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Vous en parlerez à votre cheval...
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escapade
28 avril 2010

Inci aux bords de mer

L'ascenseur monte en silence jusqu'au septième étage. Les pas feutrés bruissent dans cette atmosphère si typique des couloirs d'hôtel. La femme ouvre la porte de la chambre et nous laisse découvrir la pièce qui sera nôtre pour les quatre jours à venir.

Mon regard saute sur la baie vitrée. Je tire le voilage, ouvre la fenêtre, sors sur le balcon et retourne dix ans en arrière. Le vent froid, légèrement salé de la mer, en bas. Les gens, tout petits, sur le sable de la plage. Le bruit lointain des vagues, en bas, tout en bas, parce que la mer descend loin à Dinard. Les rochers, noirs, rugueux, véritables repères pour les gosses qui s'improvisent ingénieurs.

Je me souviens, nous passions des heures entières à jouer dans les marigots, dans ces mêmes rochers. Je prenais les bottes de ma mère, plus hautes que les miennes. Nous marchions dans ses flaques géantes, dans ces mini-étangs à l'eau translucide. Nous ramassions des coquillages, guettions les crabes, creusions des canaux pour que la marée montante ne détruise pas notre forteresse de sable. Et inévitablement, nous mettions de l'eau dans nos bottes.

Lorsqu'il était l'heure de goûter, nous nous précipitions chez le marchand de gaufres, à l'angle de la plage, juste en face du casino. Il n'a pas bougé. Les gaufres ont le même goût de vacances à la mer et d'enfance oubliée.

Il y avait aussi la piscine d'eau de mer, vaste bassin en ciment mangé par les algues et dont on ne voit pas le fond. Présence inquiétante d'une eau stagnante et obscure. Elle est toujours là, toujours aussi inquiétante, sous ces grandes maisons bourgeoises plantées sur la corniche. Étrange mélange.

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27 avril 2010

Déménagement en cours

Après cinq jours sous le soleil de Bretagne, à boitiller pour cause d'entorse, et un petit week-end "famille" dans le Perche (avec grands-parents, oncles et tantes, cousins, cousines, leurs conjoints et leurs enfants), je reviens sous le soleil francilien, pour déménager. Un studio dans le XVème. Les trois étages sans ascenseur vont se faire sentir au moment de monter le lit et la table...

16 mars 2007

Notre-Dame

Je t'ai vue deux fois au cours de la dernière semaine.

Une fois, nous fêtions un anniversaire. 18 ans. Nous étions quatre devant toi. Nous t'admirions du regard des gens qui ont bien mangé, avec du chocolat au coin des lèvres. Nous t'avons même fait l'honneur d'un air de flûte, d'un pas de danse, d'une photographie, de quelques fous rires.

L'autre fois, nous allions au théâtre. Nous n'étions plus que deux, à errer dans les rues de Paname. Nous cherchions une robe. Nous nous sommes retrouvées dans le Marais sans même nous en rendre compte. Nous avions dîné. Nous nous sommes posées devant ton imposante face. Nous t'avons observée. Puis nous t'avons quittée pour un poète infernal.

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26 août 2006

Tourisme

Voici maintenant onze jours que nous sommes ''installés''. Nous avons eu le temps de nous mettre au tourisme, ce qui m'a donné l'occasion de revisiter des sites particulièrement beaux. Puis mon amie, ma chère et tendre Cécile est arrivée. Nous lui avons montré La Devinière, maison où naquit Rabelais, le château du Rivau et ses magnifiques jardins, l'abbaye de Fontevraud, dirigée par une abbesse à laquelle les hommes se soumettaient pour atteindre le Paradis, le château de Langeais, magnifique tout simplement.

Le Riveau 1

Le château du Rivau et son jardin aux philtres d'amour... tout un programme!

Le Riveau 2

Un potager fleuri devant un château superbe... tel est le Rivau.

La Devinière

Cour de la Devinière, maison natale du parfait humaniste Rabelais (prêtre, médecin et avocat de son état !)

Langeais

Langeais, château où Anne de Bretagne épousa secrètement Charles VIII.

11 juillet 2006

Idée folle

Nous sommes en février. Tous les matins depuis un an, je retrouve my dear Lu dans le RER C pour me rendre au lycée. Une habitude, un rituel. Et tous les matins, c'est la même chose: la gare approche, nous n'avons aucune envie de nous lever. Depuis un bout de temps, une idée nous trotte dans la tête. Idée bizarre, idée farfelue. Pour plaisanter, je demande "ça ne te dirait pas d'aller jusqu'à Saint-Martin?".

Les mois passent. Le terminus de la ligne du RER est toujours aussi mystérieux. Puis l'idée devient plus nette et Lu répond: "un jour, on ira jusqu'au bout." C'est dit. Nous le ferons. Au mois de juin commencent les préparations de programme du mois de juillet. Il y a un trou le 10 juillet. On y place en majuscules "SAINT-MARTIN-D'ETAMPES".

Hier, levées aux aurores, nous l'avons fait, nous sommes allées à Saint-Martin. Deux heures de train aller, deux heures retour. Nous avons fait toute la ligne C du RER!

Après toutes les villes que nous connaissons à force de trajet vers Paris, les stations de la capitales, nous arrivons vers l'inconnu. Juvisy, Savigny-sur-Orge, Saint-Michel-sur-Orge et autres villes plus ou moins connues. Enfin, nous atteignons les villes de la rase campagne, aux noms biscornus, comme Marolles-en-Hurepoix, ou plus énigmatiques, comme Chamarande.

A Saint-Martin, nous nous dirigeons vers le clocher penché de l'église tout en gloussant et papillonnant. Et là, nous nous retrouvons dans une ville de campagne, avec sa rue principale et ses deux cafés fermés parce que c'est lundi. Mourrant de faim, nous avisons une épicerie... C'est une heure plus tard que nous retrouvons notre place dans le train, dans une chaleur suffocante. Durant tout le trajet du retour, nous somnolons, nous tournons les pouces, trouvons le chemin long...

Nous l'avons fait! L'idée folle a été réalisée! Notre curiosité a été satisfaite et nous avons découvert un coin de notre région que nous ne connaissions pas... On nous avait dit: "soyez curieux, partez à l'aventure!", et c'est ce que nous avons fait. Merci Imagin'R!

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