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Vous en parlerez à votre cheval...
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22 janvier 2008

Malaise II

~ Lundi 14 janvier: deuxième partie ~

L'estomac retourné par la vue d'un môme vomissant dans le métro, je suis descendue à Belleville, où j'ai retrouvé S.

Et nous avons regardé LE film idéal pour vous enfoncer dans votre malaise, le film qui vous fera cauchemarder pendant des nuits: Satyricon de Fellini. S'il a gardé l'aspect malsain et orgiaque du livre, le film est bien plus angoissant. Visages simiesques, hommes et femmes dégoulinant de graisse, de fard, de sueur. Sourires pervers, concupiscents; danses tribales horrifiques, sorcellerie immonde, cannibalisme. Les couleurs agressent l'œil, les musiques discordantes l'oreille. Les scènes s'enchaînent sans ordre réel on ne comprend pas, on est perdu dans l'antichambre d'Hadès, avec le Minautore auquel il faudra s'offrir corps et âme pour retrouver quelque raison.

..

Heureusement, l'œil clair d'Encolpe rassure: seul éclat de beauté dans ce bas monde décadent.

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Lorsque je sors de l'appartement, la nuit tombe. Un malaise m'étreint.

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4 janvier 2008

Nocturne

goghC'est amusant comme le chant de la pluie sur le toit de la véranda trouve son écho au creux de mon cœur. Dans la maison, les bruits se sont éteints, et seules quelques lumières demeurent. Un pas s'étouffe, un ordinateur expire: il fait nuit, tout s'est endormi. Seule, dans ma chambre, je veille. Plafonnier silencieux, mes petites lampes me tiennent compagnie ce soir. Les rideaux sont tirés sur le ciel opaque, et mes lunettes s'embuent à la chaleur de l'infusion ambrée.

Les tomes de l'Encyclopedia gisent sur mon tapis poussiéreux; mon lit est dans le désordre le plus complet, exhalant encore quelques fragrances ensommeillées. Quelques bonbons à la violette épars. Une tasse vide, aux parois obombrées par les écrivains anglais, même si Wilde était irlandais. Et çà et là, sur mes murs, des morceaux de souvenirs, des miettes de voyage.

BuranoQuatre Grasses en Grèce; la main verte du maudit; Prince Thomas, d'Uccle; un toréro de Ronda; un jeu de cartes revisité; des cartes postales, souvenirs estivaux d'amies revenues; des photos d'amies plus revues, et de Papy, disparu. Partout des livres et des bandes dessinées, lus, commencés, abandonnés ou ignorés. Et la ruelle accueillante de Burano, avec son linge aux fenêtres et ses couleurs si vives.

Il y a quelques années, j'y étais. Dans plusieurs années, y serai-je?

30 novembre 2007

Listes et énumérations

Ma tasse de tisane Tilleul-rose-jasmin-violette est vide. Sur ma table de chevet s'entassent pêle-mêle feuilles volantes, lectures inachevées, boîtes de médicaments éventrées, mouchoirs, boucles d'oreille esseulées. Sur le sol poussiéreux, ce sont les chemises qui attendent pour le repassage et les bandes-dessinées de la bibliothèque. Sur mon bureau, des cours, des compotes pomme-framboise-myrtille et des punaises. À côté de moi, sur mon lit, gît A Handbook of litterary terms et mon exemplaire du « Tyger » de Blake, scandé en dépit du bon sens. Ici un livre d'histoire romaine, là une chaussette oubliée. Mon portable clignote paisiblement et mon ordinateur souffle bruyamment.

Dans mon sac à dos vous trouverez les cadavres de mon pic-nic, un gros Gaffiot et son fils, le petit Félix, le commentaire rhétorique de la tirade de Chimène, quelques notes sur le type et le caractère dans la comédie de Beaumarchais, un extrait de Tacite gribouillé, raturé et dont la traduction finale – ne signifiant pas grand chose – fut rendue tout-à-l'heure, un extrait du Côté de chez Swann dont je vais devoir analyser toutes les subordonnées (nature, fonction et analyse du subordonnant) pour la semaine prochaine, quelques bouts de dessins, des clefs et un portefeuille, un superbe thème latin et des bribes de souvenirs.

Pourquoi ces descriptions-énumérations? Parce qu'elles vous disent ce que j'ai fait aujourd'hui, elles vous racontent l'état de ma chambre, elles vous narrent mes actions de la semaine et mon état de santé; pour le plaisir aussi. (Et pour que vous remarquiez que la police utilisée est celle de Tintin.)

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(Photo qui date de l'an dernier, vous le verrez aux livres qui trainent sur mon bureau)

16 novembre 2007

Paris s'éveille

Pont_Alexandre_IIICertes, à neuf heures et demi, Paris est déjà éveillée, mais tout de même. Le RER est parti à l'heure prévue; il s'est peu à peu rempli, les gens se sont tassés petit à petit, avant finalement de descendre à Invalides, terminus du jour. Là, comme j'avais en moyenne un métro toutes les vingt minutes sur la ligne 13 puis toutes les demi-heures sur la ligne 3, avisant la foule qui se dirigeait vers les quais, j'ai pris mon courage et mon plan à deux mains, et je suis sortie dans le froid glacial de Paris.
Ai passé le Pont Alexandre III, regardé la Seine, longé le Grand Palais, traversé les Champs Elysées. Bref, une bien jolie promenade matinale de trois quarts d'heure, avant d'aller se réfugier dans la bibliothèque chauffée de Malesherbes.
Après la version - qui a eu lieu, je tiens à le préciser - rebelote: boulevard Malesherbes, rue de Miromesnil, Pont Alexandre III, Invalides. Cette fois-ci, le soleil descend derrière les toits; la tour Eiffel se découpe, altière, dans l'orange du ciel; les reflets sanguins de la lumière crépusculaire se reflètent sur la verrière du Palais de la Découverte; la Seine miroite doucement dans la nuit naissante. C'est beau.

14 novembre 2007

Sucré

Quand il fait froid, que le rez-de-chaussée de la maison n'est pas chauffé, que je reste en pyjama toute la journée pour traduire Pétrone et Homère, que je me lasse après plusieurs heures de travail, qu'il n'y a personne chez moi, j'ai des envies de sucre. Alors ce soir, j'ai fait des crêpes. Et dans l'une d'elles, j'ai fait fondre du chocolat , j'ai émietté un marron glacé et j'ai recouvert le tout de crème Chantilly...

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1 novembre 2007

Comme ça vient

hp7- J'ai fini Harry Potter en français il y a une heure et demi. J'étais assise dans la cuisine et attendait que le gâteau ait fini de cuire. Pour tout vous dire, j'ai davantage savouré ma lecture en français qu'en anglais: pas besoin de se torturer l'esprit pour comprendre le sens des mots et des phrases, quel plaisir! Juste se plonger dans un univers que l'on prend plaisir à retrouver et savourer chaque détail, traduit avec minutie par le traducteur. Et si quelques phrases cultes restent incomparables en V.O., on se contente d'oublier la traduction et de se répéter les "I don't think you're a waste of space" et autres "Not my daughter, you bitch!" en lisant leurs correspondants. Tome sept lu dans le train (oh non! Invalides? déjà? Je ne veux pas y aller, je veux continuer...), à la B.U. et dans les couloirs de la fac, ce qui a considérablement diminué le nombre de larmes versées. Bref, un vrai plaisir!
- Les arbres d'or se découpent sur l'obscure voûte étoilée.
- J'ai découvert pour la première fois cette année que la Toussaint était un jour férié. D'ordinaire, noyée dans les vacances, on n'en avait cure. Maintenant qu'elle m'évite ma plus longue journée, je salue cette opportunité de glandouiller travailler avec joie! Par contre, le pont de vendredi me tente sans honte aucune: une malheureuse heure de cours, inintéressante au possible, quand on met plus d'une heure et demi pour y aller et que mes collègues me répètent "mais ne viens pas, on te prendra le cours!"... Ma conscience sera-t-elle la plus forte?
- Le RER C est une limace.
- Envie de voir certaines personnes, qui se préoccupent bien peu de dire qu'elles sont encore en vie.
- Les marins-pêcheurs me poursuivent... dans les mots grecs de cette semaine, ό άλιευς (les accents sont mis pour des esprits rudes) : le pêcheur en mer.
- Saviez-vous que les hommes ainsi que tous les animaux s'expriment par EXpiration, à l'exception de l'âne (qui inspire ET expire), du chat et du coq (qui inspirent)? C'est ce que j'ai appris en cours de l'inguistique mardi dernier... Après cela, on nous a expliqué les causes du zozotement chez l'enfant! Un cours purement génial!
- Connaissez-vous le rapport entre le bouclier d'Achille et la Vache-qui-rit? A vous de chercher!

25 octobre 2007

Tu penses à moi donc je suis, j'existe.

MagritteLa fac. La fac. La fac. Voilà un mot qui fait rêver de nombreux lycéens, un mot que nous envie certains prépaïens, un mot qui fait rire les Xavier et autres Wendy. Pourtant, ce n'est qu'un diminutif. La fac. La fac, c'est surtout des monceaux de préjugés et d'idées reçues.

Tu n'es pas obligée d'aller en cours, tu peux sécher autant que tu veux, c'est le pied! Certes, mais ça t'avance à quoi, le jour de l'examen? On ne travaille pas, on n'a pas de devoirs ni à la maison, ni en classe. Allez déclamer ça aux professeurs! En latin et en grec, ils travaillent sur de l'acquis oublié qu'il nous faut réacquérir avant de se lancer dans le monceau de préparations et de révisions et de vocabulaire. Et puis, si l'on ne le fait pas soi-même, on se retrouve pris au piège. Tu es libre, tu as plein de temps pour traîner et sortir. Ne vous avisez pas de le crier aux lettres classiques qui, s'ils ont moins d'heures que les prépaïens et les doubles cursus, en ont plus que toutes les autres filières, et surtout, ont les horaires les plus pourris qui soient, comme dans tout établissement scolaire qui se respecte. Mais tout ça, on s'y fait, et puis le contenu des cours rattrape l'ensemble.

Automate, se lever trois heures avant le début des cours, partir deux heures avant. Bus. Train. Métro. Métro. On y est. En journée, il n'y a personne; à six heures du matin non plus. Mais en heure de pointe: laisser passer le premier métro, on prendra le suivant. On n'entre pas dans le suivant non plus. On force pour entrer dans le troisième, ou s'être levé aux aurores pour arriver à l'heure n'aura servi à rien. Bousculades, pieds écrasés, coups. Bruit. Grincement. Brouhaha. Chaud. Froid. Courant d'air. On suffoque. Dans l'anonymat de la foule, on croise de tout et tout le monde. Mais personne ne nous voit. Le Parisien ne vous regarde même pas lui tenir la porte. Il passe, royal et méprisant. Impression de ne pas exister.

Automate, monter les escaliers. Trouver sa carte d'étudiant, la sortir, la montrer, la ranger. Monter les escaliers. Il fait froid. Avancer, seul dans les couloirs. Pas de bonjour échangé, pas de sourire, pas de regard croisé. Rien. On est seul et on le reste. L'étudiant passe, solitaire et égocentrique. Impression de ne pas exister.

magritte_4Automate, penser le chemin du retour. Montparnasse? Invalides? Saint Lazare? Automate, je suis mes pas et mes envies. Je ne réfléchis plus. J'ai gratté, robot, toute la journée. Mal dans la main, dans le poignet et dans le bras, jusque dans l'épaule. Bizarre. Une élève qui demande la même chose, à tous les cours, toutes les semaines, inlassablement. Impression de parler dans le vide. De ne pas exister. Entrer dans la cuisine, l'estomac vide. Quand la mère n'est pas là, les deux goinffres ont mangé ce qu'ils ont trouvé, sans penser qu'il y en restait une qui n'avait pas dîné. Poêle sale dans l'évier, tuperware vide sur la table. Reste deux œufs et rien. Quand je vois mon père, à peine un hochement de tête. Impression de ne pas exister.

J'entre dans ma chambre, traînant ma non-existence. Des vêtements en tas, des piles de feuilles volantes, pochettes, livres, dictionnaires. Est-ce donc cela mon existence? Ces amas de choses informes... au moins, je sais que je suis là, que c'est moi qui ai mis le bazar et je me sens un peu mieux dans ce fouilli. C'est moi partout, et il n'y a rien qui ne m'ignore: je marche sur tout ce qui traîne, rappelant ainsi aux choses que je suis là. Mais elles ne m'envoient pas de réponse.

Et si je n'existais pas? [Je n'existe pas, je n'existe pas. Et pourquoi pas?] Apaisement au violoncelle: merci Bach.

24 octobre 2007

Ballade nécro-romantique

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Pour agrandir les photos, cliquez dessus!

C'est dimanche et, avec les résidus de grève, il n'est pas évident de se rendre à Paris. Pourtant, c'est ce que nous avons fait. Nous arrivons juste à l'heure; le rendez-vous était fixé à la porte du haut du cimetière du Père Lachaise.
Rappels historiques, morceaux de biographies, portraits, anecdotes, miettes de madeleine, fragments de vers nous accompagnent dans les méandres de la nécropole. On se fraye un chemin entre les tombes, on observe les stèles délabrées avec appréhension. Les feuilles mortes craquent sous nos pas et leur gémissement résonne dans le silence dominical. Quelques rires et airs fredonnés: le guide tente de redonner vie aux morts. Mais la Chèvre de Monsieur Seguin finira dévorée par le loup, malgré nos efforts. La chute sonne, les applaudissements s'échappent, timides. Les froid est agressif, malgré le ciel pur et la lumière éclatante.
Nous arrivons à la porte du bas; le soleil descend et bientôt il fera sombre. Ses rayons rasent les dernières tombes visitées. Puis nous sortons, des bouts de mots plein la tête et notre longue promenade encore dans les pieds.

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22 octobre 2007

Galère facceuse: nouvel épisode!

cheque_boisComme je l'avais promis à Tunis, voici les aventures de Monsieur Chèque Enbois, digne chèque de son état, né le 12 août de cet an de grâce 2007. Il avait pour mission d'aller renflouer les caisses de la faculté Paris IV, mieux connue sous le sobriquet de Sorbonne. Vous vous souvenez tous de l'absence de réponse, de mes craintes Navigoïennes et de la naissance du petit frère de ce digne chèque.
Le temps passa. Un soir, je vois ma vénérable mère (potnia mètèr) au téléphone, en pleine conversation avec un illustre inconnu. Elle parlait alors de... chèques! En réalité, l'inconnu était un brigadier de police, qui avait sous scellé, sous la main, Monsieur Enbois, dûment gratté et qui avait changé d'ordre. O.o Etonnant, n'est-ce pas? Quelques compatriotes de ce chèque lui tenaient compagnie sur le bureau de Monsieur le Policier. Certains autres avaient dû passer la banque... Et certains de mes collègues facceux, vont certainement avoir la surprise de voir leur compte en banque délesté de deux fois 500 euros et des poussières...
______
BONUS
Notre cours de linguistique allait commencer quand arrive, tout essoufflée, une de mes collègues (à la fac, on est plus camarade de classe, mais collègues) classiques. "Il faut aller au secrétariat: aucun d'entre nous n'est inscrit aux examens." C'est fou ce que les lettres classiques donnent l'impression d'exister! Il faut donc aller aux UFR vérifier que l'on est inscrit, et, le cas échéant, se faire inscrire. Je l'ai fait pour les lettres, mais ne suis pas encore allée vérifier le reste...

20 octobre 2007

Apertio

La porte lentement se referme. Tout doucement, le rai de lumière disparaît. Bientôt, l'on ne verra plus qu'un point doré percer par le trou de la serrure. À moins que la clef n'y soit restée.

serrure3Alors furtivement, je glisse un doigt dans l'interstice, puis ma main, mon bras et enfin, je m'y coule. De l'autre côté. De l'autre côté, c'est désert. Voilà plus d'une semaine que je n'y ai pas mis les pieds et que j'observais le battant de la porte qui se mouvait au ralenti, comme attendant un geste de ma part. Finalement, j'ai bougé.

Une semaine sans avoir passé le pas de cette porte et déjà une mince couche de poussière s'est déposée un peu partout. Je pourrais faire le ménage. Je pourrais jeter un coup d'oeil à l'endroit où j'étais la seconde auparavant et, remettant un peu d'ordre, vous raconter en détails ce qui s'est passé en une semaine. Mais je n'en ai pas envie. Pas le courage non plus. Et cela n'aurait pas d'intérêt.

Alors ça y est, j'ai ouvert la porte, observé l'état des lieux. Ce n'est pas catastrophique. Juste désert, vide et vain. Avec quelques efforts, cela sera vite réparé.

7 octobre 2007

Chronique d'un mariage: dernier épisode

~ L'épisode que vous avez tant attendu ~

Je résume en quelques mots, pour ceux qui auraient oublié le début: nous étions au mariage d'un de mes cousins. Après plus d'une heure et demi de messe où il fut question de mariage à trois, où Jésus s'incruste dans le ménage etc, après quelques minutes à étudier les chapeaux farfelus de tricentenaires vieilles dames, j'avais fini par retrouver ma cousine – que j'appellerai A.S. Pour ne pas prêter à confusion – au buffet, et avais appris que je me trouvais à sa table pour le dîner. Bref.

Lorsque nous nous fûmes gavées de canapés tout en discutant de facultés et d'appartements parisiens, que nous eûmes changé de chaussures (parce que debout dans la pelouse avec des talons, ça fait mal aux pieds) et que j'eus avalé mes trois coupes de Coca (ben oui, je devais restée éveillée, puisque j'étais censée faire le trajet du retour au volant), nous nous mîmes en quête de la salle où devait se dérouler le festin. Nous avions le choix entre quatre bâtiments... nous choisîmes celui où les gens faisaient la queue (en toute logique).

C'est là que nous retrouvâmes notre autre cousine – que j'appellerai C. – qui devait passer la soirée à notre table, et nous engageâmes la discussion. Sur ces entrefaits, arrive sa petite sœur (donc une autre cousine, pour ceux qui ne suivent plus) et blablabla et blablabla. Lorsqu'enfin nous pouvons entrer dans la grange, nous restons sans voix devant l'ambiance...

Dragon_chinoisDes lampions rouges et des bougies pour seul éclairage, un immense dragon suspendu au-dessus des tables: pas de doute, le thème est la Chine. Nous cherchons notre table, où se trouvent déjà d'autres jeunes de notre âge, totalement inconnus. Ce qui est amusant, c'est que les cinq de la famille se sont regroupés à un bout de table (il y avait donc mes deux cousines, mon frère et mon cousin ainsi que moi-même), et les autres de l'autre côté. Inutile de vous dire, donc, que les conversations entre les deux familles furent quasi-inexistantes. Mais peu importe! Le dîner s'ouvrit sur du Mika (plein les oreilles puisque nous étions juste sous l'enceinte) et se poursuivit dans la bonne humeur. Nous avons bien mangé, bien ri, et peu bu d'alcool (contrairement à ma sœur qui a enchaîné les coupes de champagne et les verres de vin à sa table, un peu plus loin – non je n'espionnais pas, c'est elle qui me l'a dit!).

De temps à autre, A.S. et moi accompagnions C. dehors (puisqu'elle fumait – et oui, dans ma famille il y a des gens qui fument!), puis revenions. Nous avons assisté à la projection de photos du marié plus jeune (certaines me rappelaient vaguement des souvenirs – notamment des lieux), et de la mariée. Puis café (très important) et champagne avec le dessert (quand même!).

Lorsque les tables furent mises de côté, nous nous éclipsâmes à la recherche des toilettes. Et en revenant, nous nous rendîmes compte (ô malheur!) que nous avions loupé la valse des mariés... Qu'à cela ne tienne, puisque Mika vint sauver le tout. Je m'installais confortablement pour observer les danseurs (je vous ai déjà dit que je ne dansais pas). Lors du rock, je regardai attentivement mes parents: je dois dire qu'ils le dansent particulièrement bien (c'est la seule chose que mon père sache danser – avec le tamouré).

Au bout d'un certain temps, je commençais à fatiguer et tâchais de le faire comprendre à mes parents. Les cinq minutes de délai que j'avais accordées se muèrent mystérieusement en quart d'heure, puis en demi-heure. Autant vous dire tout de suite que le trajet du retour ne fut pas facile, mais je l'ai fait, et nous sommes rentrés entiers au bercail!

Je retiendrai de cette expérience: 1/ je ne me marierai jamais (à l'église en tout cas) 2/ je comprends pourquoi je ne vais plus à la messe 3/ je ne porterai jamais de chapeau à plumes et 4/ ce n'est pas juste: j'ai des cousines super jolies et/ou qui dansent vraiment bien (je ne parle pas des cousins, puisqu'ils sont au nombre de quatre et que deux étaient absents, un était le marié et l'autre un adolescent ricannant avec mon frère).

PS: je m'excuse, cette note fut rédigée par un pied – moi en l'occurrence – et ne doit vraiment pas être agréable à lire. Mais je n'ai pas le courage de recommencer, et si j'attends pour la poster, vous ne verrez jamais la fin des chroniques maritales.

3 octobre 2007

Lubie (bis)

Voilà Draco, issu de la même fic. La qualité du scann est moins bonne parce que, comme une abrutie, j'ai fait le dessin sur une feuille 24x32 qui ne tient pas dans le scanner (c'est aussi pour cela qu'on ne lui voit pas les pieds...). S'il-vous-plaît, ne faites pas attention au visage, complètement foiré raté.

draco

28 septembre 2007

Et vogue la galère! - La tempête

- mardi -

galereSe lever tôt pour ne pas être en retard à la réunion d'informations. Après avoir préparé trente-six itinéraires, j'opte pour celui qui a les options RER (donc places assises et gens normaux) et arrivée Malesherbes (c'est-à-dire en face de l'entrée de la fac).

D'un pas mal assuré, j'entre. Je m'aventure peureusement. À l'accueil, on m'indique où se trouve l'amphithéâtre, que j'avais déjà repéré. Écouter une heure et demi de réunion pour les premières années, alors que je suis en deuxième année, dans l'espoir vain de garder la tête hors de l'eau. L'amphi est plein... de lettres modernes!

Vient ensuite la réunion des deuxième année. L'amphi est d'un coup beaucoup moins plein. À peine vingt minutes, que déjà, nous voilà lâchés dans la nature: normal, les L2 sont censés connaître le fonctionnement du centre de détention!

Je dois aller au secrétariat Lettres classiques, troisième étage, bureau 334. Dans le couloir en question, c'est le souk! Encore plus étroit que les couloirs du lycée, pour accueillir deux fois plus d'élèves... et c'est évidemment sur les murs de ce couloir que sont affichés les horaires des cours.

Secrétariat fermé. Je demande où je peux me renseigner: « oh! Mais ce n'est pas ici! 1 rue Victor Cousin, service scolarité. » Ah. Bon.

Métro 3, métro 4. Un peu de marche. Le vigile me demande ma carte pour entrer. Désolée, je viens la chercher. Aller à l'autre bout de couloir, lire désespérément toutes les affiches. Faire la galerie Richelieu deux fois, avant de trouver. Trois quarts d'heure de queue. La dame me dit que ce n'est pas normal. Sans blague! Je pensais que vous l'aviez fait exprès! Tssss...

Elle s'en va vingt minute, voir l'agence comptable. Apparemment, il faut aller au 18 rue de la Sorbonne, au service comptabilité. Mais le bureau n'ouvre que demain me prévient-elle.

DONC: j'ai passé la journée à Paris pour apprendre ce que je savais déjà, faire la queue et que l'on me dise que ce n'est pas ici mais là, et que c'est fermé aujourd'hui mais ouvert demain.

Au retour, j'ai raté mon train.

plan_sorbonne plan_metro

(cliquez sur les images pour mieux voir...)

A suivre...

13 septembre 2007

Pour quelques chiffres...

telephone_lgJ'ai peur. Je stresse. Oh Hermès, viens-moi en aide! Je ne peux plus reculer le moment fatidique: il est bientôt midi et demi... après, je serai obligée d'attendre. Mais j'ai peur.

Alors je prends mon courage à deux mains. Un stylo, une feuille. Je note les quelques choffres qui m'effraient tant. Je descends. Je m'installe. Je dispose nerveusement papier et crayon. Mes mains tremblent. J'ai chaud tout d'un coup. J'ai peur.

 

Puis finalement je l'ai fait: j'ai téléphoné au secrétariat de la fac! Yes! (Je sais, je suis ridicule, mais j'ai une peur bleue du téléphone. Je crois que je préfère encore demander les renseignements directement à la personne...)

9 septembre 2007

Mes frères

Je vous présente mes trois frères. Ils habitent à Langeais, plus exactement, chacun d'entre eux loge sur une des tapisseries des Neuf preux. J'ai également six autres frères, mais certains ont disparu et d'autre ont refusé de se laisser prendre en photo. Je vous l'accorde, ils n'ont pas l'air particulièrement intelligent...
ami1 ami3 ami2

6 septembre 2007

Test QI (pour tuer le temps...)

Votre quotient intellectuel est: 131 

linguistVous êtes très intelligent, et vous avez une éloquence extraordinaire. Vous possédez à la fois l'éloquence d'un auteur et l'imagination d'un artiste. Votre esprit créatif est toujours en éveil et aspire à s'exprimer et à présenter ses plus récentes idées.
Vous avez une grande facilité d'apprentissage des langues et vous êtes très empathique. C'est aussi pour cela que vous pouvez facilement expliquer des choses complexes aux autres. Ceci fait de vous un Philologue intelligent.
(Faites votre test!)

Edit: je me suis rendu compte en faisant cela que j'avais un cerveau! (Et j'ai eu une pensée émue pour notre QI d'huître national!)

PS: allez jeter un coup d'oeil à la catégorie "Legendi blogi" (blogs devant être lus): certains en valent vraiment la peine!

6 septembre 2007

Rentr...

vueS309Levé: six heures et demie. Le silence dans la maison. Se lever, s'habiller, petit-déjeuner. Tout le monde dort encore. Je quitte la maison. Je sais qu'il ne tarderont pas à se lever à leur tour.

Bus. Train. Les habitudes ne se perdent jamais réellement. Elles reviennent très vite. La gare. Les journaux. La pensée du jour. Une pensée pour toi. Les Chantiers. Le chantier. Le passage piéton. Le lycée.

Il n'y a encore personne. J'attends. Arrive Marcel. Puis Melendili. Puis les autres. Et encore d'autres. Je suis contente de les revoir tous. On discute, on plaisante, comme si de rien n'était. « Bon, on y va? » Je les regarde entrer par la grille. Ils entrent. Je reste dehors. Je n'ai plus le droit d'entrer. Je ne fais plus partie de ce monde.

Alors je m'éloigne. Les larmes au bord des cils. Les mains dans les poches. Le soleil dans l'œil.

L'air froid me griffe les joues. Le gravier crisse sous mes pas. Dans la rues, les cafés ouvrent leurs portes. Les boutiques sommeillent encore. Partout, des collégiens, des lycéens, des prépaïens, cartable au dos, s'en vont vers leur nouvelle année. Et moi je traîne mon ennui et ma solitude dans les rues de Versailles.

Je marche. J'évite de penser, mais les sentiments sont plus forts et une mélancolie certaine m'assaille. Bassin de Neptune. Le parc est désert. Le château dans la lumière du matin. Le silence. L'immensité. Puis je rebrousse chemin. C'est trop vide: ça m'effraie.

J'ai froid. Place Hoche. Un banc dans un rayon de soleil. Mots fléchés et musique me réchauffent. Puis je repars. L'éclat de verre. Gibert. Je rentre chez moi. Comme irrémédiablement attirée, je repasse devant le lycée. Que font-ils? Qui ont-ils retrouvé? Comment est-ce? Est-ce que quelque chose a changé?

Train. Bus. Mes habitudes vont devoir changer. Bientôt.

Il me reste un mois à tuer. Et j'ai cette impression de ne servir à rien. De perdre mon temps. D'avoir loupé quelque chose. C'est la rentr... Je m'étrangle à ce mot. Ce mot qui fait la une des journaux.

g_o1 g_o3 g_o2

5 septembre 2007

Pour tuer le temps... (encore)

Your Superpower Should Be Invisibility
You are stealth, complex, and creative.
You never face problems head on. Instead, you rely on your craftiness to get your way.
A mystery to others, you thrive on being a little misunderstood.
You happily work behind the scenes... because there's nothing better than a sneak attack!

Why you would be a good superhero: You're so sly, no one would notice... not even your best friends

Your biggest problem as a superhero: Missing out on all of the glory that visible superheroes get
5 septembre 2007

Pour tuer le temps...

(Mais non, je ne les ferai pas tous! Pas ce soir...)

You Are Death
You symbolize the end, which can be frightening.
But you also symbolize the immortality of the soul.
You represent transformation, rebirth of a new life.
Sweeping away the past is part of this card, as painful as it may be.

Your fortune:

Don't worry, this card does not predict death itself.
Instead it foreshadows the ending of an era of your life, one that is hard to let go of.
But with the future great new things will come, and it's time to embrace them.
Mourn for a while, but then face the future with humility and courage.
5 septembre 2007

Pour tuer le temps...

Incitatus
tu vas aller à
SERDAIGLE

Le choixpeau magique te percoit comme quelqu'un de raisonnable, attentionné, soigneux et pratique. Il te voit comme étant intelligent, généreux, doué, mais modeste... Pas quelqu'un qui se fait des amis trop vite ou trop facilement, mais quelqu'un d'extrêmement loyal envers les amis qu'il se fait et qui en attend de même en retour. Ceux qui ont la chance de réellement te connaitre se rendent compte qu'il est difficile de chambouler la confiance que tu leur fais, mais aussi qu'il faudra beaucoup de temps pour retrouver cette confiance si elle était trahie.


(cliquez sur l'image pour faire le test)
3 septembre 2007

Interrogatoire, nouvelle édition

Plantes_et_leurs_symboles1°) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la ligne 4.

« représente son » « Saint-Pétersbourg » « t-il à elle en baptisant Floréal le huitième mois du calendrier républicain. » (Les Plantes et leurs symboles, Anne Dumas. - Il y a trois colonnes, et les deux premières sont la légende d'une image.)

2°) Sans vérifier, quelle heure est-il?

Dans l'après-midi, aux alentours de quinze heures...

3°) Vérifiez.

14:18. Ma foi, j'ai toujours eu une notion du temps très personnelle.

4°) Que portez-vous?

Chemisier, pull, jean, chaussettes, babouches.

5°) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?

Je faisais le tour des blogs et suis tombée sur ce questionnaire, chez Mimy, qui m'invitais à la faire à mon tour.

6°) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur?

Celui de l'autre ordinateur. Ma sœur qui parle en bas, dans la cuisine, avec M***. un tabouret râcle le sol. Lunatico de Gotan Project.

narcissa_fangirled_too_by_makani7°) Quand vous êtes sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait?

J'ai pris le train pour La Défense, le RER A, le métro 2 avant de chercher un truc qui s'appelle la fac. Puis j'ai pris la ligne 3, puis la 4, puis le train à Montparnasse. Sortie de quatre heures pour un aller-retour la maison-la fac. Résultat des course: j'ai une heure et demi à deux heures de trajet (aller simple!).

8°) Avez-vous rêvé cette nuit?

Je ne m'en souviens plus.

9°) Quand avez-vous ri pour la dernière fois?

Aujourd'hui en regardant ceci: (Narcissa's first love) -->
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10°) Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?

Des étagères remplies de livres, DVD, cassettes, bandes dessinées, puzzles, jeux de société (Monopoly, Les Mystères de Pékin, 1000 bornes, Cluedo, Rumikub, Uno, Pictionary, Le Pendu, Trivial Poursuit, etc.). Il y a aussi la télé et l'ordinateur.

Paris_IV_Malesherbes__entr_e11°) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez?

Un appartement à Paris, juste à côté de la fac!

12°) Quel est le dernier film que vous ayez vu?

Cabaret de Bob Fosse avec el Teckel, sur mon pécé, à Limeuil. Au cinéma, c'était La Naissance des pieuvres avec el Teckel (again) et Melendili.

13°) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?

Un rayon de soleil?

14°) Que pensez-vous de ce questionnaire?

J'avais déjà aimé le faire, et j'apprécie de le recommencer: le plaisir de varier les réponses.

15°) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore.

J'aime la philosophie! (vous ne risquiez pas de le savoir, puisque ce n'est pas vrai!)

16°) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille?

Sans Nom. Pas mal, hein?

17°) Et si c'était un garçon?

Je ne veux pas d'enfants, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.

18°) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger?

Oh oui! Plus que penser: rêver.( On ne me demande pas où, alors je ne le dirai pas!)

19°) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque que vous franchirez les portes du Paradis?

« Otium Obligatoire! » (ou alors « Bienvenue en enfer! Mwahahahaha! » - non, ne me demandez pas ce que j'ai fumé, je ne vous le dirai pas!)

20°) Si vous pouviez changer quelque chose dans le mon en dehors de la culpabilité et de la politique, que changeriez-vous?

Les valeurs.

21°) Aimez-vous danser?

Je n'ai toujours pas changé d'avis: non, non et non!

22°) George Bush?

(C'est quoi cette question sans verbe? Vous avez la flemme de ctrl+C ctrl+V deux mots? Tsssk!) Pour la peine, je vais faire comme dans le jeu télévisé bizarre: « Euh... président? »

23°) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision?

La télé... ce truc noir là? Et bien ça doit faire une éternité qu'elle est éteinte. Le dernier truc dont je me souviens, c'était des extraits de sketchesd'un comique-dont-je-ne-me-rappelle-plus-le-nom.

24°) Quelles sont les quatre personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog?

Les Pitous (un pour deux, prix de groupe aujourd'hui!)
el Teckel
zED
La Chaussette.

2 septembre 2007

Se trouver des excuses...

[Quand l'écriture se fait catharsis...]

serrure3« Tu as tout fait pour y aller. » La phrase qui tue. J'ai tout fait pour aller à la fac, paraît-il, alors je n'ai pas le droit de paniquer à l'idée de me retrouver dans un bâtiment immense à l'autre bout de Paris. Tout fait pour aller à la fac? Qu'ai-je fait exactement? Rien. Voilà la solution les amis: vous êtes en prépa et vous ne voulez pas y retourner l'année suivante, mais vous ne voulez pas non plus abandonner, non il faut sauver la face. Alors vous ne faites rien et vous accusez votre professeur de philo ensuite.

Mais si je n'ai rien fait, peut-être y a-t-il une raison, ne pensez-vous pas? Je ne sais pas... peut-être que pour la première fois, je me suis sentie mal à l'aise au point d'en avoir la nausée à certains moments. Tellement mal que je ne voulais plus rentrer chez moi. Le soir, au lieu de me précipiter à mon bureau pour faire préparations et dissertations, je traînais dans le centre de Saint-Quentin ou à Versailles. Je retardais le moment de rentrer chez moi. Pour la première fois de toute ma vie, je me sentais mieux dans la salle de classe poussiéreuse où l'atmosphère était étouffante que chez moi. Pour une fois dans ma vie, j'étais vraiment heureuse de me retrouver avec mes amis, même si quelque fois je ne supportais plus ni remarques ni moqueries.

Chez moi, c'était le désert. L'indifférence. L'absence. On m'a reproché de n'avoir fait aucun effort, de m'être enfermée. Certes, mais je n'ai pas de verrou: une porte, ça s'ouvre. Et qui supporterait de parler dans le vide? Je ne compte plus les fois où mes questions restaient sans réponse, mes répliques sans écho. Et mes repas: la simple vue de ce mur jaune me révulse. J'ai pris ou fini mes repas trop souvent seule, en tête à tête avec lui!

EcrireSeule dans le silence de ma chambre, mon cerveau carburait. Mais plutôt que de réfléchir à des problèmes hautement philosophiques, je pensais à ce qui n'allait pas. À ce qui avait changé. Je ressassais ma rancœur, ma rancune. Oh oui! Je leur en voulais. J'aurais pu me plonger dans le travail pour oublier, mais ce n'était pas efficace. Cette attitude nouvelle m'avait déstabilisée et je n'ai pas réussi une seule fois dans l'année à me concentrer. Seule, quelques fois, une version de latin y parvenait. Alors j'ai erré sur le net, pendant un an. Je n'ai jamais autant traîné sur la toile. Je m'abrutissais pour ne plus penser à rien. Je plongeais et m'immergeais complètement dans ce monde virtuel d'inutilités. Alors seulement, mes larmes cessaient de couler.

Mais tout cela est peut-être une excuse, une énorme excuse, pour justifier mon manque de travail.

31 août 2007

...

cadeauIl y a ceux qui sont toujours là pour écouter et réconforter au moindre problème. Il y a ceux qui sont sur msn jusqu'à des heures indues et partagent les délires les plus délurés. Et il y a ceux qui toujours surprennent quand on s'y attend le moins et font que l'on se rend compte d'une chose: on a énormément de chance.

Une larme de joie perle à nouveau à mon œil fatigué. Une larme de reconnaisance aussi.

30 août 2007

Saint-Pierre, priez pour nous!

[Ne vous attendez pas à un article religieux, ce n'est pas mon créneau.]

20050507132349_img_0254Couchée quand le soleil se levait, j'ai dû me lever moins de six heures plus tard pour déjeuner avant de partir pour Paris. Pourquoi s'être couchée si tard? vous demanderez-vous peut-être. Parce que lorsque l'on commence à regarder une série d'animes japonais on veux savoir le fin mot de l'histoire, que l'on ne regarde plus l'heure et que l'on enchaîne les épisodes sans se soucier des étranges lueurs rougeâtres qui traînent sur le ciel. Bref, en début d'après-mide, j'étais dans le train mit dem Teckel, en partance pour Montparnasse.

Ligne 4 puis Gibert, as usual. Nous traînons un peu, et enfin, nous reprenons notre M4, toujours vers le Nord. Il y fait chaud. Il y a du monde, mais nous parvenons à trouver une place assise: c'est qu'on doit se faire la quasi-totaité de la ligne! Nous descendons à Barbès-Rochechouard.

Peut-être maintenant commencez-vous à entrevoir le rapport étroit avec mon titre? Non? Si nous sommes allé si loin dans la capitale, c'était pour trouver du tissu. Or, avec un tel motif, pourquoi ne pas en profiter pour aller traîner au Marché Saint-Pierre?

medium_mSP_3Nous avons fait tous les étages. Les yeux errant sur les couleurs chatoyantes, les motifs alambiqués. Nos doigts frôlant les soies et taffetas. Nos esprits rêvant aux velours... finalement, nous avons trouvé ce que nous cherchions. Pourquoi du tissu? Parce que j'ai des idées tordues en ce moment: je veux occuper mon mois de septembre, et pour ça, je n'ai rien trouver de mieux que de me lancer dans la couture. Et alors? Cela peut-être une bonne occupation. Oui, mais dans la couture inutile! Je veux faire une veste, qui ne sera pas mettable. Enfin, tout dépend du point de vue, mais personnellement, je me vois mal aller à la fac avec une veste à carreaux noirs et rouges!

Bref, j'en suis là aujourd'hui: des envies et des lubies pour le moins étranges et absolument pas en accord avec les versions qui me restent à faire et l'histoire des marins-pêcheurs qui semble s'être arrêtée au XVIIe siècle... ET ALORS?

19 août 2007

Irréelles lubies...

wales1000Le temps passe, et mes envies non. Envie d'écrire des futilités. Envie de dessiner l'inutilité faite objet. Créer des généalogies sans nom, composer des cartes européennes à peine historiquement justes.

Les vêtements s'entassent au pied de mon lit. Pourtant, je reste en pyjama la plupart du temps. Je dors la moitié de la journée. Voilà bien longtemps que mes marins-pêcheurs se sont résignés et que Sénèque a abandonné la lutte.

Lhasa tourne en boucle dans mes oreilles, dans ma tête. Les mots, les couleurs, les formes, les noms. Tout se mélange. Je suis partie dans un univers parallèle. Je suis dans un monde qui n'ouvre ses portes que pendant les vacances.

Ce monde, je l'entretiens, un peu grâce à une jeune fille kaliparéa. Cet univers est né d'un livre lu par trop de gens. Cet univers entretenu par des découvertes de plus en plus nombreuses sur la toile. Un rêve, qui s'évanouira le temps d'une année, pour revenir plus sûrement la saison prochaine.

poudlardCes étranges lubies me font découvrir de drôles de mots. Des mots anciens, presque sacrés. L'univers héraldique est riche. Très riche. Les aigles féminines côtoient les lions rampants lampassés de gueules. De sable, les croisettes recroisettées sont du plus bel effet! Mais que diriez-vous d'un mâcle d'or chargé en coeur d'un ours brochant?

Après cette découverte, je lance un avis de recherche sur la toile: « patronymes gallois du moyen-âge ». Je pars dans une quête sans nom, à la poursuite des sobriquets les plus alléchants: Gauvin épouse Mélisende. Que dites-vous d'une Sigerith Earwhisper? Les trois filles de cet homme se nommeront Pithecia, Errata et Adumbratia (le laideron, la ratée et l'ébauche), preuve qu'il eût préféré un fils!

Le délire dure et perdure. Il finira par prendre fin. Mais je ne suis pas pressée. Être déconnectée, pourquoi pas? Tant que ce n'est pas de la toile, mais de la réalité...

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