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Vous en parlerez à votre cheval...

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3 octobre 2007

Lubie

Parce que je lis trop de fics et de bandes dessinées, j'ai des envies de dessin. Voici un Harry en costume XIXème, inspiré par "In Memoriam" de Katoru87 et réalisé à l'aide de crayons aquarellables, encre de Chine et feutre.

harry

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3 octobre 2007

Et vogue la galère! - Arrivée au port

- vendredi -

 

Debout à six heures, partie de la maison à sept. Il s'agit de ne pas arriver trop tard aux inscriptions.

Je n'ai qu'une demi-heure d'avance. Il y en a déjà qui attendent. Certains ont des feuilles dans les mains, avec un emploi du temps prédessiné et intitulé « Lettres modernes ». Mouais. J'attends. À neuf heures les tutrices font leur apparition. Il n'y a RIEN pour les lettres classiques. Mais qu'est-ce que je fous là? Panique.

temp_te Je vais pour demander. Bureau 334. Une feuille collée sur la porte m'apprends que les inscriptions se font en 345. D'accord. C'est la salle à côté de celle où j'attendais. Pas étonnant que je n'aie rien vu: il n'y avait personne. Entre temps, deux filles sont là et discutent. Apparemment, au moins une des deux sort de prépa (Condorcet... O.o).

Ohoh! Les tutrices de Lettres classiques arrivent! Ça commence bien: elles parlent de bouquins dont je n'ai jamais entendu parler! (bon, pour me rassurer, je me dis que c'est normal, c'est de la litérature contemporaine) On entre dans la salle. On prépare nos emplois du temps. On s'inscrit.

Et C'EST LA, que je réponds à plusieurs de vos commentaires, chers lecteurs, que j'ai semblé ignorer: JE N'AI PAS DE COURS QUI SE CHEVAUCHENT !!! Parce que je suis consciencieuse, j'ai pris les groupes en fonction de ça. Du coup, je me retrouve avec un emploi légèrement très distendu... Si ça vous intéresse, cliquez ici...

Au retour, je suis avec el Teckel. Et nous dicutons de tout, de rien. J'essaye d'oublier que je ne verrai pas le jour durant l'hiver...


2 octobre 2007

Et vogue la galère! - Terre, terre!

- jeudi -

Le RER me passe devant le nez. Je jure. La Défense n'est pas ma destination: tant pis, je changerai à Versailles. Un quart d'heure à poireauter. À Chantiers, un direct pour Montparnasse dans un quart d'heure, qui arrive en retard. Que de temps perdu!

C'est déterminée que je passe les portes de la Sorbonne ce jeudi matin. À peine un regard aux plafonds, je m'engage dans la galerie Richelieu sans hésitation aucune. L'accueil. Il est plus de onze heures et la queue semble sans fin. Je patiente. Au bout de vingt minutes à laisser traîner mes oreilles, je me rends compte que pour payer, ce n'est pas là. Rester calme.

certe_d__tudiant Je sors de la queue (qui a à peine avancé...). L'agence comptable est là apparemment, puisque la file d'attente y est encore plus longue. Je me résigne. Après plus d'une demi-heure debout, c'est enfin mon tour. J'explique mon problème. « Oh ben ça arrive! » me répond-on avec un grand sourire. Je donne nième chèque et obtiens enfin... mon certificat de scolarité! Pour les cartes détudiant c'est à l'accueil. Heureusement, il y a moyen de couper la file...

Finalement, je l'ai cette carte monéo qui certifie que oui, j'ai bien payé pour aller à la Sorbonne! Après plus d'un mois à observer fébrilement ma boîte aux lettres et trois jours à affronter l'administration...

Demain, le récit de mes inscriptions...

30 septembre 2007

Déjeuner parisien

Mercredi, j'ai attendu que le Teckel sorte de cours. Pour cela, j'ai réussi à rester plus de deux heures et demi à Gibert, avant de trouver un square où manger. Trois photos de ce qui m'entourait à ce moment-là... (à gauche le musée de Cluny, à droite la Sorbonne)

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30 septembre 2007

Et vogue la galère! - La dérive

- mercredi -

RER, marche. Quatre étages à monter, dans un petit escalier à vis. L'espoir semble me donner des ailes: peut-être aujourd'hui aurais-je ma carte d'étudiant? Ainsi je pourrais envoyer mon dossier Navigo et peut-être même recevoir mon abonnement à temps pour la rentrée!

p_rette Mais telle la cruche de Pérette, mes espoirs se brisèrent sur le sol plastifié du bureau 410 (18 rue de la Sorbonne). « Nous on n'a rien, on n'a même pas de retard dans le courier. Donc il faut refaire un chèque, et aller le porter à l'agence comptable 1 rue Victor Cousin. »

Je n'ai pas de chéquier, je dois donc rentrer chez moi, et revenir. Demain.

Pour masquer ma déception et cette envie de pleurer qui me tient, je vais délester mon porte-monnaie de quelques euros à Gibert. De quoi lire des trucs inutiles, le temps du trajet du retour. Gibert si près de moi, c'est dangereux, mais tant pis: autant avoir fait le chemin pour quelque chose.

Au retour, j'ai bu un thé chez le Teckel.

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28 septembre 2007

Et vogue la galère! - La tempête

- mardi -

galereSe lever tôt pour ne pas être en retard à la réunion d'informations. Après avoir préparé trente-six itinéraires, j'opte pour celui qui a les options RER (donc places assises et gens normaux) et arrivée Malesherbes (c'est-à-dire en face de l'entrée de la fac).

D'un pas mal assuré, j'entre. Je m'aventure peureusement. À l'accueil, on m'indique où se trouve l'amphithéâtre, que j'avais déjà repéré. Écouter une heure et demi de réunion pour les premières années, alors que je suis en deuxième année, dans l'espoir vain de garder la tête hors de l'eau. L'amphi est plein... de lettres modernes!

Vient ensuite la réunion des deuxième année. L'amphi est d'un coup beaucoup moins plein. À peine vingt minutes, que déjà, nous voilà lâchés dans la nature: normal, les L2 sont censés connaître le fonctionnement du centre de détention!

Je dois aller au secrétariat Lettres classiques, troisième étage, bureau 334. Dans le couloir en question, c'est le souk! Encore plus étroit que les couloirs du lycée, pour accueillir deux fois plus d'élèves... et c'est évidemment sur les murs de ce couloir que sont affichés les horaires des cours.

Secrétariat fermé. Je demande où je peux me renseigner: « oh! Mais ce n'est pas ici! 1 rue Victor Cousin, service scolarité. » Ah. Bon.

Métro 3, métro 4. Un peu de marche. Le vigile me demande ma carte pour entrer. Désolée, je viens la chercher. Aller à l'autre bout de couloir, lire désespérément toutes les affiches. Faire la galerie Richelieu deux fois, avant de trouver. Trois quarts d'heure de queue. La dame me dit que ce n'est pas normal. Sans blague! Je pensais que vous l'aviez fait exprès! Tssss...

Elle s'en va vingt minute, voir l'agence comptable. Apparemment, il faut aller au 18 rue de la Sorbonne, au service comptabilité. Mais le bureau n'ouvre que demain me prévient-elle.

DONC: j'ai passé la journée à Paris pour apprendre ce que je savais déjà, faire la queue et que l'on me dise que ce n'est pas ici mais là, et que c'est fermé aujourd'hui mais ouvert demain.

Au retour, j'ai raté mon train.

plan_sorbonne plan_metro

(cliquez sur les images pour mieux voir...)

A suivre...

27 septembre 2007

Victoire!

J'AI VAINCU L'ADMINISTRATION SORBONNARDE EN TROIS JOURS !!! J'AI ENFIN MA CARTE D'ETUDIANT, TOUTE NEUVE, TOUTE BELLE...
Je n'ai plus qu'à retourner à la fac demain pour les inscriptions, la semaine prochaine pour je ne sais plus trop quoi et la semaine d'après pour... pour aller en cours je crois.
^^
PS: Je crois que dans ces prédictions, j'ai oublié l'UFR d'anglais... et mon problème de carte de transport. Mais c'est sans importance: dès lundi je ne peux plus bouger de chez moi et il paraît qu'il faut trois semaine pour recevoir son abonnement... Pitiééééé!

26 septembre 2007

Où il y a un rapport entre Obélix et la fac

bonnet_fouVous connaissez Les douze travaux d'Obélix?
Vous visualisez l'épreuve de la maison qui rend fou?
C'est ce que je vis depuis deux jours... demain ça fera trois.


18 rue de la Sorbonne, escalier F, 4e étage, bureau 410
Service Scolarité, galerie Richelieu, 1 rue Victor Cousin
Centre Malesherbes, bâtiment B, 3e étage, bureau 334
Et bientôt... je le sens gros comme une maison... pour l'anglais...
Centre Clignancourt!

24 septembre 2007

Souvenirs et galets blancs

Les habitudes semblent me coller à la peau, et s'en défaire est de l'ordre de l'impossible. Je m'asseois dans le bus, à la même place que d'habitude. Je monte dans le train deuxième wagon, deuxième porte et m'installe « à contresens ». J'observe par la fenêtre.

Un soleil blanc derrière un voile nacré. Des lambeaux de vapeur s'étirent dans un ciel qui hésite entre le bleu et le gris. De gros cumulus ouateux et rebondis circulent, anthracites en dessous, nimbés d'argent et de lumière sur le dessus. Une atmosphère indécise.

arbre_soleilEn attendant, je regarde ce grand bâtiment. Le soleil perce au travers du feuillage et me goutte sur le visage. C'est grand, et impressionnant quand on n'est pas à l'intérieur. Bientôt, les élèves sortent. J'attends. Et ils arrivent. Quelques mots échangés avec Melendili, Mimy, Marcel. Puis je suis la Marmotte dans les étages, comme si je n'avais jamais quitté le lycée. C'est amusant, j'ai l'impression d'y avoir été hier.

Au fond du couloir, une voix reconnaissable entre mille. On se plante dans l'encadrement de la porte. Mme P. s'excuse auprès de ses élèves et vient nous saluer. Nous discutons de tout, de rien, comme des amies de longues dates. C'est étrange, mais pas désagréable. Et nous repartons. Tous ces escaliers sont comme imprimés dans mes pieds. Je pourrais les descendre les yeux fermés.

Un thé chez la Marmotte. À trois autour d'une table, à raconter nos vacances, à parler prépa, fac, latin, MLD etc. Le temps passe. Et nous partons: toi pour ton cours de violoncelle, moi pour rentrer. Tu descends avant moi. Je reste dans le wagon, seule avec mes pensées.

Dans le bus, une vieille connaissance: le chauffard femelle. Peut mieux faire comme rencontre. En descendant du bus, automatiquement, mes pas prennent le chemin du retour. Il y en a plusieurs possibles, mais ils optent pour le plus court, celui que j'ai pris l'an dernier, la plupart du temps.

poucet_caillouxJe ne sais pas pourquoi, je repense à tous ces gens que j'ai connus depuis la sixième. C'est amusant comme j'ai effacé mes années collège. Je n'ai presque plus de contacts de cette période, et peu à peu, ils semblent s'effacer. Plus rien ne me rattache à ma scolarité arcysienne. Un peu comme si j'avais perdu les galets blancs que j'avais semés. Au fur et à mesure, je les ai enterrés sous mes années lycée. Mon passé semble avoir disparu physiquement: il n'en reste que quelques déchirures dans mes souvenirs. C'est peut-être mieux comme ça.

Le ciel pâlit et rosit. Le soleil se couche. Demain, je vais à l'université.

24 septembre 2007

Chronique d'un mariage, troisième épisode

~ Bonne surprise ~

L'envoi est annoncé, et c'est avec soulagement que nous nous levons de nos bancs. Sur le parvis de l'église, on retrouve quelques visages connus. Les mariés prennent la pause, les spectateurs photographient. Au dessus de nos têtes, les cloches sonnent; le soleil brille et commence lentement à descendre derrière la collégiale. La place est comble, il n'y a pas moyen de faire un pas.

Le grand-père a ressorti son uniforme et ses décorations pour l'occasion; le marié prte son haut-de-forme et son queue-de-pie avec élégance; les chapeaux donnent l'impression que la place a été fleurie pour l'occasion. Du rouge, du noir, du blanc; et certaines personnes ont osé le chamaré/perroquet. Bof! Le ridicule ne tue pas. Et elles s'amusent: ne soyons pas rabat-joie. Il n'empêche, je suis bien contente de ne pas les connaître! Elles doivent être de la famille de la mariée.

Il faut rebrousser chemin, retrouver la voiture, garée à Perpette-les-Oies. Puis il faut trouver l'endroit où a lieu le pot. C'est arrangé, nous suivrons le père du marié... quand on aura réussi à se frayer un passage dans cette cohue.

Nous nous garons au milieu des champs et entrons dans le domaine. Ont-ils loué ou est-ce que ça appartient à la famille de la mariée? C'est aux parents... oh my god! C'est immense: je ne sais plus combien de bâtiments il y a. Et un parc arboré. Magnifique.

J'erre quelques temps au milieu de tous ces visages inconnus. J'évite le champagne: à jeun, ce n'est pas une bonne idée. Finalement, je repère ma cousine. Enfin quelqu'un que je connais! Me dit-elle tout sourire. Et l'on s'en va picorer sur les buffets, discutant de tout de rien. Toujours un œil sur les chapeaux qui volettent de çà de là dans le jardin, j'ai le sourire aux lèvres. J'ai vu que l'on est à la même table. Ah? Moi je n'ai même pas vu les plans de table... mais tant mieux si l'on est ensemble.

La soirée s'annonce moins barbante que je ne le pensais.

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