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Vous en parlerez à votre cheval...
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9 juillet 2006

Par Merlin!

Ce soir, j'ai opéré un petit retour en arrière, de quelques années seulement, en visualisant, pour la énième fois dans ma courte vie, Merlin l'Enchanteur de Walt Disney. J'aime ce personnage qui me fait penser à ce fameux astrologue de la fable, qui regarde le ciel et tombe dans le puits. Mais la palme du meilleur personnage revient à "la merveilleuse, la magnifique, Ma-Madame Mim"!

Madam Mim

Je crois que, bien que je le connaisse par coeur désormais, ce dessin animé reste l'un de mes Walt Disney préférés... avec Robin des Bois!

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11 juillet 2006

Saint-Gervais

Un lavoir avec des têtards,
Une route qui monte en serpentant,
Nous arrivons, il se fait tard,
Dans le chalet des grands-parents.

Saint Gervais

Dans le jardin, des framboisiers par centaines. Le soir, nous rentrons au chalet tout barbouillés du jus des fruits que nous avons dévorés tout au long de la journée. Le temps fraîchit. Le repas touche à sa fin. La carafe contient encore de l'eau. Une légère dispute s'élève alors pour savoir qui ira arroser "la petite fougère" au pied du grand rosier rouge.

C'est l'après-midi, le soleil tape fort. En maillot de bain, coiffés de bobs ayant appartenu à nos oncles et tantes, nous ramassons les fleurs fanées coupées par mon grand-père. Nous les trions par couleur. Plus tard, sur la table du jardin. Des assiettes et des bols en pastiques. Les fleurs coupées attendent dans un baril de lessive. De l'eau. Nous commençons les mélanges: nous fabriquons de la teinture...

Il est très tard. Minuit, peut-être un peu avant. Nous sommes couchés et commençons à rejoindre le royaume de Morphée. Ma grand-mère arrive à petits pas pressés. "Venez voir dehors! La lune se lève..." Dehors, un spectacle unique, comme je n'en reverrai jamais. Du jardin, nous avons une vue imprenable sur le mont Blanc. Et là, la lune irradie. Elle éclaire comme en plein jour. Une lumière blanche, sur les neiges éternelles.

La Martinière... Tel était le nom de ce chalet. Aujourd'hui, des chambres d'hôte. Tout a disparu, sauf peut-être cette vue sur le toit du monde. Seule a survécu la petite fougère, qui s'épanouit dans mon jardin, au milieu des bruyères et autres azalées. Reste bien petit d'une maison si pleine de souvenirs... Encore un deuil que je ne parviens pas à faire.

8 juillet 2006

Clio

Mais Clio, le style entre les doigts, attend, postée au coin du coffre brillant,
Clio, le greffier de l'âme, pareille à celle qui tient les comptes (...)
Ecris, Clio! confère à toute chose le caractère authentique. Point de pensée
Que notre opacité personnelle ne réserve le moyen de circonscrire
O observatrice, ô guide, ô inscriptrice de notre ombre!

Paul CLAUDEL extrait de la première des Cinq Grandes Odes

Clio___Mignard

Clio, muse de l'Histoire. Née, comme ses huit sœurs, d'une des neuf nuit d'amour entre Zeus et Mnémosyne, la Mémoire. Son nom signifie "la célèbre", ou "celle qui célèbre". C'est elle qui, en effet, chante les exploits des hommes renommés, ceux qui ont fait l'histoire. Sa couronne est de laurier, plante sacrée du dieu que les Muses accompagnent partout, Apollon, et végétal consacrée à la Victoire et aux vainqueurs. De sa mère, elle a la mémoire infaillible; aucune bataille ne lui échappe, et parmi elles, elle choisit minutieusement les victoires des peuples dont elle chante la gloire. Dans sa robe vert sombre, symbole du hasard (victoire ou défaite?), elle rend hommage aux grands hommes qui ont fait l'histoire de leur nation...

8 juillet 2006

Robinson

Il était une fois, une grande maison au bord de la Loire. Au fond de l'immense terrain, des orties, des ronces, arbres et arbustes à foison, et si on a le courage d'aller plus loin, la Loire... Le seul voisin est un camping désert les trois quarts de l'année. Devant la maison, une petite route, où personne ne va jamais que nous. Et de l'autre côté de la rue, des jardins potagers. L'un d'entre eux est couvert de plants de patates; c'est le nôtre. Cette maison est isolée et personne ne viendra jamais construire dans cette forêt vierge: elle est en zone inondable.

Robinson01

Voilà dix ans que je n'y ai pas mis les pieds. Il ne me reste que des souvenirs. Des images, tellement précises que j'ai l'impression d'y avoir été hier, à Robinson. Une terrasse en béton avec une glycine énorme qui embaume au printemps, une grande pièce qui sert de cuisine, de salon et de salle à manger à la fois, trois chambres, dont la nôtre avec son armoire remplie de vêtements que nous ne mettons que là-bas, totalement dépareillés et sentant l'humidité.

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Des volets que l'on ouvre au petit matin avec cette odeur de terre mouillée par la pluie qui vous monte à la tête, les coucous et les pigeons qui s'ébattent dans le jardin avec leurs chants si caractéristiques, le clocher de Bonny que l'on entend au loin...

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L'herbe qui arrive aux épaules et nous qui suivons mon père qui tond de façon à faire des chemins dans les hautes herbes. Ma sœur et moi, assises devant le garage (qui donne sur l'arrière de la maison, dans le jardin) et jouant avec la terre. La cabane que nous avons tenté de construire une fois, avec des draps... Les acacias en fleurs, la cueillette desdites fleurs et la confection des beignets de fleurs d'acacias. La récolte des pommes de terre qui remplissent le garage, celle des coings avec lesquelles nous ferons de la gelée, et le plaisir de découvrir le goût des noix fraîches.

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Et le grenier. Ce mystérieux grenier qui nous nargue sans arrêt. Il faut monter un escalier extérieur qui menace de s'écouler. Mes parents ont aménagé deux chambres, une de chaque côté d'un petit couloir. Au bout de ce couloir, la porte du grenier. Odeur de poussière, obscurité, bric-à-brac... Jamais je n'aurai de vision plus précise de ce grenier...

Aujourd'hui, la maison a été vendue. Nous l'avons trahie, cette maison construite par un aïeul. Elle est morte, cette maison magique... Il n'y a plus de Robinson.

Robinson03

9 juillet 2006

Sous toutes les coutures

Un drap blanc, du fil, une machine à coudre. C'est tout ce qu'il faut pour se faire un costume de Paresse...

Paresse01

Une robe qui ressemble étrangement à une chemise de nuit, quelques poupées à souci cousues çà et là (vous savez... ces petites poupées que l'on met sous son oreiller pour ne pas faire de cauchemars...). Il ne manque plus que l'oreiller et le doudou, et l'ensemble sera parfait!

poupées à souci1

Et vivement demain!

Pour en savoir plus sur la paresse, allez voir sur le blog de Miss Envie, qui a eu la gentillesse de publier ce que j'avais écrit sur mon péché. Je n'ai pas le courage de refaire une mise en page, et en plus, je trouve celle de ma consoeur particulièrement réussie...

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10 août 2013

Période glaciaire

Titre: Période glaciaire
Auteur: Nicolas de Crécy
Editeur: Futuropolis/Musée du Louvre

Periode glaciaire

Idée originale, pour ne pas dire géniale: suivre une équipe de scientifiques, dans plusieurs centaines (milliers?) d'années, lors de leur mission en Île-de-France. Ils voyagent dans un immense désert de neige, balayé par des tempêtes glacées, et sont escortés de chiens génétiquement modifiés, doués de parole.

Le décalage créé est souvent drôle, plein d'ironie, mais il pose surtout un bon nombre de questions. D'une pièce de deux euros, Hulk, le protagoniste (chien obèse au flair "option carbonne 14"), déduit qu'il s'agit de "la carte du continent perdu, du continent gelé" qui s'appellerait l'Euro. Puis les scientifiques, débarquant dans une galerie du Louvre, déduisent des noms affichés sur les toiles qu'ils sont dans "l'établissement Delacroix". La récurrence de la nudité les étonne... et ils tirent d'étranges conclusions: "Je penche pour des fresques suggestives. Ce lieu était une maison des plaisirs pour hommes, bien entendu." Ce genre de réflexion insinue le doute dans nos esprit, tout ce que l'on a appris sur les bancs de la fac se retrouve mis en doute... et si tout ce qu'on déduisait de nos découvertes n'était dû qu'à notre imagination?

Ajouter à cet intérêt quasi-philosophique un doux graphisme, dans le quel on se laisse vite emporter.

À lire, absolument.

Posté il y a fort longtemps sur ma page Free.

7 juin 2011

Papa et maman sont dans un bateau

Dernier titre de Marie-Aude Murail que j'ai lu. Une nouvelle perle. Petite merveille de réalisme et de poésie, de cynisme et de beauté. C'est tendre et cruel tout à la fois. Les personnages parlent tous. On se reconnaît un peu en chacun.

papa_et_maman_sont_dans_un_bateau

Le petit, surdoué, un an d'avance, dont les grands de l'école se moquent, et qui admire son papa éperdument. Lui qui aurait tant de choses à raconter, personne n'a le temps de l'écouter.

L'adolescente, qui vit ses propres fantasmes et passe sa vie plongée dans ses mangas. Histoires tordues et personnages ambigus. C'est une fille, mais elle se dissimule dans ses sweatshirts et veut qu'on l'appelle Charlie. Elle ne sait pas qui elle veut être, ce qu'elle veut être, et pour ne pas y penser, elle lit. Et imagine.

Le père, directeur d'agence d'une compagnie de transports routiers qui vient de se faire racheter par une grosse boite, subit la restructuration de plein fouet. Quand l'inhumanité vient tout foutre en l'air.

Et la mère, institutrice en maternelle, fatiguée, qui n'a pas le temps pour ses propres enfants, pas même le temps de leur dire qu'elle les aime.

Un fond de quotidien qui use. Un quotidien tellement vrai qu'il en est palpable. Un sentiment qui étreint le coeur à chaque ligne, à chaque phrase. Les mots sont douloureux. La réalité est douloureuse.

Marie-Aude Murail fait se côtoyer cette sensibilité avec le sarcasme, la parodie, le cynisme. Les critiques fusent à tous les étages - société de consommation, pédagogie-démagogie, adolescence - et les mots sont souvent mordants. Drôles aussi.

Comme toujours dans ses livres, on pleure, on rit, on éclate en sanglots, on sourit. Et la fin nous emplit d'espoir.

29 octobre 2011

Nouveautés

Depuis quelques jours, je me suis remise à lire des blogs, activité que j'avais plus ou moins abandonnée, à l'exception des quelques mises à jour des blogs sis dans mes liens à droite.

J'ai donc dernièrement fait la découverte de quelques sites bien sympathiques :

- Le Professeur Moustache, sur son blog Tu mourras moins bête, répond à des questions d'ordre scientifique, de temps en temps philosophiques, même si scientifique est souvent philosophique, mais là n'est pas la question, en bande-dessinée, et avec beaucoup, beaucoup d'humour. Le Professeur Moustache a un certain penchant pour les cerveaux explosés, les yeux exorbités, les virus mutants et autres objets de science plus ou moins ragoûtants, mais en dehors de ça, non seulement on apprend plein de choses, mais en plus on s'amuse beaucoup. Et j'aime l'esprit pratique avec lequel elle contourne les questions tordues.

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- Sur son nouveau blog Saper et Lipopette - anciennement Qu'est-ce que le point ? - on retrouve la prose assez étonnant d'Emil. Mais je crois que la raison pour laquelle j'aime et j'admire les écrits de cette blogueuse, c'est ses réécritures de la mythologie. Le jour où j'ai découvert son interprétation du mythe de Ganymède, j'ai tellement ri que j'en avais mal au ventre.

- Enfin, L'hippopotable, découvert grâce au Professeur Moustache, est uns site qui présente d'anciennes publicités et réclames, toutes plus surréalistes et cocasses les unes que les autres.

18 mai 2011

Le K

En règle générale, je ne suis pas l'actualité. Je ne regarde pas les informations, je n'écoute pas les informations, je ne lis pas les informations (sauf environ une fois par mois, quand je parviens à mettre la main sur un 20Minutes pour faire les mots fléchés, alors je jette un œil rapide sur les titres). Ce n'est pas un fait dont je m'enorgueillis, mais en règle générale, je me porte mieux sans savoir ce qui se passe dans le monde. J'ai dû être une autruche dans une vie antérieure.

Et avant-hier, pour la première fois depuis des mois, je me suis retrouvée sur une page de Google Actualités. Une page datée du jour-même, qui plus est ! Comment y suis-je arrivée ? C'est une bonne question, je n'en ai pas la réponse. Je devais sans doute errer sur Youtube, cherchant une vidéo quelconque qui visait à prouver à ma sœur que je connaissais la chanson Penjab qu'elle m'avait faite écouter. Et j'ai fini par visionner des vidéos de popping (ceux-là sont japonais), et de dance battles mettant en scène les Super Junior.

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Bref. Et j'ai fini sur Google Actualités, avec les mots-clefs « SM* Town Live » et « Zénith Paris ». Je n'ai pas trop compris comment, mais j'ai appris un truc somme toute assez amusant : quatre groupes de SM Entertainment – dont les Super Juniors – seront en concert au Zénith au mois de juin, et ledit Zénith s'est avéré complet en moins d'une heure. Si bien que le centre culturel coréen a tout fait pour obtenir une deuxième date de concert, chose obtenue, et dont les places se sont vendues aussi vite. Quand j'ai lu ça, j'ai cru que j'hallucinais, mais non.

Il y a donc des gens plus gravement atteints que moi. Ça me rassure.

* SM, pour "Star Museum" ; je ne sais pas si je préfère le jeu de mots vaseux ou le véritable sens de l'acronyme... Quoi qu'il en soit, il s'agit du producteur.

6 février 2011

Trois jours au soleil

Retour de ces trois jours de pause, comme entre parenthèses, comme dans un autre monde en un autre temps. Trois jours à Madrid, où je me suis gavée de soleil, de peintures, de conversations et de culture.

Les photos qui suivent ne sont pas à moi, puisque j'avais oublié mon appareil... Merci à Irène.

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Promenade au jardin botanique. Rosiers en attente du printemps, palmiers des quatre coins du monde. Et soleil d'Espagne.

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La serre tropicale du jardin botanique, délice de verdure, fouillis végétal inextricable.

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Promenade au parc.

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La plaza mayor

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Ruelles en clair-obscur...

25 mars 2011

Seule Venise

Trouvé dans la bibliothèque de la maison et emprunté sur les conseils maternels. C'est sans doute le premier livre que je lis moins d'un an après l'avoir emprunté.

Seule_Venise

Les phrases courtes, fugaces, glissent comme les gondoles sur la lagune. On découvre des personnages seuls, solitaires, qui portent en eux une part de tristesse mais continuent à vivre malgré elle.

Le portrait de Venise l'hiver. Gris, humide, froid. Il n'est pas très flatteur. Et pourtant, j'ai eu envie d'y être. On sent dans ce tableau, non pas une admiration béate pour une ville sublime, mais une admiration secrète pour une ville qui lutte. La description précise de ce que j'ai ressenti les deux fois où j'ai été à Venise. Une espèce de mélancolie enfouie, et comme une idée de mort qui plane en permanence au-dessus des toits de la cité. Et malgré cela, l'envie de certains de ne jamais la quitter.

Et l'histoire elle-même. Qui fait monter les larmes mais n'est pas triste au point de faire pleurer. Juste la gorge qui se serre, les yeux qui piquent un peu.

C'est une belle histoire.

24 mai 2010

Java je t'emmer... credi!

Il fait beau, le soleil a décidé de se montrer estival et généreux ce week-end. Le lundi est férié, je ne vois pas mes 3ème, ce qui provoque en moi une joie profonde et indicible.

Par contre. Par contre, à cause de ces profs de java qui n'ont pas été fichus de nous donner le projet à temps, je suis condamnée à rester renfermée devant mon écran d'ordinateur, pour coder des choses que je ne comprends pas. J'ai passé tout l'après-midi d'hier à coder, je suis arrivée à un résultat, un peu différent de celui attendu, mais qui fonctionne et que j'ai compris. Un excès de zèle vient de me plonger dans le plus profond désespoir (j'exagère à peine): j'ai envoyé un mail à la prof pour savoir si c'était gênant. Je n'aurais pas dû. Parce qu'elle m'a répondu que oui. Parce qu'il fallait utiliser le truc que je n'ai pas compris. Merdum! (Et encore, je suis polie...)

C'est à rendre mercredi, j'ai encore du temps... et les deux tiers du projet à faire.

pendu

19 septembre 2006

Amande amère...

amandesAmer... "que je sois aimée". N'est-ce pas étrange? Ce souhait empli de désillusion et d'un espoir qui semble vain trouve en latin son entière signification: amer...

Si je continue à jouer sur les mots, je peux aller jusqu'à dire qu'amanda signifie exactement "devant être aimée"... Que de possibilités offre ce fabuleux verbe latin, amo!

(Il ne s'agit en aucune façon d'étymologies véritables, mais simplement de jeu sur les mots... Pour savoir le fin mot de l'histoire, rendez-vous dans le dictionnaire approprié. J'y ai personnellement jeté un coup d'oeil, mais la vérité est beaucoup moins poétique...)

26 octobre 2011

The Artist

A une époque où tout film se doit de paraître en 3D, histoire de faire tomber quelques euros de plus de la poche du chaland, sortir un film non seulement 2D, mais encore noir et blanc ET muet, c’est un pied-de-nez qui n’a pas manqué de me faire sourire… et de me donner envie d’aller le voir. En outre, l’affiche est très belle.

The artist

Un film muet qui traite du passage du cinéma muet au cinéma parlant. L’histoire du cinéma dans les films, voilà un thème que j’ai toujours beaucoup aimé : une mise en abyme de plus (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu Singing in the rain). L’image est belle, les acteurs sont superbes, l’histoire est touchante. Et le film n’est pas muet à 100% : l’utilisation du bruitage en fait un jeu sur et avec le matériau-même du film. Absolument génial !

L’ambiance est changeante : on passe de l’euphorie que le spectateur contemple, d’un œil peut-être vaguement critique ou dubitatif, au drame psychologique où l’acteur frise la folie – j’ai du mal à mettre un nom sur les genres, j’espère que vous me pardonnerez mes approximations et erreurs. Un bout de romance plus ou moins abouti, une chute et une renaissance, sur fond de crise économique.

De petits rires, de francs sourires, quelques larmes devant l’émotion qui se dégage des traits des acteurs. Les regards, rendus plus intenses par le noir et blanc, sont beaux; et lorsqu’ils brillent de larmes contenues, je ne peux m’empêcher de sentir les miens picoter. Un très beau film qui met en scène une histoire dans laquelle nous font entrer facilement d’excellents acteurs.

23 juillet 2006

De fil en aiguille... (mardi 19 juillet)

Au secours! Jeudi, on sort. Avec ma Dame-Oiselle et my dear Lu, nous nous rendons à la taverne médiévale. Or, si nous voulons entrer gratuitement, nous devons être costumées...

Comme je n'ai guère le temps ni le matériel pour me faire un costume de A à Z, je recycle: la chasuble que j'avais au carnaval, ma robe de la Paresse, quelques chutes de tissu, de la teinture, et c'est parti!

Première étape: teindre la robe et les bouts drap qui serviront pour les manches. Ensuite, ajuster et affiner la chasuble qui ressemble davantage à un chiffon qu'à un costume; pour faire simple, je recoupe dans l'ancienne les morceaux qui serviront à la nouvelle. La teinture, entre temps, a très bien marché. Il ne reste plus qu'à coudre des manches, ce qui n'est pas une mince affaire quand on n'a quasiment jamais fait de couture de sa vie! Heureusement, le résultat n'est pas mal... En fin de compte, je ressemble assez à une bonne sœur, mais les couleurs ne sont pas les bonnes: vert et or, ça ne fait pas très liturgique...

médiévale1

12 avril 2013

Rizzoli & Isles

Dans un premier temps, j’ai regardé parce que c’était une série policière. J’ai toujours eu un faible pour les séries policières, qu’elles soient récentes (FBI : portés disparus), kitschissimes (Starsky et Hutch), classiques (Maigret), d’époque (Sherlock Holmes), drôles (Monk), génialissimes (Sherlock), déjà anciennes (Les dessous de Palm Beach), insolites (Rosemary & Thyme), française (Sœur Thérèse.com) ou très britanniques (Hercule Poirot). Bref, suspens, logique, action, déduction ont toujours su me séduire. Aussi, je n’avais aucune raison de ne pas regarder Rizzoli & Isles.

Rizzoli & Isles 01

Lorsque j’ai allumé la télé, tard l’autre jour, j’ai eu droit à une seconde de film et au générique du dernier épisode de la soirée. Pas très convaincant. J’ai donc utilisé le service de replay, et n’ai pu me décrocher de la série depuis.

Au début, c’est vrai, on regarde pour les enquêtes. Mais au fur et à mesure, on a tendance à oublier l’intrigue : le fil scénaristique est sensiblement le même à chaque fois, ou presque. Meurtre – début d’autopsie – fausse piste n°1 – alibis – nouveau suspect – fausse piste n°2 – etc. Les intrigues sont ultra-classiques, peu originales. Certains épisodes bâclent même la résolution du crime en deux temps trois mouvements, avec deus indices ex machina et déductions tirées par les cheveux. Mais qu’importe, ce n’est pas pour ça qu’on regarde Rizzoli & Isles !

duo

Ce qui est savoureux dans cette série, ce sont les relations qu’entretiennent les personnages, et l’humour quasi-omniprésent. Lorsque j’ai vu le premier épisode, j’ai n’ai pu m’empêcher de penser à Starsky et Hutch. C’était drôle, et le subtext était plus qu’abondant. On peut aussi penser à Rosemary et Laura, duo de femmes qui mène des enquêtes. Ici, Jane Rizzoli est flic et Maura Isles est médecin légiste. Elles sont les meilleures amies du monde, et évoluent dans au milieu de personnages secondaires assez savoureux : Korsak, le policier au grand cœur qui a l’expérience, Frost, le coéquipier que les cadavres rendent malade, Frankie, le frère qui fait tout comme sa sœur (Jane), Angela, la mère qui rêve que sa fille se marie et ait des enfants (ce qui n'est pas tout-à-fait dans le programme immédiat de Jane).

trio

1. Frost - 2. Frankie - 3. Korsak

Dispute au-dessus de l’étude du contenu de l’estomac de la victime, flirt sur la scène du crime, dîner aux chandelles avec un suspect, enquête sous couverture sur un site de rencontres… Autant de situations qui font sourire, entre deux tentatives de jeu de mots de Maura, qui ne gère pas du tout le sarcasme, et quelques regards excédés de Jane qui ne comprend rien au charabia scientifique de sa collègue et amie.

Rizzoli & Isles 07

Points bonus parce que : Jane est gauchère et Maura a une tortue !

11 mars 2007

Passage à blanc

Je poste peu en ce moment... Je ne sais pourquoi, mais rien de ce que j'écris ne me plaît. Je trouve tout fade et sans couleur. Il n'y ni style, ni piment. Rien que des phrases mises bout à bout. Des mots sans grand intérêt. Alors j'attendais. Je voulais poster quelque chose de bien, qui soit plus que des mots. Mais je me rends compte que le temps me rattrape, et que je n'ai toujours pas posté. Alors...

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4 décembre 2006

4

12_17Le blé de la Sainte Barbe

Les fêtes de Noël en Provence commencent réellement à la Sainte-Barbe, le 4 décembre. C'est le moment de commencer la crèche. On met ce jour là des grains de blé (ou des lentilles) à germer dans une soucoupe sur du coton imbibé d'eau.
Le blé qui germe jusqu'au 25 décembre sera le signe prémonitoire d'une année à venir faite de bonnes récoltes et de bonheur. On dit en Provence: "Quand lou Blad vèn bèn, tout vèn bèn".

Cliquez sur l'image pour en savoir plus.

13 juillet 2013

Fête nationale

La nuit est tombée. Les bruits nocturnes s'installent: quelques sirènes, voitures, les habitants des immeubles voisins qui reçoivent à dîner... Et brusquement, ça commence.

Les feux d'artifice. Dans la plaine, les pétarades résonnent et s'amplifient. Je m'approche de ma fenêtre et dans le ciel sombre de la nuit parisienne, je ne vois pas un, ni deux, mais sept feux d'artifice en simultané. Etonnamment, les bruits quotidiens se sont tus. On n'entend plus que les fusées qui explosent, de tous les côtés.

Je ne sais plus où poser mes yeux. A gauche, à droite, en face: derrière chaque immeuble un bouquet d'étincelles multicolores, étoiles éphémères dans le ciel d'été. Je ne sais d'où ils sont originaires, la géographie est complexe et dense dans ce coin d'Île-de-France, mais une chose est sûre, je n'ai jamais autant apprécié un feu d'artifice.

Dans quelques heures, j'aurai vécu un quart de siècle.

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29 novembre 2010

Cure de Jouvence - part one

Des souvenirs d'enfance, plus ou moins identifiés, gravitent encore dans ma mémoire. Des morceaux de contes, associés à des lieux, à certaines personnes, à des circonstances. L'histoire de la princesse enfermée dans une tour, cette princesse aux cheveux interminables, reste associée à ces fiches rangées dans une boîte, que la voisine de ma grand-mère, dans le midi, nous avait offertes, à ma sœur et moi. J'ai oublié son nom, mais me souviens de l'histoire.

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Et surtout, le plaisir de voir un film d'animation où on rit, on pleure (personne ne se moque: oui j'ai pleuré devant Raiponce), où on retrouve son âme d'enfant. Une espèce d'entrain de gamine m'a saisie quand je suis sortie de la salle. Sans doute l'esprit pas trop sérieux, le graphisme magnifique (n'ayons pas peur des mots) et les personnages tous plus réussis les uns que les autres m'ont-il permis d'apprécier le film avec un regard moins critique et d'oublier rapidement les chansons cucul-la-praline et la musique peu originale.

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Pour revenir sur le graphisme, je veux préciser qu'il est vraiment réussi. Certes, il n'est pas follement original, mais on retrouve la beauté des décors que l'on attend d'un vrai conte de fées: cascades, clairières semées de fleurs, arbres millénaires, ville au château immense. Quant aux personnages, ils sont tous beaux. Même les méchants ont quelque chose de très réaliste dans leur démarche (les deux frères roux sont particulièrement frappants). (Et Flynn ressemble au copain de ma sœur... c'est étrange comme impression.)

Raiponce

S'il ne reste pas vraiment de répliques cultes, on retiendra néanmoins les références multiples tant aux autres histoires déjà traitées par Disney qu'à de grands classiques du cinéma. L'anti-héros boulet mais attachant, prénommé Flynn, et dont la tête est placardé partout dans la forêt, n'est pas sans rappeler Erol Flynn dans son rôle de Robin des Bois. Sa séance de chapardage avec envol sur les toits fait penser à Aladdin, la sorcière a des airs de Reine de Blanche-Neige, Raiponce une touche de Princesse Aurore et de Cendrillon, l'auberge du Canard Boîteux, des accents de tavernes maintes fois entendus. Mais tout est pris en décalé, ou est souligné, et pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai eu l'impression que les studios Disney avaient appris le sens d'« autodérision ».

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Flynn s'appelle en fait Eugène: on était fait pour s'entendre lui et moi. Le cheval qui se prend pour un chien de chasse – scènes hilarantes à l'appui – n'a d'autre nom que Maximus!

Et puis, l'histoire commence sur une larme de soleil, poésie depuis trop longtemps délaissée par les créateurs de dessins animés, enfin remise au goût du jour.

7 novembre 2006

Celui qui conduit, c'est celui qui n'a pas peur!

Chroniques marocaines /1/

A notre arrivée à l'aéroport de Fès, le premier jour de notre voyage, c'est un ''grand taxi'' qui vient nous chercher. Mais qu'est-ce qu'un ''grand taxi''? C'est une Mercedes, de couleur différente selon la ville dans laquelle circule ledit taxi, d'un modèle plus ou moins ancien, fumant plus ou moins noir, bref, une voiture cinq places comme nous en voyons tous les jours. Mais alors pourquoi ''grand''? Parce qu'il peut transporter officiellement six voyageurs! Plus le chauffeur, cela va sans dire. Deux à l'avant (un sur les genoux de l'autre ou presque) et quatre à l'arrière. De plus, les taxis sont comme des bus: les gens s'y entassent, qu'ils se connaissent ou non. Et s'il y a des ''grands taxis'', c'est qu'il y en a aussi des ''petits''. Alors, ce sont des voitures plus petites qui contiennent trois passagers (voilà qui est plus raisonnable), qui fument autant que les grands et qui ne peuvent sortir du centre-ville. Mais revenons à nos moutons.

P1010102 Nous montons donc dans le taxi et rejoignons le centre de Fès. N'y allez pas si vous êtes cardiaque! Les rues sont larges et ne le sont pas pour rien! Sur deux voies, celle de droite est réservée aux ânes, aux carrioles à cheval, aux vélos et aux mobylettes (qui fument encore plus noir que les taxis). Tous se doublent en un joyeux ballet. Sur la voie de gauche, ce sont les taxis, les voitures, les bus qui se doublent gaiement, mordant avec conviction la double ligne blanche du milieu, débordant allègrement dans la voie d'en face et le tout avec un calme affolant. Le feu est rouge. Si un klaxon retentit, c'est que le feu des autres est passé au rouge et que donc on peut partir même si notre feu est encore rouge... (Je me comprends. Et vous?) A ce remue-ménage, ajoutez une foule de piétons inattentifs, qui traversent partout sauf sur les passages piétons (qui ne sont d'ailleurs pas respectés), qui ne regardent pas ou alors regardent mais passent quand même. Je vous jure qu'au début ça fait peur! Après, vous faites confiance au chauffeur, vous êtes gagné par la langueur orientale et vous laissez couler.

''On partage la route'' a dit assez justement un des chauffeurs. Résultat: très peu d'accrochages en général (aucun en ce qui nous concerne). Mais ne vous y aventurez que si vous aimez le risque et le jeu!

28 septembre 2006

Inconnu

Dans ma chambre un inconnu... une silhouette se découpe, elle porte une cape et un chapeau. Mais qui est-ce? Individu solitaire, posté au pied de mon mon lit. Je l'observe, il m'épie. Soudain, la lumière se fait, j'ouvre les yeux et mon mannequin apparaît, affublé de mon costume 'de bizutage' et de ma cape de carnaval. Dommage! Ce n'est pas ce soir que j'aurai quelqu'un avec qui parler...

inconnu

14 décembre 2011

Veille

Ceux qui me connaissent savent que je suis extrêmement butée quand je m'y mets, et qu'il m'arrive régulièrement d'avoir des œillères. J'ai des principes. C'est tout. Et deux de mes plus grands principes, devenus une hygiène de vie dans mon cas, sont : premièrement, ne pas me tenir informée de ce qui se passe dans le monde, ou plutôt, ne pas lire/écouter/regarder les informations/actualités, et deuxièmement, n'être inscrite sur aucun réseau social*.

Dit comme ça, ça paraît bête. Je vous l'accorde. Mais savoir qu'il y a eu des morts à tel endroit, qu'untel a truqué les élections ailleurs, que la bourse a des problèmes, que telle boite ferme ou que telle autre est dans la mouise : merci, ça ne changera pas mon quotidien. Tout au plus, ces informations distilleront en moi un fond d'angoisse, de mal-être et de mauvaise humeur. On pourra m'accuser d'être sans cœur ou que sais-je, mais est-ce de ma faute si l'image d'un enfant frappé de malnutrition ne m'émeut plus ? Depuis que je suis petite, tous les ans, à la même saison, je vois ces photos. Et désormais, comme les "grands", je détourne le regard, mal à l'aise, et passe mon chemin. A force d'entendre et de croiser des mendiants tous les jours dans le métro, je ne les vois plus. Ils font partie du quotidien. Et ça me suffit.

Pas besoin d'un journaliste pour m’asséner un coup de matraque supplémentaire en m'annonçant une fusillade dans un pays voisin : il se passe la même chose à la puissance dix dans d'autres pays du monde, tous les jours, et on n'en parle pas pour autant. Alors si c'est pour créer un vent d'angoisse et de panique sur la populace, je préfère passer mon chemin. Commençons par nous occuper de nos problèmes avant de regarder ce qui se passe plus loin. C'est égoïste. Mais ne me faites pas croire que la société aujourd'hui n'est qu'altruisme. Je vous rirai au nez.

Je suis une autruche. Et alors ?

Quant aux réseaux sociaux, c'est niet. Je ne peux pas. Ce serait contre ma religion si j'en avais une. J'ai essayé, un jour. Ça a duré trente minutes, sous un faux nom avec une fausse date de naissance. Depuis, plus rien. Que mon blog, mais la blogosphère n'est pas considérée comme un réseau social. Et le blog ne limite pas le nombre de caractères : ainsi, pas de condensé-macéré de pseudo-culture ou d'opinion trop courte pour pouvoir être prise au sérieux. Même si on peut désormais « liker » sur les blogs, j'ai prix soin de retirer tout logo étranger de cette page, et que seuls les commentaires sont permis. (Attention, je ne dis pas que ce que j'écris est de la haute littérature, qu'il n'y a pas de citations hors contexte ou que mon propos est suffisamment profond pour être pris au sérieux ; il y a des gens qui font ça très bien. Moi pas.)

Je ne méprise pas ceux qui utilisent tout ça. Non. Mais là où ça commence à m'énerver, c'est quand on en fait une obligation. Et c'est que j'arrive au cœur de mon sujet (enfin, me direz-vous). Ce matin, en cours de veille, on a lu des journaux. Cool ! Et on a fait une mini-revue de presse, à l'arrache. Et après, on a creusé l'affaire Areva. Puis on a eu pour exercice de constituer un dossier de veille sur les principaux acteurs de l'affaire. Et, deuxième exercice, étudier l'évolution de l'utilisation des réseaux sociaux par les politiques.

Donc concrètement, suivre les flux RSS du gouvernement, des syndicats et d'Areva (dont je n'ai absolument rien à faire), puis s'inscrire à des réseaux sociaux pour avoir accès à l'information pour le deuxième sujet. Là, j'ai clairement dit à la prof que c'était hors de question. Je ne m'inscrirai pas sur les réseaux sociaux. Ça, je ne peux pas.

Cet article est décousu, j'en suis navré. Il ne va pas au fond des choses, navrée encore. Mais je voulais juste faire passer la frustration et l'énervement intenses que m'a procurés cette journée.

Sur ce, l'autruche vous salue !

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7 décembre 2008

Le Lai de Narcisse

Narcissus ot .I. cerf meü
Et toute jor l'orent seü.
Mout par faisoit angousex caut,
Car li solax estoit mout haut,
Et quant mïedis fu passés,
Li vallés fu mout escaufés.
Narcissus_croppedDe ses compaignons se desoivre,
Si va querant eve por boivre.
Lors a trové une fontaine
Qui mout ert clere et douce et sainne.]
Desus est l'erbe haute et drue,
Ki tout entor estoit creüe.
Il voit l'iaue parfonde et bele,
Cler le ruissel et la gravele.
Descendus est desus le marbre,
Son ceval atace a un arbre.
Iloques li plot a remaindre.
Et quant il vaut son soif estaindre,
D'un autre soif est escaufés,
Ki graindre mal li fait assés.
Quant il se baise et il boit,
Dedens en la fontaine voit
L'onbre qui siet de l'autre part.
Avis li est que le regart.

11 décembre 2006

De la réduction de la main d'oeuvre

bateau_conteneurs_98653Le paternel est présentement vautré devant le J.T. et tous nous nous plantons devant un reportage qui présente un navire transportant 9000 conteneurs. Le journaliste annonce 29 marins... quand on voit la taille du monstre, on reste estomaqué.


  • C'est impressionnant!

  • C'est ça le progrès.

  • Ça coûte moins cher en main d'œuvre.

Voilà quelles auraient été les réactions d'individus normalement constitués. Mais ma sœur doit être un extraterrestre au cerveau étrangement composé. La seule chose qu'elle trouve à dire c'est...

  • Ça fera moins de morts comme ça! (sic)

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