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Vous en parlerez à votre cheval...
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6 janvier 2009

J'aime Deezer!

Bon, d'accord, je n'ai rien à faire ici, mais vous savez quoi? Je m'en fiche. J'ai en ce moment-même retrouvé le sentiment qui m'étreignait en hK, quand une dissertation m'attendait pour le lendemain. Je ne pouvais alors m'empêcher de bloguer à outrance. Et là, tandis que j'écoutais ma musique tout en conjuguant kanô au futur, je me suis demandé s'ils connaissaient Hugues Le Bars sur Deezer. Et bien oui! D'où le titre. Il faut donc absolument que vous écoutiez ceci:

Bon, je retourne travailler, même si je meurs d'envie de poster une note couinesque et couinante de midinette-qui-s'assume-mais-pas-trop sur Robin Hood (parce que bon, j'ai le DVD qui me nargue depuis tout à l'heure et mes yeux convergent sans arrêt dessus... c'est dur la vie).

(Et j'ai envie d'écrire des fics guimauveuses.)
(Et j'ai envie d'avancer mon site et mes généalogies.)
(Et j'ai envie de...)

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28 mars 2014

Survivance

Si je suis encore en vie, ce blog l'est beaucoup moins. Depuis quelques mois il vivote. Pas vraiment le temps, ni l'envie, vous l'avez deviné, je fais une pause. Je n'annonce pas encore sa mort cependant, car on ne sait jamais. Peut-être qu'un jour j'aurais l'envie, le besoin de vous parler du rythme effréné de la vie de doctorant.

Sachez simplement ceci : j'ai emmené mon petit Club BD à Bruxelles et l'ai ramené entier - avec l'aide précieuse de Marion, mon premier article scientifique en français a été accepté, j'ai sué sur mon premier article en anglais pendant quatre jours à raison de douze heures par jour, et le meilleur pour la fin, lundi je pars en Angleterre pour cinq jours, accompagnant quatre-vingt-seize gamins de 5ème, et la semaine d'après je reprends du service en latin, avec trois élèves de 4ème « en conflit ouvert avec leur professeur ». En bref, ma double vie est un rouage bien huilé, et le rythme s'est accéléré depuis un peu plus d'un mois, ce qui ne me laisse plus le temps de me morfondre.

Je continue de dévorer romans et bandes dessinées, et de regarder films plus ou moins débiles, séries et sitcoms. J'en ai pas mal dont il faudrait que je parle ici, et qui me permettraient de reprendre un certain rythme, mais en ce moment je n'aime pas ce que j'écris. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais même supprimé cet article...

21 avril 2013

Samedi si ça te va

L’air est frais, mais le temps est splendide. A Versailles, il y a foule : Rive droite, place du Marché, les gens se pressent, déambulent sous le soleil nouveau. Les cafés ont sorti leur terrasse et les touristes leur bermuda. Midi, c’est l’heure du brunch. Conversation enlevée autour de brioche toastée, saucisses, œufs brouillés, bacon craquant sous la dent, pancakes au sirop d’érable, le tout arrosé d’Earl Grey à volonté, après un smoothie léger et acidulé.

Pour digérer ce trop-plein de glucose, une petite promenade s’impose. Les scouts sont de sortie dans les allées du parc, les moutons dans les prés autour du Trianon. Le grand canal scintille, l’air est calme, et le silence est palpable derrière les quelques conversations et cris d’enfants. Petite pause dans l’herbe humide.

Pour la soirée, Iphis et Ianthe (quand on aime, on ne compte pas), cette fois avec Cécile. Cette sortie nous fait découvrir un théâtre qui vaut le détour : le théâtre Gérard-Philippe à Saint-Denis. Le tramway est bondé, mais le trajet assez direct en fin de compte. Lorsque nous entrons dans la salle, nous sommes sous les gradins. Gradins en bois brut, dont l’odeur a quelque chose d’assez enivrant. Les fauteuils alternent avec des banquettes, tout en bois, avec des coussins rouges. Et plein de place pour les jambes. (Il semblerait que cette salle ait été inaugurée en mars dernier : pas étonnant que le bois sente si bon !)

PS : titre extrait des paroles de "Semaine" (M)

14 février 2012

« La chance, c'est ce qu'on ne mérite pas. »*

Encore une fois, et même plutôt trois fois qu'une, la chance m'a souri. Cette femme chauve et insaisissable m'a à la bonne, sans doute. J'ai une chance de cocu. Il y a des des jours où je trouve ça louche, à l'instar de Baltasar Gracian Y Morales, qui trouve que « la chance qui dure est toujours suspecte. »**

Depuis janvier, nous attendions la désignation des équipes pour les projets de fin d'études. Avec huit participants, nous avions tablé sur quatre binômes. Mais c'était sans compter le manque d'organisation du directeur, qui, avec deux mois de retard, nous dispatcha dans trois groupes : deux trinômes et un binôme. Travailler à plus de deux est toujours difficile, et Dame Fortune eut pitié de mon déplorable sens du travail en groupe en m'assignant un unique collègue pour ce projet.

Sur ces mêmes projets, trois sujets. Un tout-à-fait palpitant encadré par deux enseignants compétants et synpathiques. Un autre très intéressant mais dans un langage inconnu - or un mois pour apprendre un langage informatique en plus de faire le projet, c'est court. Un dernier sans intérêt, encadré par un incapable doublé d'un "enfoiré". Le choix est vite fait. Mais tout le monde a fait le même. Donc, tirage au sort. A. et S. tirent en premier leur sujet. Je prends celui qui reste. Et pour dire les choses comme elles sont, elles n'ont pas eu de chance.

Enfin, l'autre jour, à la fin du cours, la prof demande à me parler. Je prends peur, parce que la dernière fois, je me suis fait enguirlander. Mais en l'occurrence, ce ne sont pas des remontrances. Mon angoisse était vaine : on me propose une thèse. J'en suis comme deux ronds de flan. Une thèse. Soit. Une telle occasion ne se refuse pas. J'ai le choix entre Caen et Nanterre, c'est une thèse rémunérée, et un sujet intéressant.

Il y a vraiment des moments où je me demande où est la faille. J'ai beau chercher, à part les mouises familiales - frère au cerveau en fromage blanc et troubles conjugaux chez la Sister, mère malade et père... père - je ne vois rien qui fasse le poids pour contrebalancer une telle bonne fortune.

Je ne me plains pas. Je me contente de sourire d'un air incrédule. (Et d'angoisser à l'idée que mon dieu il va falloir parler à des gens inconnus pour mettre en place ce projet de thèse.) J'ai souvent envie de dire que "ça va un peu trop vite entre nous", mais j'ai comme l'impression que l'avenir est une garce qui ne nous laisse pas vraiment le temps de nous acclimater.

* Paul Guth**

** Merci Evene !

2 mai 2011

Rayon de soleil

Penser arriver en retard, mais être dans la salle de classe avant la prof. Passer les deux heures et demi de cours à relire pour la énième fois le webcomic Cockroach. Mon voisin qui me fait télécharger un film japonais, vraiment pourri selon lui. La prof qui nous donne des exemples de polysémie à n'en plus finir, exemples qui me passent loin au-dessus de la tête.

Passage éclair à Gibert à la fin de l'heure, pour mettre la main sur les tomes 48 et 49 de One Piece (les stocks de Marie-Aude Murail semblent épuisés en ce moment).

Le concile du CDI -prof de philo, prof de français, prof de maths - devant leur café. Je m'installe pour mon déjeuner.

Les cinquième avec leurs exercices sur la phrase simple. J'ai prévenu que je mettrais à la porte ceux qui n'avaient pas leurs affaires. Manque de bol, ce sont mes deux meilleures élèves que je suis obligée d'exclure. Même pas un chieur.

Une heure de trou à me demander quoi faire avec les quatrième en latin. La solution me vient de mon collègue : "Tu travailles sur les jeux du cirque? Montre-leur la fin des Douze travaux d'Astérix."

Et hop, téléchargement de la video, découpage. Installation. Les gamins sont ravis et en redemande. Je me demande souvent l'âge réel qu'ils ont.

Et le clou de la journée, le travail en demi-groupe. Je les installe dans le CDI tout neuf. Avec une petite version. Ils doivent travailler à deux. Et ils le font, presque bien!

C'est là que je me suis rendu compte de leurs progrès. A force de persévérance, j'ai réussi à leur faire apprendre quelques trucs. Et ils ont presque eu l'air de bien aimer ce qu'ils faisaient.

Du coup, quand je suis sortie, la pluie ressemblait à un rayon de soleil. J'étais bien.

Et j'ai pu discuter avec une amie partie en Angleterre, dont je n'avais plus de nouvelles. Et elle m'a annoncé qu'elle serait là pour mon anniversaire (contrairement aux années précédentes).

Et ma soeur rentre dans huit jours. Huit.

Et pour clore cette belle journée, j'ai regardé Les douze travaux d'Astérix. Puis High kick girl, qui était effectivement vraiment nul (j'ai pu découvrir la technique du ralenti du ralenti... énorme !)

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27 avril 2011

Flottement

L'odeur scrée quand j'arrive dans l'impasse.

La lumière dorée qui baigne les fleurs d'acacia quand je regarde par la fenêtre.

Désormais il fait nuit, le vent s'est levé.

J'essaye de me reprendre en main. C'est difficile.

Se mettre au travail me semble impossible, et pourtant, il le faut.

Un résultat qui devrait m'encourager, mais je continue à repousser le reste.

Les mains comme une terre désertique : la poussière du CDI a fait son oeuvre.

Envie de tout oublier dans le rangement et le tri.

Mais ce n'est pas raisonnable. Alors je m'efforce.

Je m'efforce et repense à la lumière dorée.

A l'odeur sucrée.

Et je tâche de sourire.

12 mars 2011

Ce n'est pas si long...

... six jours d'absence.

J'en ai profité pour commencer mon mémoire (on peut même voir quelques bribes de mon travail ici - mais je vous préviens, ce n'est guère intéressant pour l'instant).

J'en ai profité pour finir Goong (un post est à venir, bientôt).

J'en ai profité pour regarder l'épisode 7 de Skins (et même qu'il y a du Shakespeare dedans). C'est fou comme la B.O. de cette série est bien !

Les soucis m'assaillaient comme une nuée de chauves-souris autour de ma tête. À tel point que j'en ai oublié les conseils de classe, qui se tenaient la semaine dernière.

Se lever le matin relevait de l'automatisme. Si j'avais commencé à penser, alors je n'aurais plus voulu me lever. Jamais. Rester enfouie dans la chaleur duveteuse de ma couette.

Ce n'est qu'avec les rayons du soleil léger que j'ouvrais les yeux. Afin de me réveiller et d'alléger mes épaules, C.N. Blue.




9 mars 2012

Si vous voulez sauter par la fenêtre, tapez 1.

Projet sur les "serveurs vocaux interactifs", qui ne me servira à rien, et qui me fait perdre mon temps. Rien ne fonctionne, si bien que je me suis sentie obligée de commencer mon rapport en ces termes :

"Malgré les trois nuits plus quelques heures diurnes que j'ai passées sur mes scripts et grammaires, mes innombrables tests, essais et autres brouillons, les conseils de mes collègues, mes nombreuses lectures de cours et tutoriels en ligne pour compléter ceux que nous avons eus à la maison de la Recherche, mon dépouillement minutieux des normes W3C et de mes dits scripts, rien n'y a fait : je ne suis pas parvenue à faire fonctionner le moindre script un peu élaboré.

J'ai essayé le pas à pas, le copié collé, le « tout depuis le début », tout. Rien n'y a fait. Sitôt passée la complexité d'un unique prompt, dès l'ajout d'un <if>, la charmante dame à la voix synthétique s'acharne à me renvoyer une erreur ou – pire encore – un assez horripilant « Failed to access page. The conversation will be terminated. ». Je suis donc navrée de vous rendre un projet inachevé et amputé de sa mise en pratique, mais j'ai fait tout ce que j'ai pu."


Le serveur vocal

25 février 2012

Par-dessus la tête

J'écris peu ces jours-ci. Il faut dire que j'ai à peine le temps de penser. J'ai un peu la tête dans le guidon, comme on dit. J'ai du mal à sortir la tête de l'eau, et j'ai souvent l'impression de pédaler dans la semoule.

Le semestre (le second) est officiellement terminé depuis une ou deux semaines, je ne sais plus. Je dois encore envoyer un projet pour le 12 décembre 2011, un autre pour le 16 janvier dernier, un pour il y a deux semaines, j'ai une soutenance vendredi prochain et un rendu de rapport de projet de fin d'étude le 10 mars - soutenance le 16. Entre temps, je n'ai pas encore eu le temps de demander ma convention de stage - qui commence le 26 mars.

Ces derniers jours, je passe ma vie avec mon binôme, assise dernière mon bureau, à essayer de faire tourner des programmes qui prennent un malin plaisir à planter. Dual boot, machine virtuelle ou émulateur, on a tout essayé, passé des heures, avant que le prof nous dise que c'était son code qui était érronné. Je me suis débattue avec au moins quatre ou cinq versions de Linux, pour avoir celle qui ramerait le moins, mais tout en ayant un bureau et les compilateurs nécessaires. Au bout de cinq ou six heures d'essais d'installation, j'ai trouvé une version qui me satisfait presque.

Pendant ce temps, mon binôme galère avec son propre ordi, tout en téléphonant à notre serveur vocal interactif pour tester ses grammaires VoiceXML. Les miennes attendront le dernier moment, comme d'habitude.

Je vous parle peut-être chinois, mais sachez que tout ce vocabulaire, je l'ai plus ou moins apprivoisé ces deux derniers jours. Et encore, je ne vous parle pas de syntaxe et d'analyse temporelle dans les textes ! Ajoutez à cela quelques langages informatiques, saupoudrez le tout de quelques titres de bande-originale de Bollywood - qui me polluent les oreilles dès que mon collègue a quitté l'appartement - et vous aurez un aperçu de l'ambiance dans laquelle je baigne depuis la semaine dernière.

Mélange des univers, à la fois geek, esprit hacker, linguiste, étudiant, chercheur, esprit curieux, mélomane aux goûts douteux. Je n'ai peur de rien, surtout pas des mélanges. Celui-ci ne s'est pas encore avéré explosif, donc tout va bien sous le soleil.

En parlant de soleil, si j'ai le courage et le temps, je vous racconterai peut-être ma traversée de Paris à pied en compagnie de Melendili.

17 novembre 2011

La vie en rose

Il y a quelques jours encore, le ciel pâle et froid qui m'accueillait au réveil suffisait à me donner le sourire. Maintenant qu'il est bas et couvert, je continue à sourire. Quand je suis fatiguée et que le sommeil coule encore dans mes veines, le coin de mes lèvres s'étire malgré tout, à la moindre pensée réconfortante.

Le travail épatant qu'accomplit mon frère à LISAA, la petite carte personnalisée que m'a envoyée ma soeur, la bonne humeur et la combativité retrouvée de ma mère. Ne serait-ce qu'apercevoir la station de métro fantôme entre Odéon et Mabillon ou saluer un professeur dans le couloir pendant la pause déjeuner, ou encore voir les élèves du club BD concentrés sur l'écriture de leur scénario.

Bien sûr, dès que la liste des travaux à rendre pour les deux semaines à venir apparaît, je me mets à ronger mes ongles jusqu'au sang ou presque, à vider des litres de soda et à m'agiter devant mon ordinateur. Et quand, épuisée par plusieurs nuits trop courtes je m'endors brusquement un soir le soleil à peine couché pour ne me réveiller que le lendemain, je suis repartie pour un tour.

Le tri achevé des sections documentaires au CDI, les articles sur le genre dans le langage, l'enthousiasme d'un prof sur mon projet d'indexation de textes latins, les cours de socio-linguistique. Tout est prétexte à sourire, n'est-ce pas ? Même la saison 4 de Merlin en cours de diffusion.

Petit accompagnement musical qui met de bonne humeur (promis, ce n'est pas de la pop coréenne et c'est vraiment bien) :

25 septembre 2011

Dans les temps

Une fois n'est pas coutume, je ne suis pas trop-trop en retard. J'en suis à la page 9 de ma troisième partie (sur une dizaine à peu près), et il n'est pas encore 22H00 !

Avec un peu de chance, je pourrai même regarder un épisode de Strasky et Hutch...

Quand j'en ai eu assez de Mika et des Super Juniors (que j'écoutais en boucle depuis plus d'une semaine, compil Pop de-la-mort-qui-tue, association assez nocive, il faut le dire), j'ai enchaîné avec les Concertos Brandebourgeois (Bach, ça apaise les esprits angoissés) puis avec Césaria Evora (histoire de ne pas m'endormir avant d'avoir fini - quoiqu'avec la quantité de Coca que j'ai avalé dans l'après-midi, il y a peu de chance que je ne retrouve Morphée avant l'aube).

Demain, c'est ma rentrée, et demain, je serai débarassée de la Chose !

(Rappel pour moi-même : il me reste

EDIT à 00H12 le 26/09/2011

- la table des matières, mais comme c'est automatique, ça devrait prendre deux secondes,

- la fin de la troisième partie,

- la conclusion,

- la bibliographie, déjà en partie écrite, mais pas mise en page encore.)

24 septembre 2011

Quand...

Quand je commence à errer sur la toile,

Quand je commence à regarder des animes japonais sur Youtube,

Quand je commence à relire les webcomics que je connais par coeur,

Quand je passe deux heures à Gibert, au rayon BD, et que je vide mon porte-monnaie,

Quand j'ai envie de manger n'importe quoi, comme ça,

Quand je commence à m'agiter sans cesse,

Quand je me ronge les ongles,

Quand j'écoute de la musique très fort,

Quand je poste sur mon blog pour procrastiner,

En général,

C'est que l'échéance approche et que le stress fait des ravages.

Heureusement, il y a une chose à laquelle j'ai résisté : manger n'importe quoi.

2 janvier 2011

Procrastination is back

Dans quelques heures, les vacances seront terminées. J'avais des myriades de choses à faire pendant les vacances, et comme toujours, je n'ai rien fait. Ou plutôt, j'ai fait des choses, mais pas du tout ce que je devais faire. Vous savez, l'idée du devoir appelle toutes sortes d'occupations non nécessaires que sur le moment, on juge plus importantes que les nécessaires.

Mes trois projets informatiques à rendre la semaine prochaine sont restés au stade de sujet vierge. Je n'ai même pas téléchargé les logiciels nécessaires à leur réalisation. À la place, nous avons fait du tri et du rangement à la maison. Déménagement de meubles, réaménagement du salon, de la véranda.

L'odeur de cire et d'essence de térébenthine dans l'air, le bois à nouveau brillant du vieux bureau; les poussières de cendre et de charbon autour de la cheminée, les toiles d'araignée au plafond; les orchidées sous le pâle soleil de l'hiver.

Mon programme de latin pour les semaines à venir a été bâclé à toute vitesse, pour éviter à mes cauchemars de revenir (l'angoisse au réveil qu'ils se produisent est toujours présente, des jours après). Mais j'ai légèrement omis le programme de français et d'aide individualisée, sans parler du club BD, complètement oublié pendant ces deux semaines. À la trappe, la visite à la médiathèque! Au lieu de ça, j'ai fait du tri dans les vieilles cassettes vidéo.

La bande-son qui ondule, l'image qui grésille. Vieux dessins-animés, souvenirs enregistrés par une arrière-grand-tante, décédée depuis. Vagues images et réminiscences qui se retrouvent ravivées par les titres écrits à l'encre, sur les petites étiquettes fleuris des boîtiers en plastique blanc. Et ce film, enregistré à la suite d'un autre, qui n'est jamais paru en DVD. Petite merveille à ne pas perdre.


Désormais, il est nuit, et demain je travaille. J'ai passé l'après-midi à me ronger les ongles. Je n'aurai pas le temps de finir mes projets ce soir. Les vacances sont terminées, et je regarde mon agenda, dans l'attente des prochaines... Avril. C'est loin.

22 juin 2010

Ludi

En cette fin d'année scolaire, mon cerveau surmené n'en mène pas large. La semaine dernière, j'ai oublié pas moins de trois cours, dont un au collège, quand même! (On l'avait avancé d'une heure aussi...)

En cette fin d'année scolaire, je ne sais plus quoi faire pour tenir mes monstres. Ça fait deux nuits que je passe à inventer des jeux, créer des mots croisés, mêlés et autres devinettes. Dans une classe, ça a très bien marché: je n'ai pas eu un bruit pendant dix bonnes minutes. Je ne les ai jamais vus aussi concentrés! Par contre, dans l'autre classe, entre celui qui me sort que j'ai gâché du papier et ceux qui décident de faire un p'tit bac en hurlant au fond de la classe... je suis ressortie vidée et avec un mal de crâne carabiné. Reste à voir ce que penseront les 4e.

Un jour, je tâcherai de rendre ces jeux interactifs et les mettrai en ligne. Un jour.

En attendant, je peaufine mes "vacances".Un boulot au CCAS à cheval entre juillet et août. Septembre, je reprends au collège, donc pas de vacances (sans compter que je suis persuadée que le Master Pro reprend plus tôt). Les deux premières semaines de juillet, je dois "rester à disposition de l'administration". Reste fin août. Voir ma sœur et son dernier copain en date à la campagne et partir en vadrouille à l'autre bout de l'Europe. Rien qu'à cette pensée, je me mets à respirer plus librement. Partir en voyage! J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne suis pas partie, alors qu'en septembre dernier, j'étais à Istanbul...

Et il faut ajouter là-dessus tous mes projets informatiques et "pédagogiques" (on évitera de prendre ce mot au pied de la lettre). Un site pour l'école des Mines d'Albi, des cours de latin qui se tiennent (surtout qu'il n'y a pas de manuel potable), un site pour latinistes (ça c'est du projet trèèèès lointain, mais ça reste tout de même à me trotter dans la tête), sans oublier mon propre site et mes projets d'écriture en attente depuis trop longtemps.

Conclusion: j'ai du pain sur la planche!

11 juin 2010

Summer Wars

Je suis censée réviser. Mais je suis aussi censée avoir rentré les notes des troisième avant 13h... J'ai donc déjà plusieurs heures de retard. Mes papiers s'entassent, s'emmêlent, comme les méandres de mon cerveau qui ne peut plus rien avaler. La logique modale, il refuse, tout comme il rechigne à trouver le groupe qui aura cours de latin la semaine prochaine ou à se souvenir de l'heure du partiel demain. Mes neurones étaient en surpression, j'avais besoin de me vider la tête.
C'est là que j'apprécie mon appartement parisien. Il est presque 21h, je sors. Je vais au cinéma avec Cécile. Rendez-vous aux Sept Parnassiens, nous allons voir Summer Wars. La bande-annonce m'avait beaucoup intriguée.
Deux heures plus tard, je ressors les larmes aux yeux d'avoir tant ri, la gorge un peu serrée d'avoir pleuré - mais pas trop - et le cerveau vidé par toute la bonne humeur que diffuse ce film absolument génial! Les personnages sont tous plus réussis les uns que les autres - du crack en maths super-timide à l'oncle moustachu-ventru-buveur de bière, en passant par le geek asocial et la grand-mère à l'autorité implacable, sans oublier le fan de jeux vidéos et la tante accro aux matches de baseball. Le cadre: une grande maison traditionnel au cœur du Japon. L'intrigue: une histoire de virus informatique qui n'a pas l'air bien sérieuse au début mais qui prend des allures de scénario catastrophe assez vite.
Franchement, ça fait du bien. Deux heures pour oublier ce qui m'attend demain, ce n'était pas de trop. Je recommencerai volontiers ^^

10 juin 2010

Sommeil

Je suis fatiguée, épuisée, mais je n'ai aucune envie de dormir. Entendez par là que je lutte afin de poursuivre mes lectures qui ont le seul intérêt de me vider le cerveau.

Demain, j'ai cours avec mes troisième, et j'ai mal au ventre rien qu'à cette pensée. Je ne sais pas quoi leur faire faire (de toute manière, ils ne vont rien écouter), je n'ai pas le temps de préparer quoi que ce soit. A côté de ça, je suis censée réviser le calcul des prédicats, la sémantique des mondes possibles, la logique modale, les théories axiomatiques, ainsi que les grammaires de type 3, les automates à état fini et les règles de transition. Je n'en ai pas la moindre envie. Tout courage m'a abandonnée. Ce cours au collège me hante et me donne une bonne excuse, pas si bonne en fin de compte.

J'ai des tonnes de projets en attente, aussi bien informatiques que potteriques. Je n'ai qu'une envie, les avancer tous à la fois, pourvu qu'il me fassent oublier les troisième et les révisions.

Pourtant, il va falloir que j'obtienne une moyenne honorable, si je ne veux pas que mes profs croient que ma moyenne du premier semestre n'était qu'un pur coup de chance, et si je veux obtenir ma mention très bien. Demain, il va donc falloir que je me lève, et que je plonge dans mes cours afin de les trier et de les lire. Avant d'aller affronter les fauves les plus stupides que la terre ait porté, les gnomes qui vont passer le brevet dans quelques semaines.

5 juin 2010

Certamen In Concordia Europae Regionumque Orbis

La chaleur plombait Paris et chacun de mes pas. Je n'avais pas vraiment envie de quitter les couloirs obscurs du métro, seul endroit de la capitale où la chaleur est supportable. Le RER B ne vaut guère mieux que la ligne 4, à croire qu'ils continuent à mettre le chauffage même en plein été. Lorsque j'émerge boulevard Saint-Michel, du bon côté, le soleil me tombe dessus sans crier gare. Les touristes sont partout, impossible de faire deux pas sans en bousculer.
Finalement, je trace ma route. Le Panthéon, le lycée Henri IV. Dans le cloître, ils arrosent la pelouse: ça sent bon la terre. Lorsque j'arrive dans la salle, je prends une chaise au dernier rang (l'année dernière j'étais eu premier rang, et je n'ai pas très envie de retenter l'expérience) et attends. Mado arrive avec une heure de retard, le discours est passé, ainsi que les prix de culture. On arrive aux prix des versions, enseignement supérieur. Les accessits sont distribués, je n'ai pas encore été appelée. Mon sourire s'agrandit au fur et à mesure. L'année dernière, j'étais deuxième accessit, j'ai donc fait mieux. Troisième prix. Quatre copies ex aequo. Un nom tombe, ce n'est pas le mien. Un deuxième. Un troisième. Mon cœur accélère. Et le quatrième, le mien. J'ai gagné deux places!
Après la fin de la remise des prix, je discute avec Mado. Et un type suant, étudiant dans un institut universitaire privé, qui est en quête "de bons conseils" et "de bonnes adresses". Si tu veux des pistons, coco, c'est pas moi qu'il faut venir trouver. M'enfin, après qu'il m'a expliqué que c'était dommage que j'aie abandonné toute idée de religion parce que ça éclaire nos vocations, et que je lui ai répondu en souriant que j'avais trouvé d'autres moyens de m'éclairer et que je vivais très bien sans aller à l'église, je m'en retourne chez moi, les pieds brûlants et la tête légère.
Et j'ai un bon pour aller chercher un Budé, boulevard Raspail. Respect!

1 avril 2011

Tardif

Couchée trard ce soir, mais pour une fois, ce n'est pas à cause d'une série coréenne.

Première cause : Shakespeare, Les Joyeuses Commères de Windsor à la Comédie Française. Truculent, burlesque à souhait, plein d'énergie. Costumes magnifiques. L'esprit de Shakespeare planait, sans doute appelé par les chansons à boire adaptées de Purcell. Les trois heures sont passées presque trop vite.

Deuxième cause : essayer d'établir mon corpus pour demain, histoire de ne pas arriver les mains vides devant mes directeurs de recherche. Corpus établi, mais pas nickel. Et tentative de tokenization avec TreeTagger... résultat : RANDONNEE-CAMPING est analysé comme un verbe à l'impératif. Hum. Je pense qu'il va y avoir du travail.

C'est malin, tout ça m'a complètement réveillée. Je n'ai plus envie de dormir.

Trouver un livre. Plonger.

22 août 2006

Une histoire de "crampe au nerf derrière le nez"

Voilà quatre jours que nous sommes installées dans notre mignonne maison en pierre de tuffeau, maison de location bien entendu, non loin de la très belle ville de Chinon, en bord de Vienne. Et voilà quatre soirs que nous avons droit à un spectacle hilarant dans le jardin: alors que le soir tombe, mon père et ma sœur tentent de faire des bolas sous les directives de mon frère. Mon père a tendance à confondre cette discipline avec un sport particulièrement violent et ma sœur s'énerve quand ça ne marche pas, la tête recroquevillée dans l'espoir de ne pas s'assommer. Et la voici qui s'énerve de plus belle. Soudain, elle s'écrit:

« ça m'a fait comme une crampe au nerf derrière le nez! »

Un fou rire de plus...

27 janvier 2012

Demain

Demain matin, six heures, mon train partira pour Angoulême. Si tout va bien, j'arriverai beaucoup trop tôt, et j'aurai le temps de repérer les lieux avant que le festival n'ouvre ses portes, à dix heures.

J'ai hâte.

En attendant, je bosse sur une soutenance en groupe, je sèche mon cours magistral, je me demande quand on aura nos sujets de projet d'intégration, je songe aux projets que je n'ai toujours pas rendus, et je me dis que j'ai énormément d'articles en retard sur mon site Wordpress...

Mais demain, je serai à Angoulême.

J'ai hâte.

8 février 2007

A VOIR ABSOLUMENT

10 janvier 2013

Sous les toits

J'avais déjà visité les combles de la Sorbonne, à l'occasion de ma première et dernière visite chez la conseillère d'orientation. Aujourd'hui, c'était un peu en dessous, mais on apercevait tout de même quelques morceaux de poutre et bouts de ciel (?)*. Je débarque au troisième étage de l'escalier G (le normal cette fois, pas de piège), tourne à droite conformément aux indications donnés sur le panonceau (le mail disait à gauche...), et là, je découvre une nouvelle dimension.

Un sol carrelé, d'un carrelage tout-à-fait normal, beigeasse, au troisième étage de la Sorbonne. J'ignorais même jusqu'à la présence de carrelage dans cette antique université. Je connaissais le parquet (vieux, usé, poussiéreux, craquant, ciré aux abords des quartiers administratifs), le marbre des nobles galeries du rez-de-chaussée, le linoleum des bâtiments restaurés, et même la moquette (mon errance vers le premier étage et demi n'aura pas été vaine). Mais le carrelage, en dehors des toilettes, jamais.

Murs mouchetés dans divers tons de beige, le tout est assez laid. Mais c'est carrelé. Bref, j'ai l'impression de m'être trompée. Une amie me suggère que ce couloir a peut-être le même comportement que la salle sur demande de Poudlard, et que dès demain, on y trouvera de nouveau le bon vieux parquet des familles.

C'était le niveau J, tiers 600. (Quand on cherche "salle J636" chez Google, on ne trouve que des pages faisant référence à la Sorbonne... sans doute le bâtiment (en fonction) le plus tordu de France !)

* Avec le temps qu'il fait depuis une semaine, je commence à douter qu'il y ait encore un ciel à Paris, mais bon.

26 juin 2012

Concordancier mortel

J'ai aujourd'hui fait la découverte d'un concept que je ne connaissais pas : il s'agit du concordancier, qui est un corpus permettant de présenter un mot recherché dans son contexte.

Bref, si je vous en parle, c'est parce qu’une collègue nous a transféré le mail d'un chercheur qui en développe un. C'est là que les choses étranges commencent (ces bizarreries démontrent que les scientifiques, et les linguistes ici en particulier, ont le sens de l'humour et des références).

- Le projet s'appelle Sarcophagus.

- Le chercheur précise que "pour les fans, l'ouverture du logiciel est digne d'un film de Tim Burton ;-)".

Il dépend de deux autres projets.

- Le premier s'appelle Carcass (le site précise "If you just want to use our corpora, all you need is Carcass.").

- Le second s'appelle Corpse.

- Les différentes versions de ce dernier ont des noms fort imagés : Iron Maiden, Killers, The Number of the Beast, ou encore Revelations...

Pour plus de détails sur ce concordancier, visitez le site.

Ils sont fous ces linguistes !

24 juillet 2011

Anniversaire

La pluie tombait dru ce soir-là. Les pavés brillaient, des rigoles et de petites marres se formaient un peu partout sur la place. Pourtant, il y avait foule au château. Les fêtes vénitiennes devaient avoir lieu, malgré le déluge, et dans la galerie des batailles un concert se préparait.

Les parapluies s’alignaient devant la grille d’or, les cols relevés, les pieds recroquevillés dans les sandales trempées. Les vestes d’été étaient bientôt vaincues et l’eau perçait. Les cheveux dégoulinaient et les lunettes s’embuaient. L’on attendait pour entrer dans la galerie.

Soudain, un petit bonhomme sous un immense parapluie nous indiqua la direction opposée. L’entrée pour la galerie des batailles se faisait de l’autre côté de la cour. Là-bas, les gens s’ébrouaient et affrontait un flot continu de touristes qui tentait de sortir. Parapluie repliés, manteaux sur le bras, la masse s’agglutinait dans un grand escalier. Et enfin, l’entrée dans la galerie des batailles.

Immense, aussi magnifique que dans mon souvenir, les ors se reflétaient sur le parquet grinçant. Des dizaines de rangées de chaises, alignées devant une estrade drapée de noir. Le décors des tableaux se suffit à lui-même.

Le public se tut lorsque les musiciens firent leur entrée en scène. Applaudissements. Quelques quintes de toux. Une vague odeur de chien mouillé, une atmosphère humide de vêtements qui sèchent peu à peu dans la chaleur de la salle. Puis la voix du premier violon s’éleva.

En guise de prélude, avant les Quatre saisons, trois petits morceaux de rien, trois petits bijoux ciselés dans la partition. Le deuxième est tellement beau que les larmes me montent aux yeux. Vivaldi est un magicien. Un sorcier. Un enchanteur. Et c’est Fabio Biondi qui dirige. Lui aussi a de la magie dans les doigts.

C’était magnifique.

6 juin 2011

Crise de larmes

Marie-Aude Murail, Papa et maman sont dans un bateau, édition L'école des loisirs, page 162 :

La nuit précédente, il avait entendu papa crier : "J'en ai marre de cette vie de con ! Je voudrais être ailleurs, ailleurs !", il avait entendu maman lui répondre : "Pars, va-t-en !" Il avait appelé papa et papa l'avait sorti du lit et pris dans ses bras.

- Tu as fait un cauchemar, bonhomme ?

- Oui.

- Toujours tes fichus robots ?

- Oui...

Il avait enfoui sa tête dans le cou de papa, là où le sang battait tout chaud, et il avait murmuré passionnément :

- Pars pas.

Et là, j'ai fondu en larmes. Il est bientôt trois heures de matin, et je fonds en larmes en lisant ces quelques phrases, dans un bouquin pour collégiens.

Dehors l'air est frais. La pluie a cessé. J'ai les yeux gonflés de sommeil et de larmes, et le nez bouché. J'aimerais avoir l'âge d'Esteban et encore un père que je pourrais supplier : "Pars pas."

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