Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vous en parlerez à votre cheval...

Publicité
23 mars 2012

Barbotage romano-japonais

Je viens de découvrir Thermae Romae, et cette histoire est purement délirante. Lucius est architecte à Rome : il conçoit des thermes. Et régulièrement, sans trop savoir pourquoi, il se retrouve transporté dans une civilisation dont il ignore tout, mais qui semble partager l'amour du bain qu'ont les Romains.

Thermae_Romae___1

Cette civilisation est celle du Japon au XXIe siècle. Et là où ce manga est bien tramé, c'est que le passage se fait "à nu", d'un bain à l'autre : ainsi, les marques du changement sont minimes : pas de vêtements compromettants, pas de marques traumatisantes de l'ère de l'automobile. Non, une simple visite aux bains - publics ou non - dans le plus simple appareil. Et Lucius puise dans cette étrange société, qu'il admire et qu'il déteste tout à la fois (après tout, c'est un Romain, membre de l'Empire le plus puissant de son époque), une inspiration qui confine au génie.

Les parallèles sont tout-à-fait saisissants, et l'on apprend tout plein de choses intéressantes. En plus c'est drôle. Dommage que je n'aie plus de classes de latin, je m'en serais volontiers servie !

Publicité
23 mars 2012

The Hours

The Hours

Que dire d’un tel film ? C’est beau et puissant. Et j’ai pleuré comme une madeleine, ou plutôt, j’ai eu la gorge serrée tout le long du film et j’ai craqué à la fin, vidant ma boîte de mouchoirs.

En voyant le petit garçon hurler, comme s’il sentait ce que sa mère allait faire, je n’ai pu m’empêcher de repenser à mes cauchemars et à mes propres angoisses. Le temps de la scène, j’étais le petit garçon, et c’était terrible.

Et toutes ces actrices ont la classe. Je me suis enfin rappelée pourquoi j’aimais tant Nicole Kidman, à l’époque où ses traits avaient encore un minimum de mobilité… Elle est superbe, et son regard hypnotisant.

The Hours 01

22 mars 2012

^_^

Ce soir, j'ai regardé Pour une poignée de dollars...

G108481133111388

22 mars 2012

Poussière et lumière

Je devais rattraper mes heures, que j'avais mises de côté pour passer une soutenance toute naze et sans intérêt aucun. Je devais y être à dix heures.

A neuf heures tapantes, j'entrais au collège. Une heure d'avance, peu m'importait : pour la première fois depuis bien longtemps, je n'avais aucune obligation. Mardi, j'avais joué les tornades blanches sur le bureau, jeté les trois quarts des paperasses, et fait un tri complet - ou presque - du rayon Orientation.

Aujourd'hui, armée de mes deux mains et du paquet tout neuf de Patafix gentiment cédé par le secrétaire, j'ai refait la déco. Ces murs tout blancs, qui tirent vaguement sur le gris, se sont parés des quelques posters et affiches que j'avais ramenés du Salon du Livre ou que nous avions reçus par courrier. Finis le scotch qui ne tient pas, et les punaises qui plient tant le mur est dur ! J'ai libéré les vitre, laissant entrer la lumière, et caché la grisaille derrière les couleurs.

386570_251325854939162_152735924798156_614757_884048794_n

A chaque section son affiche : affiche du Louvre pour 7.Art, le plan reconstitué d'Olympie pour 9.Histoire-géo, lutte contre le sexisme pour 3.Sciences sociales, la croix qu'on nous a imposée devient utile au-dessus de 2.Religion, et le renard de l'école des loisirs fera l'affaire en 5-6.Sciences (on a tellement peu d'ouvrages spécialisés en sciences que sciences dures et sciences et techniques sont réunies en un seul et même rayonnage). Tout le reste se retrouve au-dessus des romans, plus l'affiche d'Angoulême pour les bandes-dessinées. Il ne manque qu'un philosophe au-dessus du raron 1.

Après ça, j'ai continué le tri et le rangement, avant de reprendre mon travail d'informatisation du fonds. Aujourd'hui, j'ai fini économie, politique et sociologie.

Et j'ai pris le temps de discuter paradoxes temporels avec mes élèves du club BD qui se sont insurgés contre la fin trop ouverte de La Traversée du temps. C'était amusant de voir leur réaction, qui aurait très bien pu être la mienne il y a quelques années. ("C'est nul, il se sont même pas embrassés ! - Y a une suite, hein Madame ? - Mais on sait pas comment ça finit !" J'aime mes élèves, je ne vous l'ai jamais dit ?)

La_Travers_e_du_temps

Je suis repartie à l'heure du thé, un peu après même. J'étais bien. Fatiguée, les pieds endoloris, mais je me suis sentie bien comme trop peu souvent ces derniers mois. J'avais laissé mes soucis dans la poussière du CDI et le temps d'une après-midi, j'ai pu oublier angoisses et tensions.

Lundi commence mon stage : je n'aurai plus le temps de m'adonner à ce genre d'occupations saines.

21 mars 2012

Soirée spaghetti

Après deux journée au rythme effreiné, j'ai enfin pu me poser.

blondin_le_bon_la_brute_et_

Appartement rangé et propre, pas de deadline vitale. Du coup, ce soir, j'ai regardé un DVD. Le Bon, la Brute et le Truand.

Cynique et  classe. La classe.

Rien à ajouter. Clint Eastwood, c'est la classe incarnée.

bon_la_brute_et_le_trua_ii04_g

Publicité
15 mars 2012

Sainte écriture

Le démarrage est toujours long et très pénible. Agitation et gloutonnerie, deux symptômes qui ne trompent pas : je dois rédiger un mémoire pour dans quelques jours heures.

Après, donc, une ou deux sous-parties on ne peut plus poussives et boîteuses, trois tentatives d'introduction, dix parties de spider solitaire, trois tasses de thé et quatre tartines au beurre salé, la main commence à se délier. Les mots viennent plus facilement, j'entre dans le vif de l'écriture.

Seulement, il est minuit passé. Mon cerveau est englué, mes yeux picottent de leur trop-plein d'heures sur l'écran blafard, les oreilles bourdonnent de trop de playlists écoutées à la suite (8 tracks est un site sacré, on y trouve des merveilles pour rester concentré). Et les mots prennent peu à peu le pouvoir.

Je parle de groupes de mots laissés "au naturel", de Dame Fortune qui transforma notre erreur en intuition géniale (j'ai même failli glisser une allusion aux bêtises de Cambraie et à la tarte Tatin), de tokenisation fatale, d'irrésistibles Gaulois expressions qui ont échappé à la correction.

Aussi ne suis-je pas étonnée ce matin de lire que la prof a trouvé "quelques formules peu orthodoxes pour une écriture scientifique". Mais là où elle me surprend, c'est en ajoutant "même si Dame Fortune intervient parfois" et en ne demandant aucune correction.

En même temps, pourquoi l'écriture scientifique n'aurait-elle pas droit à quelques allégories et hyperboles ? Surtout quand il s'agit d'un "mémoire" réalisé en trois semaines et écrit en deux jours. Et puis je n'aime tellement pas lire les articles scientifiques - même quand ils sont très intéressants - que je n'ai pas envie d'imposer la même souffrance à mes correcteurs.

Un peu d'humour et de désacralisation n'ont jamais tué personne, que je sache.

Allez, pour dire que j'ai illustré mon article, un petit arbre syntaxique "lisible" :

10 mars 2012

[Désespoir inside]

C'est en des moments comme celui-ci que je me rends compte que le désespoir est un mélange violent de colère et de tristesse, auquel on peut ajouter, si on le souhaite, un trait de frustration.

Depuis trois semaines, je suis sur un projet. On travaille dessus à deux, et avec mon binôme, nous n'avons pas compté nos heures. Notre support est un corpus de dix mille phrases. Pour le moment, nous nous contentons de cinq mille. Ce corpus est sous forme d'arbres, c'est-à-dire que les phrases sont analysées syntaxiquement et transformées en arbres syntaxiques. Et un arbre, sur un fichier texte, ça ressemble à ça :

( (SENT (ADV Toujours) (VN-SUJ (V est) (CLS -il)) (Ssub-OBJ (CS que) (NP-SUJ (DET le) (NC gouvernement)) (VN (V a) (VPP cédé))) (Ssub-MOD (CS alors_que) (NP-SUJ (DET ses) (NC adversaires) (AP (ADJ politiques))) (VN (ADV ne) (V proposent)) (NP-OBJ (DET aucune) (NC solution) (AP (ADJ alternative))) (COORD (CC et) (VN (V considèrent)) (PONCT ,) (ADV avec_un_bel_ensemble) (PONCT ,) (Ssub-OBJ (CS que) (NP-SUJ (NPP la_défense) (PP (P+D des) (NP (NC intérêts) (PP (P+D des) (NP (NC malades)))))) (VN (V passe)) (PP-P_OBJ (P par) (NP (DET le) (NC maintien) (PP (P d') (NP (DET un) (NC système) (Srel (NP-SUJ (PROREL qui)) (VN (V aboutit)) (VPinf-A_OBJ (P à) (VN (VINF multiplier)) (NP-OBJ (DET les) (NC actes) (AP (ADJ inutiles)))) (COORD (CC et) (PP (P+D au) (NP (NC dépassement) (VPpart (VPP généralisé)) (PP (P+D des) (NP (NC honoraires) (PP (P de) (NP (DET la) (PONCT ") (NPP Sécu) (PONCT ")))))))))))))))) (PONCT .)))

Autrement dit, c'est illisible.

Nous créons des petits programmes pour modifier certaines données dans ces arbres. Et pour l'instant, il y en a un qui nous pose problème depuis près d'une semaine. Nous avons donc résolu de lister les erreurs et d'en corriger une partie à la main. J'avais donc cent cinquante-sept erreurs à corriger.

Cet après-midi, entre 13 et 20h, j'ai corrigé mes cent cinquante-sept erreurs. Ma tendinite à l'épaule et mes contractures musculaires m'ont rarement autant fait souffrir (qui a dit que l'informatique n'était pas une activité physique ?), et, épuisée, j'ai décidé de tester si mes corrections avaient été prises en compte.

Et j'ai écrasé mon fichier de corrections.

Ecrasé. Pas mis à la corbeille, écrasé. Sept heures de travail foutues en l'air ! J'en pleurerais de rage.

Le_Cri___Auguste_Rodin_1840_1917___Mus_e_Rodin___La_Porte_de_l_Enfer__vers_1886

Il paraît que c'est de Rodin.

Sur le merveilleux site 8tracks, il y a une playlist qui s'intitule "soundtrack to my suicide"...

9 mars 2012

Si vous voulez sauter par la fenêtre, tapez 1.

Projet sur les "serveurs vocaux interactifs", qui ne me servira à rien, et qui me fait perdre mon temps. Rien ne fonctionne, si bien que je me suis sentie obligée de commencer mon rapport en ces termes :

"Malgré les trois nuits plus quelques heures diurnes que j'ai passées sur mes scripts et grammaires, mes innombrables tests, essais et autres brouillons, les conseils de mes collègues, mes nombreuses lectures de cours et tutoriels en ligne pour compléter ceux que nous avons eus à la maison de la Recherche, mon dépouillement minutieux des normes W3C et de mes dits scripts, rien n'y a fait : je ne suis pas parvenue à faire fonctionner le moindre script un peu élaboré.

J'ai essayé le pas à pas, le copié collé, le « tout depuis le début », tout. Rien n'y a fait. Sitôt passée la complexité d'un unique prompt, dès l'ajout d'un <if>, la charmante dame à la voix synthétique s'acharne à me renvoyer une erreur ou – pire encore – un assez horripilant « Failed to access page. The conversation will be terminated. ». Je suis donc navrée de vous rendre un projet inachevé et amputé de sa mise en pratique, mais j'ai fait tout ce que j'ai pu."


Le serveur vocal

27 février 2012

A la kazam !

Ce soir, après une longue journée de tri dans ma bibliothèque multimédia et une mise à jour de mes données sur les chansons Disney qui logent dans mes meilleurs dossiers, j'ai eu envie d'un petit dessin animé, pour terminer en beauté.

Mon choix s'est porté - non, pas sur Robin des Bois - sur Merlin l'Enchanteur. Je le connais par coeur, mais je l'aime toujours autant.

pellinore

Merlin et Archimède qui se chamaillent sans arrêt, Kay le crétin fini, la moustache de "Pellinore, nom d'un chien, Pellinore !", Arthur le Moustique, "Merlin, j'ai avalé une mouche !", l'obscurantisme médiéval, les piles d'assiettes sales et la magie qui fait des bulles, la merveilleuse Ma-Madame Mim, "Quelle pagaille !", le loup qui passe son temps à gober des branches, la barbe de Merlin, le fou rire d'Archimède...

loup kay

Ce dessin animé, en plus d'avoir de belles couleurs très marquées - comme sur les blasons - présente un doublage excellent, un humour omniprésent, et des tas de petites remarques de "métatexte" comme je les aime.

"On fera même des films sur toi," annonce Merlin à Arthur, une fois couronné.

"C'est quoi un film ? - C'est comme la télévision, mais sans les problèmes techniques."

J'ai d'ailleurs appris (je ne sais plus où) que le rire d'Archimède est la seule partie du film à n'avoir été traduite dans aucune langue. C'est une telle performance, qu'il a été conservé tel quel. C'est énorme ! Ce rire est magie.

25 février 2012

Par-dessus la tête

J'écris peu ces jours-ci. Il faut dire que j'ai à peine le temps de penser. J'ai un peu la tête dans le guidon, comme on dit. J'ai du mal à sortir la tête de l'eau, et j'ai souvent l'impression de pédaler dans la semoule.

Le semestre (le second) est officiellement terminé depuis une ou deux semaines, je ne sais plus. Je dois encore envoyer un projet pour le 12 décembre 2011, un autre pour le 16 janvier dernier, un pour il y a deux semaines, j'ai une soutenance vendredi prochain et un rendu de rapport de projet de fin d'étude le 10 mars - soutenance le 16. Entre temps, je n'ai pas encore eu le temps de demander ma convention de stage - qui commence le 26 mars.

Ces derniers jours, je passe ma vie avec mon binôme, assise dernière mon bureau, à essayer de faire tourner des programmes qui prennent un malin plaisir à planter. Dual boot, machine virtuelle ou émulateur, on a tout essayé, passé des heures, avant que le prof nous dise que c'était son code qui était érronné. Je me suis débattue avec au moins quatre ou cinq versions de Linux, pour avoir celle qui ramerait le moins, mais tout en ayant un bureau et les compilateurs nécessaires. Au bout de cinq ou six heures d'essais d'installation, j'ai trouvé une version qui me satisfait presque.

Pendant ce temps, mon binôme galère avec son propre ordi, tout en téléphonant à notre serveur vocal interactif pour tester ses grammaires VoiceXML. Les miennes attendront le dernier moment, comme d'habitude.

Je vous parle peut-être chinois, mais sachez que tout ce vocabulaire, je l'ai plus ou moins apprivoisé ces deux derniers jours. Et encore, je ne vous parle pas de syntaxe et d'analyse temporelle dans les textes ! Ajoutez à cela quelques langages informatiques, saupoudrez le tout de quelques titres de bande-originale de Bollywood - qui me polluent les oreilles dès que mon collègue a quitté l'appartement - et vous aurez un aperçu de l'ambiance dans laquelle je baigne depuis la semaine dernière.

Mélange des univers, à la fois geek, esprit hacker, linguiste, étudiant, chercheur, esprit curieux, mélomane aux goûts douteux. Je n'ai peur de rien, surtout pas des mélanges. Celui-ci ne s'est pas encore avéré explosif, donc tout va bien sous le soleil.

En parlant de soleil, si j'ai le courage et le temps, je vous racconterai peut-être ma traversée de Paris à pied en compagnie de Melendili.

Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Publicité