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Vous en parlerez à votre cheval...
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4 février 2013

Angoulême, le 40e festival

Samedi matin, cinq heures, le réveil est difficile, mais la perspective d'une journée passée à Angoulême, pour le festival de la bande dessinée, en compagnie de Melendili est bien plus que suffisante pour me sortir du lit. Le train a beau être matinal, il est bien rempli. Et nous débarquons à destination aux alentours de neuf heures et demi.

Déjà la foule se presse, alors même que le festival n'a pas encore ouvert ses portes. Une fois les pass récupérés, nous organisons un vague planning. Les conférences disparaissent au fur et à mesure de la liste, au profit des expositions.

1. "Mickey, Donald, tout un art" : c'est dans la cour de l'hôtel de ville que nous attendons l'ouverture de l'exposition, à dix heures. Dans la tente, une exposition extrêmement bien organisée, alternant mises en scènes, planches, explications, dans une boucle autour d'un petit théâtre qui projette les toutes premières aventures des compères héros de l'expo. Le tout est dynamique, beau, jamais ennuyant.

DISNEY

2. L'exposition "Spécial Corée" nous fait découvrir des auteurs et des histoires très différentes mais toutes plus séduisantes les unes que les autres. Crayonnés, planches originales, fac similés... De plus, chaque panneau aborde un système de traduction différent : les uns ont duppliqué les planches et inséré la traduction dans les bulles, d'autres ont écrit la traduction en légende des planches, d'autres encore présentent certaines planches originales et d'autres en traduction. Ajoutons à tout ça l'extrême gentillesse des hôtesses d'accueil, qui nous ont fait don du catalogue et de l'affiche - très réussie - de l'exposition, alors que nous en demandions le prix.

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Le passage par le monde des bulles (la librairie géante des grands éditeurs) est écourté par notre besoin de fuir la foule beaucoup trop compacte, non sans un détour sur un ou deux stands qui nous permet de ne pas repartir les mains vides. L'univers des éditeurs indépendants, quoique tout aussi grouillant de monde, nous a paru plus supportable. A chaque stand, nous nous extasions sur la beauté des affiches.

3. L'exposition du pavillon des jeunes talents est stupéfiante. Certains ont le trait classique mais des idées de scénario à revendre, d'autres un trait tout-à-fait particulier et des idées plus torturées. Mon préféré : (à lire sur ce blog).

JEUNESTALENTS

4. En face, la maison des auteurs en résidence nous fait voir des extraits des travaux en cours. Nous retrouvons les planches de l'auteur qui a encadré l'atelier des petits monstres du club BD. De même qu'au pavillon des jeunes talents, la diversité est de mise. Mais tout, ou presque, donne envie de lire l'oeuvre dans son ensemble. Ils ont acquis ce jour de futurs lecteurs. Mention spéciale à l'auteure qui réalise des demi-planches gags, très classiques dans leur mise en oeuvre, mais où les protagonistes sont des plantes de salon.

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5. Petit tour à l'exposition sur les trente ans des Mystérieuses cités d'or. J'en ressors avec le générique dans la tête.

6. L'exposition sur la bande dessinée flamande, "La Boîte à Gand", nous éblouit de ses couleurs. Etrange, assez fascinante, mais nous avons trop mal aux pieds pour nous y attarder.

PS : les photos ne sont pas de moi. Celles de l'exposition "Mickey et Donald" viennent de ce site.

 

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8 janvier 2013

Labyrinthique

Le séminaire devait avoir lieu en Sorbonne. Chose étonnante s'il en est, puisqu'il s'agit d'un séminaire d'un laboratoire de Nanterre. Force mails avaient été envoyés, précisant "Paris Descartes", "rue des Saint-Pères", "non en fait en Sorbonne", "mais Paris Descartes quand même". Finalement, on informa : en Sorbonne, galerie Gerson, escalier G, salle F673. Rien d'effrayant pour qui a passé quelques années en ces murs.

13:30. Je quitte la petite sandwicherie que j'aime bien, rue des Ecoles, et remonte le long de la rue Victor Cousin. J'entre dans le couloir, persuadée, après avoir croisé la galerie J.B. Dumas que la suivante est la bonne. Déconfiture totale : galerie Claude Bernard. Ne reste que la galerie Richelieu et les autres sont fermées. Un peu interdite, je jette un oeil au plan qui s'efface depuis les siècles des siècles, au bas de la salle des Actes. Galerie Gerson... j'y étais. Bref. Premier indice trompeur, car il n'y a pas d'escalier donnant directement sur cette galerie !

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Ce n'est pas tout-à-fait l'endroit où je me suis perdue, mais ce n'est pas loin au-dessus.

Escalier G... Je trouve le J, à côté du P (ce qui est tout-à-fait logique, vous en conviendrez). Et le G, en fait, je le connaissais très bien, j'avais simplement oublié son nom. Premier étage et demi, ethnologie ou que sais-je, même pas de palier. Deuxième étage, la présidence. J'imaginais pourtant qu'il s'agissait là du niveau F... Tant pis, je poursuis. Troisième, UFR d'anglais, niveau G. J'avais raison. Merdum ! Du coup j'essaye de rattraper par le demi-étage, je trouverai sans doute une correspondance.

Je découvre un laboratoire de recherche en langue française, une bibliothèque, des bureaux. Sol moquetté, silence complet, quasi-religieux. J'ose à peine poursuivre, mais j'imagine qu'un autre escalier débouche de l'autre côté de cet étroit couloir. Et effectivement, un minuscule escalier. Niveau F, bingo ! Salle 671. Pour les suivantes, il faut sortir sur la passerelle. F672, je chauffe. Et là, bam, cul-de-sac, une porte vitrée qui donne sur un débarras. Contrite, je redescends dans la cours Cujas, que je connais bien.

Je retourne à l'escalier G, en passant devant un groupe d'étudiants vautrés dans un autre escalier... G2 ! Si si ! LE SEUL escalier à porter un tel nom au monde est forcément à la Sorbonne ! Petit colimaçon au bois usé qui débouche sur un minuscule pallier. Deux salles, dont la F673. Je reprends mon souffle. Il est 13:55.

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Cette photo n'est pas récente, il ne faisait pas si beau aujourd'hui.

14:10 arrive l'organisatrice. La salle est fermée. Les appariteurs de Paris IV ne peuvent pas l'ouvrir, car c'est une salle qui appartient à Paris V. Et l'appariteur de Paris V n'est pas là. Allers-retours de la pauvre dame dans l'escalier. Finalement, un appariteur monde, tranquillement. Il vérifie. Ah oui, c'est fermé. "Je vais voir, mais les pass de Paris IV ne vont pas marcher..." Il redescends, tranquillement. Il est déjà 14:20. Finalement, on nous installe dans une salle de Paris IV. Nous avons une demi-heure de retard...

"Vive la Sorbonne !" ont dû se dire les intervenants... qui arrivaient tout droit de Nancy (de l'ATILF, pour être plus précise).

PS : une très bonne année à tous, chers lecteurs !

20 novembre 2012

Akinator, le retour

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J'en avais déjà parlé, et en farfouillant dans l'historique des visites sur ce blog, je suis retournée voir ce qu'il devenait. Mais si rappelez-vous ! Akinator, ce fameux "génie du Web" télépathe, qui devine à quelle personne vous pensez.

Je me rappelle qu'on en a parlé une fois avec un prof, parce qu'en réalité, la technique derrière tout ça est extrêmement simpliste. Même si j'imagine qu'il faut une base de données en amont assez colossale, le principe est le même que notre "ni oui ni non". Et s'il échoue une fois, le personnage auquel vous avez pensé est ajouté à la base. Ainsi il s'enrichit et s'améliore à chaque échec.

Malgré tout, ce petit logiciel reste bluffant. Il a tout de même trouvé Julia Ogden (Les Enquêtes de Murdoch), Monk de la série éponyme et Julie Teeger, la fille de son assistante, Virgile, mon frère, Bertrand Russel, Ingvar Kamprad (fondateur d'Ikea) et Richard Stallman (père de GNU) ! Par contre, je l'ai vaincu avec Antoine Culioli (linguiste spécialiste de l'énonciation), Félix Gaffiot et Solédango (Candélabres). Les deux derniers étaient déjà un échec il y a quatre ans et demi.

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18 novembre 2012

Copenhague - jour 1

Après avoir découvert avec fascination le métro copenhaguois et nous être installées au onzième étage de notre auberge de jeunesse, nous sommes ressorties, affrontant le froid, pour explorer le Tivoli Gardens. Nous étions samedi, au beau milieu de l'après-midi, et il y avait du monde. L'ambiance idéale pour découvrir un parc d'attraction.

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Je ne suis pas fanatique, d'ordinaire, des endroits trop peuplés, et encore moins regorgeant d'attractions censées donner des sensations fortes. Les montagnes russes n'ont jamais été ma tasse de thé. Pourtant, Tivoli a ceci de particulier qu'il a gardé un certain cachet et une authenticité tout-à-fait charmants.

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Fondé en plein milieu du XIXe siècle, ses montagnes russes nous font basculer non pas au-dessus du vide, mais de quelques décennies en arrière. Bien sûr, ces trains à sensations ne sont pas d'origine, mais Wikipédia m'a appris que l'une d'entre elles date tout de même du début de la première guerre mondiale.

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Au-delà de ces circonvolutions aériennes, l'ambiance est assez unique. Le thème de moment était bien évidemment Halloween, et si nous avons manqué la parade de peu, nous avons eu tout le loisir d'admirer la décoration. Probablement un peu kitsch, mais une sorte de « kitsch bio », où les horreurs en plastique auraient été remplacées par des centaines de citrouilles et coloquintes, logées douillettement dans des bottes de paille et les fontaines éteintes.

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La nuit tombe tôt dans les pays du nord en cette période de l'année. Les guirlandes lumineuses ont commencé, doucement, à éclairer les allées du jardin et les bords de l'étang. À seize heures trente, environ, nous avons commandé à dîner, dans une véranda au-dessus dudit étang. Le plaid en polaire sur les épaules, nous avons pu remplir notre estomac, avant de rentrer à l'hôtel, épuisées et congelées.

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16 septembre 2012

N'embrassez pas qui vous voulez

N'embrassez pas qui vous voulez

Titre N'embrassez pas qui vous voulez (oneshot)

Scénario : Marzena Sowa
Dessin et couleurs : Sandrine Revel

Editeur : Dupuis (2012)

L'éditeur annonce « Qu'un petit garçon essaie d'embrasser une petite fille, cela n'a normalement rien de dramatique. (…) Mais si la scène se passe pendant la projection d'un film de propagande, à l'école, dans une République socialiste, bien des années avant que le Mur ne fasse mine de se fissurer, tous les ingrédients sont réunis pour que cela vire au drame... ». Le titre avait déjà attiré mon regard, ainsi que l'image du moustachu Staline, et le résumé a fini de me convaincre.

Les personnages ne sont pas des héros, ils ne sont pas non plus des pantins d'un système trop rigoureux. Ceux que l'on pense à la solde du régime – enseignante, directeur – ne sont en réalité pas plus que de simples humains. Pas d'excès dans cette histoire, si ce n'est ceux de l'Histoire, mais de simples actes du quotidien. Des actes qui ne sont pas vus comme des actes de résistance, mais comme des actes de survie.

Le film de propagande, la menace de la milice, l'interdiction de s'exprimer, le danger de l'écriture, les interrogatoires, la délation encouragée. Tout est présent, rien n'est outré, tout sonne juste dans cette histoire où une bande de gamins apprennent à penser par eux-mêmes sous le regard vigilant d'un écrivain, le père de notre protagoniste.

Toute une série de portraits de familles divers et variés, où l'on sent que la vie est difficile dans le froid de l'hiver, et les réalités du système sont véritablement palpables, bien plus que dans un cours d'histoire ou dans un documentaire.

Certains passages sont durs, mais le sourire des gamins finit par nous gagner, et l'on cherche avec eux cette Vérité. Un très belle histoire, qui m'a rendue sensible, pour la première fois de ma vie, à ce qui s'est passé, un jour, en URSS.

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13 septembre 2012

Azimut

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Titre Azimut, tome 1 "Les aventuriers du temps perdu" (série)

Scénario : Wilfrid Lupano
Dessin et couleurs : Jean-Baptiste Andreae

Editeur : Vents d'Ouest (2012)

Avec un titre pareil, comment aurais-je pu ne pas être intriguée immédiatement ? Azimut, « Les aventuriers du temps perdu ». Qui résisterait à un titre-valise, dans lequel se rencontrent Marcel Proust et Indiana Jones ? Et le contenu est à la hauteur. Ajoutons à Proust et Indiana, Lewis Carroll, un peu de Dali, et pourquoi pas un ou deux auteurs de science-fiction, le tout saupondré de contes ancestraux et de récits d'aventure ?

Quentin de la Pérue, explorateur, débarque après deux ans d'errances maritimes et s'apprête à coloniser pour le royaume de Ponduche... la plage de Ponduche. Impossible, me direz-vous ? Que nenni, rien n'est impossible dans cet univers. Et tout s'explique quand le monarque Irénée le Magnanime explique qu'ils ont perdu le Nord. En effet, un petit rigolo s'est amusé à dérober le Pôle Nord, si bien que toutes les boussoles s'affolent.

Entre temps, Aristide Breloquinte, savant fou de son état, étudie les animaux chronoptères. Il est spécialiste des Belles Lurettes et autres Coucous des pendules. Un peintre, Eugène, se meurt d'amour et de haine pour la belle qui l'a abandonné. Et la sulfureuse Manie Ganza, princesse au passé mystérieux, en réalité voleuse de crones et qui cherche à s'attaquer à la banque du temps. Parmi ces humains évoluent des saugres, chimères improbables (animaux, poêles à bois, épouvantails et j'en passe) douées de parole, sorties d’œufs de clepsygrues.

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Vous l'aurez compris, cette fable, ce conte, cette aventure, je ne sais quel nom lui donner, mélange avec subtilité et génie le burlesque, le surréalisme, le baroque, l'imaginaire, le... bref, tout. Lapin blanc à la Alice, contes de la Saint-Glinglin, tout un mélange pétillant et frétillant sur un univers dans lequel un drame se prépare : qui a volé le Pôle Nord et dans quel but, qu'est donc cette banque du temps dont tout le monde pense qu'elle n'existe pas, qui est véritablement Manie Ganza ? Autant de mystères qui devront attendre le tome suivant.

11 septembre 2012

Love

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Titre Love, tome 1 "Le tigre"

Scénario : Frédéric Brrémaud
Dessin et couleurs : Federico Bertolucci

Editeur : Ankama (2011)

Histoire muette, le lecteur qui n'a plus qu'à savourer les images splendides de ce livre, suit le quotidien d'un tigre au coeur de la jungle.

Le silence semble bruisser des sons de la forêt : on entend la chute d'eau, les rugissement de la panthère, les coups de griffe tranchant l'air, le pas lourd de l'éléphant. Et on admire, bouche bée, la magnificence du seigneur tigre.

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6 septembre 2012

Les Chevaux du vent

Les chevaux du vent - 1 Les chevaux du vent - 2

Titre Les Chevaux du vent (twoshots)

Scénario : Lax
Dessin et couleurs : Fournier

Editeur : Dupuis (2012)

L'histoire se passe au Népal, dans le fin fond de l'Himalaya, à la frontière du Mustang et du Tibet, pendant la colonisation anglaise. Un paysan, sa femme et ses trois fils vivent dans un village reculé, isolé dans l'immensité des montagnes. Le benjamin est muet, et les autres enfants l'ont choisi comme souffre douleur. Afin de le protéger, son père l'envoie dans un monastère au Mustang, où il sera moine. Douze ans plus tard, c'est le cadet qui quitte la maison, pour s'engager dans l'armée anglaise. Le père, qui ne s'est toujours pas remis du départ de son petit dernier, décide de partir pour le monastère. Seulement, depuis le temps, les frontières du Mustang se sont fermées : il n'est plus possible d'y entrer sans laisser-passer. Alors il s'engage dans l'armée anglaise, comme cartographe : il sera alors envoyé comme espion au Mustang pour faire des relevés.

L'histoire est poignante, les dessins splendides. Les marches interminables sur les sentiers escarpés, les nuits passées dans le silence de l'Himalaya. Les querelles entre frères, la perte d'un fils, la jalousie. Le danger que l'on croit venir de la nature même du paysage est en réalité plus menaçant lorsqu'il vient des hommes.

Sorte d'épopée en deux volumes, histoire complète, presqu'une tragédie, Les Chevaux du vent, donne à voir des lieux et une époque fascinants, et raconte l'homme.

26 août 2012

Courtney Crumrin

Courtney Crumrin - 1, Les choses de la nuit

Titre Courtney Crumrin, tome 1 "Les Choses de la nuit"

Scénario et dessin : Ted Naifeh
Couleurs :  Warren Wucinich
Traduction : Achille(s)

Editeur : Akileos (2012)

Couverture d'un beau violet, assez sombre, tirant sur le pourpre, mate. Au centre, l'image d'un enfant-adolescent, visage renfrogné : je ne sais trop s'il s'agit d'une jeune fille ou d'un garçon. Bestioles dentues et poilues, bibliothèque obscure, crâne. « Les choses de la Nuit ». Mouais, tout ça m'a l'air un peu gothique, je ne suis pas fan. Mais l'éditeur s'appelle Akileos, alors bon, je retourne le livre, pour lire le résumé.

« Courtney Crumrin, c'est un peu les peurs et les angoisses des adolescents contre des spectres effrayants, à quoi on rajouterait un excellent divertissement. » Bon, après tout, pourquoi pas. Sans doute plaira-t-elle à mes collégiens.

Je plonge dans l'histoire. Le graphisme est un peu étrange et les couleurs ne me plaisent pas vraiment. Mais le scénario est pas mal fichu, et malgré moi, je tourne la page à chaque fin de chapitre pour savoir la suite. Bien entendu, la fin du volume arrivée, je n'en ai pas assez.

Les personnages sont intéressants. Les parents de Courtney (c'est donc une fille sur la couverture) m'ont rappelé ceux de Coraline, un peu. Courtney a d'ailleurs beaucoup d'une héroïne à la Burton-Gaiman. L'histoire n'est pas niaise, et certains passages sont d'une cruauté assez désarmante : son seul « ami » (ceci est un bien grand mot, disons la seule personne qui lui ait adressé la parole à l'école) se fait dévorer par une espèce de monstre* de la forêt, et personne ne s'en émeut. Bien sûr, on comprend vite que l'ambiance de ce quartier n'est pas tout à fait normale, mais tout de même.

Bref, une histoire pour adolescents, qui, sous ses airs « à la mode » et convenus, se lit sans difficulté, comme une bonne aventure. Escapade dans les sous-sols du fantastique tout-à-fait acceptable !

edit : anciennement "montre", récemmeent corrigé

30 mai 2012

Saint-Jean-de-Luz

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Rouge basque sur les volets, ciel bas et menaçant mais lumière éblouissante malgré tout. Il fait bon, il fait beau, il fait chaud. Sieste sur la plage, les pieds dans l'eau froide, le nez dans le vent. Rue piétonne encombrée, boutiques alléchantes, petits restos appétissants. Macarons, jambons, fromages. Le port, le petit train, la plage. Tous les ingrédients sont réunis pour un lieu de villégiature idéal. Même la pluie s'est abstenue pour notre premier jour au Pays Basque...

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26 mai 2012

Bayonne

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Le ciel est lourd et gris. Le vent de lève, l'air est frais, presque froid. Manteaux et écharpes sont de la sortie. Mais si les nuages sont menaçant, point de pluie ce vendredi. Le matin, vers dix heures, les rues sont encore désertes. Point de jambon ni de chocolat... Il faudra attendre.

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Un cloître comme je les aime.

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4 novembre 2011

Grille-pain

Je me souviens, quand j'étais petite, le vieux machin tout raffistolé. On s'y brûlait les doigts, on y oubliait systématiquement nos tartines, qui se rappelaient à notre bon souvenir avec force fumée et odeur de brûlé.

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C'était les goûters au chalet, chez mes grands-parents, l'hiver, neige et vue sur le Mont-Blanc.

C'était les petits-déjeuners en famille dans la grande salle, sur l'immense table, sous le plafonnier, rosée humide, chant des coucous et des tourterelles, au loin l'église qui sonne.

C'était les réveillons, odeur de toasts briochés, enfouis sous le torchon de cérémonie pour arriver encore chauds sur la table et accueillir le foie gras.

Ce vieux machin, sans interrupteur, dont les résistances avaient été raccomodées tant bien que mal, lorsqu'il est mort, nous l'avons remplacé par le même.

Et aujourd'hui, pour mon chez-moi, je ne me voyais pas acheter un autre grille-pain que celui qui ressemble tant à mes souvenirs. Avec cependant une petite touche de modernité et de couleur.

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27 août 2011

Canada - 5e jour

Visite guidée de Montréal avec un guide de la ville, natif de Montréal et fier de l'être, qui aime sa ville et nous communique son enthousiasme pendant deux heures et demi. Il nous fait découvrir l'architecture, nous apprend comment les vieilles maisons de type élizabéthain ont bien failli disparaître, nous explique ce qu'il y avait à la place de telle ou telle tour de bureau, nous annonce ce qu'il y a ici et pas à Toronto. Seul bémol, la ville souterraine. Là où j'attendais un peu de mystère et d'histoire secrète, il n'y avait en réalité qu'un immense centre commercial et l'appat du gain.

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Puis nous faisons route vers Québec, capitale provinciale. Dans l'après-midi, étape avant la nuit, nous visitons une réserve amérindienne. Le mot de "réserve" me fait toujours un peu grincer des dents. Mais en fait il s'agit plutôt d'un village, principalement habité par des amérindien. Dans ce village, d'anciennes habitations traditionnelles ont été reconstituées. Et puis c'est un village huron. Rien que ce mot attise ma curiosité (il fut un temps, j'ai lu L'ingénu).

Notre guide est un Montagnais (autre nation amérindienne du coin), jouant au Huron et parlant français avec un très fort accent québécois. Le mélange ne manque pas de faire sourire. Le tout se révèle fort intéressant et s'achève par un dîner où nous pouvons déguster des saucisses de bison après une soupe aux graines de tournesol.

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Le soir, nous arrivons à Québec. Il fait nuit. L'hôtel se trouve au coeur de la ville, dans une rue où fleurissent les cafés et les restaurants, où s'épanouissent les boîtes de nuit et les bars. Une rue très animée, de jour comme de nuit, la Grande Allée, et dont les citadins disent qu'elle est les Champs Elysées de Québec. Un peu plus bas, des remparts enferment le coeur historique de la ville. Nous descendons tout droit, jusqu'au château, aujourd'hui un hôtel, et la vue sur le Saint-Laurent.

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21 août 2011

Canada - 3e jour

Nous quittons Toronto, capitale provinciale de l'Ontario, pour Ottawa, capitale fédérale du Canada. Au programme, beaucoup de route. A droite comme à gauche, une fois sorti de la banlieue de Toronto, tout est verdoyant. De temps à autre, un panonceau prévient contre la traversée probable de cerfs de Virginie ; la guide nous signale les marécages où pourraient se trouver des barrages de castors. Enfin, nous arrivons à Kingston, où nous déjeunons dans un ancien fort militaire britanique. Au menu : soupe de carottes au curry (une tuerie), saucisse et mashed potatoes (de la purée, de la vraie) et pudding bien sucré, bien informe, mais tellement bon !

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Puis croisière sur le Saint-Laurent, dans la région des mille îles. A côté, la Loire et la Seine sont des poids plumes. Ce fleuve est un géant. Le paysage est superbe, sous le soleil éclatant. L'eau est bleu sombre, et les arbres verts abritent ou dissimulent les "cabanes", qui ressemblent davantage à des palaces qu'à des huttes. De l'autre côté du fleuve, les Etats-Unis.

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Puis nous repartons en direction de notre destination du jour : Ottawa. La ville est beaucoup plus humaine que Toronto. Plus soignée, des massifs de fleurs partout, des parcs. Les rues sont larges et respirent. Petit tour au Parlement. Derrière le bâtiment, avec vue sur le Saint-Laurent EDIT: la rivière des Outaouais (ce qui semble plus logique) inégalable, la bibliothèque du Parlement, ronde, tout droit sortie de l'univers d'Harry Potter.

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Le soir, dîner à la Rôtisserie Saint-Hubert, spécialité du coin très prisée des jeunes Québécois. Ce n'est pas de la restauration rapide, mais presque. Spécialité de poulet (sous toutes ses formes) servi avec des frites et de la salade de chou crémeux (chou blanc avec une sorte de mayonnaise sucrée). Evidemment, les plus âgés du groupe - ma grand-mère en tête - crient au scandale et laissent leur assiette quasiment pleine. Se plaignent du service, réclament du pain, comparent le repas à la cantine... De mon côté j'ai vidé mon assiette sans demander mon reste et ai tâché de résister à la tentation de me cacher sous la table tant je n'aime pas les scandales. Somme toute, ça fait partie de la couleur locale et un petit McDo n'a jamais tué personne.

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(Pas de photos, le wifi de cet hôtel ne le permet pas... je mettrai à jour dès que possible.)

EDIT: le wifi est toujours bof (le premier jour, ça allait, il y avait une connexion filaire ^^)

20 août 2011

Canada - 2e jour

Le lever à 6h ne pose aucun problème, puisque ça fait déjà plusieurs heures que l'on est réveillé. Après un petit-déjeuner continental gargantuesque, nous voilà partis pour les chutes du Niagara.

Comment dire... C'est impressionnant, gigantesque, énorme, magique. Je ne parviens pas à trouver le mot qui pourrait qualifier cette merveille de la nature. N'étaient les immeubles particulièrement peu esthétiques qui ont poussé autour, ce serait parfait.

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Puis nous repartons, après s'être fait arroser à bord du bateau qui nous emmène au bas des chutes (le tonnerre de l'eau qui tombe en trombes, cataractes d'une violence inouïe, tout cela dépasse de loin notre pauvre condition d'humains), vers la "piscine", sorte de coude que fait la gorge et où les rapides forment des tourbillons enragés. L'eau est d'un bleu superbe. Le soleil est brûlant.

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Visite de Niagara-on-the-Lake, petite ville historique très jolie, dont les rues sont bordées de maisons toutes plus belles les unes que les autres.

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Le soir, tour de Toronto, ville démesurée. Le quartier des affaires nous écrase de ses gratte-ciel de verre. C'est beau, pour sûr, mais l'impression d'être minuscule et fragile au milieu de ces géants demeure.

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20 août 2011

Canada - 1er jour

Arrivée à l'aéroport à 7h15, avec quatre heures d'avance. Trajet long, mais sans encombre. Sur les vols d'Air Canada, on mange bien, et les films proposés sont chouettes.

Ainsi j'ai pu découvrir Detective K, film coréen que j'avais voulu voir il y a quelques mois mais qui n'était pas encore sorti. Le coréen sous-titré anglais, ça reste gérable. Puis j'ai enchaîné avec Rango, en VF (malgré la voix anglaise de Johnny Depp), pour ma grand-mère qui a suivi avec moi (son écran ne fonctionnait pas, et de toute manière on n'avait qu'une paire d'écouteurs pour deux). Bref, Rango, c'est vachement bien.

Atterrissage à Toronto. Rencontre avec la guide et les dix-huit autres membres du groupe. Découverte de l'hôtel. Chambre avec deux lits immenses (petite pensée pour Marion) et très confortables. Je dors comme un bébé jusqu'à... deux heures du matin.

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28 juillet 2011

Boulets choupis et chevaliers débiles

Parce que depuis plusieurs années, de façon quasi-institutionnelle, je regarde au moins une série pendant l'été (j'avais commencé par les animés japonais – Nana, Fullmetal Alchemist, One Piece – puis avais enchaîné avec des séries dans le sens plus traditionnel du terme, qu'elles soient américaines – Desperate Housewives sur quelques saisons et dont j'ai cessé le visionnage en cours car je ne me souvenais plus de l'endroit où je m'étais arrêtée – ou anglaises – Robin des Bois). Et cela reste pour les séries regardées de façon plus ou moins légale sur internet. Parce qu'à la télé, il y a eu Starsky et Hutch, Drôles de dames, Friends (pour la millième fois), Maigret, Sherlock Holmes, Hercule Poirot...

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Parce que – je reprends ma phrase et arrête les subordonnées et parenthèses, c'est promis – donc, je regarde beaucoup plus la télé ou ce qui s'y rapporte pendant l'été (mais toujours pas les infos, personne n'est parfait), j'ai fini cette année par céder à une vieille tentation. Cécile m'en avait parlé plusieurs fois, j'en avais aussi entendu parler par ailleurs sur internet. Aussi, lorsque ma mère annonça un soir qu'elle regarderait bien ce qui passait sur Gulli, j'ai dressé l'oreille : elle voulait regarder Merlin.

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Alors que ce soit tout de suite clair : je ne l'ai pas regardé sur Gulli. La VF, très peu pour moi. Déjà que la série n'est pas extraordinaire, alors avec les voix françaises... Donc un soir, je me suis installée confortablement, et ai commencé.

Scénario cousu de fil blanc, château pas du tout d'époque (on s'attend à un vieux fort mal dégrossi, bien vieux, médiéval... pas à un truc aux toits d'ardoises, avec tourelles et fenêtres), cotes de mailles bien scintillantes et légères, légères ! Cela dit, si j'ai regardé à la suite les trois saisons, c'est qu'il y avait quelque chose de plus.

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Merlin, avec son sourire en mode je-te-l'avais-dit-mais-tu-ne-m'écoutes-jamais

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Arthur, ou le chevalier à la cote de maille scintillante

Et ce quelque chose, c'est les personnages. Merlin, est choupissime. Arthur est bête avec des élans de classe et de noblesse. Uther est borné, naïf, mais parfois touchant. Guenièvre (Gwen en anglais, donc un peu moins nom de baie qu'on met dans la blanquette de veau – je sais, ce ne sont pas des baies de Guenièvre, mais je ne peux rien contre cette association d'idées) est jolie. Morgane est classe. Lancelot et Gauvain (Gwaine en anglais, donc beaucoup moins bovin que dans la VF) sont beaux. Bref, dans l'ensemble, tous les acteurs sont on ne peut plus décoratifs. Même les méchants. Ça, c'est la première chose.

morgana

Lady Morgana (je n'ai pas trouvé de photo d'elle avec son sourire gentil du début, c'est dommage...)

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Gwen, servante de Morgane et future épouse du prince Arthur

La deuxième chose, c'est la relation qu'établit Arthur avec Merlin. Si si. C'est super chou. Je passe mon temps à me marrer toute seule devant mon écran, à sourire niaisement ou à essuyer la larmichette qui me vient au coin de l’œil. D'une façon plus générale, d'ailleurs, on pourrait parler des relations de Merlin. Avec Gaius, son mentor (dans ces scènes-là, j'ai très envie d'appeler Gaius Merlin et Merlin Arthur, ou Moustique, en référence à Merlin l'Enchanteur de Disney), avec Gwen, avec le Grand Dragon, avec Gwaine... Bref. De toute manière, c'est pour le plaisir des yeux et de la facilité qu'on regarde Merlin. Pas pour se prendre le chou et se demander avec angoisse ce qui va se passer après (même si on n'exclut pas quelques pointes de suspens de temps à autre, et qu'un peu plus de profondeur serait parfois la bienvenue).

lancelot gwaine

Lancelot, le chevalier errant et Gwaine (alias Gauvain), le chevalier titubant

cenred

Quand je dis que même les méchants sont décoratifs...

Somme toute, je vais attendre octobre et la saison 4 avec impatience (moins que pour Sherlock, mais tout de même...)

8 juin 2011

Passe-Muraille

Découvert au hasard de mes errances sur la toile, un artiste pas ordinaire.

Un homme qui a inventé la cape d'invisibilité, un homme qui a le pouvoir de se fondre dans les murs, un homme qui se fait caméléon.

Liu Bolin, artiste chinois, sculpteur de son état, a fait de lui-même son support. Si j'ai bien compris les quelques informations que j'ai glanées sur lui, il a commencé ses peintures lorsque le quartier d'artistes dans lequel il résidait a été détruit.

Son procédé ? Sa personne devient le support d'un trompe-l'oeil à taille humaine. Sur ses vêtements, un assistant reproduit le décors, de façon à ce qu'il disparaisse entièrement. Le résultat est immortalisé par une photographie, et le tout est proprement effarant.

Voyez plutôt :

Hiding_in_the_City__Dragon_Series__No_6_on_9_pannels

Piazza_San_Marco__2010_

Hiding_in_the_City_No_71__Bulldozer

Il m'a fallu du temps pour le trouver dissimulé dans le bulldozer...

Family

La photo de cette famille, engloûtie par le rouge du drapeau chinois, est, je trouve, particulièrement oppressante...

People_s_Policeman

L'homme invisible est parmi nous !

4 mai 2011

Boulette

Pour ceux à qui ça aurait échappé, je travaille - pour payer mes études et mon loyer - dans un collège. Mais pas n'importe quel collège : je travaille, plus précisément, dans une institution religieuse (il y a même une chapelle et des bonnes soeurs !).

Ce matin, alors que je bavassais avec mon collègue au CDI, la secrétaire du directeur arrive, toute retournée. Elle vient de se rendre compte qu'elle a fait une - grosse - boulette. En effet, elle a envoyé une centaine de lettre aux parents des futurs sixième, pour les convier à une réunion d'information et de présentation de l'établissement.

Quel est donc le problème ? me demanderez-vous. Elle s'est rendu compte, après avoir posté les missives, des timbres qu'elle avait collés sur les enveloppes... Voyez plutôt :

miss_tic_timbres

miss_tic_1

1 mai 2011

Ce n'est qu'un début

Le mail avec le devoir de sémantique cognitive est parti. Ça y est, les dés sont jetés.

Alors que je pensais pouvoir me réjouir, je me suis rappelé ce qu'il me reste encore à faire.

Moi qui croyais pouvoir sortir la tête de l'eau, j'ai l'impression d'être encore plus profond dans l'eau vaseuse. Que des algues m'ont aggripé les chevilles et m'empêchent de remonter à la surface.

En apnée depuis le début du semestre. Ou presque.

Et en apnée pour quelques semaines encore.

Avec tout ça, je n'ai même pas le courage de préparer mes cours de latin... Ça attendra demain matin. Tant pis.

noyade

31 mars 2011

Boys over flowers - 꽃보다 남자

Et ouais, encore une comédie romantique. Encore de la guimauve, encore de l'eau de rose. Une pâtisserie bien lourde et très sucrée. Digeste malgré tout - les vingt-cinq épisodes se laissent regarder sans trop de difficulté.

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Rien d'extraordianire. Beaucoup de clichés. (Un peu trop à mon goût... parfois, je me demande quelles sont les proportions de parodie et de sérieux là-dedans. Malheureusement, quand je lis les commentaires de certaines fangirls, je me rends compte avec horreur qu'elles trouvent ces niaiseries mignonnes et qu'elles rêvent de vivre la même chose. Bref, fermons la parenthèse.)

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Effrayant, n'est-ce pas?

Le personnage central, une fille issu du peuple et dont la famille a quelques problèmes d'argent (problème récurrent dans les comédies romantiques, j'ai l'impression), entre au lycée le plus coté du pays, réservé à l'élite (financière). (Pour connaître les détails, regardez la série ou allez voir sur dramawiki.) Là elle fait la connaissance du F4, quatre garçons hyper-méga-populaires et qui font régner un peu la terreur sur les autres (avis personnel). Evidemment, elle n'a pas la langue dans sa poche et très vite elle devient la cible privilégiée du bizutage lancé par le leader du groupe. Et évidemment, il va tomber amoureux d'elle. Et évidemment elle va tomber amoureuse de lui.

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Le F4 : de gauche à droite, le potier mondialement reconnu, le fils d'un chef de la mafia locale, l'héritier de la plus grosse firme du pays (ses boucles sont très très bizarres) et le musicien (violon, pianon... tout y passe) petit-fils de l'ancien président. En gros, ce sont des clichés ambulants.

Sauf que - au début tout du moins - les ficelles classiques du triangle/carré amoureux sont floues. On se sait pas qui elle va épouser à la fin. L'amour-at-first-sight ne correspond pas au futur-mari, l'amoureux-transi en aime une autre, pas de fille jalouse (du moins dans le schéma amoureux) en vue... Voilà qui déstabilise! Il faut bien qu'il y ait quelques points positifs.

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Premier amour, meilleur ami, âme-soeur. Le pouvoir des lunettes.

En fin de compte, l'amoureux transi se révèle un ami parfait, le petit ami un crétin fini. La fille qui avait un caractère plutôt intéressant au début, devient une pleureuse hors-paire dans la seconde partie de la série. Et il y a les autres amis, toujours présents, plutôt chouettes dans leur relation d'amitié, ainsi que la soeur, personnage classe et charismatique, qui fait s'nevoler toute once d'angst dès qu'elle entre en scène (le genre de personnage dont on sait qu'il peut tout régler, même dans les situations les plus désespérées). Malheureusement, trop d'intrigues secondaires restent irrésolues à la fin, tandis que des personnages de dernière minute apparaissent trop rapidement pour être crédibles. Et un ou deux personnages auraient mérité d'être un peu plus creusés.

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La grande soeur.

Conclusion : pas extraordinaire, mais toujours mieux que Fullhouse.

30 mars 2011

Inertie

Trois jours que je regarde mes schémas dans le blanc des yeux. Trois jours que j'essaye de rédiger ce cours dont je ne vois pas l'intérêt. J'ai appris des choses, certes, mais "what's the point ?" - je ne comprends pas où le prof veut en venir. Rédiger une prise de notes, pourquoi pas, quand on a compris l'enjeu, quand on a une vrai problématique et qu'on peut répondre à une ou plusieurs questions de départ. Le problème, là, c'est que sans question de départ, je suis un peu dans le brouillard.

topologie1

On me parle de concomitance, puis de mouvement évolutif, de dynamique, de cinématique. Je patauge. Pas tant à cuase des termes employés - avoir fait du grec est chose fort utile - mais à cause de ce pseudo-plan qui n'en finit pas d'ajouter des petits 1 petits a et ne voit jamais le 2 ou le b qui est censé suivre. C'est vertigineux. J'en suis à sept niveaux de sous-titres, et ne sais plus quoi inventer comme numérotation pour m'y retrouver. J'ai été jusqu'à invoquer l'alpha et le gamma.

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Schéma énonciatif, je gère : on l'a tellement traité et retraité en linguistique latine l'an dernier, lorsqu'on a fait un cours - très intéressant au demeurant - sur la déixis, que je me paye même le luxe d'une parenthèse sur hic, iste, ille ! Et pourquoi pas, tant qu'on y est, ajouter un mot sur les trois démonstratifs coréens, qui, je suppose, on le même rôle ? Autant que ma culture serve. Puisque la fin de ce cours risque d'être assez chétive, autant donner de la consistance au début.

sch_me

Je suis censée mettre un point final à ce cours cette nuit. Autant vous dire que je risque fort de poster un magnifique article d'ici peu sur le dernier K-drama que j'ai regardé...

PS: ils sont beaux mes schémas, n'est-ce pas?

24 mars 2011

Fullhouse - 풀하우스

Une fois n'est pas coutume, j'ai été déçue.

L'intrigue très bateau et pleine de clichés n'est pas une déception en soi : ce n'est pas comme si les autres séries que j'ai vues étaient très novatrices. La jeune fille dans la mouise qui épouse un acteur insupportable par contrat afin de récupérer sa maison, c'est couru d'avance qu'elle va finir par tomber amoureuse.

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Non, ce qui était gênant, c'est déjà l'idée de départ. La maison qu'elle veut récupérer, c'est le seul souvenir qui lui reste de ses parents. Cette maison, ses deux meilleurs amis couverts de dettes vont la vendre pendant son absence. L'idée de base, donc, m'avait chagrinée.

Et surtout, les personnages secondaires. La bitch jalouse et l'amoureux transi : elle n'a aucune bonne raison d'être jalouse parce qu'elle en aime un autre à l'origine, et lui est lourdingue. Et le fameux acteur insupportable est vraiment insupportable.

Il n'y a qu'elle. L'actrice est vraiment jolie, et le personnage n'est pas trop raté.

fullhouse

Song Hye Kyo (송혜교), actrice principale de la série

En plus, je trouve l'ambiance trop angsteuse et déprimante. Seul le dernier épisode fait un peu sourire bêtement. Mais j'avais préféré, et de loin, Coffee Prince.

Je vais donc retourner à mes cours de sémantique cognitive et à mon mémoire.

13 mars 2011

Goong, princess hours - 궁

Guimauve et eau de rose sont ce que j'ai trouvé de mieux pour lutter contre la morosité de mes journées. S'abrutir devant une romance pleine de clichés est un des meilleurs remèdes pour ne plus penser à rien (tellement que j'en ai oublié mes conseils de classes).

Goong_1

Une histoire qui commence avec une voix off : "on veut raconter une histoire de prince et de princesse, et comme il n'y a plus de monarchie en Corée, on va faire comme s'il y en avait encore une". Sorte d'uchronie, donc. Je pense que c'est ce qui m'a fait accrocher au début.

Goong___ChaeKyung

Chaekyung, la princesse qui refuse d'abandonner sa liberté.

Dans cette série, plus que dans les autres, il y a les petites répliques que j'adore, comme "ne dis pas n'importe quoi, ce genre de chose n'arrive que dans les dramas". J'ai remarqué que les Coréens en étaient friands, puisque dans toutes les séries que j'ai vues jusque là, on y a droit au moins une fois.

Goong___Shin

Shin, le prince héritier, enfoiré affectif notoire avant de devenir un véritable handicapé du sentiment.

Un petit résumé, maintenant? Une fille de base épouse le prince héritier de la Corée parce que leur grand-père les avaient fiancés avant même leur naissance. À noter qu'elle accepte l'arrangement parce que sa famille est poursuivie par les créanciers. À noter aussi qu'elle doit être une des seules filles à ne pas être sous le charme de ce prince. On ajoute à ce tableau la fille qui sortait avec le prince et a refusé sa demande en mariage pour poursuivre sa carrière de ballerine puis revient sur sa décision, ainsi que le cousin royal, ancien prince héritier dont le père est mort et qui a été obligé de quitter le pays à l'âge de cinq ans, et qui, évidemment, va tomber amoureux de la princesse. On retrouve le carré enfoiré affectif / jeune première naïve / amoureux transi / garce jalouse. Sauf que là, la garce n'est pas si garce que ça, et que l'amoureux transi finit par aller trop loin.

Goong___Yul

Yul, l'héritier abandonné amoureux transi, que sa mère va tout faire pour mettre sur le trône alors que lui ne veut qu'une chose : la princesse.

Plein plein plein de clichés (sur le choc des cultures, la vie protocolaire du palais VS les libertés du lycée etc), donc, mais sincèrement, c'est drôle. Les couleurs agressent l'oeil (ainsi que l'orthographe des sous-titres, mais c'est une autre histoire), mais les costumes sont très beaux (enfin, les costumes traditionnels en tout cas). Et les personnages secondaires sont vraiment bien (j'ai eu un faible pour la reine mère, trop chou, la soeur du prince, trop classe avec ses cheveux à la garçonne et pour la meilleure amie de la princesse, pour le friendship power).

Goong___Reine_m_re

La Reine mère, qui a un rôle comme je les aime, sorte de grrand-mère rassurante, présence puissante et réconfortante dans la froideur du palais.

Et puis en bonne spectatrice, j'ai suivi l'évolution de l'histoire d'amour avec avidité. Scènes hilarantes, d'autres choupinesques à souhait. Et évidemment, j'ai pleuré comme une madeleine quand il le fallait, et la fin m'a fait sourire comme une abrutie.

Parfois, ça fait du bien.

Bonus : la chanson principale a fini par me rappeler quelque chose. Quand j'ai vu qu'elle s'intitulait "Perhaps love", je me suis rendu compte qu'elle était sur mon blog depuis décembre 2006! Par quel miracle, me direz-vous? Et bien, à l'époque, j'avais été voir une comédie musicale chinoise au cinéma et j'avais mis cette chanson pour illustrer l'article, pensant qu'elle appartenait au film. Désormais je sais que non, j'ai pu identifier qu'il s'agissait de coréen, et non de chinois. J'avais donc déjà un pied dans la culture coréenne il y a plus de quatre ans!

28 février 2011

Bruxelles

Malgré la mauvaise chambre et la pluie qui est tombée sans discontinuer le second jour, nous avons eu le temps de :

- déguster un cornet de frites dans une galerie commerçante, à l'abri

- lire quelques BD à la bibliothèque du Centre de la Bande Dessinée

gaufre_liege

- goûter aux gaufres dégoulinant de sirop de Liège

- admirer les Magritte d'un des musées royaux

Magritte_Empire

- nous perdre dans cette ville dont les rues changent de nom tous les cinquante mètres

- regarder les reflets des bâtiments officiels sur les pavés luisants de la Grand-Place

- boire un thé au dixième étage du Musée des Instruments de Musique.

mim

Il nous faudra y retourner par beau temps...

PS : les photos ne sont pas de moi.

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