Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

06 octobre 2010

Trouvaille

Après Le métier de femme et La vache, noble servante, j'ai trouvé dans ma caverne d'Ali Baba un livre qui m'a rappelé les cours d'histoire d'hypokhâgne... Voyez plutôt:

CDI2

Preuve que ce CDI était très fréquenté:

CDI1

Et enfin, en cherchant au hasard des pages quelque chose que je pourrai mettre en illustration sur ce blog, j'ai trouvé (clique pour agrandir):

CDI3

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06 janvier 2007

Quand le nouveau donne accès à l'ancien.

Hier, après déjeuner, je suis partie avec ma sœur chez ma grand-mère. Pour la première fois, j'ai pris le volant, seule, sans personne à côté pour m'aider en cas de besoin, seulement ma sœur qui connaissait le chemin aussi bien que moi. (Quand je pense que la Mother est partie à Perpette en embarquant les papiers de la voiture! Pour compenser, elle a réussi à nous les scanner de là où elle était et j'ai pu les imprimer avant de partir. Faut quand être un peu (beaucoup) boulet pour partir en train et prendre avec soi les papiers de la voiture que l'on sait que sa fille va conduire!) Nous avons fait tout le trajet grâce à notre mémoire visuelle. On tourne là? - J'en sais rien. Vas-y, on verra bien. Finalement, nous sommes arrivées saines et sauves une heure après.

002Petite séance cinéma avec Mamie: Happy feet fut le film élu. Quelques sourires, quelques larmes, beaucoup de morale; un film très américain somme toute. Puis arpentage des larges allées du centre commercial immense. Nous finissons par rentrer tranquillement. Après dîner, je m'endors gentiment sur mon thème latin, dans le canapé du salon. Je monte alors pour me coucher, mais ne peux m'empêcher d'aller fouiner dans la bibliothèque. Et là, je vois l'œuvre de François Mauriac dans son intégralité, ainsi que tout Zola et Balzac... Beaudelaire et Verleine n'y sont plus parce qu'ils trônent en ce moment dans ma propre bibliothèque. Après ces visions de rêve (une telle quantité de livres m'a toujours rappelé La Belle et la Bête de Disney) et de cauchemar en même temps (mon Dieu, dire que je dois encore lire La Chartreuse de Parme et Les Misérables avant lundi!!!), je me suis endormie sereinement.

Ce matin,  départ pour Bonny. Premier arrêt: achat de pommes. Deuxième arrêt: le cimetière; nettoyage de la tombe de Papy et ma grand-mère nous montre celles de ses parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins etc. La famille semble avoir envahi le cimetière! Troisième arrêt: une amie de ma grand-mère. Quatrième arrêt: sa demi-sœur. Cinquième et dernier arrêt: chez notre grand-oncle (frère de ma grand-mère) et sa femme pour le déjeuner. Discussions autour d'étymologies étranges, de maladies graves (en fait, de la santé d'amis à eux), de la vieillesse, du permis de conduire et de leur propre apprentissage de la conduite, de leurs souvenirs... ma sœur et moi parlons peu, mais j'ouvre tout grand mes oreilles. J'apprends que Mamie et son frère possèdent des îles sur la Loire (!) et ne parviennent pas à les vendre, ainsi que quelques expressions berrichonnes comme « vas cri l'sio d'eau pour les vio et n'oublie pas de fermer l'bario » (ne pas oublier de rouler les r – traduction « vas chercher le seau d'eau pour les veaux et n''oublie pas de fermer la clôture ») ou la "chieuv" pour la chèvre.

Retour au bercail plutôt difficile: il faisait nuit, il pleuvait, j'avais mal au crâne et pour arranger le tout, il y avait un monde fou sur la route! Un accident m'a permis de passer devant un panneau '110 rappel' à 20km/h... Finalement, après quelques hésitations sur la route à prendre et quelques frayeurs dues à la très mauvaise visibilité, nous sommes rentrées entières à la maison où nous ''attendaient'' un père jouant au poker sur l'ordinateur et un frère vautré dans le canapé devant sa X-box toute neuve... Pas de nouvelles de la mère, partie vendredi à l'autre bout de la France sans autres explications que « Je vais prendre l'air ». Ô joie!

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29 décembre 2006

Simple récit

serrure2Mais où étais-je donc passée? Nulle part, j'étais simplement dans mes pensées, dans mes rêves... Voilà un bout de temps que je n'ai pas mis les pieds ici et si je laisse la serrure rouiller, je ne pourrais bientôt plus entrer. Tenez-vous réellement à savoir ce que j'ai fait durant ces quelques jours? Vous n'en avez cure, reconnaissez-le. Mais peu importe, cet enclos a besoin d'un peu de terreau neuf.

Cette année, le réveillon s'est passé en petit comité: nous étions cinq. Vendredi soir, mon frère partait et dimanche pour le réveillon, nous accueillions ma grand-mère. Un dîner fort sympathique devant la cheminée (seul endroit de la maison où la température est supportable).

huitreQuand je l'ai vu ouvrir les huîtres, seul devant l'évier, avec elles qui discutaient derrière, une boule s'est formée dans ma gorge. Pourquoi? Parce que le voir seul m'a rappelé qu'il y a trois ans, toi aussi tu étais là, devant cet évier, à ouvrir les huîtres. Tous deux vous discutiez, tu pestais un peu plus que lui... étrangement, une vague de nostalgie m'a submergée. Je me suis dit que Noël ne serait plus jamais comme avant. Quelque chose s'est brisé quand tu es parti.

Puis nous sommes montés nous blottir sous le plaid pour regarder Top Hat, superbe comédie musicale avec Fred Astaire. La Mother s'est endormie presque immédiatement (sous l'effet du champagne, mais chut, il ne faut pas le dire), ma sœur a somnolé, le paternel jouait au poker (sur internet, pas tout seul!)...


Cheek to Cheek

Déjeuner chez une de mes tantes à Versailles, avec mes grands-parents. Là, j'ai appris quelque chose de fort étonnant que l'on appelle protocole, ou étiquette. Les femmes de la plus âgée à la moins âgée se servent, puis la maîtresse de maison, puis les hommes dans le même ordre et enfin les enfants (il n'y en avait pas). Je dois dire que j'étais un peu (pour ne pas dire complètement) perdue. J'ai fini par laisser tomber.

Depuis, je ne suis pas ressortie. Ma Dame-Oiselle est arrivée à 9h du matin hier, pour faire du grec. Jusqu'au déjeuner, nous avons travaillé! Puis nous avons passé l'après-midi à faire quelques recherches musicales... Demain, c'est à moi d'affronter le froid matinal afin de me rendre en son fief.

En trois jours, avec ma sœur, nous avons accompli l'exploit de regarder plus d'une saison de Friends (plus précisément, seize heures de film, dont six hier soir...) On comprend pourquoi je n'en suis qu'à la page 50 de La Chartreuse de Parme...

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27 novembre 2006

Retard

L'hiver approche et pourtant... Nous sommes fin novembre et pourtant... Dans deux semaines commence le concours blanc et pourtant...
Pourtant il ne fait pas froid. Pourtant il ne gèle pas. Pourtant le sol est détrempé. Dehors, ça ne sent pas l'hiver. On ne sent pas le froid nous mordre les mains quand on a oublié ses gants. On ne sent pas l'odeur des cheminées quand on rentre le soir. Non. Ce qu'on sent, c'est la terre détrempée. Ce sont les feuilles mortes qui se décomposent dans les flaques d'eau.
Les lumières de Noël ont habillé la Grand' Rue et pourtant... Pourtant on n'a pas l'impression que Noël approche. Le temps serait-il en retard par rapport aux autres années? Ou serais-je en avance? L'hypokhâgne détraque-t-elle les neurones à ce point-là? Pourtant, le 1er décembre, c'est vendredi. Et savez-vous ce qu'il y aura dans la case n°1 de mon calendrier de l'Avent? Une khôlle de géographie et une khôlle de grec! Je suis impatiente de voir ce que recèleront les cases suivantes... Dans un mois ce sont les vacances. Pourtant...

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17 novembre 2006

Animal nocturne

Petite déjà, je dormais peu. On me couchait et j'attendais que le temps passe, les yeux grand ouverts, fixant l'obscurité. Quand on venait vérifier que je dormais, je fermais les yeux et faisait semblant de dormir. Au début, mes parents n'étaient pas dupes, puis, avec le temps, j'ai acquis de l'entraînement et l'on ne put plus deviner si je dormais ou non.
cielAu collège, je retardais l'heure de mon coucher d'un heure tous les ans et finis en troisième par me coucher en moyenne entre onze heures et minuit. Depuis, ça a dépassé la barre de minuit et je me couche régulièrement entre minuit et deux. J'ai pris l'habitude de me coucher quand je tombe de sommeil, pour la simple et bonne raison que j'ai horreur de tourner dans mon lit. Ainsi, en moins d'une seconde je dors. Souvent, je ne me souviens même plus avoir éteint ma lampe de chevet...
Pourquoi me couché-je si tard? Parce que je m'éveille à neuf heures le soir. Auparavant, je suis fatiguée et sans volonté: impossible de me mettre au travail. J'attaque rarement mes devoirs avant le dîner... Par contre, passé neuf heures, je suis en pleine forme et pourrais ranger ma chambre de fond en comble. De même, je peux travailler trois heures sur un commentaire, une synthèse sans rien trouver. Au bout de trois heures, l'inspiration s'est enfin décidée à rendre visite à mes neurones et alors je peux gratter. Il est à ce moment une heure que je n'ose avouer...

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23 octobre 2006

Ciel!

Il est 19h, le soir tombe sur le parc du lycée... Au loin, le ciel rougit, se cache derrière le château. Les arbres scintillent de paillettes d'or dans cette lumière si particulière aux soirs d'automne. Vingt minutes plus tard, la nuit est presque tombée, je sors du bus. Alors je lève les yeux et vois un ciel comme on en voit rarement: à l'est, le bleu s'ombre de mauve qui tire sur le pourpre – ciel riche et royal – , puis les nuages anthracites se détachent sur le fond indigo de la toile céleste. Puis à l'ouest, au loin à l'horizon, disparaissant derrière les maisons, une lumière blanche, un peu verte, un peu jaune, fluorescente, phosphorescente; de petits nuages s'y détachent telles des îles sur une mer de lait, où les commets infinis de montagne noyés dans la brume... C'est tout simplement beau. Ce soir, il n'y aura pas d'étoile; les nues les auront dévorées.

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01 septembre 2006

C'est la fin...

Je suis rentrée. J'ai quitté cette bulle où le temps semble s'écouler différemment. Maintenant, il me semble que les aiguilles de l'horloge se sont emballées et s'ingénient à rapprocher le dernier jour le plus rapidement possible. Nous sommes partis de cette maison la tête pleine de bons souvenirs et j'essaie de ne pas me reconnecter trop vite à la réalité. Cette réalité qui m'effraie un peu... Je rentre en prépa, mais qu'est-ce qui m'attend encore? J'ai horreur du changement, mais je l'aime en même temps. Étrange, n'est-ce pas? J'aime avoir mes habitudes, parce qu'ainsi, je stresse beaucoup moins. Mais l'évolution empêche la lassitude, l'ennui. Certain diraient que c'est le travail qui éloigne de nous l'ennui... Bref, tout ça pour dire que comme d'habitude, je n'ai pas fait la moitié du quart de ce que je voulais faire, je n'ai pas fini mes devoir de vacances, je n'ai pas envie de retourner travailler... ça sent la fin, c'est la fin.

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08 juillet 2006

C'est lourd la culture!

Aujourd'hui, petite sortie à Paris, encore et toujours dans le quartier latin, encore et toujours passage par la rue de la Huchette, mais aujourd'hui, nous avions un but très précis: acheter les livres pour la rentrée en prépa. Non seulement certains sont introuvables, ou très difficilement, mais en plus tous sont hors de prix. Alors quand les professeurs s'y mettent en nous indiquant des références erronées, nous ne savons plus que faire! Nous avons donc erré dans au moins quatre des échopes de Gibert Jeune à la recherche d'anthologies et autres grammaires.

Les bras chargés de volumes, nous avons essayé de nous frayer un passage tant bien que mal au milieu d'une foule d'étudiants, lycéens et collégiens. Les caissières nous dévisageaient d'un drôle d'air, ou nous posaient des questions bizarres... C'est avec joie que nous avons retrouvé notre RER favori et nous sommes assises.

sacs et livre

Ah Miss Envie!
Que de mésaventures,
Pour de simples fournitures!
Mais c'est la vie
Des prépas
Qui nous ouvre les bras.

(Quelques mauvaises rimes inspirées par cette rude journée... Bof.)

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