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Vous en parlerez à votre cheval...
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7 août 2006

Ô ciel! (vendredi 27 juillet)

Je m'ennuie. Des bouchons, des bouchons et encore des bouchons. Vivent les départs en vacances! Si ça ne tenait qu'à moi, voilà un petit moment que j'aurais quitté l'autoroute pour emprunter la Nationale 7. Mais rien ne fera céder ma mère. Dommage...

Je détourne alors le regard et observe le ciel. À l'ouest, les nuages sont noirs, annonciateurs d'orage. À l'est, plusieurs couches se superposent et les rayons de soleil percent à travers eux. Des perles serties d'or. Droit devant moi, ils semblent d'argent pur. Puis le vent les fait danser. Les nuages d'orage approchent. Soudain, un éclair fend le ciel et le ciel se déverse sur nous. Nous ne voyons pas à cinquante mètres. Les motards s'arrêtent sous les ponts. La chaussée devient torrent. Nous sommes dans le nuage.

Dix minutes après, c'est terminé. La nuit s'en va et l'astre du jour reprend ses droits. Le paysage au loin semble enchanté: les collines verdoyantes sont noyées de brume. Les nuages deviennent cristaux. Au loin, nous voyons les rideaux de pluie inonder la ville la plus proche. Dire que c'est nous qui étions en-dessous il y a quelques instants...

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7 août 2006

Douce France... (vendredi 27 juillet)

Quand on part de Paris, capitale cosmopolite entre toutes, quand on emprunte l'autoroute du sud, on coupe la France en deux. On passe par le cœur du pays. Une grande cicatrice de bitume sur un corps de rêve. Des champs, des forêts, un paysage vallonné. Bocages et pacages. Fleuves, rivières et ruisseaux. Le charolais et sa viande de bœuf, la Bourgogne et son vin. Les rivages de ce courant interminable d'automobile sont jalonnés de châteaux, de villages, de fermes. Comment ne pas apprécier une telle harmonie, une telle variété? Demain, quand nous approcherons de notre but, nous verrons les crêtes dentelées du massif des Maures, les eaux glauques du lac de Saint Cassien.

7 août 2006

Retour!

Enfin! Je reviens de vacances avec quelques notes... mais surtout avec la joie du retour chez soi. Rien ne pouvait me faire davantage plaisir à mon retour que cette belle averse. Sortir les bagages du coffre pieds nus dans l'herbe détrempée. Les grosses gouttes d'eau qui s'écrasent mollement sur mon visage et mes épaules. Cette odeur discrète de la pluie qui tombe depuis longtemps déjà. Cette odeur qui me souffle à l'oreille: "tu es chez toi"...

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