Les Femmes du 6ème étage
Quand nous sommes partis pour le cinéma, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. J'avais certes lu une critique pas trop mauvaise, mais j'ai pour habitude d'éviter de me fier aux critiques. Pour tout dire, j'y allais surtout pour Fabrice Lucchini, que j'ai appris à apprécier.
Ouverture sur une scène de réveil, sous les toits parisiens : la journée commence pour les bonnes qui y logent. En descendant chez les bourgeois, la radio nous met au parfum, l'histoire se passe sous De Gaulle.
Un scénario cousu de fil banc, dont j'ai espéré à chaque minute qu'il allait me surprendre, mais qui préférait la simplicité de l'histoire convenue. Qu'à cela ne tienne, si le récit manque de piment et d'imprévu, il ne manque pas d'épices et de sel. On entre dans le film sans s'en rendre compte, et lorsque le générique de fin apparaît, nous nous levons avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Des scènes drôles, malentendus, gaffes ; une ambiance bon enfant qui allège le cœur et éclaircit le ciel gris de ce triste mois de février. Et pourtant, ce film fait s'entrechoquer deux mondes radicalement différents.
Tout là-haut, perché au sixième ciel, le monde haut en couleurs et en douleurs des bonnes espagnoles, qui arrive du pays chacune avec ses rêves et ses blessures. En dessous, l'univers des bourgeois, engoncés dans une vie qu'ils n'ont pas forcément choisie.
Ce n'est pas pour l'histoire qu'il faut voir le film, mais pour ses acteurs, tous excellents. Lucchini est loin du personnage extravagant que l'on connaît, et les actrices espagnoles, chacune dans son personnage, sont réjouissantes.
Il y a des clichés, mais ils ne sont pas lourds. Il y a de la guimauve, mais c'est trop bon.


