Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vous en parlerez à votre cheval...
Publicité
15 février 2011

Hero

Ces derniers jours, j'ai regardé une nouvelle série coréenne, la plus récente dans la filmographie de Lee Jun-Ki. Pourtant, je n'avais pas de révisions... Peut-être était-ce l'effet de l'attente des résultats? Peu importe, j'ai donc découvert Hero.

Lee_Jun_ki_drama_Hero_sold_to_5_countries

Présentée comme une comédie, avec comme à chaque fois un résumé qui ne résume pas vraiment l'intrigue, passés les cinq premiers épisodes, je n'ai plus compris pourquoi ils appelaient ça une « comedy » sur le site.

Certes, quiproquos, malentendus, gags et situations burlesques peuplent les premiers épisodes, mais bien vite, une sombre histoire de meurtre, de manipulation politique, de mensonge vient entacher cette atmosphère légère.

Hero0300_58_27

Les méchants au pouvoir, les gentils sans un rond, un peu caricatural tout ça. Mais peu importe, j'ai accroché à l'hameçon. Et au milieu de tout ça, un personnage trouble, dont on ne sait pas où il veut en venir. Il ne s'agit même pas du personnage principal.

Une histoire qui prend pour décors le milieu médiatique et pour protagoniste un reporter entêté (Lee Jun-Ki joue aussi bien le parfait abruti que l'homme blessé par un lourd passé). Autour de lui gravitent une équipe de reporters soudée, une équipe de police unie, et le reste du monde, qui refusent de les entendre.

Hero0701_54_25Hero0701_33_41

Deux mouvements dans l'intrigue : d'abord on réveille une vieille histoire et on révèle une vérité enfouie. Puis on assiste à un bras de fer (éprouvant pour les nerfs du téléspectateur) entre deux journalistes, deux directeurs, deux journaux. Un bras de fer musclé en pouvoir et vérité.

hero1_00161

Rien que pour la fin qui fait sourire bêtement et pour les scènes choupinous qui émaillent les épisodes, ça valait le coup.

Publicité
9 février 2011

Le Discours d'un roi

Hier soir, j'ai enfin été voir Le Discours d'un roi, avec Mr Darcy, Bellatrix Lestrange et Captain Barbossa Colin Firth, Helena Bonham-Carter et Geoffrey Rush.

discours_d_un_roi

Ce film, qui m'intriguait mais sans plus, dure deux heures que l'on ne sent pas passer. Le centre de l'histoire, un problème gênant de bégaiement, peut sembler légèrement rébarbatif. Mais c'est sans compter sur l'excellence des acteurs! Colin Firth est parfait dans son rôle de cadet qui ne veut pas être roi : chaque fois qu'il prend la parole, même pour raconter une histoire à ses filles, on retient son souffle dans l'attente du dernier mot. Et la façon dont ces scènes de « panique linguistique » sont filmées est tout simplement géniale. On ressent la crispation et le blocage du personnage comme si c'était nous qui bégayions.

disours_d_un_roi_2

Une petite histoire dans la grande – la menace nazie en décors – et un personnage secondaire amené sur le devant de la scène par un frère aîné qui refuse la responsabilité du trône. Des blessures profondes, des comportements dictés par l'étiquette, des êtres marqués par une souffrance plus ou moins visible. Tout cela est mêlé de scènes hilarantes à la My Fair Lady.

le_discours_d_un_roi_geoffreyruch_m

Un rythme soutenu pour une très belle histoire. Je n'analyserai pas plus avant, mais vous conseille fortement d'aller voir ce film!

25 janvier 2011

La Traversée du temps

Depuis que j'avais vu Summer Wars, cette autre réalisation de Mamoru Hosoda m'intriguait au plus haut point. C'est pourquoi, lorsque Cécile est venu dîner à l'appart l'autre soir, nous nous sommes vautrées devant le DVD.

la_traversee_du_temps_affiche

C'est indéniable, on retrouve la patte du réalisateur. Je ne suis pas une pro pourtant, mais là, c'était flagrant. Maisons fleuries et paysages urbains, personnages pas doués mais adorables. Mais c'est surtout le scénario improbable qui fait le charme de tels films (même si, à mon avis, Summer Wars est encore plus barré que La Traversée du temps).

Makoto se retrouve un jour, sans trop savoir comment, avec le pouvoir de remonter le temps. Elle ne l'utilise qu'à des fins futiles et personnelles, et sans compter. Mais elle finit par se rendre comte que son nombre de voyages est limité.

latraverseedutemps_04

Ce résumé ne rend pas vraiment justice à l'histoire, qui est en fin de compte, assez difficile à résumer en quelques mots. Mais ne serait-ce que pour les personnages, tous plus attachants les uns que les autres (autant les personnages principaux que secondaires) et pour le côté tordu et un peu fou du scénario, ça valait le coup.

29 décembre 2010

Strasbourg, le 24 décembre

Photo0591

Quartier de la petite France, à Strasbourg.
Ça ne se voit pas, mais il neigeait.

Photo0596

La cathédrale sous la neige, vue de ma chambre d'hôtel.

Photo0599

Le marché de Noël illuminé à la tombée de la nuit, au pied de la cathédrale.

Photo0603

Nous nous rendons, cahin-cahas, glissant dans la neige fraîche, sous les lumières scintillantes, au restaurant, pour le dîner du réveillon.

28 avril 2010

Inci aux bords de mer

L'ascenseur monte en silence jusqu'au septième étage. Les pas feutrés bruissent dans cette atmosphère si typique des couloirs d'hôtel. La femme ouvre la porte de la chambre et nous laisse découvrir la pièce qui sera nôtre pour les quatre jours à venir.

Mon regard saute sur la baie vitrée. Je tire le voilage, ouvre la fenêtre, sors sur le balcon et retourne dix ans en arrière. Le vent froid, légèrement salé de la mer, en bas. Les gens, tout petits, sur le sable de la plage. Le bruit lointain des vagues, en bas, tout en bas, parce que la mer descend loin à Dinard. Les rochers, noirs, rugueux, véritables repères pour les gosses qui s'improvisent ingénieurs.

Je me souviens, nous passions des heures entières à jouer dans les marigots, dans ces mêmes rochers. Je prenais les bottes de ma mère, plus hautes que les miennes. Nous marchions dans ses flaques géantes, dans ces mini-étangs à l'eau translucide. Nous ramassions des coquillages, guettions les crabes, creusions des canaux pour que la marée montante ne détruise pas notre forteresse de sable. Et inévitablement, nous mettions de l'eau dans nos bottes.

Lorsqu'il était l'heure de goûter, nous nous précipitions chez le marchand de gaufres, à l'angle de la plage, juste en face du casino. Il n'a pas bougé. Les gaufres ont le même goût de vacances à la mer et d'enfance oubliée.

Il y avait aussi la piscine d'eau de mer, vaste bassin en ciment mangé par les algues et dont on ne voit pas le fond. Présence inquiétante d'une eau stagnante et obscure. Elle est toujours là, toujours aussi inquiétante, sous ces grandes maisons bourgeoises plantées sur la corniche. Étrange mélange.

Photo0332

Publicité
14 janvier 2007

Généalogie

arbre_campagneUne fois par an, c'est la réunion de famille. Réunion organisée par les grands-parents paternels et à laquelle sont invités: les cinq enfants (génération de mon père) et leurs conjoints, les quinze petits-enfants (dont je fais partie) avec les conjoints/fiancés/copains officiels, les cinq arrières-petits-enfants (mes petits-cousins) et ''l'invité surprise'', cousin de la génération des ''enfants'', que la génération des ''petits-enfants'' ne connaît généralement pas. Au menu cette année:

  • le patriarche ''Bomp'' (diminutif de Bon-Papa) qui a ressorti sa caméra du placard

  • la maîtresse de maison, Bonne, toute heureuse de nous voir réunis

  • les oncles et tantes qui n'ont pas changé

  • le cousin marié depuis bientôt dix ans, avec ses trois têtes blondes, Charles, Archibald et Alister

  • la cousine mariée et ses deux enfants qui arrive tout droit de Haute-Savoie

  • la cousine qui vient de finir ses études et est maintenant sage-femme

  • la cousine qui est absente parce que malade

  • la cousine qui fait des études de pharmacie

  • la ''demi-cousine'', fille de la deuxième femme d'un oncle (je n'ai jamais vraiment suivi son parcours)

  • la cousine qui annonce ses fiançailles, que l'on voit depuis quelques années maintenant qu'elle est venue retrouver son père

  • le frère et la sœur de cette cousine, vus pour la première fois aujourd'hui depuis plus de dix ans

  • la cousine qui a failli venir dans mon lycée mais finalement a préféré un lycée privé, toujours à glousser avec ma sœur

  • le cousin et mon frère, toujours fourrés ensemble

  • le dernier des cousins qui reste avec les petits-cousins

jardin_plante_fontaine_architecture_bassin_694009Après le dessert (recette familiale), le café, il est déjà quatre heures de l'après-midi. J'ai envie de rentrer. En effet, dans ce genre de réunion, je ne sais jamais où me mettre, que faire. Je n'ose m'incruster dans la conversation de mes cousines plus âgées, dont la plus proche de moi a deux ans de plus; ma sœur et sa cousine ricanent trop bien ensemble; les petits s'agitent et me fatiguent... Finalement, les deux aînés des cousins décident d'une promenade dans le parc du château pour calmer les petits. Les cousines s'y joignent. Moi aussi. Et là, dans le froid et le soir tombant, nous marchons sans trop savoir où nous allons, avec les petits qui courent, tombent, pleurent, se relèvent. Les grandes ont froid aux pieds dans leurs petites chaussures. Nous rentrons, il est six heures... Ce n'est pas tout ça, mais j'ai du travail!

17 novembre 2006

Animal nocturne

Petite déjà, je dormais peu. On me couchait et j'attendais que le temps passe, les yeux grand ouverts, fixant l'obscurité. Quand on venait vérifier que je dormais, je fermais les yeux et faisait semblant de dormir. Au début, mes parents n'étaient pas dupes, puis, avec le temps, j'ai acquis de l'entraînement et l'on ne put plus deviner si je dormais ou non.
cielAu collège, je retardais l'heure de mon coucher d'un heure tous les ans et finis en troisième par me coucher en moyenne entre onze heures et minuit. Depuis, ça a dépassé la barre de minuit et je me couche régulièrement entre minuit et deux. J'ai pris l'habitude de me coucher quand je tombe de sommeil, pour la simple et bonne raison que j'ai horreur de tourner dans mon lit. Ainsi, en moins d'une seconde je dors. Souvent, je ne me souviens même plus avoir éteint ma lampe de chevet...
Pourquoi me couché-je si tard? Parce que je m'éveille à neuf heures le soir. Auparavant, je suis fatiguée et sans volonté: impossible de me mettre au travail. J'attaque rarement mes devoirs avant le dîner... Par contre, passé neuf heures, je suis en pleine forme et pourrais ranger ma chambre de fond en comble. De même, je peux travailler trois heures sur un commentaire, une synthèse sans rien trouver. Au bout de trois heures, l'inspiration s'est enfin décidée à rendre visite à mes neurones et alors je peux gratter. Il est à ce moment une heure que je n'ose avouer...

1 septembre 2006

Ah, Candes!

Candes Saint Martin, une petite ville très jolie, avec une magnifique collégiale; jugez par vous-mêmes!
P8210121

J'ai essayé de mettre une photo des voûtes mais n'ai pas réussi car les photos sont trop lourdes et je ne sais pas comment les comprimer... Vous devrez donc vous contenter de cette vue d'extérieur en attendant que je trouve une solution. Toutes mes excuses.

18 août 2006

Art épistolaire ou le plaisir d'écrire

Plaisir d'écrire

Quand j'étais petite, chez ma grand-mère, il y avait toujours un moment consacré à l'écriture des cartes postales. Celle obligatoire pour les parents, puis celles pour les copines dont on a soigneusement noté l'adresse dans son carnet. On fait des brouillons, Mamie les corrige. Toutes commencent par la même chose: « Chère unetelle, Comment ça va? Moi ça va bien. J'espère que tu passe de bonnes vacances... ». Quand on n'a pas d'idées, on recopie le brouillon sur toutes les cartes.

Puis, en grandissant, j'ai conservé cette habitude. Au début, j'écrivais dans l'espoir d'une réponse. Personnellement, je laisse rarement une lettre sans réponse. Maintenant, c'est tout simplement le plaisir d'écrire qui prime. Et le plaisir de faire plaisir. Parce qu'écrire, on peut le faire tout le temps, pour soi, sur un blog. Mais la correspondance écrite a ceci de particulier qu'elle fait plaisir aux deux bouts de la chaîne. Vous pouvez amener le fait qu'il y a aujourd'hui les mails et les sms. Mais il n'y a pas le plaisir de tenir dans ses mains une feuille de papier. L'écriture est en soi une signature, une marque de l'autre bien plus personnelle qu'un surnom écrit à la va-vite au bas d'un courriel.

Et il y a aussi le plaisir que l'on prend à choisir ses mot en fonction du destinataire. Illustrer une feuille vierge avec un motif assorti à la couleur du papier que l'on a choisie pour la personne en particulier. S'appliquer à bien écrire, faire de belles phrases. Puis choisir le timbre pour qu'il ne jure pas avec l'enveloppe. Autant de détails qui sont des clins d'oeil à la personne à laquelle on pense. Un présent que l'on fait à ceux qui nous manquent. Un cadeau qui ne demande qu'un peu de temps et quelques pensées...

18 août 2006

Tous les chemins mènent à Rome...

Toussaint 1998. Je pars en pèlerinage. C'est du moins ainsi que mes grands-parents appellent ce voyage organisé par la paroisse. Destination: Rome. Nous partons de Paris en train couchette. Je suis avec ma cousine, qui a deux ans de plus que moi. Il ne me reste plus grand chose de ce voyage. Un trajet hilarant pour ma cousine et moi qui prenons le train couchette pour la première fois. Nous n'avons pas beaucoup dormi cette nuit-là, écoutant les ronflements du grand-père et les sifflements de la grand-mère. Chaque tunnel nous réveillait, chaque arrêt nous faisait ouvrir les yeux. À Dijon, deux personnes supplémentaires ont achevé de remplir le compartiment.

michelangelo-sculptures-16

Nous sommes hébergés dans un couvent en plein centre de Rome. La liberté s'offre à nous: nos grands-parents ne dorment pas dans la même chambre. Dans la pièce aux murs blancs, deux lits et un lavabo. La salle de bain est sur le pallier. Un soir, j'ai découvert avec stupeur les chips au vinaigre que ma cousine avait apportées. Il me semble qu'à cette époque, elle habitait encore Londres. Maintenant, j'en suis presque sûre, puisqu'elle avait des livres sterling dans son porte-monnaie. Le mien était remplie de lires...

Rome, c'est comment? Pour tout vous dire, je ne sais plus trop. Des rues larges, de grands monuments. Des embouteillages à tous les coins de rue, des scooters par centaines. Les taxis sont en grève, ce qui n'arrange pas nos affaires. Le Colisée, l'arc de Titus, la colonne de Trajan. Quoi d'autre encore? Ah oui, Saint Pierre de Rome, sous les échafaudages. La chapelle Sixtine. Le Moïse de Michel Ange. La fontaine de Trévi. La Place Navone. Le port d'Ostie et ses mosaïques. Une messe: celle de la Toussaint, sur le parvis de Saint Pierre. Messe dite par le Pape Jean-Paul II.

Catacombes

Une visite cependant reste ancrée dans ma mémoire: celle des catacombes. Des sœurs nous accueillent. On s'enfonce sous terre, la bonne sœur nous guide avec sa lampe torche. Si elle s'éteint, nous sommes dans le noir complet. Il faut la suivre et ne pas la quitter des yeux, sinon nous risquons de nous perdre dans ce labyrinthe. Des os restent à certains endroits, à d'autres, ce sont des squelettes entiers. Nous arrivons dans une chapelle ou nous célébrons une messe. C'est étrange de célébrer une messe sous terre, au milieu de tombes. Chacun a sa bougie.

Rome catacombes

Voilà mes souvenirs de Rome, c'est bien peu. Le voyage du retour? J'ai dormi... tous les lieux évoqués ici? Des photos que j'ai revues. Le seul vrai souvenir reste celui de la messe dans les catacombes. Ce voyage s'appelait pèlerinage, mais je l'ai fait pour voir Rome, non parce que j'ai eu une crise de foi à ce moment-là! (excusez ce mauvais jeu de mots, mais je suis un peu fatiguée).

4 juillet 2006

Qui suis-je?

Ce soir, le temps est orageux et l'air est lourd, malgré les rafales de vent qui, de temps à autre, font s'envoler les feuilles et claquer les portes. Je vais en profiter pour me présenter. Qui suis-je, donc?

- Incitatus: cheval adoré de l'empereur Caligula, qui faillit être nommé consul par son maître, quelque peu dérangé, il faut l'avouer. Ce surnom me vient du fait que j'ai pour habitude de raconter des choses qui n'intéressent personne (vous allez vous en rendre compte par vous-mêmes!) et auxquelles une amie répondait par la fameuse expression: "j'en parlerai à mon cheval". Je jouais donc son jeu, en lui annonçant qu'elle, grande admiratrice de l'empereur décérébré, n'avait qu'à en parler à Incitatus, son conseiller... et ainsi, de fil en aiguille, je suis devenue Incitatus, surnom peu glorieux.

- Loche: (à prononcer à l'allemande; l'espagnol aurait, je crois, donné "loje") il s'agit tout bêtement de mon prénom prononcé par la prof d'allemand. Il me faisait horreur au début et on m'appelait comme ça pour m'embêter. De guerre lasse, j'ai bien été obligée d'accepter. Depuis, on ne m'appelle plus que comme ça au lycée.

gravures_085

- La Tortue: surnom que je me suis donné à moi-même à un moment donné on l'on recherchait pour chacune d'entre nous un animal. Celui-ci est parfait, quand on voit la lenteur de l'animal, mais aussi sa patience... il s'agit expressément de tortues terrestres. C'est d'ailleurs cet animal qui orne mon blason, accompagné de la devise: "Ne crains pas d'être lent, crains seulement d'être à l'arrêt."

- Comtesse de la Paresse: suite logique de l'animal, c'est celui des sept péchés capitaux qui m'a été (et que je me suis) attribué. Et c'est vrai qu'il me va bien...

- The Lady-Bird: celui-ci n'est utilisé que par ma Dame-Oiselle. Il est né à la suite d'une sortie à Paris dans une échoppe médiévale. Par la suite, des lettres enflammées ont été écrites du chevalier à sa dame (les rôles s'inversent selon l'humeur du moment), ainsi qu'une ode... vous pouvez le dire, nous n'avons rien à envier à Caligula!

Clio_dessin

- Clio: muse de l'histoire. Lors d'un voyage scolaire à Chypre, seules neuf élèves de terminale se sont retrouvées noyées dans un flot de secondes et premières. Pour mieux nous protéger, nous avons dressé autour de nous les murs d'un délire qui survit encore: chacune d'entre nous a pris le nom d'une muse.

- L'or: celui-ci a été trouvé par une amie en cours de philosophie, alors que nous faisions un concours de jeux de mots sur mon prénom... Elle voulait en fait se faire pardonner pour le "l'auge", retranscription du "loje" du début prononcé en français.

Voilà, je crois que tous y sont passés. Vous avez une petite idée désormais de qui je suis (je sais que ça ne va pas très loin, mais bon...). Alors, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter la bienvenue!

11 août 2006

Ode cacaotée

Son odeur forte et sucrée fait frémir les papilles. Sa robe, d'un brun profond envoûte notre regard et nous perd dans un océan de saveurs. Les pupilles dilatées, nous le regardons, onctueux lorsqu'il est fondu, couler délicieusement. Un doigt trop curieux – ou trop impatient – s'y égare pour nous le faire goûter; c'est le paradis. Lorsqu'il sort de son emballage, papier gênant qui le dérobe à notre vue, c'est pour venir fondre lentement, paresseusement sur notre langue. Et nous finissons, avides, par y croquer à pleines dents, pour le plaisir de le sentir craquer et s'émietter sous notre palais...

chocolat

29 janvier 2011

Flying boys

La liste diminue à vitesse grand V, mais il me reste encore un ou deux films à voir. Sans compter que dans la filmographie d'un autre acteur, j'ai dégotté pour la prochaine une histoire bizarre qui se passe dans une bibliothèque, mais chut, ce sera pour plus tard. Aujourd'hui, c'est un film de 2004 qui a remporté mon vote.

flying_boys_855

Flying boys, c'est une énième histoire sur l'adolescence. Mais c'est une histoire qui a quelque chose de vrai. Les couleurs sont un peu salies, un peu fades, ou au contraire très crues. Les émotions exacerbées, les doutes tellement forts qu'ils en sont douloureux. Des jeunes au passé de vieillard, pour certains d'entre eux, et à l'avenir encore flou. Des jeunes un peu fous et souvent très bêtes, qui ne savent pas ce qu'ils font, ni ce qu'ils sont censés faire.

Des différences, des ressemblances, des attirances. C'est assez difficile à décrire, ce film. Mais tout ce petit cosmos se réunit autour d'un cours de ballet (auquel chacun est inscrit plus ou moins volontairement), ou les générations et les milieux sociaux se croisent et se mêlent et finissent par former un groupe soudé malgré les dissemblances.

photo1953qa0

Je ne comprends pas trop le rapport de l'affiche avec le film, mais c'est une des rares photos de bonne qualité que j'aie trouvée...

Je ne suis pas douée pour faire l'analyse de ce que je vois (d'autres savent faire ça très bien, comme Mimy), mais une critique plus complète et intelligente a été faite sur ce site.

(Et puis Lee Jun-Ki en demi-pointes... - Désolée Bambou, je n'ai pas trouvé de photo ^^)

26 juillet 2013

Lectures d'été - première parenthèse

Titre: Percy Jackson et le voleur de foudre
Auteur: Rick Riordan
Editeur: Le Livre de poche jeunesse

Quand j'avais vu les bande-annonces au cinéma, j'avais ri en silence afin de dissimuler mon désarroi. Aussi, quand Cécile m'a offert le premier volume des aventures de ce demi-dieu du vingt-et-unième siècle, ai-je eu un sourire dubitatif. Cependant, je sais qu'on peut lui faire confiance lorsqu'il s'agit de lecture, et son argument "ça ne se prend pas au sérieux" m'a convaincue.

logo_13906

La lecture des premières lignes a en effet suffit à mettre un terme à mes craintes. Ce livre est définitivement drôle. Le scénario est ce qu'il est, quelquefois un peu simpliste, mais il est vrai que le narrateur n'est pas sérieux quand il raconte cette histoire.

Les dieux sont des boulets qui revêtent une apparence toute nouvelle à nos yeux embués de statues grecques (Poséidon - alias Barbe-à-Moules - en bermuda et chemise hawaïenne, Charon qui a découvert les costumes italiens, Dionysos condamné à surveiller la colo des héros pour avoir coursé la mauvaise nymphe...). Les héros ne sont pas toujours très vifs (ou alors ils n'ont pas suffisamment lu Hésiode et Ovide), ce qui nous donne amplement le temps de jouer aux devinettes avec l'auteur. Mais qui est ce motard tout de cuir vêtu, avec une flamme destructrice dans les yeux? Oh, c'est Arès, quelle surprise!

Sur le plan du réussi, outre ces tableaux assez hilarants et complètement déssacralisants de la mythologie, on trouve la peinture de ces adolescents qui ont des relations assez chaotiques avec leurs parents. Et oui, on ne s'est jamais vraiment demandé comment Héraclès a vécu d'avoir un père toujours absent, et un peu trop colérique. Ou ce qu'Enée pensait de sa mère. Tous ces héros sont en général des enfants adultérins. Sans compter qu'ils ont une fâcheuse tendance à attirer les monstres infernaux. Alors la moitié mortelle de la famille a parfois un peu de mal à les accepter comme ils sont.

En conclusion, j'ai été étonnée par l'originalité de l'univers, l'esprit légèrement frondeur de l'auteur (il faut quand même oser peindre les dieux grecs de cette manière), l'humour et le côté décalé du récit. Et bien sûr, même s'il a ses limites, le scénario reste tout-à-fait honorable et nous donne une histoire distrayante et facile à lire.

13 janvier 2012

Du pouvoir cathartique des insultes

Il m'a enguirlandée pour une raison que je ne comprendrai jamais. Majesté offensée, il m'a fait comprendre que je n'étais qu'un amas de bonnes notes, et ce qui aurait dû être compliment - être major, c'est positif, non ? - devenait dans sa bouche la condition pour laquelle je devais viser plus haut. Là où il n'a rien compris, c'est que je sélectionne par confort, et non par intérêt. Mais là n'est pas mon propos.

capitainevoiture

Sortie du bureau, j'étais à la fois un peu estourbie par ce qui venait de m'arriver - je me fais très rarement réprimander par mes enseignants - et complètement remontée. Il m'avait cassé ma joie, m'avait fait comprendre que je n'étais qu'une gamine naïve et inconséquente, et qu'il fallait me réveiller et penser à mon avenir lointain.

42_lagaffe_jurons

Je bouillais. La colère, l'indignation et l'humiliation m'étranglaient, m'étouffaient. Le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pleurer qu'une fois arrivée chez moi, c'est de répéter des insultes - des insultes que je ne dis jamais - en une litanie infinie, dans le métro. Les gens ont dû me croire folle à lier, à marmonner comme ça dans la rame. Mais peu m'importe, c'était la seule chose qui me soulageait.

Mais quel enfo... !

coke49

6 décembre 2006

Pour toi...

andalousie_003Au début, je ne te voyais presque jamais. Chaque fois que tu rentrais, je t'accompagnais voir tes salades. Puis le temps a passé. Vous avez déménagé. Tu as eu un jardin autre qu'une plate-bande dans la cour du collège. Je te voyais quelques jours aux Grives, quand tu avais réussi à sortir de ton bureau. Nous allions te chercher à l'aéroport.
Tu étais incapable de te reposer. Tu bricolais, tu jardinais. Tu jurais, tu râlais. Je t'entends encore. « Merde! » Ta voix commençait basse puis s'élevait. De temps à autre, tu accompagnais cela d'un « chié! ». Rien ne marchait jamais comme tu le voulais, mais le résultat était toujours impressionnant.
Tu as fabriqué mon premier bureau. Tu m'as appris à clouer et à scier. Tu m'as enseigné l'arrosage des salades et comment tailler les rosiers. Tu m'as légué ton juron favori. Plus tard, tu m'a inculqué les règles de la belote.
Avec toi, j'ai parcouru la Wolfsklam « en petites foulées ». Avec toi, je me suis perdue dans Séville.
Tu avais horreur de rester inactif. Tu as travaillé toute ta vie durant, même après la retraite. Tu t'échappais dans ton atelier. Puis, enfin, tu as été réellement à la retraite. Tu avais peur de t'ennuyer. Alors tu as voyagé. Mais, à peine un an d'otium que la maladie t'a frappé. Tu n'avais jamais été malade de ta vie. Et la leucémie a osé s'attaquer à toi. Quelle injustice pour quelqu'un d'aussi honnête et droit que toi!
Tu en as réchappé une fois. Ce fut un miracle. Je m'en souviens comme si c'était hier: je rentrais de Venise et j'ai appris que les médecins n'osaient se prononcer sur ton état. Et quand tu t'es réveillé, même les spécialistes ne comprenaient pas ce qui s'était passé.
PapiJe ne t'ai pas vu à l'hôpital. Mais tu es rentré pour Noël cette année-là. Tu étais maigre. Tu marchais avec une canne. Ça m'a fait bizarre. Un semblant de paix s'était installé. Puis nous avons oublié la maladie. C'est alors qu'elle est revenue, sans prévenir. Et cette fois, tu ne t'es pas réveillé. Je l'ai appris en sortant de cours. J'allais déjeuner chez mes grands-parents. Quand j'ai vu mon père, mon frère et ma sœur qui n'étaient pas invités, je n'ai pas compris. On me l'a dit avant de passer à table. Mon sourire s'est affaissé. Une larme, unique, a coulé.
À l'enterrement, je n'ai pas pleuré. J'ai juste été bouleversée de voir mon oncle et mes cousins pleurer... Je n'avais pas réalisé. Je n'ai pas voulu te voir avant que tu ne partes définitivement. Je voulais te garder intact dans ma mémoire. Je m'en voulais de ne pas pleurer. J'ai eu peur de ne pas t'aimer.
Puis j'ai réalisé, un an après. J'ai pleuré quand je suis retourné aux Grives. J'ai compris que je n'entendrais plus tes jurons. Que tu ne chanterais plus « Étoile des neiges, mon cœur amoureux... », faux, rien que pour embêter Mamie. Tu ne chanterais plus ton unique « passer mes doigts dans les cheveux d'Esméralda! ». Tu n'éplucherais plus les haricots avec nous sur la terrasse le soir. Tu ne plongerais plus du muret dans la piscine. Tu ne ferais plus pousser tes radis. Tu n'observerais plus avec espoir ton prunier rachitique. Tu ne nous parlerais plus des charançons.
Tu ne sauras pas que j'ai eu mon permis, toi qui me l'as offert. Mais si je l'ai eu, c'est grâce à toi, je le sais. Des salades ont été replantées sur tes plates-bandes. Nous chantons encore « Étoile des neiges » ou « Esméralda ». Je t'ai pris tes espadrilles et ton chapeau de paille. Merci Papi.

19 décembre 2006

19

Samedi 16 décembre, mon frère et moi nous sommes occupés de faire le sapin. Faire dans tous les sens du terme, étant donné qu'il s'agit d'un faux que nous devons monter avant de le décorer. Et je peux vous dire que tant qu'il n'est pas complètement décoré, il est très laid. J'ai horreur des faux sapins...

Le montage --> P1010040 L'ouverture des branches --> P1010042

Guirlandes et la première boule --> P1010043 Boules --> P1010044

Boules et étoiles --> P1010048  C'est la fin! --> P1010055 C'est beau!

4 décembre 2006

Escapitalade

Marie, je crois que c'est une chanson du film... Si ce n'est pas le cas, dis-le moi, je l'enlèverai.
RECTIFICATION: ce n'est pas une chanson du film, mais peu importe, ça va avec le style du film...



10170878127_61559Dimanche matin, le cerveau complètement embrumé par le manque de sommeil, je tire difficilement Cécile des bras de Morphée. Je dois prendre le bus aux aurores et retrouver ma Dame-Oiselle pour une escapade à la capitale. Je me suis proposée, seule candidate, pour l'accompagner voir un film chinois qui ne passe que là-bas. « Une comédie musicale un peu cul-cul, » m'a-t-elle annoncé. Qu'importe, le gnangnan ne me dérange pas. Et si elle m'avait nommé plus tôt l'acteur pour lequel elle allait voir ce film, j'aurais accouru encore plus vite, si c'était possible!

Nous traversâmes son fief à pied pour nous rendre sur une ligne ferroviaire qui n'est pas normale: les trains ne vont pas dans le bon sens (si M***, je te jure, ils vont de la droit vers la gauche dans cette gare! Ce n'est pas normal!) et les sonneries sont tout bonnement traumatisantes... ah la rive droite, je m'en souviendrai!

paper01


perhaps_loveNous trouvâmes le cinéma sans trop de problèmes (nous avons juste traversé deux fois la même rue parce que deux cinémas se faisaient face... il fallut choisir le bon!). Nous nous installâmes confortablement dans la petite salle et quelques personnes d'origine asiatique nous rejoignirent.

- M***, t'es sûre qu'il y a les sous-titre?
- Euh, oui, normalement...

PerhapsLove_7Le film commence. A la première chorégraphie, nous voilà toutes deux en train d'étouffer nos éclats de rire dans nos écharpes. Puis peu à peu, nous nous laissons ensorceler. Nous versons même une larme ou deux. Mais surtout, nous sommes muettes d'admiration devant le magnifique Takeshi Kaneshiro (si vous connaissez Le Secret des poignards volants...). M*** a du mal à rester calme. Et je la comprends. Mais dès qu'il commence sa chanson, nous re-voilà parties dans un fou-rire... non qu'il chante mal, loin de là, mais c'est tellement kitsch! Finalement, ce film n'était pas mal du tout.

Après cette séance de cinéma mémorable, déjeuner à l'abris d'un KFC qui traîne dans le quartier (il s'était mis à pleuvoir des cordes entre temps). Puis nous allons nous abriter dans la Fnac du coin, où nous errons deux bonnes heures avant de rentrer, épuisées par cette journée épique sous la pluie parisienne...

8 octobre 2006

Nuit blanche

Souvenirs et impressions en vrac...

Rendez-vous dans le train pour Montparnasse avec my dear Cécile. Métro 4 direction Châtelet. Collées à la paroi, l'angoisse de ne pas pouvoir descendre. ''Mais je te dis que tout le monde descendra à Saint-Michel! - On vient de quitter Saint-Michel... - Bon alors à Cité.'' Mais les portes restent obstinément closes: on ne descendra jamais. Finalement, des tas de gens (oui, des ''tas''!) descendent à Châtelet. Ouf!

''T'as un plan? - Non, et toi? - Non.'' ... Nous marchons, nous errons. Les voitures se bousculent, s'accumulent. Klaxons, appels de phares impuissants, insultes, cris. Les piétons, malins, en profitent pour se faufiler. Longer les quais. chercher une rue, la trouver par hasard. Marcher. Sur la route, sur le trottoir. Ne pas se faire marcher sur les pieds, ni en écraser; éviter les voitures, éviter les vélos.

cafe040dPuis, un groupe plus compact. Au détour d'une rue, une ''œuvre d'art contemporain'' (des guillemets, parce ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas l'art contemporain, et que ceux qui me connaissent bien, savent que j'ai des a priori et des préjugés sur l'art contemporain). Dans une église, une ville de cire allumée se consume. Un parc laisse entendre une musique à mi-chemin entre chant grégorien et musique mystique.

C'est étrange d'arriver à Paris, de sortir de la bouche de métro alors que le ciel s'assombrit déjà. La nuit tombe doucement sur la capitale. ''Le ciel est bleu Klein cette nuit''; cette phrase me trotte dans la tête depuis un moment. Les rues tortueuses du Marais, inégalement éclairées par les lampadaires. Cette douce lumière orangée qui enveloppe la foules des noctambules.

Soudain, lové au creux d'une cour, bien protégé par une grille, un jardin, tout petit, à la française. Précieux, un peu perdu. La perle. On s'approche. Cette odeur si typique des petits buis taillés. Cette odeur que l'on retrouve dans le parc des châteaux. Cette odeur en plein centre de Paris. Mais où sommes-nous? Une pancarte: musée Carnavalet...

Des gens. Des gens partout. Des couples, beaucoup. Des mains qui se frôlent, des baisers volés. Des groupes aussi. Paris la nuit vit. Le flot humain se déverse dans les rues, petit à petit. Des vagues plus puissantes que d'autres nous submergent de temps à autre. Des bribes de conversation surprises sur un bout de chemin. Moi l'associable, j'ai pris mon bain de foule. Et j'ai aimé ça!

Paris je t'aime!

La photo n'est pas de moi.

27 août 2012

Art cinétique

J'ignorais tout de l'art cinétique, ou presque. Je savais qu'il existait des mobiles, probablements une des formes d'art qui me fascinent le plus. Puis un jour, sur un blog dont j'ai perdu le nom, j'ai découvert une vidéo présentant l'oeuvre de Choe U-Ram.

Comme Canalblog refuse de jouer la vidéo que je voulais mettre, vous pouvez la voir en cliquant sur ce lien. Et en attendant, vous pouvez toujours admirer Una Lumino Portentum :

D'une finesse et d'une poésie rares, ces faune et flore d'un autre monde sont absolument superbes ! En outre, de nombreuses oeuvre ont un titre latin, comme si elles cherchaient à s'intégrer dans le classement des êtres vivants.

UnaLumino_portentum - Choe U-Ram

20 mai 2013

Vacances - première partie : le sentier des ocres

Pendant le week-end des 8-mai-Ascension, je suis partie en vacances, poussant mon séjour dans le Var jusqu'au mardi suivant pour cause de trains complets le dimanche. Avec ma soeur, nous avons accompagné notre grand-mère dans sa descente vers le Sud. Nous avons profité du trajet pour découvrir le Petit Luberon.

Le lendemain de notre arrivée, sous un ciel légèrement voilé, nous sommes allées crapahuter dans d'anciennes carrières d'ocre. Les couleurs étaient absolument ébolouissantes, et donnaient à l'endroit un aspect légèrement surréaliste. Par contraste, les jeunes feuilles des chênes paraissaient phosphorescentes.

P1020890

P1020895

P1020898

P1020906

P1020917

16 août 2012

Sept détectives

Sept détectives

Titre Sept détectives (oneshot)

Scénario : Herik Hanna
Dessin et couleurs : Eric Canette

Editeur : Delcourt (2012)

Sept détectives de renom réunis à Londres par un inspecteur de Scotland Yard pour élucider une affaire de meurtres dans une atmosphère plutôt glauque.

Si en ouvrant la bande dessinée je m'attendais à voir sept détectives rendus célèbres par la littérature, j'ai été grandement désappointée. Aucun nom n'a eu l'heur de me rappeler un quelconque personnage. Mais au fur et à mesure de l'histoire, j'ai commencé à avoir des suspicions.

Nathan Else, londonien émacié fumeur de pipe, dont le grand ennemi n'est autre qu'un médecin nommé Mortime, qui a failli mourir au cours d'une lutte sans merci en Suisse aux abords d'une chute d'eau. Sans compter son ami, ici présent, le docteur Eaton.

Ernest Patisson, détective suisse à la moustache imposante, qui aime discuter et vit à Londres depuis peu. Courge ou liliacée, quelle différence ? Qu'on soit suisse ou belge, il y a peu pour un anglais qui vous prendra de toute manière pour français. Patisson, Poirot...

Adélaïde Crumble, la vieille fille du nord de l'Angleterre, a un petit côté Miss Marple. (Elle n'est pas si vieille, mais sans doute s'agit-il de licence artistique : il faut bien qu'il y ait le cota de jeune fille appétissante dans une bande dessinée commerciale – et la série des 7 est un peu commerciale malgré tout.)

Et je passe sur le flic d'outre-Atlantique (j'ai cru lire qu'il serait un parfait Marlowe, mais ma culture en littérature policière est trop limitée pour que je puisse le confirmer), l'inspecteur français et l'ancien flic renié par les services de police suite à un échec cuisant au cours de sa carrière.

Somme toute, les personnages et leurs relations sont assez savoureux. Vous devinez qu'avec tant de cerveaux et d'égos réunis autour d'un même mystère l'enquête ne va pas se passer sans heurts. Et si le graphisme est très réussi – décors superbes, personnages inquiétants, couleurs sombres – l'enquête en elle-même m'a déçue. Sans doute la difficulté affirmée est-elle peu crédible quand on sait l'excellence des protagonistes. Cette histoire m'a rappelé une enquête que j'avais lue, qui se déroulait au cours d'une murder party.

Somme toute, une histoire intéressante dans un univers inquiétant, à lire pour les portraits des détectives plus que pour l'enquête.

6 mars 2011

To-do list

- Corriger les copies des 5e - FAIT
- Préparer le contrôle des 4e - FAIT

Harrius Potter
- Rentrer les observations pour le conseil de classe - FAIT (le 07/03 à 00:09)
- Préparer le cours sur les noms latins dans Harry Potter -
- Préparer le cours sur la description d'un monstre -

Le Cauchemar
- Corriger le cours de Sémantique Cognitive rédigé par F. -
- Commencer les travaux pour le mémoire -

- Regarder le dernier épisode de Skins - FAIT

Skins, saison 5
- Avancer Goong - EN COURS
- Préparer une note sur Un Tramway nommé Désir -

Goong, princess hours
- Préparer une note sur Richard II -
- Lancer un blog d'avancée du mémoire -

27 novembre 2010

Hiems, hiemis

C'est la fin de la journée. Déjà la lumière s'affaiblit. Il fait très froid, d'un froid mordant, depuis ce matin. Dans la salle de classe, nos yeux hagards se fatiguent devant les écrans des ordinateurs. Les explications du professeurs sont nombreuses. Rapides. Nous peinons à suivre. C'est vendredi après-midi, et la fatigue de la semaine se fait sentir. Les absents dans les rangs sont de plus en plus nombreux.

Capture

Soudain, les visages se détournent. Les yeux s'écarquillent et les sourires s'étirent. Notre attention est désormais complètement monopolisée par les flocons duveteux qui tombent sur les toits de la capitale. Nous avons entre vingt-deux et vingt-huit ans, et nous gloussons devant cette vision un peu magique malgré tout.

Ce matin, quand je me suis levée, les toits de mon impasse étaient encore saupoudrés, même si partout ailleurs dans Paris, de neige, il n'y avait plus trace. Mon impasse est un peu comme hors-les-murs, dans Paris mais hors du monde. J'aime cet endroit.

6 mai 2010

Angoisse

J'ai cours dans moins d'une heure et demi avec mes troisièmes, et j'angoisse. Mal au ventre, intestins qui se tortillent et se nouent. L'angoisse remonte dans l'estomac. L'angoisse est là, dans la gorge. Je vais devoir les engueuler et j'angoisse. Pourquoi, mais pourquoi? Le regard sarcastique et méchant de cette peste refuse de me lâcher. Vraiment, je déteste mes troisièmes. Qu'ils aillent donc au lycée et qu'ils me foutent la paix! De toute manière, ils n'aiment pas le latin.

071004181033Angoisse_site_jpg

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Publicité