Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

26 janvier 2007

Flamand & Co.

12Mercredi soir, sortie ''familiale'' au théâtre de Saint Quentin. Si j'ai utilisé des guillemets, c'est parce que le paternel et le frère n'étaient pas présents, le premier n'ayant pas prévu de venir et le second ayant trop de devoirs; les deux ont en fait été remplacés. C'est ainsi que je me suis retrouvée confortablement installée dans le rouge fauteuil théâtral, aux côtés de Lu et de ma sœur. Un peu plus loin, la génitrice et la grand-mère discutaient le bout de gras. Mais au fait, qu'y avait-il au programme? Un spectacle de flamenco...

grueChant à capella d'un chanteur volumineux (en voilà un qui faisait sérieusement concurrence à notre cher professeur de littérature!). Puis petite danse sur fond de silence: en voilà un danseur de flamenco bizarrement foutu! Estomac proéminent (sur le modèle JPM, mais en moins impressionnant tout de même), pas très grand. Et avec ma vue si bonne, ça lui donnait un drôle d'air. Bon, on ne dit rien. Puis commence le spectacle où se mêlent chant, danse et guitare. Mais qui cherche-t-il donc à séduire? Tu crois que c'est le guitariste? - Je dirais plutôt le chanteur... ça me fait penser à la parade du pingouin. - Moi, ça me ferait plus penser à la parade amoureuse du flamand rose! Et en effet, il faut voir les pauses finales du danseur: sur une jambe, un bras étrangement positionné au-dessus de la tête... un flamand rose vous dis-je!

Israel_GalvanAïe aïe aïe! Ouille ouille aïe aïe aïe! Pauvre chanteur, le danseur est parti et il crie sa douleur à la face du monde public! Autant vous dire que nous étions plutôt mortes de rire...

Et soudain, plus rien. La lumière se focalise sur le guitariste. Il attaque les cordes avec un tel doigté, une telle habileté. C'est superbe. Pour le coup, on ressent réellement les sentiments qu'essayent de faire passer cette musique. Les deux autres se contentent de frapper dans les mains. corida8Ce qui est étonnant, c'est qu'aucun n'a le même rythme, celui-ci étant totalement inégal. Il change sans arrêt. Le chant lancinant de la guitare se poursuit. J'aimerais qu'il ne cesse jamais... mais voilà le flamand rose qui revient! Et c'est reparti: 2nd round...

Il paraîtrait en fait qu'il s'agissait de la reproduction des gestes des toreros, et non des flamands roses... C'est sûr que maintenant qu'on me le dit, c'est tout de suite moins bizarre!

Posté par incitatus à 19:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 janvier 2007

Picture it!

pictionaryVoilà un bout de temps que je vous ai promis le récit d'une partie de Pictionnary. Et attention, il ne s'agit pas de n'importe quel Pictionnary: il s'agit de la nouvelle édition! Ce soir-là, nous recevions des amis: un couple, M&V, une amie de ce couple, G, et un ami, JF. M&F nous ont donc offert ce jeu. Après la raclette, nous nous installâmes pour commencer une partie.

Lecture des règles du jeu: nous découvrons avec stupeur des alternatives à la règle de base (qui est, je le rappelle pour les poissons rouges et autres huîtres, « dessiner ce qui est demandé et tenter de faire deviner un mot par ce biais à son équipe »).

  1. carte rouge: classique. Facile! Facile? Pas si sûr... vous regardez votre masque antipollution d'un drôle d'air quand vous avez à le dessiner. Quant au fil du rasoir... et la séance de spiritisme!

  2. carte orange: direction artistique. On dicte les consignes à quelqu'un de son équipe (seulement des noms de formes et leurs positions) qui dessine pour vous.

  3. carte jaune: dos à dos. À l'aide d'un doigt, vous dessinez ce qui est demandé dans le dos d'un coéquipier. Celui-ci retranscrit ce qu'il sent sur l'ardoise. Pas si évident que ça en a l'air, surtout quand le paternel a un peu bu! Alors deux droites parallèles deviennent perpendiculaires... Ou alors, comment allez-vous dessiner une citation?

  4. carte verte: en aveugle. Dessin réalisé les yeux fermés. Déjà les yeux ouverts ce n'est pas facile, mais alors dessiner un mouchoir les yeux fermés...

  5. carte bleue: Monsieur mou. Vous choisissez un coéquipier et faites de lui une statue vivante. Le curé eut plus de succès que le parachutiste. Quant au troll, il laissa sa place au nain. C'est ma sœur, dans l'équipe adverse qui eut à faire mimer le nain. Elle se contenta de faire se lever M, homme d'environ 1m50. Demandant candidement « Je peux le laisser comme ça? », le pantin s'écria: « Un nain! » Et ils eurent le point... S'effondrer n'était pas sans risque. Quant au bûcheron, il fut trouvé par ma sœur, qui après avoir été secouée par la génitrice pendant une bonne minute (elle était censée abattre un arbre) s'exclama: « Mais je sais pas moi! Un bûcheron? » Ah! cette Cécile...

  6. carte mauve: tout dans le poignet. Vous prenez le poignet d'un coéquipier et dessinez avec sa main. Heureusement pour nous, il y avait deux droitiers et deux gauchers dans chaque équipe... mais vous êtes beaucoup moins précis, et un trait tout tremblotant devient vite illisible.

Posté par incitatus à 23:20 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

29 décembre 2006

Simple récit

serrure2Mais où étais-je donc passée? Nulle part, j'étais simplement dans mes pensées, dans mes rêves... Voilà un bout de temps que je n'ai pas mis les pieds ici et si je laisse la serrure rouiller, je ne pourrais bientôt plus entrer. Tenez-vous réellement à savoir ce que j'ai fait durant ces quelques jours? Vous n'en avez cure, reconnaissez-le. Mais peu importe, cet enclos a besoin d'un peu de terreau neuf.

Cette année, le réveillon s'est passé en petit comité: nous étions cinq. Vendredi soir, mon frère partait et dimanche pour le réveillon, nous accueillions ma grand-mère. Un dîner fort sympathique devant la cheminée (seul endroit de la maison où la température est supportable).

huitreQuand je l'ai vu ouvrir les huîtres, seul devant l'évier, avec elles qui discutaient derrière, une boule s'est formée dans ma gorge. Pourquoi? Parce que le voir seul m'a rappelé qu'il y a trois ans, toi aussi tu étais là, devant cet évier, à ouvrir les huîtres. Tous deux vous discutiez, tu pestais un peu plus que lui... étrangement, une vague de nostalgie m'a submergée. Je me suis dit que Noël ne serait plus jamais comme avant. Quelque chose s'est brisé quand tu es parti.

Puis nous sommes montés nous blottir sous le plaid pour regarder Top Hat, superbe comédie musicale avec Fred Astaire. La Mother s'est endormie presque immédiatement (sous l'effet du champagne, mais chut, il ne faut pas le dire), ma sœur a somnolé, le paternel jouait au poker (sur internet, pas tout seul!)...


Cheek to Cheek

Déjeuner chez une de mes tantes à Versailles, avec mes grands-parents. Là, j'ai appris quelque chose de fort étonnant que l'on appelle protocole, ou étiquette. Les femmes de la plus âgée à la moins âgée se servent, puis la maîtresse de maison, puis les hommes dans le même ordre et enfin les enfants (il n'y en avait pas). Je dois dire que j'étais un peu (pour ne pas dire complètement) perdue. J'ai fini par laisser tomber.

Depuis, je ne suis pas ressortie. Ma Dame-Oiselle est arrivée à 9h du matin hier, pour faire du grec. Jusqu'au déjeuner, nous avons travaillé! Puis nous avons passé l'après-midi à faire quelques recherches musicales... Demain, c'est à moi d'affronter le froid matinal afin de me rendre en son fief.

En trois jours, avec ma sœur, nous avons accompli l'exploit de regarder plus d'une saison de Friends (plus précisément, seize heures de film, dont six hier soir...) On comprend pourquoi je n'en suis qu'à la page 50 de La Chartreuse de Parme...

Posté par incitatus à 01:22 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

04 décembre 2006

Les quatre saisons...

Samedi, petite sortie au théâtre. - Qu'ai-je donc vu? - Un ballet de danse contemporaine... - Qu'ai-je donc été faire là-bas quand on sait que je ne suis pas particulièrement fana d'art contemporain? - La musique... - Quoi la musique? - Et bien, c'était du Vivaldi. Les Quatre saisons, pour être plus précise. - Alors?

- Bilan: une danse somme toute point trop bizarre (pas comme l'affectionnent les Hollandais, notamment). Évidemment, comme dans tout ballet contemporain qui se respecte, un minimum de corps nus... Je dis ça en connaissance de cause: les deux spectacles les plus étranges que j'ai vus l'an dernier n'ont guère échappé à la règle. Et celui-ci non plus! Cependant, je n'ai su ce léger détail qu'à la fin du spectacle car même avec mes lunettes, j'étais dans un léger brouillard du haut du balcon. Sinon, danseurs et danseuses impressionnants. Costumes (et coutumes?) plus ou moins étranges.  J'ai remarqué que j'avais une nette préférence pour les pas de deux... allez savoir pourquoi! Certaines chorégraphies étaient tout simplement superbes, notamment un pas de deux ou deux femmes se trouvent dans des rôles dominante/dominée alternativement, l'une se trouvant telle une poupée de son dans les mains de l'autre (voir photo 3).

BalletPreljocaj_04 BalletPreljocaj_05 BalletPreljocaj_02

Points amusants: *la chorégraphie des hommes verts... Quatre danseurs dans des combainaisons vert « martien » et dénommés Greeny. La jeune femme qui s'écrie entre deux danses: « I kissed the Greeny! ». Hilarant... Et my dear était aux anges: les martiens existent. *l'homme éponge. *le danseur en shorty orange. Véridique!

La crème de la crème: la MUSIQUE bien sûr! Ah Vivaldi, mon dieu, mon héros! Mehercule, ce type est (présent de vérité générale) un génie pour transmettre autant d'émotions dans simplement quatre saisons... Je l'aime, que dis-je aimer? Je l'idolâtre.

Posté par incitatus à 23:18 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

20 octobre 2006

El Don Juan

« Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai... »

... prendre le bus pour aller disserter durant quatre longues heures sur l'Afrique. Ma lecture du livre maudit n'est à cette heure toujours pas achevée, et ne le sera que tardivement, au cours du mois de novembre, voire décembre. Malgré ce magnifique cadeau empoisonné que nous a fait notre merveilleuse prof de géographie, ce soir je suis sortie. J'avais un spectacle de prévu au théâtre. Certes, vous allez me dire que j'aurais pu rester chez moi, à me reposer travailler. Certes! Mais pas quand ledit spectacle s'intitule El Don Juan!

On pourrait appréhender une mise en scène très contemporaine et novatrice du célèbre best-seller de Molière. Mais alors, pourquoi un tel titre? Parce que justement, ce n'est pas du Molière pur et dur! C'est un heureux mélange de plusieurs pièces qui racontent les mésaventures du célèbre ''abuseur''. Depuis la tradition italienne de la Comedia dell'Arte jusqu'à la pièce de M. Poquelin. Le résultat est une pièce très enjouée, bouffonne à souhait, avec toujours la gravité de la fin.

Des décors soignés qui ne sont pas sans rappeler les décors des spectacles de marionnettes, des costumes tout aussi réussis, et, chose particulièrement intéressante, tous les acteurs sont masqués.

don_juan1don_juan2 Des scènes à retenir? Une des dernières, où Don Juan, chez lui, vient de recevoir son père. Entre alors une horde de femmes qui l'assaillent. Lui, perchés sur une chaise-trône, se met debout, les bras en croix, la tête tombante et leur dit: « Voici mon corps! Partagez-le. » Ou encore la fameuse scène dans les bois avec Sganarelle: tous deux sont déguisés: nous avons un Sganarelle en médecin, et un don Juan tout sec et fin comme un haricot en... femme! Mais attention, pas n'importe quelle femme: des collants sans pieds turquoises, des escarpins à talon aiguille et une robe moulante ''ras-du-cul'' (excusez l'expression, mais je n'ai rien trouvé de plus adapté!) à paillettes dorées. Et le mieux dans tout ça, c'est que ça lui allait comme un gant! Je vous le promets! Les poses, les mimiques étaient parfaitement réussies, et à hurler de rire (imaginez-le, ainsi accoutré, avec une épée à la main en train d'égorger je ne sais quel comte!).

Bref (comme dirait Pépin), une réussite totale, et un moment de pur amusement.

PS: les photos ne sont pas celles de la représentation que j'ai vu; Doña Juanita (dixit Sganarelle) n'avait pas de fichu ce soir!

Posté par incitatus à 23:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

08 octobre 2006

Nuit blanche

Souvenirs et impressions en vrac...

Rendez-vous dans le train pour Montparnasse avec my dear Cécile. Métro 4 direction Châtelet. Collées à la paroi, l'angoisse de ne pas pouvoir descendre. ''Mais je te dis que tout le monde descendra à Saint-Michel! - On vient de quitter Saint-Michel... - Bon alors à Cité.'' Mais les portes restent obstinément closes: on ne descendra jamais. Finalement, des tas de gens (oui, des ''tas''!) descendent à Châtelet. Ouf!

''T'as un plan? - Non, et toi? - Non.'' ... Nous marchons, nous errons. Les voitures se bousculent, s'accumulent. Klaxons, appels de phares impuissants, insultes, cris. Les piétons, malins, en profitent pour se faufiler. Longer les quais. chercher une rue, la trouver par hasard. Marcher. Sur la route, sur le trottoir. Ne pas se faire marcher sur les pieds, ni en écraser; éviter les voitures, éviter les vélos.

cafe040dPuis, un groupe plus compact. Au détour d'une rue, une ''œuvre d'art contemporain'' (des guillemets, parce ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas l'art contemporain, et que ceux qui me connaissent bien, savent que j'ai des a priori et des préjugés sur l'art contemporain). Dans une église, une ville de cire allumée se consume. Un parc laisse entendre une musique à mi-chemin entre chant grégorien et musique mystique.

C'est étrange d'arriver à Paris, de sortir de la bouche de métro alors que le ciel s'assombrit déjà. La nuit tombe doucement sur la capitale. ''Le ciel est bleu Klein cette nuit''; cette phrase me trotte dans la tête depuis un moment. Les rues tortueuses du Marais, inégalement éclairées par les lampadaires. Cette douce lumière orangée qui enveloppe la foules des noctambules.

Soudain, lové au creux d'une cour, bien protégé par une grille, un jardin, tout petit, à la française. Précieux, un peu perdu. La perle. On s'approche. Cette odeur si typique des petits buis taillés. Cette odeur que l'on retrouve dans le parc des châteaux. Cette odeur en plein centre de Paris. Mais où sommes-nous? Une pancarte: musée Carnavalet...

Des gens. Des gens partout. Des couples, beaucoup. Des mains qui se frôlent, des baisers volés. Des groupes aussi. Paris la nuit vit. Le flot humain se déverse dans les rues, petit à petit. Des vagues plus puissantes que d'autres nous submergent de temps à autre. Des bribes de conversation surprises sur un bout de chemin. Moi l'associable, j'ai pris mon bain de foule. Et j'ai aimé ça!

Paris je t'aime!

La photo n'est pas de moi.

Posté par incitatus à 01:04 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 septembre 2006

Prolongation (le 30 août)

A peine rentrée, j'appelle ma douce belette, comme je lui avais promis. En dernière minute (il est déjà dix-huit heures passées), nous nous donnons rendez-vous devant la gare. Cécile revoit son frère, pose ses affaires, discute avec lui et repart. Toutes deux, nous montons dans le RER; ça faisait longtemps!

Nous t'avons vue à peine arrivées et t'avons sauté au cou. Ça fait plaisir de te revoir. On marche sans trop savoir où nous allons. Nous discutons, nous babillons. On choisit le restaurant indien, on regarde les prix: il faut faire demi-tour pour aller à la banque... Une bonne demi-heure après, nous voilà attablées à la terrasse. L'air fraîchit, je frissonne. Dans ma précipitation, j'ai oublié ma veste.

Une fois le repas achevé, nous faisons un bout de chemin ensemble. Nous t'abandonnons à ton arrêt de bus. Mais il est trop tard: tu rentreras à pied. Cécile et moi nous dirigeons d'un bon pas vers la gare. Le ciel s'est assombri. Il n'est pas encore noir, ni même bleu marine, non. Il est d'un bleu sombre et profond, qui s'éclaircit au fur et à mesure que l'on se rapproche de la ligne irrégulière des toits. Ce soir, il n'y aura pas d'étoiles. Il n'y en a jamais en ville. Les étoiles, on ne les voit qu'en vacances, quand on s'éloigne du monde un peu fou de la ville. Ce monde qui est le nôtre et nous aimons. Mais c'est bon de pouvoir faire une pause de temps en temps.

Alors merci les filles pour cette soirée qui a permis à ma bulle de survivre quelques heures de plus. Merci d'avoir prolongé mes vacances, ne serait-ce que de quelques fugaces minutes. Merci...

Van Gogh

Posté par incitatus à 00:36 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

29 août 2006

Jeux nocturnes

Des cartes, des cartes et encore des cartes. Je m'y perds au milieu de ces atouts, chiens, cavaliers et je ne sais quoi d'autre! Et dire qu'il faut compter ce qui tombe, mais je n'y arriverai jamais. « Je garde », annonce ma soeur. Mais qu'est-ce que ça veut dire???

Jeux nocturnes

« Une partie de barbu? » demande mon cousin. Qu'est-ce que c'est encore que cette bête-là? Un jeu de carte qui dure des heures et des heures. Et mon frère qui n'arrête pas de parler. On n'a pas eu une minute de calme depuis le début de la partie, depuis trois heures! Finira-t-il par se taire? Et il ne suit pas le jeu... ce garçon est exaspérant. On ressort de ce jeu épuisé par le babillage incessant de mon frère. Cécile, quant à elle, n'en revient pas; il y a de quoi!

«S'il te plaît, je t'en supplie Laure, viens jouer à cache-cache dans le noir avec nous!» me prie mon cousin.
«Non, il faut que je me couche tôt, je conduis demain!» (qui ose me dire qu'il ne croit pas à mon excuse?)
«Juste trois parties...»
«Non»
«Deux alors?»
«Bon... Va pour une!»
«Super, merci!»

Et Louis-victor s'en va tout content.

Finalement, j'ai fait trois parties... S'éloigner discrètement, ouvrir le portail sans bruit, le refermer et s'accroupir juste derrière. Voilà ce qui nous a permis de gagner la première manche, n'est-ce pas Cécile?

Écouter les bruits de pas et observer le ciel constellé d'étoiles. Les cinq minutes sont passées, nous partons à la recherche de nos compagnons. Anne-So et Théo ont été tellement discrets que nous les retrouvons immédiatement. Quant aux Céciles, il nous faudra un peu plus de temps pour les découvrir planquées dans la haie...

Courir, tenter de faire du bruit pour tromper l'adversaire. Pas de chance: un trou dans la pelouse, je m'étale. Anne-So est morte de rire et s'étale à son tour, ne tenant plus debout tant elle rit. Ils ont bientôt fini de compter, on n'est toujours pas cachées! En désespoir de cause, on se met au bout de la haie, reculant légèrement, dans l'espoir de disparaître dans le feuillage. Nous ne parvenons pas à nous retenir de rire. Devant nous, ma soeur et mon cousin escaladent le mur du cimetière et se postent sur le dessus, invisibles dans la nuit. C'est parti, ils nous cherchent. Cécile et mon frère passent devant nous une fois, sans nous voir. On se prend la lampe-torche dans les yeux, mais ils ne nous voient pas. Nous pouffons de rire en silence. Ils reviennent sur leurs pas, on s'étouffe. Ils voient les deux autres et repartent. On décide de bouger pendant qu'ils sont loin. On sort discrètement de la haie, mais ils reviennent. On court dans l'allée gravillonnée, on rit comme des baleines. STOP! Je n'en peux plus... on va se coucher, épuisés, des crampes au ventre à force de rires.

Posté par incitatus à 22:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 août 2006

Une histoire de "crampe au nerf derrière le nez"

Voilà quatre jours que nous sommes installées dans notre mignonne maison en pierre de tuffeau, maison de location bien entendu, non loin de la très belle ville de Chinon, en bord de Vienne. Et voilà quatre soirs que nous avons droit à un spectacle hilarant dans le jardin: alors que le soir tombe, mon père et ma sœur tentent de faire des bolas sous les directives de mon frère. Mon père a tendance à confondre cette discipline avec un sport particulièrement violent et ma sœur s'énerve quand ça ne marche pas, la tête recroquevillée dans l'espoir de ne pas s'assommer. Et la voici qui s'énerve de plus belle. Soudain, elle s'écrit:

« ça m'a fait comme une crampe au nerf derrière le nez! »

Un fou rire de plus...

Posté par incitatus à 15:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

23 juillet 2006

Fête nat' (vendredi 14 juillet)

Pour la première fois de ma vie, j'ai fêté mon anniversaire avec mes amies le jour-même de ma naissance, le 14 juillet. Pour mes dix-huit ans. Jusque-là, je l'avais toujours fêté au mois de juin, avant les grandes vacances. Et, depuis six ans, je ne le fêtais plus du tout avec des personnes autres que ma famille. Cela faisait même quatre ans que j'étais à l'étranger lorsque je vieillissais d'un an.

Partie de jambes en l'air

Et cette année, vous m'avez fait l'immense plaisir d'être avec moi pour fêter ma majorité. Alors je tenais à vous remercier pour cette soirée. Nous étions certes fatiguées par cette semaine de débauche "non-stop", mais cela ne nous a pas empêchées de faire une partie de jambes en l'air dans le jardin, à la lueur des flambeaux. Pour ceux qui auraient tout compris de travers, cette "partie de jambes en l'air" consiste tout simplement à s'allonger en étoile dans l'herbe, les têtes au centre, de lever les jambes au-dessus des têtes et de prendre une photo de nos pieds nus ainsi disposés... Rien d'autre!

cadeaux

De plus vous m'avez gâtée: des chansons d'amour du Moyen-Age, époque bénie de notre histoire de France (et du monde aussi d'ailleurs!), ainsi qu'un bréviaire du chevalier, qui me guidera sur le droit chemin de la vie (on y croit!!!). La tortue a enfin retrouvé sa cousine, qui l'attendait sagement sur son étagère depuis des années. Et les chaussettes! Alors là... c'est quelque chose: un cactus s'écriant "Qui s'y frotte s'y pique". Pas mal, hein? Moi, j'adore. Pour que l'on me prenne totalement pour une folle, je n'aurais plus qu'à mettre au pied droit le cactus et au pied gauche, le lézard ("Y a pas d'lézard...").

Posté par incitatus à 23:57 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,