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Vous en parlerez à votre cheval...
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cinema
21 janvier 2011

Le roi et le clown

Après Iljimae, comme les partiels approchaient et que j'avais des tonnes de travail à faire, j'ai passé des heures à fureter sur internet, en quête d'informations sur l'acteur principal de la série (il y a toujours un fil conducteur, lorsque j'élargis ma culture). Et à force de lire la filmographie et les listes de prix qu'il avait obtenus, j'ai fini par trouver un film qui est paru en France.

Oui oui, un film sorti en Corée en 2005, paru en France trois ans après. Un film qui a été primé, et tout. Pas n'importe quoi, donc. Si la critique de Télérama n'était pas des meilleures, ça reste celle de Télérama; dans les autres journaux (Le Monde, par exemple), elles étaient élogieuses sur tous les plans. Alors j'ai cherché – et trouvé – le film en ligne.

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L'histoire de deux saltimbanques qui vont tenter leur chance à Séoul. La troupe qu'ils forment se fait arrêter pour s'être moqué du roi. Ils auront la vie sauve, si le roi rit de leur spectacle. Tout se passe pour le mieux, sauf qu'il y a une chose qu'ils n'avaient pas prévue: que le roi s'éprenne du plus jeune saltimbanque.

Dans le nœud des codes de la cour, les saltimbanques sont à la fois les plus libres et les plus dépendants de la volonté des autres. Les plus petits et les plus haut placés, sur leur fil de funambule. Tirée d'une chronique de cour, cette histoire a quelque chose de surréaliste et d'universel. Une atmosphère de chuchotements et de complots, l'ombre de la folie plane, la colère et la cruauté se dissimulent à peine.

Costumes superbes, acteurs excellents.

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Je n'ai pas regretté mes heures passées sur la toile plutôt que dans mes révisions.

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11 janvier 2011

Correspondances

Le cerveau qui se déconnecte, les points de repère qui se désagrègent. Des images qui tournent en boucle derrière les yeux, même ouverts, des phrases, des personnages, des situations qui ne me lâchent plus. Voilà ce qui arrive quand un roman ou une série me captent complètement. Et ça peut durer plusieurs jours, jusqu'à ce que j'ai atteint le point final ou le générique du dernier épisode.

Dernièrement, j'ai eu le malheur de tomber sur une série que j'ai regardée en quelques nuits. Dans les moments – plus ou moins longs – où je n'étais pas plongée dans cet univers, je n'en décrochais pas pour autant. Dans de telles circonstances, difficile de lire ou de voir autre chose.

Pourtant, j'ai été au cinéma. Et je suis passée du K-drama au film d'animation franco-belge. D'Iljimaeà Une vie de chat. Et j'ai été surprise par de nombreux points « communs ». Deux histoires qui n'ont rien à voir, si ce n'est qu'il y a un cambrioleur. Des promenades nocturnes sur les toits, des serrures crochetées, des bijoux volés.

Étrange, déstabilisant, amusant.

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16 décembre 2010

Chanson

"La vie est une cerise,
La mort est un noyau,
L'amour un cerisier."

Le Roi et l'Oiseau

3 décembre 2010

Bis

Je suis retournée voir Raiponce.

Même pas honte!

Fleur aux pétales d'or
Répands ta magie
Inverse le temps
Rends-moi ce qu'il m'a pris...

Et puis Eugène, quoi...

29 novembre 2010

Cure de Jouvence - part one

Des souvenirs d'enfance, plus ou moins identifiés, gravitent encore dans ma mémoire. Des morceaux de contes, associés à des lieux, à certaines personnes, à des circonstances. L'histoire de la princesse enfermée dans une tour, cette princesse aux cheveux interminables, reste associée à ces fiches rangées dans une boîte, que la voisine de ma grand-mère, dans le midi, nous avait offertes, à ma sœur et moi. J'ai oublié son nom, mais me souviens de l'histoire.

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Et surtout, le plaisir de voir un film d'animation où on rit, on pleure (personne ne se moque: oui j'ai pleuré devant Raiponce), où on retrouve son âme d'enfant. Une espèce d'entrain de gamine m'a saisie quand je suis sortie de la salle. Sans doute l'esprit pas trop sérieux, le graphisme magnifique (n'ayons pas peur des mots) et les personnages tous plus réussis les uns que les autres m'ont-il permis d'apprécier le film avec un regard moins critique et d'oublier rapidement les chansons cucul-la-praline et la musique peu originale.

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Pour revenir sur le graphisme, je veux préciser qu'il est vraiment réussi. Certes, il n'est pas follement original, mais on retrouve la beauté des décors que l'on attend d'un vrai conte de fées: cascades, clairières semées de fleurs, arbres millénaires, ville au château immense. Quant aux personnages, ils sont tous beaux. Même les méchants ont quelque chose de très réaliste dans leur démarche (les deux frères roux sont particulièrement frappants). (Et Flynn ressemble au copain de ma sœur... c'est étrange comme impression.)

Raiponce

S'il ne reste pas vraiment de répliques cultes, on retiendra néanmoins les références multiples tant aux autres histoires déjà traitées par Disney qu'à de grands classiques du cinéma. L'anti-héros boulet mais attachant, prénommé Flynn, et dont la tête est placardé partout dans la forêt, n'est pas sans rappeler Erol Flynn dans son rôle de Robin des Bois. Sa séance de chapardage avec envol sur les toits fait penser à Aladdin, la sorcière a des airs de Reine de Blanche-Neige, Raiponce une touche de Princesse Aurore et de Cendrillon, l'auberge du Canard Boîteux, des accents de tavernes maintes fois entendus. Mais tout est pris en décalé, ou est souligné, et pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai eu l'impression que les studios Disney avaient appris le sens d'« autodérision ».

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Flynn s'appelle en fait Eugène: on était fait pour s'entendre lui et moi. Le cheval qui se prend pour un chien de chasse – scènes hilarantes à l'appui – n'a d'autre nom que Maximus!

Et puis, l'histoire commence sur une larme de soleil, poésie depuis trop longtemps délaissée par les créateurs de dessins animés, enfin remise au goût du jour.

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15 novembre 2010

Double

Le soleil n'est pas levé, que déjà j'apprends quelque chose de cocasse. Xavier Dolan, réalisateur des Amours imaginaires et acteur que je rangerais plutôt dans la case "intellectuels", est aussi le doubleur québécois de Rupert Grint, alias Ronald Weasley, dans Harry Potter... Le rapprochement des deux est hautement hilarant, de mon point de vue. Mais sans doute est-ce le manque de sommeil qui fait cet effet.

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