Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

12 avril 2013

Rizzoli & Isles

Dans un premier temps, j’ai regardé parce que c’était une série policière. J’ai toujours eu un faible pour les séries policières, qu’elles soient récentes (FBI : portés disparus), kitschissimes (Starsky et Hutch), classiques (Maigret), d’époque (Sherlock Holmes), drôles (Monk), génialissimes (Sherlock), déjà anciennes (Les dessous de Palm Beach), insolites (Rosemary & Thyme), française (Sœur Thérèse.com) ou très britanniques (Hercule Poirot). Bref, suspens, logique, action, déduction ont toujours su me séduire. Aussi, je n’avais aucune raison de ne pas regarder Rizzoli & Isles.

Rizzoli & Isles 01

Lorsque j’ai allumé la télé, tard l’autre jour, j’ai eu droit à une seconde de film et au générique du dernier épisode de la soirée. Pas très convaincant. J’ai donc utilisé le service de replay, et n’ai pu me décrocher de la série depuis.

Au début, c’est vrai, on regarde pour les enquêtes. Mais au fur et à mesure, on a tendance à oublier l’intrigue : le fil scénaristique est sensiblement le même à chaque fois, ou presque. Meurtre – début d’autopsie – fausse piste n°1 – alibis – nouveau suspect – fausse piste n°2 – etc. Les intrigues sont ultra-classiques, peu originales. Certains épisodes bâclent même la résolution du crime en deux temps trois mouvements, avec deus indices ex machina et déductions tirées par les cheveux. Mais qu’importe, ce n’est pas pour ça qu’on regarde Rizzoli & Isles !

duo

Ce qui est savoureux dans cette série, ce sont les relations qu’entretiennent les personnages, et l’humour quasi-omniprésent. Lorsque j’ai vu le premier épisode, j’ai n’ai pu m’empêcher de penser à Starsky et Hutch. C’était drôle, et le subtext était plus qu’abondant. On peut aussi penser à Rosemary et Laura, duo de femmes qui mène des enquêtes. Ici, Jane Rizzoli est flic et Maura Isles est médecin légiste. Elles sont les meilleures amies du monde, et évoluent dans au milieu de personnages secondaires assez savoureux : Korsak, le policier au grand cœur qui a l’expérience, Frost, le coéquipier que les cadavres rendent malade, Frankie, le frère qui fait tout comme sa sœur (Jane), Angela, la mère qui rêve que sa fille se marie et ait des enfants (ce qui n'est pas tout-à-fait dans le programme immédiat de Jane).

trio

1. Frost - 2. Frankie - 3. Korsak

Dispute au-dessus de l’étude du contenu de l’estomac de la victime, flirt sur la scène du crime, dîner aux chandelles avec un suspect, enquête sous couverture sur un site de rencontres… Autant de situations qui font sourire, entre deux tentatives de jeu de mots de Maura, qui ne gère pas du tout le sarcasme, et quelques regards excédés de Jane qui ne comprend rien au charabia scientifique de sa collègue et amie.

Rizzoli & Isles 07

Points bonus parce que : Jane est gauchère et Maura a une tortue !

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08 septembre 2012

Nouvelle marotte

La série a déjà deux ans, mais je ne suis pas à ça prêt. Découverte à la télé la semaine dernière, quatre épisodes d'un coup, j'ai eu du mal à m'arrêter. Finalement, la fin de la première saison va m'apporter un répit d'un jour ou deux, j'espère.

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Alex et la fameuse Nikita

Tirée du film, que j'ai envie mais pas encore eu l'occasion de voir, Nikita a tous les ingrédients pour me plaire. Espionnage, intrigues intriquées et tordues, trahisons, retournages de veste à la pelle, on ne sait plus qui est avec qui, complots et machinations politiques, et beaucoup d'action (les anglophones emploieraient volontier le mot si délicat de "mind fuck" à ce sujet, mais je suis trop sophistiquée pour ça). Et des personnages féminins forts. Ce n'est pas compliqué : les deux personnages centraux sont des femmes et le plus terrifiant des personnages (les psychologues sont effrayants quand ils œuvrent « pour le mal ») est une femme. Les hommes, en comparaison, semblent plus effacés, mais ce n'est qu'une vue de l'esprit. J'ai une affection toute particulière pour le hacker-geek-génial.

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En haut à gauche, Michael, un méchant-gentil-loyal-on-ne-sait-pas-envers-qui.
A sa droite, Birkhoff, mon geek préféré.

En bas à gauche, Amanda la psy traumatisante et très bizarre et détestable.
Enfin, Ryan, des renseignements à la CIA (il en fallait bien un).

Par contre, le doublage français n'a pas eu l'heur de vouloir laisser les intrigues internationales en multilingue : déjà que l'anglais a tendance à être parlé aussi facilement en Ouzbékistan qu'au fin fond de la Sibérie dans la VO, mais quand même les morceaux sous-titrés anglais sont doublés, ça devient ridicule (sans doute est-ce la faute au torrent, mais chut, faut pas le dire) ! C'est dommage, les complications linguistiques sont toujours tout-à-fait fascinantes dans les films d'espionnage. En dehors de ces détails, les voix françaises sont plutôt réussies, ce qui n'est pas souvent le cas.

En attendant, j'ai synthétisé cinq seconde de voix (clic clic pour écouter), et fait des arbres syntaxiques de ouf !

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21 août 2012

Pasta (파스타)

Vous rappelez-vous Coffee Prince ? Vous savez, ce drama coréen que j'avais qualifié d'excellent anti-dépresseur ! Et bien, je crois que je viens de lui trouver un frère.

Pasta

Pasta n'a que seize épisodes, que l'on ne sent pas passer. Tous les épisodes donnent en prime l'eau à la bouche. En effet, le titre vous aura sans doute mis sur la piste, on parle dans cette série, de pâtes. Mais pas seulement.

Le décors central est la cuisine d'une restaurant italien, en Corée évidemment. Les deux protagonistes de cette comédie sentimentale sont le nouveau chef (Hyun-Wook), irascible et intraitable en plus d'être misogyne, et la cadette (Yoo-Kyung), tout juste passée du rang d'assistante (traduire par « bonne à tout faire », passage obligé pour tout cuisinier qui se respecte) à celui de cuisinière. Dès son arrivée aux fourneaux, le fameux chef met à la porte les cuisinières et chamboule toute l'organisation. Mais Yoo-Kyung est entêtée et prête à tout pour garder sa place en cuisine. Entre temps; Hyun-Wook a fait entrer ses cuisiniers, qui ont fait leurs études en Italie. S'installe alors une rivalité savoureuse entre l'équipe des Italiens et l'équipe des Coréens.

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Sympa les mannequins italiens, non ?

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Les Coréens, qui se sentent un peu dépassés.

En dehors de l'histoire somme toute assez convenue – quoiqu'il y ait d'assez bonnes surprises – on retiendra les personnages secondaires (tout en laissant de côté l'amoureux transi qui est trop mou et inutile), les scènes de cuisine (toutes ces pâtes... et ces belles assiettes), le rythme assez enlevé (tout est relatif1), la bonne humeur chronique, la voix de l'acteur principal (malgré son cheveu sur la langue, je suis amoureuse de sa voix, je ne sais pas pourquoi), le physique surréaliste de certains cuisiniers (après tout, nous sommes dans une série, alors pourquoi les cuisiniers n'auraient-ils pas le droit d'être mannequins ?), et d'autres menus détails qui m'ont donné un sourire niais pendant tout le visionnage. Ah, et j'oubliais la bande originale : pour une fois, la pop mielleuse est aux abonnés absents, du moins se fait-elle discrète, et au lieu d'un insupportable thème qui revient à chaque épisode, nous avons droit à tout une variété de musiques (peu de chansons) aux sons plutôt occidentaux, ce qui apaise l'oreille.

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Et nos deux amoureux !

Pour une fois, l'histoire d'amour n'est pas vraiment angsteuse. Les concernés sont francs et honnêtes. L'obstacle à surmonter a été posé par le chef lui-même : "pas d'histoire d'amour dans la cuisine". En fin de compte, il est son propre antagoniste. Et ces deux tourteraux ont le rire communicatif. C'est peut-être parce que je manque de culture dans le domaine, mais il est rare de voir des amoureux rire.

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En bonnus, admirez la magnifique collection d'écharpes du chef !

Somme toute, une série à regarder sans modération, en période de procrastination, de déprime, ou tout simplement pour le quatre-heures.

PS : un jour il faudra que je fasse des recherches sur la notion de hiérarchie dans ce pays. Et aussi sur la place de l'Europe dans l'imaginaire coréen. Et aussi le statut de la nourriture (parce que dans toutes les séries, même les plus dramatiques, même dans les thrillers les plus violents, il y a au moins une scène autour d'une table, que ce soit un repas d'affaires ou une scène familiale... c'en devient intrigant).

_____
[1]
 Le rythme de base d'un drama est extrêmement lent, avec énormément de flashes baks et de ralentis, avec scènes contemplatives et méditatives.

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30 juillet 2012

Secret Garden (K-Drama, le retour !)

Plus d'un mois sans poster, et voilà que je reviens pour vous parler d'une nouvelle guimauve à la mode coréenne ! Je vais définitivement vous faire fuire, mais qu'importe : je n'ai pas grand chose de mieux à vous raconter en ce moment.

Il semblait que j'avais abandonné les séries coréennes, j'avais l'impression d'en avoir fait le tour malgré leur nombre impressionnant. Mais en réalité, il n'en était rien. Un brin de curiosité, un peu d'ennui, un soupçon de devoirs à rendre à la fac, et j'étais repartie pour une saison complète !

Secret Garden (KDrama)

Pour me remettre dans le bain, j'ai opté pour la comédie sentimentale clicheteuse et collante de sucre. Mais comme j'ai ri et pleuré, je n'ai pas regretté mon choix. Et sans compter que j'ai trouvé cette série carrément "osée" à côté de celle que j'ai déjà vues ! (Attention, point de méprise sur ce point : j'entends par "osée" la présence de plusieurs baisers et quelques allusions. La plupart du temps, on est content d'avoir une embrassade et un faux baiser de cinéma à la toute fin.) Bref, passons.

L'histoire est toujours plus ou moins la même : un riche héritier, une fille de rien (bon, là, elle est cascadeuse, c'est la classe, mais elle est pauvre), un concurrant, une garce jalouse. Sauf que là, le concurrant se bat plutôt pour récurrer son ancienne amoureuse et que la garce n'est pas vraiment une garce et qu'elle n'est pas jalouse. En fait, l'amoureux transi n'est pas dans le carré central.

Et petite nouveauté incongrue : ajoutez un brin de magie, qui a pour effet de faire échanger leurs corps aux deux protagonistes, dès qu'il pleut. En découlent des situations drolatiques et des images encore plus clichées. Mais ça ne me dérange pas. La série n'est pas centrée uniquement sur ça, et l'alternance des changements est rythmée correctement. C'est sans doute ce qui rattrape l'ajout scénaristique téléphoné de l'accident d'acsenceur et de la grosse coïncidence qu'on voyait venir dès le début.

Et j'oubliais la mère du richard, mégère absolument hystérique et insupportable. C'est à cause d'elle que le happy end n'est pas complet. Je lui en veux.

PS : d'autres posts à venir bientôt, j'espère.

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09 mai 2012

Avatar

Non, je ne dormais pas, même si le froid aurait pu suggérer que j'étais entrée en hibernation1. Non, je ne faisais pas de tricot, ni de macramé. Au début, je travaillais. Puis j'ai lu. Et enfin, sur les conseils avisés d'une amie très chère, j'ai regardé un film.

Le titre laisse envisager une possibilité qui paraît évidente, qui réjouirait mon frère et fait entrer en scène des êtres à la peau bleue. Désolée de vous décevoir : je n'ai toujours pas vu l'Avatar de Cameron Diaz James Cameron.

Logo

Ce que j'ai découvert et dévoré, c'est une série animée, a priori pour "la jeunesse", mais tellement bien que ça se laisse dévorer avidement à n'importe quel âge. Le titre complet, c'est Avatar : the last Airbender (ou Avatar : le dernier Maître de l'air en français). Voilà une série qui a déjà quelques années, et comme tout ce que je fais, que j'ai découverte avec quelques métros de retard. Mais peu importe.

Là commence la difficile tâche de parler du dessin animé.

Aang

Parce qu'il est le héros, il a droit à une grande image. Aang, maître de l'air et Avatar de son état.

Au début, disons, ça ne paye pas de mine. On se dit que ouais, pourquoi pas, format classique, un épisode pour une aventure / péripétie / étape sur le long chemin qui mènera Aang - notre protagoniste - vers son Destin. Les personnages semblent basiques, presque caricaturaux. Mais le dessin est beau, l'univers plaît, les personnages sont, au fond, sympathiques. Alors on poursuit un peu.

Katarasokka_2

Le frère et la soeur de la tribu de l'eau, compagnons d'Aang de la première heure.
Katara, maître de l'eau, et Sokka, guerrier et grand stratège (clown à ses heures perdues).

Au bout de quelques épisodes, on se rend compte que l'on ne voyait que la partie émergée de l'iceberg. L'intrigue se complexifie, les cliffhangers se multiplient, les personnages évoluent et deviennent de plus en plus intéressants. Les personnages secondaires ont un véritable place, même ceux que l'on croyait très secondaires. L'univers se montre de plus en plus fouillé et riche.

AppaToph
ZukoMomo

De gauche à droite :
1. Appa, le bison volant à six pattes, fière monture et animal de compagnie soyeux
2. Toph [saison 2], dite la Fripouille Aveugle (Blind Bandit, en V.O. ça sonne mieux), maître de la terre
3. Zuco, le prince banni, qui doit caputrer l'Avatar pour retrouver son honneur, maître du feu
4. Momo, lémurien, troisième et dernier survivant du peuple de l'air avec Aang et Appa

Finalement, c'est un véritable film que l'on regarde, bien plus qu'une série. La maîtrise des éléments et les combats n'ont rien de kitsch, au contraire ! Les petits passages de sagesse dispensés deçà delà pareil à la / feuille morte sont exquis et non sans rappeler les films de kung-fu. On a aussi des gags récurrents, des personnages qui reviennent, de magnifiques paysages (urbains ou non), etc. En outre, les parsonnages féminins sont très réussis, tant du côté des "gentils" que du côté des "méchants"2, et ça, c'est assez rare pour être souligné !

MaiAzulaTy_Lee

Dans l'ordre :
1. Mai, excelle au lancer de couteaux
2. Azula, soeur de Zuco, maître du feu cruelle et sans pitié
3. Ty Lee, gymnaste et combattante émérite

Pour conclure ? Avatar, c'est épique, c'est grand, c'est drôle, c'est émouvant, c'est classe. Bref, c'est bien !

Iroh

Last but not least, Iroh, oncle de Zuco, du côté de l'ennemi mais personnage philosophe éminemment sympathique, grand amateur de thé et de jeux de stratégie. Le rôle du bon grand-père dissimule un as du combat et un maître du feu hors pair. De loin mon personnage préféré !

[1] Notez bien que cet article, je l'ai commencé le 23 avril, époque d'averses violentes et de froidure mordante.
[2] J'ai envie de souligner que la perméabilité des frontières entre les deux pôles, l'ambiguïté de certains personnages et les retournements de situations sont pléthore dans ce film, ce qui est super cool excessivement chouette vraiment bien.

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28 juillet 2011

Boulets choupis et chevaliers débiles

Parce que depuis plusieurs années, de façon quasi-institutionnelle, je regarde au moins une série pendant l'été (j'avais commencé par les animés japonais – Nana, Fullmetal Alchemist, One Piece – puis avais enchaîné avec des séries dans le sens plus traditionnel du terme, qu'elles soient américaines – Desperate Housewives sur quelques saisons et dont j'ai cessé le visionnage en cours car je ne me souvenais plus de l'endroit où je m'étais arrêtée – ou anglaises – Robin des Bois). Et cela reste pour les séries regardées de façon plus ou moins légale sur internet. Parce qu'à la télé, il y a eu Starsky et Hutch, Drôles de dames, Friends (pour la millième fois), Maigret, Sherlock Holmes, Hercule Poirot...

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Parce que – je reprends ma phrase et arrête les subordonnées et parenthèses, c'est promis – donc, je regarde beaucoup plus la télé ou ce qui s'y rapporte pendant l'été (mais toujours pas les infos, personne n'est parfait), j'ai fini cette année par céder à une vieille tentation. Cécile m'en avait parlé plusieurs fois, j'en avais aussi entendu parler par ailleurs sur internet. Aussi, lorsque ma mère annonça un soir qu'elle regarderait bien ce qui passait sur Gulli, j'ai dressé l'oreille : elle voulait regarder Merlin.

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Alors que ce soit tout de suite clair : je ne l'ai pas regardé sur Gulli. La VF, très peu pour moi. Déjà que la série n'est pas extraordinaire, alors avec les voix françaises... Donc un soir, je me suis installée confortablement, et ai commencé.

Scénario cousu de fil blanc, château pas du tout d'époque (on s'attend à un vieux fort mal dégrossi, bien vieux, médiéval... pas à un truc aux toits d'ardoises, avec tourelles et fenêtres), cotes de mailles bien scintillantes et légères, légères ! Cela dit, si j'ai regardé à la suite les trois saisons, c'est qu'il y avait quelque chose de plus.

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Merlin, avec son sourire en mode je-te-l'avais-dit-mais-tu-ne-m'écoutes-jamais

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Arthur, ou le chevalier à la cote de maille scintillante

Et ce quelque chose, c'est les personnages. Merlin, est choupissime. Arthur est bête avec des élans de classe et de noblesse. Uther est borné, naïf, mais parfois touchant. Guenièvre (Gwen en anglais, donc un peu moins nom de baie qu'on met dans la blanquette de veau – je sais, ce ne sont pas des baies de Guenièvre, mais je ne peux rien contre cette association d'idées) est jolie. Morgane est classe. Lancelot et Gauvain (Gwaine en anglais, donc beaucoup moins bovin que dans la VF) sont beaux. Bref, dans l'ensemble, tous les acteurs sont on ne peut plus décoratifs. Même les méchants. Ça, c'est la première chose.

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Lady Morgana (je n'ai pas trouvé de photo d'elle avec son sourire gentil du début, c'est dommage...)

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Gwen, servante de Morgane et future épouse du prince Arthur

La deuxième chose, c'est la relation qu'établit Arthur avec Merlin. Si si. C'est super chou. Je passe mon temps à me marrer toute seule devant mon écran, à sourire niaisement ou à essuyer la larmichette qui me vient au coin de l’œil. D'une façon plus générale, d'ailleurs, on pourrait parler des relations de Merlin. Avec Gaius, son mentor (dans ces scènes-là, j'ai très envie d'appeler Gaius Merlin et Merlin Arthur, ou Moustique, en référence à Merlin l'Enchanteur de Disney), avec Gwen, avec le Grand Dragon, avec Gwaine... Bref. De toute manière, c'est pour le plaisir des yeux et de la facilité qu'on regarde Merlin. Pas pour se prendre le chou et se demander avec angoisse ce qui va se passer après (même si on n'exclut pas quelques pointes de suspens de temps à autre, et qu'un peu plus de profondeur serait parfois la bienvenue).

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Lancelot, le chevalier errant et Gwaine (alias Gauvain), le chevalier titubant

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Quand je dis que même les méchants sont décoratifs...

Somme toute, je vais attendre octobre et la saison 4 avec impatience (moins que pour Sherlock, mais tout de même...)

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31 mars 2011

Boys over flowers - 꽃보다 남자

Et ouais, encore une comédie romantique. Encore de la guimauve, encore de l'eau de rose. Une pâtisserie bien lourde et très sucrée. Digeste malgré tout - les vingt-cinq épisodes se laissent regarder sans trop de difficulté.

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Rien d'extraordianire. Beaucoup de clichés. (Un peu trop à mon goût... parfois, je me demande quelles sont les proportions de parodie et de sérieux là-dedans. Malheureusement, quand je lis les commentaires de certaines fangirls, je me rends compte avec horreur qu'elles trouvent ces niaiseries mignonnes et qu'elles rêvent de vivre la même chose. Bref, fermons la parenthèse.)

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Effrayant, n'est-ce pas?

Le personnage central, une fille issu du peuple et dont la famille a quelques problèmes d'argent (problème récurrent dans les comédies romantiques, j'ai l'impression), entre au lycée le plus coté du pays, réservé à l'élite (financière). (Pour connaître les détails, regardez la série ou allez voir sur dramawiki.) Là elle fait la connaissance du F4, quatre garçons hyper-méga-populaires et qui font régner un peu la terreur sur les autres (avis personnel). Evidemment, elle n'a pas la langue dans sa poche et très vite elle devient la cible privilégiée du bizutage lancé par le leader du groupe. Et évidemment, il va tomber amoureux d'elle. Et évidemment elle va tomber amoureuse de lui.

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Le F4 : de gauche à droite, le potier mondialement reconnu, le fils d'un chef de la mafia locale, l'héritier de la plus grosse firme du pays (ses boucles sont très très bizarres) et le musicien (violon, pianon... tout y passe) petit-fils de l'ancien président. En gros, ce sont des clichés ambulants.

Sauf que - au début tout du moins - les ficelles classiques du triangle/carré amoureux sont floues. On se sait pas qui elle va épouser à la fin. L'amour-at-first-sight ne correspond pas au futur-mari, l'amoureux-transi en aime une autre, pas de fille jalouse (du moins dans le schéma amoureux) en vue... Voilà qui déstabilise! Il faut bien qu'il y ait quelques points positifs.

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Premier amour, meilleur ami, âme-soeur. Le pouvoir des lunettes.

En fin de compte, l'amoureux transi se révèle un ami parfait, le petit ami un crétin fini. La fille qui avait un caractère plutôt intéressant au début, devient une pleureuse hors-paire dans la seconde partie de la série. Et il y a les autres amis, toujours présents, plutôt chouettes dans leur relation d'amitié, ainsi que la soeur, personnage classe et charismatique, qui fait s'nevoler toute once d'angst dès qu'elle entre en scène (le genre de personnage dont on sait qu'il peut tout régler, même dans les situations les plus désespérées). Malheureusement, trop d'intrigues secondaires restent irrésolues à la fin, tandis que des personnages de dernière minute apparaissent trop rapidement pour être crédibles. Et un ou deux personnages auraient mérité d'être un peu plus creusés.

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La grande soeur.

Conclusion : pas extraordinaire, mais toujours mieux que Fullhouse.

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24 mars 2011

Fullhouse - 풀하우스

Une fois n'est pas coutume, j'ai été déçue.

L'intrigue très bateau et pleine de clichés n'est pas une déception en soi : ce n'est pas comme si les autres séries que j'ai vues étaient très novatrices. La jeune fille dans la mouise qui épouse un acteur insupportable par contrat afin de récupérer sa maison, c'est couru d'avance qu'elle va finir par tomber amoureuse.

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Non, ce qui était gênant, c'est déjà l'idée de départ. La maison qu'elle veut récupérer, c'est le seul souvenir qui lui reste de ses parents. Cette maison, ses deux meilleurs amis couverts de dettes vont la vendre pendant son absence. L'idée de base, donc, m'avait chagrinée.

Et surtout, les personnages secondaires. La bitch jalouse et l'amoureux transi : elle n'a aucune bonne raison d'être jalouse parce qu'elle en aime un autre à l'origine, et lui est lourdingue. Et le fameux acteur insupportable est vraiment insupportable.

Il n'y a qu'elle. L'actrice est vraiment jolie, et le personnage n'est pas trop raté.

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Song Hye Kyo (송혜교), actrice principale de la série

En plus, je trouve l'ambiance trop angsteuse et déprimante. Seul le dernier épisode fait un peu sourire bêtement. Mais j'avais préféré, et de loin, Coffee Prince.

Je vais donc retourner à mes cours de sémantique cognitive et à mon mémoire.

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19 mars 2011

I wonder how, I wonder why !

Au début, je trouvais que Full House était la pire des séries que j'ai vues jusque-là. Mais une série qui passe Lemon tree en bande-son ne peut pas être si mauvaise, si?

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18 mars 2011

Coffee Prince - 커피프린스 1호점

Ce titre, je l'avais déjà entendu il y a longemps, à l'époque où je passais des heures sur youtube à cause des Super Junior. Alors j'avais vu une parodie de Coffe Prince. Mais comme j'ignorais jusqu'à l'existence de séries en Corée, je n'y avais rien compris.

Coffee_Prince

L'autre jour, quand j'ai vu dans la filmographie de Kim Jae-Wook (김재욱) qu'il y avait Coffee Prince, j'ai à peine hésité avant d'aller satisfaire ma curiosité. Il m'a fallu pas mal de temps avant de trouver les épisodes, mais en fin de compte, j'ai pu regarder cette série, qui m'a grandement remonté le moral alors que je déprimais et angoissais depuis deux semaines.

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Le carré amoureux.

Ce n'est pas compliqué, Coffee Prince est une comédie romantique. Comédie effectivement : les personnages sont tous plus ou moins crétins, handicapés du sentiment en puissance et ont un don particulier pour se fourrer dans des situations tordues. Romantique, oui, aussi : deux histoires de coeur entremêlées, sans compter les personnages secondaires, des malentendus, des crises de jalousie. J'ai souri bêtement pendant les dix-sept épisodes. Un sourire bien niais accroché aux lèvres, le coeur léer pendant ces quelques heures, la bonne humeur retrouvée le temps d'un week-end.

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Yoon Eun-Hye dans le rôle de Eun-Chan. Elle est troooop chou!

Pour l'histoire, elle est tordue. Mais grosso-modo, Eun-Chan est une jeune fille qui s'est retrouvée à la tête de sa famille quand son père est mort, et elle travaille d'arrache-pied pour nourrir sa mère et sa soeur. C'est un tel garçon manqué que beaucoup la prennent pour un homme au premier abord. Bien sûr, pour persister dans son erreur pendant plusieurs mois en la côtoyant tous les jours, il faut vraiment être abruti. Mais c'est ce qui arrive à Han Kyul. Lorsqu'il tombe amoureux d'elle - qu'il prend pour "lui" - il se pose plein de questions. Entre temps, il a été obligé de relancer un café qui menaçait la ruine. Dans le café restauré, trois garçons, Eun Chan (le quatrième en quelque sorte), le cafetier et Han Kyul le manager. C'est avec cette joyeuse troupe que les épisodes défilent.

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Pas de vrai méchant dans l'histoire, et c'est sans cette particularité qui donne le sourire à tout instant. Chaque personnage a sa part d'ombre mais n'est jamais véritablement méchant. Du coup, pas d'inquiétude, on peu rire franchement.

Un drama que je recommande à tous les dépressifs de la planète, et à quiconque se sent le vague à l'âme.

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