville qu'il nous faudra un jour visiter, quelques sensations dans les montagnes russes que sont ces petites routes et la joie de doubler un tracteur. Enfin, après onze heures de trajet, nous arrivons en notre château où nous attendent le père, le frère, l'oncle, la tante, la cousine et le cousin. Les quatre derniers ne tardent pas à repartir, et nous voilà au complet, prêts pour attaquer dix jours de vacances chez nous.

13 août 2007

Incipit

[Puisqu'il faut bien que je le fasse, je m'y mets. Je ne garantis rien quant à la qualité de mon expression et de mon orthographe parce que je commence à sombrer dans le sommeil.]

der_traum_der_rezia          J'ai quitté mon pluvieux fief un froid matin de juillet. Le départ pour le Var avait été avancé et j'ai dû couper court à mes travaux sur les marins-pêcheurs. Je comptais bien me concentrer sur le sujet une fois au pays des criquets, cigales et autres grillons, mais malheureusement, la réalité fut tout autre.

Je commençai mon séjour par une journée diminuée de moitié puisque l'on me laissa dans les bras de Morphée jusqu'à ce que Phébus fut à mi-parcours. Ma foi, j'ai bien tenté de travailler un peu sur les salariés de Neptune, mais la Distraction emporta une victoire facile et je me laissai entraîner dans les méandres d'une fiction en anglais, que je tenais à terminer avant de lire le fameux tome Sept.

Les jours suivants furent marqués par ma trop faible résistance: je m'inclinai devant le comte de la Paresse et passait une grande partie de l'après-midi au royaume du Sommeil, parmi les songes colorés. La chaleur extérieure m'était insupportable, c'est pourquoi Somnus aux lourdes paupières me donnait rendez-vous dans la fraîcheur des murs. Je m'éveillais rarement avant l'heure de la collation, que j'évitais allègrement pour aller rafraîchir mon corps engourdi dans l'eau limpide de la piscine.

medium_pottercover3 Au bout de quelques jours, j'eus enfin achevé la lecture de cette fameuse fiction. J'étais fin prête pour LA lecture du mois. Religieusement, j'ouvris la première page du livre, non sans avoir lu la quatrième de couverture et scruté l'illustration pendant de longues minutes. J'eus une pensée pour Marcel, sans qui cette lecture m'eût été impossible. Et j'entamai ma lecture. Oh rassurez-vous, je n'en soufflerai mot! Tout d'abord, j'eus du mal à entrer dans l'histoire, ma compréhension buttant sur de nombreux mots dont le sens m'était obscur. Puis peu à peu, j'avançai de plus en plus vite. Un soir, je m'étais exilée pour ne point déranger ma soeur: lorsque je vis le jour poindre au travers des volets, j'ai abandonné ma lecture. Si l'on voulait me réveiller, mieux valait que je sois dans mon lit!

Pourquoi vous raconter tous ces insignes détails? Parce que ce soir, j'écris sans difficulté: les mots coulent dans mes doigts. De plus, ce récit vous montre à quel point la première partie de mes vacances fut longue, à quel point nous étions inoccupées. Dans cette région, il n'y a personne. Pourtant, il y a de plus en plus de monde. C'est paradoxal. Dans le quartier, les maisons se multiplient, mais on n'a de relations qu'avec deux ou trois voisins. Le village est à un quart d'heure en voiture et il faut y être dès que l'Aurore montre ses doigts de rose si l'on veut s'y garer. Oh certes, l'oisiveté me sied tout à fait, mais j'en profiterais davantage s'il n'y avait sans arrêt cette crainte sous-jacente, cette tension irrépressible qui règne chez ma grand-mère...

laurier La seule activité qui éveilla mon intérêt fut la soirée au restaurant. Soirée qui me rappela toutes celles où mon grand-père était encore là. Après le dîner, nous allâmes sur la place de l'église où se tenait le bal musette... quand je pense que j'y ai dansé! Je n'étais pas plus haute que trois pommes, mais déjà le paternel ne venait plus en vacances dans le sud. Nous emmenions la voisine. C'est dans ce genre d'endroit que l'on se rend compte que le temps passe. La voisine a drôlement vieilli: physiquement elle ne change pas, mais on se rend compte qu'elle a plus de quatre-vingts ans quand elle nous raconte ses histoires! Et il en va de même pour les rares connaissances que nous avons là-bas. La petite fille avec laquelle nous pataugions dans la piscine est maintenant une parisienne pure et dure qui rentre en seconde dans un lycée privé... m'enfin!

Je vais cesser mes élucubrations ici parce que je sens que vous vous endormez chers amis! Je m'excuse pour l'emphase ridicule de mon ton dans cet article, mais de même que les petits chefs ont de grands ego et une ambition sans égal, de même les faits sans importance revêtent l'habit de l'éloquence cicéronienne. Quant aux figures mythologiques, elles sont ici parce que je les aime, non pour le style.

12 mai 2008

Envies

les_cavaliers__a_d_rer__Après-demain, neuf heures, m'attendra sur ma table un magnifique sujet de littérature grecque. Socrate en retard? Aristophane et ses hommes-boules? La naissance d'Éros? En ce moment, mes six textes d'une longueur considérable m'attendent sous mon nez. Mais je n'arrive pas à m'y mettre.

J'ai très envie de finir mon dossier sur l'Apocalypse: mettre en page les illustrations de Dürer et Doré, faire quelques recherches complémentaires sur le genre ''science-fiction post-apocalyptique'', comparer assidûment les fléaux des sept coupes et les dix plaies d'Égypte...

Envie d'écrire des aventures pitoyables, de décrire des héros boulets, de dessiner des êtres ressemblant à des humains (parce que le résultat est plus que souvent douteux).

ARBRE_DES_SLYTHERIN_1Envie de me replonger dans mes généalogies des fondateurs: écrire la vie de chacun des membres de la famille Slytherin, inventer l'origine de Helga Poufsouffle, dessiner les écus de la famille Serdaigle et créer de toutes pièces une lignée de Gryffondors.

Envie aussi de cuisiner. Passer des heures aux fourneaux, réaliser des recettes dans lesquelles je ne m'étais encore jamais lancée, et refaire mes préférées. Faire de l'hypocras. Des gâteaux. Des entremets. Et les manger.

Envie de sortir au soleil, de marcher dans la forêt, aller voir où en sont les acacias. Respirer de plus près la glycine dont le parfum me parvient par la fenêtre grande ouverte de ma chambre.

Envie de partir, de bouger. Aller à Limeuil et passer des journées abrutissantes à arracher orties et mauvaises herbes, à tondre, tailler et couper. Pour m'endormir le soir, courbaturée mais apaisée.

Parce que j'en ai assez de me dire qu'il faut que je travaille mais de ne rien faire. Assez de m'angoisser pour des devoirs qui ne compteront même pas dans la moyenne. Assez d'assister à des cours sans intérêt (pour certains) alors que le soleil brille dehors et que le beau temps nous appelle.

4 mai 2008

Ad-Vienne que pourra!

Chers lecteurs,

IMGP0041Cela fait trois jours que je me demande comment je vais bien pouvoir raconter mon voyage à Vienne. Trois jours que j'écris la même chose, et l'efface, insatisfaite. J'ai essayé le récit chronologique, mais ça ne rend rien. Je pourrais vous dire que je suis arrivée mardi, que j'ai visité tel et tel musée, que c'était magnifique, que je me suis extasiée devant les toiles de Klimt, que j'avais mal aux pieds et que j'ai trouvé que les trois jours furent trop courts. Mais je ne le ferai pas, d'une part, parce que ça vous ferait bailler et mourir d'ennui, d'autre part, parce que tout n'est pas vrai. Et finalement, vous ne sauriez même pas l'impression que j'ai retirée de ce périple. Alors, j'ai tâché de réunir au mieux les sensations qui me sont restées, les images qui m'ont marquée, les souvenirs qui me reviendront.

Cela va peut-être vous étonner, mais je n'ai pas trouvé que Vienne était une belle ville, même si l'ensemble est grandiose, majestueux, impressionnant, imposant, superbe en un sens. Les monuments nous dominent de leurs façades à colonnes, à volutes, et ils nous écraseraient si les rues n'étaient pas si larges. Parce que, malgré l'ampleur impressionnante des immeubles, Vienne est une ville où l'espace est roi. Les rues sont larges, les trottoirs spacieux, les parcs, jardins publiques et voies piétonnes se multiplient. Il en résulte un plaisir indéniable à se promener des heures durant, au gré de nos envies.

439824En parlant d'envie, les Konditorei jalonnent les rues et vous attirent indéniablement. Devant la vitrine, nous observons les pâtisseries toutes plus appétissantes les unes que les autres, et nous salivons. Si bien que rapidement, nous remplaçons le déjeuner par un goûter conséquent chez Aida: une part de Sachertorte et une tasse de chocolat viennois. Quand nous observons la carte en allemand, nous nous demandons la tête que peuvent bien avoir les gâteaux correspondants. En effet, depuis trois années que j'ai cessé d'apprendre cette langue au vocabulaire inretenable [je fais des néologismes si je veux! C'est mon blog], mes huit ans d'allemand ne sont plus qu'un lointain souvenir, et c'est à peine si je suis capable d'aligner deux mots convenablement.

Malgré tout, je ne me suis pas sentie étrangère une seule seconde. Pas comme à Athènes ou Tunis où l'on se sent définitivement sous un autre climat. Pas comme au Royaume-Uni où l'on a l'impression d'être de voyants touristes. Non, à Vienne, on se sent presque chez soi. En tout cas, on se sent au cœur palpitant de l'Europe [faut que j'arrête le chocolat...]. Budapest est fléchée à moins de deux cent cinquante kilomètres, les gares vous emmènent à Bucarest ou Berlin en moins de deux, le nombre d'Italiens et de Français déambulant dans les rues de la capitale est assez impressionnant. On est bien, pas le moins du monde mal à l'aise. Et les Autrichiens sont gentils.

Pour conclure ce petit bilan psycholgico-sentimental, je dirais volontiers que Vienne n'est pas une ville où l'on passerait des vacances de trois semaines. Par contre, j'y vivrais volontiers quelques années!

En m'excusant encore pour le temps qu'il m'a fallu pour écrire ces quelques mots ridicules,

Votre dévouée Inci.

PS: La carte postale que je vous envoie est la photographie d'un tableau superbe que j'ai eu le bonheur de découvrir aux côtés des œuvres de Klimt, au Leopold Museum. Son auteur, un certain Segantini, l'a intitulé The Evil Mothers.

Segantini___The_Evil_Mothers

NB: Les deux photos jointes représentent pour l'une les arbres du parc de Schönbrunn, et pour l'autre une part de Sachertote véritable.

13 avril 2008

Mort sanglante

"(...)
Ecce alia monstra: celsa qua Tenedos mare
dorso repleuit, tumida consurgunt freta

undaque resultat scissa tranquillo minor,
laocoonqualis silenti nocte remorum sonus
longe refertur, cum premunt classes mare
pulsumque marmor abiete imposita gemit.
Respicimus: angues orbibus geminis ferunt
ad saxa fluctus, tumida quorum pectora
rates ut altae lateribus spumas agunt.
Dat cauda sonitum, liberae ponto iubae
consentiunt luminibus, fulmineum iubar
incendit aequor sibilisque undae tremunt.
Stupuere mentes. Infulis stabant sacri
Phrygioque cultu gemina nati pignora
Lauconte. Quos repente tergoribus ligant
angues corusci. Paruulas illi manus
ad ora referunt, neuter auxilio sibi,
uterque fratri; transtulit pietas uices
morsque ipsa miseros mutuo perdit metu.
Accumulat ecce liberum funus parens,
infirmus auxiliator. Inuadunt uirum
iam morte pasti membraque ad terram trahunt.
Iacet sacerdos inter aras uictima
terramque plangit. Sic profanatis sacris
peritura Troia perdidit primum deos. (...)"

(Pétrone, Satiricon, LXXXIX)

Après deux heures passées à la traduction de Lucrèce avec commentaire grammatical et à des exercices de thème sur le système hypothétique, me voilà partie à la bibliothèque. J'ai une préparation à faire pour dans l'après-midi, et du pain sur la planche.

Des vers. Plus de soixante vers. J'ai trois heures. Vaillamment, je m'attaque à Pétrone, et à son récit de la prise de Troie. Au début, je me dis que ça va aller, puis au fur et à mesure de ma progression je me dis que non. Je rame. Les mots sont tous ambigus et les phrases alambiquées. C'est maniéré, précieux, presque trop rococo.

Le cheval, la traîtrise de Sinon. Bon. D'accord. Laocoon arrive. Je dresse l'oreille. J'ai parfois l'impression de traduire du Virgile en concentré. Il n'y a pas de doute, l'arrivée des angues orbibus geminis nous prépare à la mort du Neptuno sacer. Et je souris, repensant à cette soirée, sur la plage de Chypre, où nous avions fait une reconstitution de cet épisode fameux. Et je jubile en repensant au texte de Virgile, si beau!

Dans la journée, j'ai donc passé cinq heures sur ce bout de poème: trois en préparation (que je n'ai d'ailleurs pas terminée, parce que soixante vers, c'est beaucoup) et deux en cours. Ma foi, des journées comme celle-là, pourquoi pas?

6 janvier 2008

Dénouement

Photobucket

Je le sens, ces deux-là n'en ont plus pour très longtemps. Il n'y a qu'à voir comme elle observe ses ongles pendant qu'il parle. L'air absent, le regard vague, elle lance quelque acquiescement de temps à autre, boit une gorgée de vin pour se donner contenance. D'ailleurs, elle n'y fait pas attention à son vin: elle en a déjà bu plusieurs verres. Elle n'a pas l'habitude: ses yeux se voilent, ses joues rosissent. Mais lui n'a rien remarqué. Il parle sans trop savoir ce qu'il raconte, pour combler le vide qui s'installe entre eux. Il est concentré sur sa viande. Son œil dévie régulièrement vers le nœud blanc du tablier qui s'agite non loin de lui, puis glisse subrepticement en dessous avant de revenir sur son assiette. Il lui arrive de lever la tête; il la regarde mais ne la voit pas. Bientôt il se taira pour commander le dessert. Alors elle passera son doigt sur la nappe pour ramasser les miettes une à une et les porter à sa bouche. Il se resservira du vin avant de lui en proposer, par automatisme. Elle acceptera. Lorsque la serveuse apportera l'addition, il lui effleurera la main. La femme fera mine de n'avoir rien vu. Tiens, étrange...
Elle a vidé son verre d'eau à mon pied. S'est resservie elle-même du vin dans le verre à eau. Son regard dérive vers le noeud blanc, remonte le long du dos, de la nuque. Ses doigts effleurent ceux de la serveuse apportant l'addition. Elle se lève, un léger sourire au coin des yeux, et s'en va. Il la regarde partir: il n'a pas tout compris. Il tourne la tête et voit son chapeau rouge à travers mes feuilles, pour la dernière fois probablement.

14 décembre 2007

Noyade

A3834Pendant une heure et demi, le jeudi après-midi, nous nous efforçons de concert de garder la tête hors de l'eau, de garder la tête hors des mots. C'est le cours de grammaire et rhétorique. Si la logique de la subordonnée nous tient lieu de bouée, le vocabulaire, lui, coule en abondance, détruisant tout sur son passage. Il inonde nos yeux et nos oreilles, nous empêche de respirer, et c'est avec une grande respiration que nous entrons dans la salle de classe, c'est en apnée que nous suivons le cours, c'est en avalant profondément une goulée salvatrice d'air frais que nous sortons, à dix-sept heures. Le professeur attaque ses pauvres élèves sans défense à coups de subordonnées relatives substantivées périphrastiques, thème ou propos de la phrase emphatique pseudo-clivée. Puis, lorsqu'elle nous voit à terre, sans respirer, elle mitraille l'audience de logos, d'éthos, de pathos, de prosopographie, d'éthopée, de physiognomonie, de pragmatique conversationnelle, d'actes illocutoire et perlocutoire, de sémantique pragmatique, d'être discursif locuteur, de corporéisation du narrateur, d'éthos prédiscursif, autant de mots que mon correcteur d'orthographe ignore.

Enfin, nous pensons pouvoir respirer: il est dix-sept heures, nous rentrons chez nous. C'était sans compter le métro en heure de pointe. Nous sommes quatre. Les métro sont tous plus pleins les uns que les autres. Un. Deux. Trois métros passent sans que l'on puisse monter. Enfin, nous forçons un peu, et parvenons à nous nicher au creux de la foule parisienne. Quand je pense en avoir fini, je retrouve la même situation - en pire - sur ma deuxième ligne de métro. Comme je suis seule cette fois, je ne fais ni une ni deux, le rentre dans la rame bondée.

Je crois que j'ai enfin compris pourquoi j'aimais tant le RER. Il n'est jamais plein, on y a toujours une place assise, il est lent, on a le temps de dormir tout notre soul. Que rêver de mieux, pour récupérer d'une après-midi en plongée?

29 décembre 2007

Les dernières aventures d'Incitatus

~ Mercredi 26 décembre ~

Ce jour, mon frère et moi offrons à notre sœur son cadeau d'anniversaire-Noël. Elle ne sait rien, et nous l'emmenons sur Paris.

Arrivée à la gare, juste à temps pour prendre le train, normalement. Sauf que le train est annoncé « avec un retard de quinze minutes environ ». Tssssk! Nous patientons. Le train est à l'approche, chouette! Le train est à quai. C'est qu'il va vite! Il ne freinera jamais à une vitesse pareille! En effet, le train, tout beau, semi-direct, nous passe sous le nez, laissant échapper dans l'air froid un éclat de rire sadique. Furieuse, j'entraîne frère et sœur sur un autre quai, où le train, cette fois, s'est arrêté. Mais il s'est traîné. Semi-direct, mon oeil!

P1010006À Montparnasse, M4. O.M.G! La foule, la chaleur étouffante, entre Montparnasse-Bienvenüe et gare du Nord. Chouette! Et puis une fois à destination, je me rends compte qu'il faut remonter sur un long morceau, la rue du Faubourg Saint-Denis. Et il fait nuit, et il y a du monde. Au moins, j'ai découvert qu'il existait un quartier pakistano-indien dans Paris... Et enfin, je vois le but de cette escapade nocturne: le théâtre des Bouffes du Nord!

En_attendant_le_songeJe récupère les places et nous montons nous installer à la corbeille, en plein centre. Vue excellente. Et la pièce fut... génialissime! Fous rires quasi-permanents, sourires incessants. Sur scène six acteurs, six hommes, pour jouer tous les personnages du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare, rébaptisé pour l'occasion En attendant le songe. Pas de décors, pas de costumes: seulement des accessoires, et des acteurs vraiment bons, qui nous ont fait croire jusqu'au bout au rêve.

Retour par M2 (Barbès, Pigalle, Clichy) puis M13 (je suis enfin en terrain connu). Pas d'attente, ou si peu, à Montparnasse, petit changement à chantiers, et tout fut parfait. Partis à 16h30, nous étions de retour à 22h30, le sourire jusqu'aux oreilles.

~ Jeudi 27 décembre ~

Discuter avec Lu. Attendre l'arrivée du Teckel. Les regarder s'engloutir des tartines de confiture de figues, avec leur thé des écrivain anglais, sorti pour l'occasion. Discuter et délirer, dans la cuisine, dans la chambre. Puis les raccompagner à l'arrêt de bus. Juste de quoi sourire toute la journée. :)

~ Vendredi 28 décembre ~

Cela faisait trois ans que je le lui avais promis: j'ai enfin emmené mon élève au Louvre. Et je ne recommencerai pas de si tôt! C'était tout simplement é-pui-sant.

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D'abord, le train. Puis le Louvre, où je découvre la joie de faire la queue pour payer une fortune l'entrée du musée. Puis le monde partout. Ceci dit, je n'avais jamais visité la partie « Arts d'Islam », est c'est vraiment magnifique! Je n'ai cessé de repenser à notre TPE, que nous avions réalisé, el Teckel et moi, sur la calligraphie arabe. Verreries, mosaïques, tapis persans... Avant de sortir, j'ai voulu montrer à mon élève la Victoire de Samothrace. Nous avons alors traversé moult pièces, complètement différentes les unes des autres, avant de parvenir à descendre l'escalier devant la Victoire, en jouant des coudes.

IMGP0026Pic-nique aux Tuileries, puis direction Saint-Michel. J'en profite pour faire quelques courses à Gibert (et Album). Chocolat viennois à Häagen-Dazs (petite pensée pour Mimy ^^). Puis direction Notre-Dame, où nous tombons en admiration devant l'immense sapin illuminé, sur le parvis de la cathédrale. Vue la file d'attente, nous n'entrerons pas. La nuit tombe, il est temps d'aller voir les Champs.

IMGP0041Métro. Les Champs sont couverts de lumière. À gauche, la grande roue; à droite, l'Arc de Triomphe. Il ne nous reste plus qu'à marcher jusqu'à la tour Eiffel. Mais la demoiselle a mal aux pieds, et elle réclame des histoires pour oublier sa douleur. J'épuise mes stocks: Proserpine, Iphigénie, Electre, Psyche: toutes y passent. Lorsque dans le train, elle me réclama une énième histoire, je refusai net, ne demandant qu'une chose: le silence! Je n'aspirait qu'au calme. Était-ce trop demander? Elle se tint coite jusqu'à l'arrivée...

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Depuis hier, j'ai mal à la gorge et le nez qui coule de plus en plus. Je me shoote donc à l'aspirine, au dafalgan et à l'advil, dans l'espoir d'être encore vivante le 31.

Sur ce, valete!

19 novembre 2007

Pour celui qui n'a jamais vu Paris (suite)

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Le Grand Palais, et son exposition sur Courbet (Courbet vous regarde!)
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Le Petit Palais (désolée, la deuxième est floue)
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50 minutes d'avance, attente dans le couloir du 2e étage, aile C
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Le retour... Je n'ai pas pris de photo des Champs Elysées parce que ça ne rendait rien, et que ce soir il y avait un carambolage au carrefour, donc des bouchons et des voirures de pompier, de police qui obstruaient ma vue.

19 novembre 2007

Pour celui qui n'a jamais vu Paris

Au cours de mon trajet Invalides-Malesherbes, aujourd'hui, j'ai vu...

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Le temps était beaucoup moins beau que vendredi dernier: nuages, bruine... Et ce soir, je suis partie plus tôt, et, si la lumière baissait, le ciel n'était pas orange... Mais au moins, contrairement à ce matin, j'ai pu voir la Tour Eiffel en entier.

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La suite dans quelques heures (je file chez mon élève!)...

17 novembre 2007

Le silence est "dort"

Variation_grecque_s_piaRien n'est plus bruyant qu'une bibliothèque. Le ronronnement des néons, le glougloutement des radiateurs, les chuchotements incessants, les pages que l'on froisse, celui qui se mouche, celle qui tousse, le bruit feutré des pas qui s'approchent, les stylos qui s'entrechoquent dans la trousse, le souffle des ordinateurs portables, la respiration régulière de la voisine qui s'est endormie, un portable qui vibre, l'alarme anti-vol qui retentit, des voix provenant des bureaux. Tout ce brouhahas vous berce; la chaleur vous ensuque et bientôt vos paupières s'alourdissent: Morphée vous accueille au creux de ses bras.

[Plaisir poétique de la liste ^^ - texte écrit après m'être réveillée, vendredi à 11h, à la bibliothèque de Malesherbes]

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