Velours brodé & Cie
Choisir un ou deux
morceaux de tissu dans le placard de la mère, sortir sa boîte
d'épingles, solliciter son imagination et le tour est joué!
Vous avez un costume qui ne coûte rien et qui est entièrement
recyclable puisque non cousu. Mais attention: vous ne pourrez en
aucun cas avoir le plaisir de le passer: les épingle sont
directement enfoncées dans le mannequin...
Voilà comme je m'occupe mors des pluvieuses après-midi de printemps...
J'en ai rêvé: Alice au Pays des merveilles
Récit en rêve, cauchemar éveillé. Ce
dessin animé, il paraît que je l'ai regardé des
centaines de fois quand j'étais petite. Pourtant, c'est
certainement le plus angoissant de tous. Il exprime les peurs
d'enfance, les peurs irrationnelles. Se perdre dans une forêt,
l'obscurité, la noyade, la chute dans le vide, le labyrinthe,
les monstres. Surréaliste et pourtant si familier, cet univers
onirique est plus qu'envoûtant. On s'y perd. L'ambiguïté
est partout: on ne sait qui nous aidera, qui nous fera obstacle, et
ce pour la simple et bonne raison de tous les personnages sont
doubles. La dualité. Tous les personnages semblent
prêts à aider la pauvre Alice, mais tous finissent par
la chasser. La solitude, la cruauté aussi: les huîtres
ne finissent-elles pas dévorées? La tyrannie de la
reine de coeur. Être jugé coupable alors même que
l'on n'a rien fait. Un chat inquiétant. La folie.
L'incompréhension. Les mots qui s'effacent, les traces qui
disparaissent, le chemin balayé. Ce cauchemar, je n'en ai pris
véritablement conscience que lorsque j'ai regardé ce
film il y a quelques mois. Je ne me souvenais guère que du
mignon lapin blanc et des beaux dessins, des chansons. En
grandissant, on se rend compte de la profondeur de ce film. Il est, à
mon avis, le moins mièvre de tous.
Passage fort poétique: la rencontre avec la chenille
.
Dédicace à Lady Lust: Peignons les roses en rouge (version russe!)
..
Le traumatisant Cheshire cat et sa chanson
..
La chanson des fleurs
J'en ai rêvé: souvenirs
Longtemps j'ai été
très peureuse. Et s'il y avait une chose qui m'effrayait par
dessus tout, c'était le cinéma. Je n'allais au cinéma
qu'une fois par an environ, pour voir le dessin animé de Walt
Disney qui sortait. Les ''vrais'' films semblaient trop réels.
Il y avait des morts, de la violence, l'expression de peurs
viscérales... Pour ceux qui connaissent Rock o Rico,
si mes souvenirs sont bons, le dessin animé a un début
filmé qui met un scène un orage énorme. Et bien,
j'en avais peur (je ne l'ai pas revu depuis...). Même dans les
dessins animés les ''méchants'' m'effrayaient: je me
vois encore partir en courant me cacher dans la chambre de mes
parents lorsqu'apparaisait l'horrible Lucifer dans Cendrillon.
Au cinéma, je me souviens m'être bouché les
oreilles lors de l'apparition du dragon dans La Belle au
bois dormant ou à la fin
de Pocahontas.
Puis un jour de janvier, en l'an 2002, ma mère décida
d'aller voir Le Seigneur des anneaux (je sais qu'il est sorti
en 2001, mais le temps qu'il passe au théâtre Fontenay,
il fallait bien qu'un mois s'écoulât). Ma petite soeur
voulut l'accompagner. Quelle honte pour moi si je n'avais pas le
courage d'affronter un petit film de fantasy! Prenant mon courage à
deux mains j'y suis allée. Certes, j'ai passé les
trois-quarts du film à me boucher les deux oreilles et à
fermer un oeil et demi: autant dire que je n'ai pas vu grand chose!
Mais j'avais été attirée par quelque chose de
particulier: les deux yeux bleus et les cheveux blonds d'un elfe!
Alors j'y suis retournée... deux fois. J'étais guérie
et aguerrie.
Maintenant, c'est sans crainte que je découvre de nouveaux
films tous les ans. Et avec plaisir que je redécouvre les
classiques de Disney. Cependant, j'ai toujours, avant de regarder un
film que je n'ai pas revu depuis ma période lâche et
peureuse, un zeste d'appréhension. Ce qui me faisait peur dix
ans auparavant est resté dans mon esprit avec la même
dimension effrayante. L'an dernier, j'ai regardé de nouveau
Pinocchio pour la première fois depuis une éternité,
et c'était le souvenir de la baleine noire qui m'avait
empêché de le regarder avant.
..
scène surréaliste et extrêment angoissante: la parade des éléphants roses, Dumbo
à suivre...
Ode à la chaussette rose
..
Parce que c'est
toi, parce que c'est nous. Tu
habites à Perpète, mais ta ville est très jolie.
Tu habites à la campagne, mais ta maison est très
jolie. Un peu de musique d'antan, quelques chips barbecue, des
mélanges de jus de fruits bizarres autant qu'étranges,
des pizzas et autres quiches, une salade aux légumes
croquants. Une promenade, une partie que cache-cache improvisée
et quatre boulets (dont je fais partie avec mon homonyme, la belette
– qui fait très bien le bonobo! - et Marcel) qui se
perdirent dans Pouars-Jontchartrain et errèrent durant des
heures, sans réserves de Granolas et rentrèrent
épuisés, ayant retrouvé leur chemin parce qu'ils
suivirent leur infaillible flair d'hypokhâgneux...
Le bateau ivre
de jus de cactus embarqua les malheureux étudiants dans les
affres d'une maladie rose. Du
tulle rose, un stylo à paillettes roses, deux polos roses, un
débardeur rose, une boîte rose, des meringues roses, un
gloss rose, un boa rose, des boucliquète d'oreilles roses...
Tout rose pour l'impératrice du rose, la reine des
chaussettes, la duchesse Fushia...
Tu es notre seule histoire d'amour. ON T'AIME !
Chocolaté...

Vous connaissez le
principe du quatre-quarts? Même poids d'oeufs, de sucre, de
beurre et de farine. Vous remplacez la farine par du chocolat et vous
obtenez le gâteau indémoulable, à servir à
la cuiller. Une couche craquante sur le dessus, presque meringuée
et un coeur tendre, à peine cuit. Ce gâteau est meilleur
quand il est bien refroidi car moins écoeurant. À
déguster avec de l'hypocras bien frais, c'est ce qu'il y a de
meilleur...
Meringuées...
Versailles
Le ciel s'assombrissait déjà quand je pris le bus. Le soleil disparaissait déjà quand je montai dans le RER. 21h... J'entamai L'Espoir, sans grand espoir d'y comprendre quelque chose. Je descendis du train. Je sortis de la gare. J'avançai à grands pas. El Teckel m'attendait. Nous avançâmes jusqu'au château. Sur la place d'armes, une foule grouillante. Des hommes, des femmes, de gesticulants gamins en rangs d'oignon, jusque sur l'avenue de Paris. Mais que font-ils? On s'avance jusqu'au fond de la cour. Le parc ferme. Ça veut donc dire que tous ces gens ATTENDENT pour rentrer dans le château??? En désespoir de cause, nous décidâmes d'aller au cinéma.
Il est 22h. Nous cherchons avidement sur les affiches du Cyrano quel
film passe à cette heure. Nous optons pour Jean de La
Fontaine, le défi. Une salle minuscule. Le film commence.
Sa voix me gêne. Je ne vois pas le personnage, je ne vois que
l'acteur. On sent trop que c'est joué. Puis peu à peu,
on entre dans l'histoire, on se laisse prendre au jeu. On apprécie.
Nous éclatons de rire lorsque la maîtresse du poète
s'écrie, outrée: « Je ne veux pas me faire
trousser comme une belette! » et lui de répliquer:
« C'est pourtant mignon une belette... »
Finalement, on l'aura vu le château de Versailles! Ce décors
reste splendide. Et la fin du film est particulièrement
savoureuse...
Un bon moment de détente, bien que totalement improvisé: qui penserait passer la nuit des musées au cinéma?







