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Vous en parlerez à votre cheval...
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23 juillet 2006

De fil en aiguille... (mardi 19 juillet)

Au secours! Jeudi, on sort. Avec ma Dame-Oiselle et my dear Lu, nous nous rendons à la taverne médiévale. Or, si nous voulons entrer gratuitement, nous devons être costumées...

Comme je n'ai guère le temps ni le matériel pour me faire un costume de A à Z, je recycle: la chasuble que j'avais au carnaval, ma robe de la Paresse, quelques chutes de tissu, de la teinture, et c'est parti!

Première étape: teindre la robe et les bouts drap qui serviront pour les manches. Ensuite, ajuster et affiner la chasuble qui ressemble davantage à un chiffon qu'à un costume; pour faire simple, je recoupe dans l'ancienne les morceaux qui serviront à la nouvelle. La teinture, entre temps, a très bien marché. Il ne reste plus qu'à coudre des manches, ce qui n'est pas une mince affaire quand on n'a quasiment jamais fait de couture de sa vie! Heureusement, le résultat n'est pas mal... En fin de compte, je ressemble assez à une bonne sœur, mais les couleurs ne sont pas les bonnes: vert et or, ça ne fait pas très liturgique...

médiévale1

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23 juillet 2006

Oyez! Oyez gentes dames et beaux seigneurs!

Sourcils froncés, regards incrédules ou amusés. Il faut dire que nous ne passons pas inaperçues dans le train, avec notre accoutrement plutôt insolite. Et encore, il a fallu que les filles insistent pour que j'accepte de passer ma chasuble! Finalement, nous sortons du métro, soulagées de pouvoir enfin respirer un peu d'air. C'est qu'il fait chaud dans ces satanés costumes! Et dans la rue, c'est la même chose: cette impression que tous les gens se retournent sur notre passage, nous prenant sans doute pour d'étranges énergumènes...

Un vilain en chemise et chausses nous accueille. Un étroit couloir qui débouche sur une salle voûtée et basse de plafond. Il fait chaud et sombre. Nous commandons nos boissons: vin de rose, hydromel et vin de framboise. Une fois installées à notre table, Sauvage l'Escorcheur nous présente ses amis et nous souhaite la bienvenue (n'est-ce pas Lucie-en-Fesse?!). Après quelques minutes à savourer qui son vin de rose, qui son hydromel, qui son vin de framboise, nous migrons vers la salle de danse.

Cornemuse, vièle et tambourin font danser les chalands. Un pirate, une fée, une noble dame, un paysan, un seigneur, une aubergiste... Tous s'élancent dans une ronde joyeuse et sautillante, conviant qui en a envie. S'enchaînent ensuite rondes et officiales. Sauvage l'Escorcheur s'en donne à cœur joie sur son tambour et accélère le rythme. Les danseurs fatiguent, mais ne s'arrêtent pas pour autant; leur souffle se fait plus difficile. Comment ai-je pu observer tout ceci? J'étais assise sur le banc à côté de la piste... Je n'avais pas assez bu pour me risquer sur la piste. Non que les danseurs étaient ridicules! Loin de moi cette idée. Mais, quelle que soit la danse et l'endroit où l'on danse, je me contente d'observer. C'est ainsi.

nature morte

23 juillet 2006

My sister is back. (le 20 juillet)

my sister is back

Ça y est, ma soeur est rentrée d'Irlande, où elle a passé deux semaines. Comment se fait-il qu'elle ait réussi à bronzer à Dublin, alors que moi qui suis restée chez moi avec un temps splendide, je suis toujours aussi blanche??? C'est trop injuste! (dixit un certain Caliméro).

Cependant, elle m'a offert un beau cadeau pour mon anniversaire: un livre de contes et légendes irlandais, magnifiquement illustré, et tout en anglais, bien sûr! Superbe... Et je suis quand même contente d'avoir un peu de compagnie, même si elle repart dans deux jours. Parce que malgré tout, toute seule à la maison, sans internet, on sent le temps passer.

23 juillet 2006

Ange blond (vendredi 21 juillet)

Quand vous voyez une personne brune, tous les jours depuis votre naissance, pas un instant vous n'imaginez qu'elle eût pu être blonde dans des temps plus anciens, n'est-ce pas? Et bien figurez-vous que pas plus tard qu'hier, j'ai vu un film, morceau d'anthologie, où l'on voit mon père, à 14 ans, lorsqu'il habitait à Tahiti. Alors j'ai vu: lui qui est brun aujourd'hui, était blond alors. Mais pas d'un blond qui tire sur le châtain, non, un blond presque blanc. Impressionnant! Blond aux yeux bleu-gris, avec un regard de chien battu, qu'il a encore quand il rentre déprimé du boulot. Mais il avait alors cet air angélique des enfants insouciants. Et il pouvait l'être dans ce paradis terrestre! C'est amusant de découvrir une personne que l'on connaît très bien sous un tout autre jour... On peut dire qu'il porte bien son nom: Gabriel...

21 juillet 2006

Mille excuses, bis repetitam

Les embêtements continuent... Au départ, nous changeons simplement de serveur. Mais l'ancien s'est vexé et n'a donc pas attendu que nous résilions le contrat pour nous supprimer notre connexion ADSL. Donc nous nous retrouvons avec la connexion ancienne version, celle qui mange notre ligne téléphonique, qui coûte cher et qui est dix fois plus lente.

Le modem est censé (je dis bien censé!) arriver à la fin de la semaine prochaine. Je m'excuse de ce contretemps, et croyez bien que j'en suis la première frustrée!!! J'ai des tas de notes en attente sur mon ordi, qui n'attendent qu'une connexion plus rapide (parce que s'il faut un quart d'heure pour poster chaque note, je ne suis pas arrivée...).

A très bientôt,

Incitatus

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14 juillet 2006

Les petits pois sont verts...

Les petits pois ont-ils une conscience? Non, répondrez-vous. Mais et vous, qu'est-ce qui me prouve que vous avez une conscience? Rien. Absolument rien, selon Bergson.

Voilà dans quel état se trouve mon cerveau à l'heure du petit-déjeuner. Le soleil illumine mon jardin (qui, soit dit en passant, est le plus beau du monde... si si, je vous jure!) et la véranda, pendant que je dévore mon pain frais. A côté de moi, mes parents écossent les petits pois.

Le paternel aura la finesse de sortir: "Je n'ai besoin de Bergson, en Harley Davidson..."

petits

14 juillet 2006

Où es-tu?

Une stupide chanson d'une chanteuse que je ne connaissais que de nom, et les souvenirs sont arrivés en rafale, me laissant muette quelques secondes.

Une stupide chanson de Larusso, et tout est revenu. Tu sais pourquoi, n'est-ce pas? Ces langues perfides et venimeuses du collège n'avaient de cesse de te surnommer ainsi, à cause du roux flamboyant de tes cheveux. Peut-être enviaient-elles cette chevelure splendide? Quoi qu'il en soit, tu ne supportais pas ce surnom et tu les envoyais voir ailleurs si tu y étais.

Deux ans. Deux années que nous avons passées ensemble. Puis tu es partie. Et tu as changé. C'était inévitable, mais j'ai cru naïvement que tu resterais telle que j'avais quittée. Tu m'avais fait des promesses, que tu n'as pas tenues. Tu avais juré de ne jamais fumer, pour ne pas ressembler à tes parents. Mais la fois où tu m'attendais devant le collège, un an après ton départ, tu avais une cigarette à la main. J'ai refoulé mes larmes... Tu avais promis...

Mais j'ai continué de t'écrire. Vint un moment où je ne reçus plus de tes nouvelles. Je cessai de t'envoyer mes lettres. Maintenant, cela doit faire plus de deux ans que je n'ai pas entendu parler de toi. Qu'es-tu devenue? Que fais-tu maintenant? Où es-tu Héloïse?

héloise_edited

13 juillet 2006

Derniers instants

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Dans quelques heures...

Déjà il fait nuit. Au loin dans la plaine résonnent les feux d'artifice. Je ne les vois pas derrière la forêt, mais ils me narguent, je le sais. Ils me rappellent narquoisement que demain, j'ai dix-huit ans...

Je profite des derniers instants d'insouciance qui me seront désormais interdits. J'ai l'impression que le poids des responsabilités va venir m'écraser d'un seul coup. De l'appréhension, ça c'est sûr...

Ne pouvez-vous m'offrir un an de moins pour mon anniversaire???


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11 juillet 2006

Saint-Gervais

Un lavoir avec des têtards,
Une route qui monte en serpentant,
Nous arrivons, il se fait tard,
Dans le chalet des grands-parents.

Saint Gervais

Dans le jardin, des framboisiers par centaines. Le soir, nous rentrons au chalet tout barbouillés du jus des fruits que nous avons dévorés tout au long de la journée. Le temps fraîchit. Le repas touche à sa fin. La carafe contient encore de l'eau. Une légère dispute s'élève alors pour savoir qui ira arroser "la petite fougère" au pied du grand rosier rouge.

C'est l'après-midi, le soleil tape fort. En maillot de bain, coiffés de bobs ayant appartenu à nos oncles et tantes, nous ramassons les fleurs fanées coupées par mon grand-père. Nous les trions par couleur. Plus tard, sur la table du jardin. Des assiettes et des bols en pastiques. Les fleurs coupées attendent dans un baril de lessive. De l'eau. Nous commençons les mélanges: nous fabriquons de la teinture...

Il est très tard. Minuit, peut-être un peu avant. Nous sommes couchés et commençons à rejoindre le royaume de Morphée. Ma grand-mère arrive à petits pas pressés. "Venez voir dehors! La lune se lève..." Dehors, un spectacle unique, comme je n'en reverrai jamais. Du jardin, nous avons une vue imprenable sur le mont Blanc. Et là, la lune irradie. Elle éclaire comme en plein jour. Une lumière blanche, sur les neiges éternelles.

La Martinière... Tel était le nom de ce chalet. Aujourd'hui, des chambres d'hôte. Tout a disparu, sauf peut-être cette vue sur le toit du monde. Seule a survécu la petite fougère, qui s'épanouit dans mon jardin, au milieu des bruyères et autres azalées. Reste bien petit d'une maison si pleine de souvenirs... Encore un deuil que je ne parviens pas à faire.

11 juillet 2006

Enfin seule!

Ca y est! mon frère est parti pour deux semaines. Ma sœur a quitté la maison pour l'Irlande il y a déjà quatre jours. Désormais, la maison m'appartient.

Bon d'accord, il y a toujours les parents, mais peu importe: je n'ai plus les frère et sœur à supporter.

Bon d'accord, je suis de mauvaise foi (pour changer), étant donné que je passe la plupart de mon temps dehors et que je ne les voyais par conséquent que très peu, mais peu importe: ils ne sont plus là. Je suis seule jusqu'au 21.

Après ça, je serai très contente de les revoir, et réussirai peut-être à les supporter un mois sans broncher. En attendant, je vais profiter...

(D'ailleurs, si ma sœur avait été là, nous n'aurions pas eu son matelas pour dormir dimanche. C'eût été embêtant...)

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