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Vous en parlerez à votre cheval...

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17 juillet 2013

Lectures d'été - 7. Celui qui attend

Pour changer un peu des romans jeunesse, je fais une excursion dans l'univers poétique et tour à tour merveilleux et angoissant de Ray Bradbury.

Titre: Celui qui attend et autres nouvelles
Auteur: Ray Bradbury
Editeur: Librio (1995)

Celui qui attend et autres nouvelles

Ce livre recueille des nouvelles de Ray Bradbury dans ses oeuvres les plus variées: Les Machines à bonheur, L'Homme illustré, A l'ouest d'octobre, Chroniques martiennes ou encore Je chante le corps électrique et quelques autres. Se suivent des histoires merveilleusement poétiques, des contes macabres, des récits de science-fiction, des histoires angoissantes qui frisent le fantastique.

Je n'ai pas tout aimé, mais tout m'a marquée. J'ai une nette préférence pour le lyrisme de Ray Bradbury, qui m'avait tant charmée quand j'avais lu Fahrenheit 451: les récits fantastiques ont trop tendance à me donner la chair de poule pour que je les apprécie entièrement, mais je dois reconnaître qu'ils ne m'ont pas laissée de marbre. Le cauchemars que j'ai fait la nuit suivant leur lecture en est certainement une preuve.

Ce qui est très appréciable dans ce recueil, c'est qu'il ne laisse aucun genre de côté, il ne classe pas, il ne trie pas. On aborde chaque nouvelle histoire avec un oeil neuf, sans a priori et sans même savoir le ton qui sera le sien. J'ai très envie désormais de lire les Chroniques martiennes.

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16 juillet 2013

Beaune, épisode 2

Dimanche 14 juillet, Asnières est déserte alors que je me dirige vers le métro. Il est six heures de matin, et je retourne à Beaune, pour un deuxième concert. Ce soir, nous allons écouter un autre contre-ténor, David DQ Lee.

L'hôtel n'ouvre pas ses porte avant 14h30. Nous prenons donc un sorbet au salon de thé en attendant. L'air est chaud, et nous n'avons guère le courage de partir en excursion dans la ville. Après une petite sieste et un bon dîner, nous nous rendons aux Hospices.

Le concert ce soir a lieu dans la salle des Pôvres. Immense salle aux poutres peintes. Les lits sont alignés le long des murs. Les musiciens seront là-bas, au bout de l'allée. Nous ne verrons pas grand chose. Mais l'accoustique se révèle excellente.

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Les musiciens sont bons, très bons. Et le chanteur, ma foi, une pure merveille. Une voix puissante et claire, un enthousiasme communicatif, un plaisir de chanter visible, et un respect des musiciens avec lesquels il travaille tout à son honneur.

Les grands airs d'opéra alternent avec des concertos pour violon, pour violoncelle, et rien n'est en-dessous du reste. La fin arrive bien trop vite à notre goût. Nous avons droit à deux rappels superbes, qu'il nous présente en anglais. Le second extrait, selon ses termes, raconte l'histoire suivante: "My lover is a bitch, and I wand to kill her."

Il ne s'agit pas du rappel, mais d'un des airs interprétés au cours du concert.

15 juillet 2013

Beaune, épisode 1

Samedi 6 juillet, 5:00, le soleil se lève à peine et mes yeux ont bien du mal à s'ouvrir. Ce matin, je pars pour Beaune. Rendez-vous est donné avec Cécile, à 11:00, au coeur de la Bourgogne.

La chaleur est déjà lourde. Déjeuner sur la place, à l'ombre du kiosque. Promenade dans les rues, au milieu d'une foule de touristes. Mais nous ne sommes pas là pour visiter. Nous sommes là pour le festival.

En juillet, Beaune organise le Festival international de l'opéra baroque, et ce soir, nous allons assister à un récital. Récital donné par un contre-ténor que je n'ai jamais entendu que sur mon CD du Stabat Mater de Vivaldi: Andreas Scholl. Ce soir, il interprète le Stabat Mater de Pergolèse et quelques grands airs d'opéra. Le tout à la basilique.

En attendant l'heure du concert et après un détour par l'hôtel, nous déambulons dans les ruelles animées de la ville. Nous entrons dans la basilique, où l'air est frais... et où les musiciens répètent! Fascinées, nous nous installons. A peine plus d'une vingtaine de curieux. Sur scène, ils sont en jean-baskets, ils parlent anglais, italien, reprennent les passages qui gènent, rient, se font disputer par le chef d'orchestre.

Ce moment suffit à nous combler, et c'est résignées et repues que nous nous plaçons derrière un couple de girafes le soir pour le concert. Le concert est fort beau, mais l'accoustique gênée par la foule. Le tymbre n'est pas aussi clair que lors des répétitions, et nous ne voyons pas grand chose. Mais voir Andreas Scholl "en vrai" me suffit amplement.

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13 juillet 2013

Fête nationale

La nuit est tombée. Les bruits nocturnes s'installent: quelques sirènes, voitures, les habitants des immeubles voisins qui reçoivent à dîner... Et brusquement, ça commence.

Les feux d'artifice. Dans la plaine, les pétarades résonnent et s'amplifient. Je m'approche de ma fenêtre et dans le ciel sombre de la nuit parisienne, je ne vois pas un, ni deux, mais sept feux d'artifice en simultané. Etonnamment, les bruits quotidiens se sont tus. On n'entend plus que les fusées qui explosent, de tous les côtés.

Je ne sais plus où poser mes yeux. A gauche, à droite, en face: derrière chaque immeuble un bouquet d'étincelles multicolores, étoiles éphémères dans le ciel d'été. Je ne sais d'où ils sont originaires, la géographie est complexe et dense dans ce coin d'Île-de-France, mais une chose est sûre, je n'ai jamais autant apprécié un feu d'artifice.

Dans quelques heures, j'aurai vécu un quart de siècle.

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11 juillet 2013

La poule de cristal

Au hasard de mes errances, j'ai découvert un utilitaire d'inspiration qui s'appelle "La poule de cristal". Et le site où il se trouve est une communauté créative qui réunit des liens et des galeries de dizaines d'artistes. Et j'ai découvert ce lien sur le blog de Maëlle Fierpied, l'auteur des Chroniques de l'Université invisible et de Galymède, fée blanche, ombre de Thym. Mais prenons les choses dans l'ordre.

Le blog de l'auteure est ici: A petits pas.

Le site de la communauté créative (attention, vous allez y passer des heures) est là: Café salé.

Enfin, ce que j'ai appelé "utilitaire d'inspiration" n'est autre qu'un générateur de mots, d'idées, de phrases, pour tous ceux qui ont envie de dessiner (ou d'écrire, j'imagine que ça fonctionne aussi) mais qui n'ont pas d'idées. On se retrouve par exemple avec l'idée "une poule lugubre" ou la phrase "Un lémurien couvert de honte esquive un oracle fumant.", plutôt amusant, n'est-ce pas ? Pour ceux qui le veulent, c'est par ici: http://www.cfsl.net/poule-de-cristal/.

anne montel - renards

Anne Montel, Renards

paul echegoyen - leonardsalai

Paul Echegoyen, Leonardsalai

lionel richerand - summertime

Lionel Richerand, Summertime

 

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10 juillet 2013

Lectures d'été - 6. Chroniques de l'Université invisible

Titre: Chroniques de l'Université invisible
Auteur: Maëlle Fierpied
Editeur: L'Ecole des Loisirs (what else ?)

Le premier roman que j'avais lu de Maëlle Fierpied qui était son second m'avait tout à la fois énormément plu et déçue. Galymède, fée blanche, ombre de Thym (comment résister à un titre pareil ?) était à la fois palpitant, original, intelligent, mais sa fin en queue de poisson donnait une impression d'inachevé assez frustrante. Comme si l'auteure s'était dépêchée de terminer. Les Chroniques de l'Université invisible souffrent du même syndrôme, mais dans une moindre mesure.

Chroniques de l'Université invisible

L'histoire ? L'on suit les mésaventures d'adolescents doués de télépathie ou télékinésie qui se retrouvent arrachés à leur vie, à leur famille, et intégrés bon gré mal gré dans une université qui se charge de leur faire développer leur don. "L'Université invisible vient de vous kidnapper. Cette organisation secrète s'intéresse à vos dons uniques, magiques, terribles. Pour les perfectionner, elle vous embarque sur une île mystérieuse. Désormais, votre présent et votre avenir sont ici. Car bientôt, dans le monde d'En Bas, plus personne ne se souviendra de vous." Voici ce qu'explique la quatrième de couverture, nous donnant d'ores et déjà l'impression que cette université a quelque chose de nuisible.

On commence par faire connaissance avec trois adolescents jusqu'à leur enrôlement au sein de l'école: Mélusine, télépathe, 11 ans, enlevée par son professeur de français (son grand-père Alioth, quoique très peu présent dans le roman, a mes faveurs, je ne sais pourquoi); Framboise, télékinésiste, 14 ans, récupérée par un Vampire (oui oui, y a des vampires dans cette histoire); et Tristan, 15 ans, télépathe, amnésique et orphelin, vivant du vol de portefeuilles dans une gare, repéré par un ami de ses parents décédés.

Autour du trio gravitent les membres de l'université, les membres d'une multinationale tentaculaire (Shiva), les vampires, et d'autres encore, plus anecdotiques. Un récit qui mèle fantastique, aventure et un monde légèrement futuriste. L'univers créé par Maëlle Fierpied est extrêmement riche, ses personnages sont colorés et vivants.

Une histoire qui se lit d'une traite et allie suspens, action et humour avec brio. Même si la fin est légèrement rapide, ce n'est que positif: on voudrait en savoir davantage!

8 juillet 2013

Lectures d'été - 5. Et si c'était niais ?

Titre: Et si c'était niais ? Pastiches contemporains
Auteur: Pascal Fioretti
Editeur: Magnard, collection Classiques & Contemporains

L'idée de pastiches m'amusait follement, et je dois dire que le titre, faisant écho à un roman bien-connu mais que je n'ai jamais lu, m'avait interpelée dès l'entrée du volume dans les rayonnages du CDI. Aussi, j'ai profité des beaux jours pour me mettre à la lecture de cette oeuvre abrégée (oui, c'est un livre pour le collège/lycée, un specimen offert au CDI par l'éditeur, avec tout un dossier pédagogique sur le pastiche: je n'aurais pas acquis le roman sans en connaître l'existence).

Et si c'était niais, pastiches contemporains

Les auteurs pastichés, nous les connaissons tous, au moins de nom. Denis-Henri Lévy, Jean d'Ormissemon, Fred Wargas, Marc Lévis®, Amélie Notlong, Anna Galvauda... Tous sont des auteurs "à best-sellers", des habitués de la rentrée littéraire. Et je n'en ai lu aucun.

Pourtant, j'ai apprécié les pastiches. Rapidement, on voit les tocs de l'auteur, on apprécie l'exagération du pasticheur. L'écriture est savoureusement grinçante, et l'histoire délicieusement absurde. Chaque chapitre passe un auteur à la question. Les titres des chapitres sont savoureux: "Tais-toi si tu veux parler" pour Fred Wargas, "Quelqu'un m'attend, c'est tout" ou encore l'exquis "Hygiène du tube (et tout le tremblement)". Et l'ensemble des chapitre forme une intrigue policière, où un serial killer kidnappe les auteurs (sauf Jean d'Ormissemon, qui a tellement saoulé de paroles le pauvre kidnappeur qu'il a échappé à l'enlèvement).

En charge de l'enquête, une copie d'un personnage de Fred Vargas. Selon les styles, on nage dans l'incompréhension, dans un style ampoulé, dans un ego surdimensionné. Les auteurs - ou plutôt leurs doubles - sont mis en scène et ne sont pas plus épargnés que leur style.

A la fois pastiche et caricature, Et si c'était niais? fait largement sourire et se lit tout seul.

5 juillet 2013

Lectures d'été - 4. Tara Duncan

Titre: Dara Dunca, t.1 "Les Sortceliers"
Auteur: Sophie Audouin-Mamikonian
Editeur: Pocket Jeunesse

Une histoire d'aventure dans un monde où règne la magie, cela n'a rien de très original. L'histoire de Tara, qui vit chez sa grand-mère depuis que ses parents sont morts et qui s'en va à la découverte de l'univers parallèle auquel elle appartient, est bien connue. Harry Potter vient immédiatement à l'esprit, mais également Le Seigneur des Anneaux, avec les nains barbus et les elfes blonds. Rien d'innovant, donc.

Cependant, l'humour est très accrocheur. Cette sorte d'inconscience des personnages, les situations cocasses qui se mutltiplient... On ne sait plus trop s'il s'agit d'un véritable roman d'aventures et de magie ou d'une sorte de gentille parodie du genre.

Tara Duncan, 1 - Les Sortceliers

Le personnage de Tara est assez agaçant, mais les personnages secondaires font remonter le niveau. Je dois dire que j'ai un léger faible pour la naine à la barbe tressée. Certains personnages disparaissent au cours du récit sans que l'on comprenne pourquoi, et d'autres subissent une évolution très peu crédible (mais comme ce n'est que le premier tome, on peut espérer que la suite répare ces erreurs).

Quant à la narration, elle laisse à désirer. L'objectif est clair, les péripéties se succèdent sans difficulté, le tout est extrêmement fluide, mais je ne sais pas... il manque comme un souffle qui nous emporterait dans l'aventure avec les personnages. On ne voit pas comment tous les éléments sont liés, et même s'ils le sont peut-être par la suite, quelques indices seraient bienvenus, afin de donner envie de lire le tome deux.

Pour résumer, le premier volume des aventures de Tara Duncan est amusant, voire drôle, et les personnages sont sympathiques. Mais il lui manque ce souffle épique et inspiré qu'ont les grandes saga du genre.

26 juin 2013

Lectures d'été - 3. Treize petites enveloppes bleues

Titre: Treize petites enveloppes bleues
Auteur: Maureen Johnson
Editeur: Gallimard Jeunesse, collection Pôle fiction

Je mets l'ancienne couverture, parce qu'elle est plus jolie que celle du livre que j'ai entre les mains.

Treize petites enveloppes bleues

Le principe est simple et plus qu'intrigant. Ginny, adolescente Etats-Unienne, après la mort de sa tante, reçoit treize enveloppes bleues, chacune contenant des instructions et des indices, qui la conduisent dans un périple ahurissant à travers l'Europe.

La tante est fantasque, la jeune fille timide et effacé. Sans originalité. Mais sa traversée de l'Europe en solitaire fait envie. Londres, Edimbourg, Rome, Paris, Amsterdam, Copenhague, Corfou. A l'exception de la dernière, ce sont des destinations que je connais, et dont les souvenirs sont encore nets dans ma mémoire (Rome est plus lointain, mais comment oublier les arches du Colisée et les colonnes du forum ?).

Ginny fait des rencontres et découvre un univers dont elle ignore tout. Les descriptions des villes et des pays découverts sont pleines de clichés, et on aurait pu attendre au contraire, la chute des préjugés. Mais qu'importe ? On voyage, on prend l'avion, le train, le bateau... Et on suit le jeu de piste fou de la tante Peg. Et la galerie des personnages n'est pas pour déplaire: Richard le Londonien, Beppe le Romain, la famille Knapp, stakhanovistes du voyage, Knud le Danois, le petit groupe de l'auberge de jeunesse... sans oublier Keith, l'étudiant en théâtre anglais et roux.

Le rythme soutenu de l'histoire ne nous laisse pas vraiment le temps de souffler, et la fin, un peu surprenante, pourrait être décevante et laisser comme un arrière-goût d'inachevé. Mais je m'en suis remise, et je pense que c'est pour le mieux.

Ce roman reste clairement un roman pour adolescent, mais sa lecture est somme toute rafraîchissante et les touches d'humour ne sont pas désagréables. Par contre le "filles" ajouté à côté du label de la collection ne me plaît pas. Ce n'est pas plus un roman pour fille qu'un autre. Cette manie de genrer tout et n'importe quoi a quelque chose de profondément agaçant. Mais là n'est pas le sujet.

Bref, à lire pour les vacances, quand on commence à manquer d'air et à vouloir passer les frontières de son pays, découvrir de nouveaux horizons !

25 juin 2013

Lectures d'été - 2. La Loi du roi Boris

Titre: La Loi du roi Boris
Auteur: Gilles Barraqué, illustrations de Catherine Meurisse
Editeur: Nathan

D'abord, j'ai vu "illustré par Catherine Meurisse". Cette charmante illustratrice m'avait déjà séduite avec ses Hommes de Lettres, lorsqu'elle m'a offert un Marcel serrant une madeleine géante contre son coeur en dédicace.

Ensuite, la quatrième de couverture offrait, au-dessus du résumé, en rouge et en gras "Une seule lettre vous manque, et tout est dépeuplé". Le résumé, parlant d'un roi s'ennuyant qui, pour passer le temps, déclare la guerre à une lettre de l'alphabet, a fini de me convaincre.

Et si ce n'était pas assez, l'exergue:

Ferventes pensées envers ce cher Perec,
Subtil barbichu, baron d'Oulipo, toujours parmi nous !

La Loi du roi Boris

La Loi du roi Boris a été à la hauteur de mes espérances. Ce récit n'a pas été sans me rappeler Petit Homme et les princesses de Yack Rivais. Boris III interdit dans son royaume l'usage du e, et voilà les habitants privés de crevettes, de beurre, de pêches... Le premier Ministre devient Officiant principal, le boulanger pâtissant... Sous peine de se voir un doigt tranché, il est interdit de prononcer ou d'écrire le trait banni.

Le peuple rit d'abord. Puis se rebiffe. Kléber de Mettemberg, premier Ministre rebaptisé après la réforme Kobor di Mottomborg, mène la résistance, à l'aide de ses filles Hélène et Thérèse, ainsi que de sa femme, Edmée. La devise ? "Que l'e !" La règle ? Que des e, des traits bannis et profanes.

Les jeu sur le fond et la forme est savoureux. Le lecteur guette la faute, cherche le e qui se serait glissé malencontreusement dans un discours officiel. En vain. On s'amuse de l'absurdité de la situation.

Drôle, intelligent, délirant, ubuesque. Farce linguistique et bel hommage à l'Oulipo.

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