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Vous en parlerez à votre cheval...

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13 novembre 2011

Cosmopolite

Un jour, quelqu'un est arrivé sur mon blog, via une traduction Google... en thai.

blogthai

* clic pour agrandir *

Et j'ai découvert il y a peu, qu'il existait une traduction coréenne du blog de Boulet ! Voyez plutôt :

boulet_coreen

* clic clic *

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4 novembre 2011

Grille-pain

Je me souviens, quand j'étais petite, le vieux machin tout raffistolé. On s'y brûlait les doigts, on y oubliait systématiquement nos tartines, qui se rappelaient à notre bon souvenir avec force fumée et odeur de brûlé.

grille_pain_vieux

C'était les goûters au chalet, chez mes grands-parents, l'hiver, neige et vue sur le Mont-Blanc.

C'était les petits-déjeuners en famille dans la grande salle, sur l'immense table, sous le plafonnier, rosée humide, chant des coucous et des tourterelles, au loin l'église qui sonne.

C'était les réveillons, odeur de toasts briochés, enfouis sous le torchon de cérémonie pour arriver encore chauds sur la table et accueillir le foie gras.

Ce vieux machin, sans interrupteur, dont les résistances avaient été raccomodées tant bien que mal, lorsqu'il est mort, nous l'avons remplacé par le même.

Et aujourd'hui, pour mon chez-moi, je ne me voyais pas acheter un autre grille-pain que celui qui ressemble tant à mes souvenirs. Avec cependant une petite touche de modernité et de couleur.

grille_pain

3 novembre 2011

Potron minet

Le ciel est noir encore. Un peu plus loin, derrière la cime des acacias, le train passe dans un souffle. Dans une heure, je serai en cours, et il ne fera pas encore jour.

Le silence dans l'immeuble, dans l'appartement, seulement troublé par les piaillements de quelques oiseaux, le gémissement du train, les pas du voisin. Je n'ai plus l'habitude de me lever si tôt. J'avais oublié ce sentiment. On se sent privilégié et en paix avec le monde à cette heure-ci. Puis la porte claquée, bruits de clefs dans la serrure, les escaliers plongés dans la pénombre, l'impasse obscure. Alors mes pas résonneront, je serai seule dans la rue, le temps d'arriver sur le boulevard. Paris m'appartiendra l'espace de quelques pas. Impression qui tombera dans l'oubli dès les premiers projecteurs, les premiers moteurs, les premiers piétons.

Foule du métro, j'imagine. Chaleur moite des rames, relents nauséabonds des couloirs. Les gens deviennent laids. Les gens sont laids dans le métro, toujours. Quand on n'est pas réveillé.

29 octobre 2011

Nouveautés

Depuis quelques jours, je me suis remise à lire des blogs, activité que j'avais plus ou moins abandonnée, à l'exception des quelques mises à jour des blogs sis dans mes liens à droite.

J'ai donc dernièrement fait la découverte de quelques sites bien sympathiques :

- Le Professeur Moustache, sur son blog Tu mourras moins bête, répond à des questions d'ordre scientifique, de temps en temps philosophiques, même si scientifique est souvent philosophique, mais là n'est pas la question, en bande-dessinée, et avec beaucoup, beaucoup d'humour. Le Professeur Moustache a un certain penchant pour les cerveaux explosés, les yeux exorbités, les virus mutants et autres objets de science plus ou moins ragoûtants, mais en dehors de ça, non seulement on apprend plein de choses, mais en plus on s'amuse beaucoup. Et j'aime l'esprit pratique avec lequel elle contourne les questions tordues.

tu_mourras_moins_bete

- Sur son nouveau blog Saper et Lipopette - anciennement Qu'est-ce que le point ? - on retrouve la prose assez étonnant d'Emil. Mais je crois que la raison pour laquelle j'aime et j'admire les écrits de cette blogueuse, c'est ses réécritures de la mythologie. Le jour où j'ai découvert son interprétation du mythe de Ganymède, j'ai tellement ri que j'en avais mal au ventre.

- Enfin, L'hippopotable, découvert grâce au Professeur Moustache, est uns site qui présente d'anciennes publicités et réclames, toutes plus surréalistes et cocasses les unes que les autres.

26 octobre 2011

The Artist

A une époque où tout film se doit de paraître en 3D, histoire de faire tomber quelques euros de plus de la poche du chaland, sortir un film non seulement 2D, mais encore noir et blanc ET muet, c’est un pied-de-nez qui n’a pas manqué de me faire sourire… et de me donner envie d’aller le voir. En outre, l’affiche est très belle.

The artist

Un film muet qui traite du passage du cinéma muet au cinéma parlant. L’histoire du cinéma dans les films, voilà un thème que j’ai toujours beaucoup aimé : une mise en abyme de plus (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu Singing in the rain). L’image est belle, les acteurs sont superbes, l’histoire est touchante. Et le film n’est pas muet à 100% : l’utilisation du bruitage en fait un jeu sur et avec le matériau-même du film. Absolument génial !

L’ambiance est changeante : on passe de l’euphorie que le spectateur contemple, d’un œil peut-être vaguement critique ou dubitatif, au drame psychologique où l’acteur frise la folie – j’ai du mal à mettre un nom sur les genres, j’espère que vous me pardonnerez mes approximations et erreurs. Un bout de romance plus ou moins abouti, une chute et une renaissance, sur fond de crise économique.

De petits rires, de francs sourires, quelques larmes devant l’émotion qui se dégage des traits des acteurs. Les regards, rendus plus intenses par le noir et blanc, sont beaux; et lorsqu’ils brillent de larmes contenues, je ne peux m’empêcher de sentir les miens picoter. Un très beau film qui met en scène une histoire dans laquelle nous font entrer facilement d’excellents acteurs.

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24 octobre 2011

La Cloche du lépreux

Cela faisait plus d’un an (pour ne pas dire plusieurs années) que j’avais laissé Fidelma et Eadulf mener leur vie de leur côté. Je n’avais plus eu le temps de poursuivre leurs aventures. Aussi, dimanche soir, désœuvrée et sans lecture rapide à me mettre sous la dent, j’ai jeté mon dévolu sur La Cloche du lépreux, treizième volume de la série.

La Cloche du lépreux

Pour ceux qui ne connaissent pas sœur Fidelma, voici le contexte : Fidelma est religieuse. Mais elle n’est pas une religieuse comme les autres. D’abord, elle vit au VIIème siècle, en Irlande, à une époque où le célibat des prêtres et autres hommes de Dieu n’est pas imposé ; à une époque où l’Église de Rome n’a pas encore mis la main sur l’Église celte. Ensuite, en plus d’être religieuse, elle est avocate : un rang respecté dans une société qui semble tenir énormément à ses lois et à un idéal de justice. Au fur et à mesure de ses aventures, on apprend des millions de choses sur cette société méconnue de nos contrées parisiennes. Enfin, elle est fille et sœur de roi, elle a une volonté de fer et un orgueil certain. Eadulf est quant à lui Saxon, donc étranger dans cette verte contrée. Et leurs différences culturelles, qui tendent à s’effacer à mesure qu’ils apprennent à se connaître, se traduisent notamment par d’heureuses discussions en irlandais/saxon/latin.

Pour ce volume-ci, je retrouvé avec délices le mélange d’enquête criminelle, d’aventure et d’informations historiques. Même si Fidelma n’est pas au mieux de sa forme, c’est Eadulf que l’on découvre sous un autre jour pour notre plus grand plaisir !

Bref, il faut absolument que j’aille commencer le volume suivant.

23 octobre 2011

Pompoko

Film complètement hallucinant et halluciné. Les personnages principaux, des tanukis, êtres fantastiques sortis tout droit de la mythologie japonaise, présentent de nombreux visages, recoupant leurs formes réelle et mythique. A la fois chien viverrin, sorte d’animal ayant l’aspect d’un chien, d’un raton laveur et d’un blaireau, et personnage burlesque aux testicules « imposants » comme dit Wikipédia. Quand on n’est pas familier de l’imaginaire japonais et qu’on a l’habitude des dessins édulcorés et asexués disneyens, voir des personnages – même animaux – sexués de manière aussi visible surprend et fait sourire. Première chose, donc, une rencontre inattendue avec une mythologie qui nous est complètement étrangère.

Pompoko

Quant à l’histoire, on retrouve les thèmes chers aux Studios Ghibli : l’urbanisation, la déforestation, l’oubli des cultes ancestraux. La forêt où nos tanukis s’ébattent depuis des siècles est menacée par la construction d’un quartier d’habitation. Désespérés, ils enchainent les tentatives et les échecs à un rythme effréné, entrecoupé de fêtes endiablées et de réunions plus ou moins fructueuses. Ces petits animaux malicieux et cocasses ont en eux quelque chose de profondément humain : ils aiment « la bonne bouffe », se laissent facilement avoir par les luxes de la vie quotidienne, ne perdent pas une seule occasion de s’amuser, et s’adaptent tant bien que mal à leur environnement.

Par ailleurs, la fin somme toute assez surprenante, ni défaite, ni victoire, sonne vrai et fait réfléchir sur la signification de l’histoire dans son ensemble. C’est une vraie réussite que ce film, et un bon moment à passer.

21 octobre 2011

Il pleut des mémoires

Qui a dit qu'en master pro on ne faisait pas de mémoire ? Je cite ci-dessous la brochure de mon master (et donc ce qui m'attend concrètement au mois de janvier) :

d) Projet d’intégration et mémoire
Les étudiants doivent réaliser et présenter, en équipe de deux à trois personnes, un projet à forte composante technologique répondant à une problématique d’ingénierie linguistique. Ce projet se déroule, à temps partiel, sur tout le second semestre (hors stage et projet final) et doit mettre en application les enseignements fondamentaux de l’ingénierie linguistique et l’enseignement de management de projet.

e) Projet final et mémoire
Les étudiants doivent monter, en groupe de trois à quatre personnes, un dossier préliminaire à partir d’un cahier des charges peu spécifié. Ils doivent ensuite défendre ce dossier comme s’il fallait défendre un projet devant une direction générale ou une direction scientifique d’une entreprise. Ce projet se déroule, à temps complet, à la fin du second semestre (hors stage).

UE 2: Stage dans une entreprise et mémoire M4IL302 U (15ects)

21 octobre 2011

Sociologie et émotions

Cette année, j'ai deux matières vraiment nouvelles, qui m'effrayaient un peu à cause de leur forte composante linguistique et le risque que l'on avait d'y lire plein d'articles universitaires (et de fait, ce sont les seules disciplines où l'on nous demande de lire des articles), et qui finalement se révèlent passionnantes malgré tout. D'une part parce que les profs sont absoluments géniales, chacune dans son genre, et d'autre part parce qu'elles abordent la linguistique d'un point de vue biaisé, et nous offrent un regard complètement neuf sur la langue.

1/ Sciences affectives et affective computing. Drôle de bête. Dans l'intitulé on trouvait aussi "cognition", mot qui me fait bondir à chaque fois et me donne envie de partir en courant.

En réalité, pour l'instant on a parlé beaucoup de psychologie, de neurobiologie (je ne sais pas s'il convient de retenir toutes les parties du cerveau qu'elle nous a nommées), d'intelligence artificielle (les robots, c'est bien ^^), mais très peu de l'inguistique. Bien sûr, on va y venir. Mais une chose est certaine, il y a des théories de l'émotion très esthétiques. Voyez plutôt celle de Plutchik :

plutchik_scriptol_fr

2/ Sociolinguistique. Passionnant. La prof a l'art de nous poser des questions auxquelles on n'avait jamais pensé, ou qu'on n'avait jamais jugées compliquées avant d'essayer d'y répondre. Exemple ? Combien de mots connaît-on ? Est-ce que l'illéttrisme, c'est grave ? Ou ce genre de choses. On a parlé des DOM-TOM, des immigrés, des langues de France, des ouvriers, de la mutation du travail. Et on a à lire un article sur langues croisées et transgenres ("Crossing Genders, Mixing Languages", de NiKo Besnier).

Pour la première fois de ma vie, je prends plaisir à lire des articles et à me creuser un peu la cervelle et à participer en classe (bon, en même temps, on est cinq, et on se connaît tous, donc l'enjeu n'est pas non plus insurmontable). Et la prof nous a parlé d'un documentaire, Les Roses noires, que j'ai regardé hier : très beau et extrêmement intéressant. Des jeunes filles des banlieues (Marseille et 93 essentiellement) parlent de leur langue, de leur vie dans la cité. Absolument passionnant.

Sinon, je vais devoir créer une ontologie (un modèle conceptuel) de la mythologie gréco-romaine, annoter trois minutes de commentaire sportif (deux commentateurs radio sur le tour de France, tout à fait inintéressant, et même crispant, et trois minutes c'est TRES long), transcrire une minute de vidéo (encore plus long : la prof nous a dit qu'en moyenne, elle mettait 45h pour une minute de film...) et d'autres projets encore, dont je n'ai pas le sujet.

17 octobre 2011

L’Autre Monde : l’intégrale (2001)

Résumé (BD Gest’)

A la suite d’une curieuse panne de sa navette, Jan Vern se retrouve parachuté sur un drôle de monde, un monde touchant où personne n’a découvert l’Amérique, où les cigognes apportent les bébés, où le ciel est comme une toile de cirque où sont peintes les constellations. Mais justement, le ciel s’est déchiré sur les pics des montagnes, tout au fond, là-bas. Jan et ses nouveaux amis – Adler le savant fou, Keith et la jolie Blanche – partent alors vers cet horizon déchiré, histoire d’essayer de comprendre ce qui se passe dans le ciel.

L'Autre Monde - 1 L'intégrale

Une histoire étrange, un scénario qui tend vers le voyage initiatique et l’aventure, un mélange de contes de fées et de réalité : voilà qui aurait dû m’émerveiller et me surprendre. Pourtant, je n’ai pas réussi à entrer vraiment dans l’histoire. La deuxième partie est plus réussie que la première de ce point de vue-là. La découverte de ce qui se passe de l’autre côté du ciel pose de nombreuses questions. Enfin on touche à un contenu plus profond et qui présente un véritable intérêt. Cet « envers » du ciel n’est pas sans rappeler l’univers gigantesque et angoissant de Peters et Schuiten, « Les Cités obscures ».

Les personnages sont trop impersonnels, manquent de caractère. Ils m’ont laissé l’impression qu’ils étaient en pleine représentation théâtrale et n’appartenaient pas vraiment à leur histoire. Que ce soit le protagoniste, le savant fou, la belle jeune femme : aucun personnage n’est convaincant. Ils sont trop lisses pour être crédibles. A tel point qu’ils en deviennent agaçants.

Par contre, d’un point de vue graphique, c’est très beau. Ce n’est pas vraiment impressionnant, mais la douceur du trait rappelle les contes pour enfants, les couleurs sont chaudes, les paysages sont beaux. Un petit côté fané, un peu rétro. Vraiment joli. Un peu magique.

En fin de compte, même si l’histoire est longue à mettre en place, on s’y retrouve. Le sujet aurait mérité d’être fouillé davantage, mais si l’on prend cette bande-dessinée pour ce qu’elle est, un joli conte pour enfants, on passe un agréable moment de lecture.

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