16 juillet 2013

Beaune, épisode 2

Dimanche 14 juillet, Asnières est déserte alors que je me dirige vers le métro. Il est six heures de matin, et je retourne à Beaune, pour un deuxième concert. Ce soir, nous allons écouter au autre contre-ténaor, David DQ Lee.

L'hôtel n'ouvre pas ses porte avant 14h30. Nous prenons donc un sorbet au salon de thé en attendant. L'air est chaud, et nous n'avos guère le courage de partir en excursion dans la ville. Après une petite sieste et un bon dîner, nous nous rendons aux Hospices.

Le concert ce soir a lieu dans la salle des Pôvres. Immense salle aux poutres peintes. Les lits sont alignés le long des murs. Les musiciens seront là-bas, au bout de l'allée. Nous ne verrons pas grand chose. Mais l'accoustique se révèle excellente.

P1030217

P1030220

Les musiciens sont bons, très bons. Et le chanteur, ma foi, une pure merveille. Une voix puissante et claire, un enthousiasme communicatif, un plaisir de chanter visible, et un respect des musiciens avec lesquels il travaille tout à son honneur.

Les grands airs d'opéra alternent avec des concertos pour violon, pour violoncelle, et rien n'est en-dessous du reste. La fin arrive bien trop vite à notre goût. Nous avons droit à deux rappels superbes, qu'il nous présente en anglais. Le second extrait, selon ses termes, raconte l'histoire suivante: "My lover is a bitch, and I wand to kill her."

Il ne s'agit pas du rappel, mais d'un des airs interprétés au cours du concert.

Posté par incitatus à 16:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 juillet 2013

Beaune, épisode 1

Samedi 6 juillet, 5:00, le soleil se lève à peine et mes yeux ont bien du mal à s'ouvrir. Ce matin, je pars pour Beaune. Rendez-vous est donné avec Cécile, à 11:00, au coeur de la Bourgogne.

La chaleur est déjà lourde. Déjeuner sur la place, à l'ombre du kiosque. Promenade dans les rues, au milieu d'une foule de touristes. Mais nous ne sommes pas là pour visiter. Nous sommes là pour le festival.

En juillet, Beaune organise le Festival international de l'opéra baroque, et ce soir, nous allons assister à un récital. Récital donné par un contre-ténor que je n'ai jamais entendu que sur mon CD du Stabat Mater de Vivaldi: Andreas Scholl. Ce soir, il interprète le Stabat Mater de Pergolèse et quelques grands airs d'opéra. Le tout à la basilique.

En attendant l'heure du concert et après un détour par l'hôtel, nous déambulons dans les ruelles animées de la ville. Nous entrons dans la basilique, où l'air est frais... et où les musiciens répètent! Fascinées, nous nous installons. A peine plus d'une vingtaine de curieux. Sur scène, ils sont en jean-baskets, ils parlent anglais, italien, reprennent les passages qui gènent, rient, se font disputer par le chef d'orchestre.

Ce moment suffit à nous combler, et c'est résignées et repues que nous nous plaçons derrière un couple de girafes le soir pour le concert. Le concert est fort beau, mais l'accoustique gênée par la foule. Le tymbre n'est pas aussi clair que lors des répétitions, et nous ne voyons pas grand chose. Mais voir Andreas Scholl "en vrai" me sufit amplement.

P1030140

Posté par incitatus à 09:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
08 juin 2012

Playlist de la mort-qui-tue

Sur 8tracks, le site merveilleux qui me permet de travailler dans la joie et la bonne humeur, qui me tient éveillée aux heures difficiles de la sieste, qui m'apaise en période de stress et qui me permet d'éteindre les conversations autour de moi quand j'ai besoin de concentration, j'ai découvert récemment une playlist merveilleuse. Tellement merveilleuse qu'elle me donne envie de chantonner et de danser sur ma chaise au bureau. Tellement merveilleuse que je l'écoute en boucle, découvrant ainsi que le nombre d'écoutes d'une même playlist est limité.

Sur cette playlist, il y a du Bach et du Vivaldi, bien sûr, du Haendel aussi, et du Purcell. Concerto pour mandoline, le cor de chasse de Water Music. Et même, pour mon plus grand plaisir, une sonate pour guitare de Scarlatti, et un concerto pour flûte de Telemann. Merveilleuse je vous dis !

Pour écouter Baroque and Roll, il faut cliquer.

Posté par incitatus à 11:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
01 juin 2012

Schizophrénie musicale

Cela fait bien longtemps que je voulais écrire un article à ce sujet, et c'est la lecture de la dernière note de Boulet qui m'a donné le courage de le faire. Parce que oui, Boulet est un génie et on devrait l'étudier au programme de littérature, arts-plastiques, philosophie et histoire des arts. Bref, sa note parle (pour ceux qui ne l'ont pas encore lue) de l'intolérance musicale et culinaire. C'est sur la première que j'ai envie de rebondir.

Bouffe03

Je ne suis pas une puriste, loin de là. Ou en tout cas, je ne le suis plus depuis que j'ai quitté le collège. Quand j'étais petite, ma vie musicale tournait autour de Bach et Vivaldi, et tout le reste était dénué de la moindre valeur à mes yeux, c'est à peine si je parvenais à le qualifier de musique.

baroque-en-force

Baroque en force : Haendel, Bach, Vivaldi, Purcell.
Quatre dieux de mon Panthéon personnel. Les premiers, sans doute.

Aujourd'hui, je suis une véritable schizophrène. Je connais des chansons mais pas leur titre, des chanteurs mais pas leurs albums, des airs mais pas leur interprète. On me parle de TrucMuche - "mais siii, tu la connais forcément, elle est HYPER connue!" - mais je ne connais pas, puis on me fait écouter une chanson et là, brusquement : "aaaah ! c'est donc elle qui chantait ça !" et pouf, j'oublie son nom aussi vite, ou alors je me dépèche de le confondre avec un autre.

L'autre jour, l'écoute aléatoire du répertoire "Ma Musique" sur mon ordinateur m'a donné à réfléchir. Si mes voisins entendent, ils doivent certainement croire que je me dispute avec un/e collocataire.




Vivaldi suivi de Super Junior : gouffre culturel abyssal et qu'on pourrait penser infranchissable. (Vous n'y pensiez même pas, pour vous j'ai osé.) Ensuite Césaria Evora, puis Georges Brassens, puis Rihanna, puis Haendel, puis de la guitare hawaïenne et du chant grégorien. Les rythmes changent, voire disparaissent, au gré du hasard.




Régions du monde improbables - du fin fond de l'Afrique (Amadou et Mariam) aux contrées reculées de l'Europe de l'Est (Kazaky en Ukraine), de la Scandinavie (Nightwish c'est Finlandais) au sud de l'Océanie (quelques chanteuses de Nouvelle-Zélande et Australie), en passant par l'Asie (Chine, Corée, Japon) et les îles perdues du Pacifique. Ma musique, je l'ai classée par continent, puis par pays (du coup, pour récupérer Lemon Tree, c'est coton si on a oublié que Fool Garden c'est allemand !).

p1

Les styles sont inconnus, mêlés, ou marqués mais indistincts du reste : classique-baroque-romantique, pop-rock-indé, soul-blues-jazz. Et, bien sûr, ma collection de bandes-originales de films, dessins animés et séries : Babar, Disney, James Bond, Le Seigneur des Anneaux pour n'en citer que quelques uns. J'ai même la chanson de Rondoudou (alors même que je n'ai pour ainsi dire jamais regardé les Pokémons à la télé) !

même-pas-honte !

Alors, "tu écoutes quoi comme musique" ?

Je ne sais pas. Tout. Rien. Je ne sais pas.

Posté par incitatus à 00:28 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
23 janvier 2012

Miscellanées

En cherchant ma vidéo de Papageno hier, je suis tombée sur une interprétation assez époustouflante de Son qual nave de Riccardo Broschi. J'aime énormément la version du film Farinelli et Cecilia Bartoli, alors les deux réunis... je ne me sens plus de joie ! Si vous ne connaissez pas la version « de base », elle est à écouter avant les variations ci-dessous. Cet air me donne la chair de poule. Et cette voix ! ...

Puis, de vidéo en vidéo, j'ai découvert Kangmin Justin Kim, contre-ténor, dans une magnifique parodie de Cecilia Bartoli. Au début, j'ai cru à un montage, mais après quelques recherches plus poussées, j'ai dû me rendre à l'évidence : c'est bien lui qui chante. Dans l'ordre, vous avez la version « originale » suivie de la parodie.

D'après vous, quelle est la matière première de ce camée, œuvre de Judith G. Klausner ? Découvert ici (ce site est merveilleux, et je dois me retenir de mettre les liens vers toutes les belles choses que j'y ai vu).

sculpture_portrait

Enfin, un gif animé. Dieu sait que je n'aime guère ce genre d'illustration, mais quand j'y ai vu un commentaire lié à la SOPA de la SOPA, je l'ai trouvée très justifiée. (source)

tumblr_ly0dacBj4J1qf9soho1_500

 

Posté par incitatus à 22:41 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Une flûte enchantée

Samedi après-midi promettait d'être morose. Frère porte de Versailles à un salon hyper-hype, et mère au théâtre avec la grand-mère. Moyennement enthousiaste à l'idée de passer l'après-midi seule à me tourner les pouces, j'ai réussi à obtenir une place pour le spectacle où allaient mère et grand-mère, seul spectacle de l'année qui m'avait fait envie, à savoir Une flûte enchantée, adaptation de Mozart par Peter Brook. Dans la mesure où j'aime et admire le travail d'Irina Brook, j'étais curieuse de voir une création de son père. Sans compter que je rêvais depuis longtemps de voir La Flûte enchantée sur scène, en vrai.

Décors dépouillé, simple : des bambous se dressent sur scène, mouvant au gré des acteurs, tour à tour forêt, cage, passage, temple. Une simplicité esthétique, élégante, discrète, qui nous permettait de nous concentrer sur l'histoire. Histoire que je n'avais jamais comprise. J'ai découvert que la Reine de la Nuit était méchante - ce dont je me doutait plus ou moins - et que Zarastro était gentil - ce que j'ignorais totalement.

laflute535

Seulement, là où j'eusse préféré une version originale, pleine de panache et fleurant l'aventure épique et merveilleuse, il y avait les chanteurs accompagnés par un pianiste. C'est tout. Bien sûr, on ne peut nier que ledit pianiste était virtuose, que les chanteurs, malgré leur jeunesse et leur aspect fluet pour certains, avaient des voix impressionnantes. Mais je suis navrée de dire qu'une partie de l'histoire m'échappe encore : je me suis endormie sur l'air de Tamino et Zarastro. Ils m'ont perdue en route. Lorsque je me suis réveillée, Tamino avait disparu, et mon voisin dormait à points fermés, lui aussi.

Par contre, la jovialité de Papageno faisait plaisir à voir, et son "De-er Vögelfä-änger-er bin ich ja..." m'a trotté dans la tête toute la soirée. Seul regret sur cette version raccourcie (1h30), l'absence du célèbre "Hm-hm-hm-hm".

Bref. Je n'ai pas trouvé ce spectacle inoubliable, et je dois encore aller voir La Flûte enchantée de Mozart en version intégrale.

PS : je suis sûre que ça donnait mieux aux Bouffes du Nord qu'à Saint-Quentin. Parce que le théâtre des Bouffes du Nord dégage une magie qu'on n'a pas dans les salle trop modernes.

Posté par incitatus à 00:32 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , ,
15 décembre 2011

Sophocle, c'est Rock !

Profitant d'une invitation impromptue au théâtre, j'ai eu le plaisir de voir, en compagnie de ma chère Cécile, Antigone de Sophocle. Au début, j'ai un peu traîné les pieds : c'était à Nanterre, donc loin et pas pratique d'accès, ça commençait à 21h, donc finissait tard, et j'ai encore plein de projets à rendre. Et puis, finalement, je me suis un peu forcé la main, Cécile a été patiente et conciliante - une véritable déesse de la patience pour le coup - et j'ai pu oublier ma journée toute pourrie en assistant à une pièce de Sophocle.

D'ordinaire, je ne suis pas une fanatique des tragiques antiques. Je les trouve lourds et complètement déprimants. Mais en fait, je pense que ce qui est lourd dans la tragédie antique, c'est d'un, la traduction, de deux, la mise en scène. Or cette mise en scène, fort décriée d'après ce que j'ai pu voir sur les quelques fragments d'articles que j'ai lu, était plutôt pas mal. Le seul gros hic, c'était les acteurs. Diction trop hachée, un manque de naturel à faire hurler. C'était assez crispant. Antigone emporte la palme, je pense, et c'est bien dommage, pour une héroïne éponyme !

antigone

Pour le reste, je retiendrai deux points vraiment bons. Le premier, c'était l'adaptation rock mystique du chœur. Pourtant, je ne suis pas fan de rock, loin s'en faut, et j'ai une tendance assez impulsive à me boucher les oreilles quand le son devient trop fort. Mais hier, j'ai laissé ce privilège à la grand-mère assise devant moi. De mon côté, j'ai observé d'un œil d'abord incrédule et presque amusé puis d'un regard conquis cette mise en musique, en scène et en paroles du chœur antique. Le chœur, trace de la filiation du théâtre au culte de Dionysos, est trop souvent occulté, minoré ou – plus grave – massacré (c'est du moins l'impression que j'ai eu dans les quelques représentations que j'ai vues au cours de ma courte vie). Ici, il retrouve sa place de narrateur, il chante les émotions avec ses tripes pour les faire ressortir en pleine lumière. Seul hic : Bertrand Cantat, qui devait tenir ce rôle, souffrait d'une extinction de voix. Nous avons donc eu droit au play back.

Et le deuxième point, sans doute le meilleur, et de loin : la traduction. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'impression que le texte de Sophocle était beau. Pourtant, à traduire c'est un cauchemar, et la beauté des textes de Sophocle n'était pour moi que théorique – c'est un classique, donc c'est forcément beau. Et là, même dit par de mauvais acteurs, la beauté des mots frappait. Un texte poétique, puissant, profond et extrêmement moderne dans beaucoup de ses propos. Un pièce qui fait réfléchir sur la loi, le pouvoir et l'orgueil (ὕϐρις, mon amie) avec une force mélodique indéniable.

En fin de compte, je suis sincèrement ravie d'avoir eu l'occasion de voir cette pièce. Je vous laisse donc avec Dionysos, une des chansons présentes dans la pièce (et donc sur le dernier album de Bertrand Cantat, si j'ai tout compris).

Antigone de Sophocle, mise en scène de Wajdi Mouawa, traduction de Robert Davreu.

Posté par incitatus à 21:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
16 octobre 2011

Paris en musique

Ce matin, à la séance de dix heures, j'ai vu un film qui met de bonne humeur, un film dont la musique reste dans la tête, un film d'animation, un film français, un film parfait. Ce matin, j'ai vu Un monstre à Paris.

vu le 16/10/2011 ; 3D

Un Monstre à Paris

Le Paris du début du XXe siècle, avec ses rues pavées, ses quartiers tordus, ses toits aux mille cheminées. Un projectionniste timide, Émile, en pince pour la jolie guichetière, Maud. Son ami Raoul, personnage épuisant mais fort sympathique malgré tout, est livreur. Là-dessus on ajoute la chanteuse à la voix magique, Lucille, un méchant préfet, un policier intègre, un singe fort intelligent, un savant fou parti en voyage, et une puce. Vous avez ainsi une panoplie de personnages qui fait des miracles.

Le caractère bien trempé des unes complète fort bien la timidité maladive des autres, l’assurance exaspérante de certains est nuancé par la modestie d’autres. Un savant mélange, justement dosé, pour un film délicieux. Dialogues rythmés, jeux de mots, malice. Ces personnages nous donnent envie de les rencontrer.

L’histoire, si elle est assez classique, n’en est pas moins réussie. Au contraire ! Un mélange de Belle et la Bête, mais qui n’est pas une histoire d’amour. Au cœur de l’intrigue, la musique, et la différence. La bande-son est géniale et donne envie de se trémousser pendant tout le film. -M- et Vanessa Paradis : deux voix que j’aime particulièrement, réunies pour un même film. que demander de plus ?

Quant à l’aspect visuel, même si la troisième dimension n’apporte pas grand chose (pour ne pas dire rien), les décors, les couleurs, bref l’esthétique tout entière du film est une véritable réussite ! Ce Paris 1910 en crue est une véritable œuvre d’art. Art un peu naïf, un peu décors de théâtre de marionnettes : mais après tout, ne sommes nous pas au spectacle ?

Conclusion : il faut aller voir Un monstre à Paris. Film d’animation français, avec plein de voix connues d’artistes appréciés (-M- et Vanessa Paradis, bien sûr, mais aussi Gad Elmaleh, Ludivin Sagnier et j’en passe…), rythmé et entraînant. Un très bon moment à passer !

Posté par incitatus à 14:59 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
25 septembre 2011

Dans les temps

Une fois n'est pas coutume, je ne suis pas trop-trop en retard. J'en suis à la page 9 de ma troisième partie (sur une dizaine à peu près), et il n'est pas encore 22H00 !

Avec un peu de chance, je pourrai même regarder un épisode de Strasky et Hutch...

Quand j'en ai eu assez de Mika et des Super Juniors (que j'écoutais en boucle depuis plus d'une semaine, compil Pop de-la-mort-qui-tue, association assez nocive, il faut le dire), j'ai enchaîné avec les Concertos Brandebourgeois (Bach, ça apaise les esprits angoissés) puis avec Césaria Evora (histoire de ne pas m'endormir avant d'avoir fini - quoiqu'avec la quantité de Coca que j'ai avalé dans l'après-midi, il y a peu de chance que je ne retrouve Morphée avant l'aube).

Demain, c'est ma rentrée, et demain, je serai débarassée de la Chose !

(Rappel pour moi-même : il me reste

EDIT à 00H12 le 26/09/2011

- la table des matières, mais comme c'est automatique, ça devrait prendre deux secondes,

- la fin de la troisième partie,

- la conclusion,

- la bibliographie, déjà en partie écrite, mais pas mise en page encore.)

Posté par incitatus à 22:13 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
24 août 2011

Canada - intermède


Mes Aieux - Dégénerations

Posté par incitatus à 04:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,