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Vous en parlerez à votre cheval...
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portrait
28 septembre 2006

Inconnu

Dans ma chambre un inconnu... une silhouette se découpe, elle porte une cape et un chapeau. Mais qui est-ce? Individu solitaire, posté au pied de mon mon lit. Je l'observe, il m'épie. Soudain, la lumière se fait, j'ouvre les yeux et mon mannequin apparaît, affublé de mon costume 'de bizutage' et de ma cape de carnaval. Dommage! Ce n'est pas ce soir que j'aurai quelqu'un avec qui parler...

inconnu

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3 septembre 2006

Le Masque

Un masque. Un masque de froideur et de mépris. Pour se protéger peut-être, pour tenir les autres à distance, c'est sûr. Puis l'être masqué approche. Le masque se fendille. Il se brise et tombe en poussière. Un joyeux drille apparaît. Cette impression d'avoir réussi un exploit: on a fait choir le masque, on sait qui se cache derrière le loup. Le temps passe. Je me rend compte que cet entrain est lui aussi un masque. Un masque plus fini, moins visible. Mieux dissimulé. Il faut du temps et de la patience pour le découvrir.

Je ne sais pas ce qui t'a pris, mais j'ai comme l'impression que tu n'as pas compris. Tu n'as pas compris que l'on avait découvert l'existence de ce deuxième masque. Ce costume de clown que tu enfiles avant d'entrer en société. On sait que ce n'est qu'un costume. En grandissant, il est normal qu'il ait fallu en changer. Il ne t'allait plus. Tu as changé ta garde-robe. Et alors? Avais-tu peur de notre réaction? Était-ce tout simplement de la peur? C'est l'impression que tu m'as laissée. Tu semblait fuir comme un animal blessé... Tu as parlé, un de tes masques posé non loin de toi. Tu l'as enlevé pour nous dire ça, mais peut-être en cachait-il un autre, un autre masque encore plus finement sculpté. Tu as parlé et tu t'es enfuie. Sans un mot, tel un voleur. Une ombre furtive traversant le jardin.

masque

23 juillet 2006

Qui est-ce?

Une silhouette longiligne, interminable. Il fait sombre, je ne distingue pas bien tes traits. Tu es vêtue de noir. Un rayon de soleil perce au travers des nuages: un fugace éclair rouge. Tu as les cheveux roux... Tu parais éloignée de tout, tu te montres hautaine et méprisante avec les gens que tu n'as pas envie de connaître. Quand on te retrouve en groupe avec tes amies, tu es méconnaissable: c'est toi qui fais rire la galerie. Tu ne recules (presque) devant rien; il suffit de te défier... Deux facettes que tu montres au monde. Pile ou face?

Un regard qui pétille: tu prépares ta réplique. Des mots qui vont claquer. Humour, moquerie, sarcasme, quoi qu'il en soit, tu ne mâches pas tes mots. Tu n'y vas pas par quatre chemins. Parfois, on aime la franchise et l'honnêteté, parfois, ça fait mal. Tu n'es jamais à cours d'idées saugrenues. Toujours à la recherche d'originalités. Et quand il t'arrive de déprimer, ça ne dure jamais bien longtemps. Qu'aurions-nous fait sans toi?

Tu as lu très vite. Je n'ai pas tout compris. Tu m'as impressionnée. Pendant un an, je n'ai pas cherché à te connaître plus que ça. Puis, je t'ai parlé. Nous avons travaillé ensemble. Et c'est comme ça que j'ai découvert une amie précieuse... Je comprenais parfaitement ton mode de fonctionnement: j'avais (à peu de choses près) le même. Travailler au dernier moment, trouver tout ce qu'il y a d'amusant dans un travail pour le rendre plaisant. Nous n'avons pas travaillé, nous nous sommes amusées. Pendant longtemps, nous avons cultivé le mystère: nous parlions peu de nous. Et maintenant?

Comment te décrire? J'ai l'impression de te connaître trop peu ou trop superficiellement... ou peut-être ai-je peur de me tromper? Damoiselle ou preux chevalier selon les circonstances, je te dois de magnifiques découvertes (vive l'échope médiévale!). Tu es aujourd'hui bien éloignée de la jeune fille à côté de qui je me suis assise un certain jour de septembre, en l'an 2003. Je m'en souviens, comme si c'était hier: "Je peux m'asseoir là?"

23 juillet 2006

Ange blond (vendredi 21 juillet)

Quand vous voyez une personne brune, tous les jours depuis votre naissance, pas un instant vous n'imaginez qu'elle eût pu être blonde dans des temps plus anciens, n'est-ce pas? Et bien figurez-vous que pas plus tard qu'hier, j'ai vu un film, morceau d'anthologie, où l'on voit mon père, à 14 ans, lorsqu'il habitait à Tahiti. Alors j'ai vu: lui qui est brun aujourd'hui, était blond alors. Mais pas d'un blond qui tire sur le châtain, non, un blond presque blanc. Impressionnant! Blond aux yeux bleu-gris, avec un regard de chien battu, qu'il a encore quand il rentre déprimé du boulot. Mais il avait alors cet air angélique des enfants insouciants. Et il pouvait l'être dans ce paradis terrestre! C'est amusant de découvrir une personne que l'on connaît très bien sous un tout autre jour... On peut dire qu'il porte bien son nom: Gabriel...

14 juillet 2006

Où es-tu?

Une stupide chanson d'une chanteuse que je ne connaissais que de nom, et les souvenirs sont arrivés en rafale, me laissant muette quelques secondes.

Une stupide chanson de Larusso, et tout est revenu. Tu sais pourquoi, n'est-ce pas? Ces langues perfides et venimeuses du collège n'avaient de cesse de te surnommer ainsi, à cause du roux flamboyant de tes cheveux. Peut-être enviaient-elles cette chevelure splendide? Quoi qu'il en soit, tu ne supportais pas ce surnom et tu les envoyais voir ailleurs si tu y étais.

Deux ans. Deux années que nous avons passées ensemble. Puis tu es partie. Et tu as changé. C'était inévitable, mais j'ai cru naïvement que tu resterais telle que j'avais quittée. Tu m'avais fait des promesses, que tu n'as pas tenues. Tu avais juré de ne jamais fumer, pour ne pas ressembler à tes parents. Mais la fois où tu m'attendais devant le collège, un an après ton départ, tu avais une cigarette à la main. J'ai refoulé mes larmes... Tu avais promis...

Mais j'ai continué de t'écrire. Vint un moment où je ne reçus plus de tes nouvelles. Je cessai de t'envoyer mes lettres. Maintenant, cela doit faire plus de deux ans que je n'ai pas entendu parler de toi. Qu'es-tu devenue? Que fais-tu maintenant? Où es-tu Héloïse?

héloise_edited

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4 juillet 2006

Questionnaire de Proust

Poursuivons la présentation par le petit questionnaire d'un grand auteur...

- Le principal trait de mon caractère: Timidité (ou lâcheté, chacun vois ça comme il veut)

- La qualité que je désire chez un homme: Patience

- La qualité que je désire chez une femme:  Sincérité

- Ce que j'apprécie le plus chez mes amis:  Leur présence

- Mon principal défaut: J'en ai tellement!

- Mon occupation préférée: Ne rien faire

- Mon rêve de bonheur: Un monde sans argent, sans cette économie totalement déshumanisée

- Quel serait mon plus grand malheur: Ne pas connaître le sens du mot "bonheur"

- Ce que je voudrais être:  ... une tortue?

- Le pays où je désirerais vivre: La France!!! (ou le Pays Imaginaire)

- La couleur que je préfère: Tout ce qui est entre deux, comme le vert très sombre ou le bleu pervenche ou encore le jaune avec une touche d'orangé

- La fleur que j'aime:  Les coquelicots depuis peu, les capucines, la glycine... les fleurs d'acacia, en beignet!

- L'oiseau que je préfère:  L'oiseau d'or, des contes que je lisais quand j'étais petite (peut-être connaissez-vous son histoire...)

- Mes auteurs favoris en prose: Dans les classiques, Maupassant. Sinon, C.L.Grace, E.Brissou-Pellen...

- Mes poètes préférés:  Virgile (!?), Verlaine, Bernard Lavilliers (les textes de ses chansons sont splendides)

- Mes héros dans la fiction:  Robin de Bois et Gaston Lagaffe (quand j'étais petite, c'était Tintin)

- Mes héroïnes favorites dans la fiction:  Katherin Swimbrook, et j'en oublie plein

- Mes compositeurs préférés:  Purcell, Vivaldi, Haendel, Bach et tant d'autres!

- Mes peintres favoris: Botticelli et tous les auteurs anonymes des fresques dans les églises

- Mes héros dans la vie réelle: R.A.S.

- Ce que je déteste par-dessus tout: Le mensonge, l'hypocrisie et les économistes, qui cumulent les deux

- Le don de la nature que je voudrais avoir:  Voler

- Comment j'aimerais mourir: Sans souffrir

- Etat présent de mon esprit:  Serein car trop fatigué pour penser à autre chose

- Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence: Celles qui font se sentir coupable

- Ma devise: "Ne crains pas d'être lent, crains seulement d'être à l'arrêt." Je pourrais avoir aussi: "Rien ne sert de courir, il faut partir à point."

4 juillet 2006

Qui suis-je?

Ce soir, le temps est orageux et l'air est lourd, malgré les rafales de vent qui, de temps à autre, font s'envoler les feuilles et claquer les portes. Je vais en profiter pour me présenter. Qui suis-je, donc?

- Incitatus: cheval adoré de l'empereur Caligula, qui faillit être nommé consul par son maître, quelque peu dérangé, il faut l'avouer. Ce surnom me vient du fait que j'ai pour habitude de raconter des choses qui n'intéressent personne (vous allez vous en rendre compte par vous-mêmes!) et auxquelles une amie répondait par la fameuse expression: "j'en parlerai à mon cheval". Je jouais donc son jeu, en lui annonçant qu'elle, grande admiratrice de l'empereur décérébré, n'avait qu'à en parler à Incitatus, son conseiller... et ainsi, de fil en aiguille, je suis devenue Incitatus, surnom peu glorieux.

- Loche: (à prononcer à l'allemande; l'espagnol aurait, je crois, donné "loje") il s'agit tout bêtement de mon prénom prononcé par la prof d'allemand. Il me faisait horreur au début et on m'appelait comme ça pour m'embêter. De guerre lasse, j'ai bien été obligée d'accepter. Depuis, on ne m'appelle plus que comme ça au lycée.

gravures_085

- La Tortue: surnom que je me suis donné à moi-même à un moment donné on l'on recherchait pour chacune d'entre nous un animal. Celui-ci est parfait, quand on voit la lenteur de l'animal, mais aussi sa patience... il s'agit expressément de tortues terrestres. C'est d'ailleurs cet animal qui orne mon blason, accompagné de la devise: "Ne crains pas d'être lent, crains seulement d'être à l'arrêt."

- Comtesse de la Paresse: suite logique de l'animal, c'est celui des sept péchés capitaux qui m'a été (et que je me suis) attribué. Et c'est vrai qu'il me va bien...

- The Lady-Bird: celui-ci n'est utilisé que par ma Dame-Oiselle. Il est né à la suite d'une sortie à Paris dans une échoppe médiévale. Par la suite, des lettres enflammées ont été écrites du chevalier à sa dame (les rôles s'inversent selon l'humeur du moment), ainsi qu'une ode... vous pouvez le dire, nous n'avons rien à envier à Caligula!

Clio_dessin

- Clio: muse de l'histoire. Lors d'un voyage scolaire à Chypre, seules neuf élèves de terminale se sont retrouvées noyées dans un flot de secondes et premières. Pour mieux nous protéger, nous avons dressé autour de nous les murs d'un délire qui survit encore: chacune d'entre nous a pris le nom d'une muse.

- L'or: celui-ci a été trouvé par une amie en cours de philosophie, alors que nous faisions un concours de jeux de mots sur mon prénom... Elle voulait en fait se faire pardonner pour le "l'auge", retranscription du "loje" du début prononcé en français.

Voilà, je crois que tous y sont passés. Vous avez une petite idée désormais de qui je suis (je sais que ça ne va pas très loin, mais bon...). Alors, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter la bienvenue!

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