Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

15 juillet 2013

Beaune, épisode 1

Samedi 6 juillet, 5:00, le soleil se lève à peine et mes yeux ont bien du mal à s'ouvrir. Ce matin, je pars pour Beaune. Rendez-vous est donné avec Cécile, à 11:00, au coeur de la Bourgogne.

La chaleur est déjà lourde. Déjeuner sur la place, à l'ombre du kiosque. Promenade dans les rues, au milieu d'une foule de touristes. Mais nous ne sommes pas là pour visiter. Nous sommes là pour le festival.

En juillet, Beaune organise le Festival international de l'opéra baroque, et ce soir, nous allons assister à un récital. Récital donné par un contre-ténor que je n'ai jamais entendu que sur mon CD du Stabat Mater de Vivaldi: Andreas Scholl. Ce soir, il interprète le Stabat Mater de Pergolèse et quelques grands airs d'opéra. Le tout à la basilique.

En attendant l'heure du concert et après un détour par l'hôtel, nous déambulons dans les ruelles animées de la ville. Nous entrons dans la basilique, où l'air est frais... et où les musiciens répètent! Fascinées, nous nous installons. A peine plus d'une vingtaine de curieux. Sur scène, ils sont en jean-baskets, ils parlent anglais, italien, reprennent les passages qui gènent, rient, se font disputer par le chef d'orchestre.

Ce moment suffit à nous combler, et c'est résignées et repues que nous nous plaçons derrière un couple de girafes le soir pour le concert. Le concert est fort beau, mais l'accoustique gênée par la foule. Le tymbre n'est pas aussi clair que lors des répétitions, et nous ne voyons pas grand chose. Mais voir Andreas Scholl "en vrai" me suffit amplement.

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28 avril 2013

Cyrano de Bergerac

Hier soir, un rêve est devenu réalité. J’ai vu, jouée sur scène, la pièce d’Edmond Rostand, celle dont le texte est tellement beau qu’il n’est pas de mots suffisants pour exprimer ce que l’on ressent en la lisant – que dire donc en l’entendant, en la voyant ? – Cyrano de Bergerac.

La mise en scène, quoique résolument contemporaine, n’empiétait pas sur le texte. Bien au contraire. Et l’excellence des acteurs n’était pas pour rien dans le sextuple rappel qu’ils ont obtenu à la fin.

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Une salle carrelée de blanc, meubles anguleux en métal et formica, néons suspendus pour tout éclairage. C’est clinique et peu hospitalier. Les personnages sont en jogging, ont des tocs étranges, déambulent comme des fous dans un asile. Ici point de panaches et d’épées : les poings suffisent.

Dit comme ça, ça ne donne peut-être pas très envie, mais qu’importe. La beauté du texte était entière, pleine. Les gestes amplifiaient le burlesque de certaines répliques, et à tout instant, on voyait la grandeur du personnage qu’est Cyrano. Sa grandeur d’âme, son cœur immense. Et ces vers… les lignes du baiser, susurrées sur un Skype fictif, m’ont émue aux larmes, après que le bruitage de la célèbre messagerie a faire rire la salle comble.

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Le jeu était extrêmement dynamique, les acteurs touchants et l’on pouvait savourer pleinement chaque syllabe, chaque rime avec extase. C’était exquis.

"C’est bien plus beau lorsque c’est inutile !" s'exclame notre héros juste avant de mourir : cette phrase merveilleuse devrait être la devise de tous les amoureux du latin et du grec...

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12 avril 2013

Rizzoli & Isles

Dans un premier temps, j’ai regardé parce que c’était une série policière. J’ai toujours eu un faible pour les séries policières, qu’elles soient récentes (FBI : portés disparus), kitschissimes (Starsky et Hutch), classiques (Maigret), d’époque (Sherlock Holmes), drôles (Monk), génialissimes (Sherlock), déjà anciennes (Les dessous de Palm Beach), insolites (Rosemary & Thyme), française (Sœur Thérèse.com) ou très britanniques (Hercule Poirot). Bref, suspens, logique, action, déduction ont toujours su me séduire. Aussi, je n’avais aucune raison de ne pas regarder Rizzoli & Isles.

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Lorsque j’ai allumé la télé, tard l’autre jour, j’ai eu droit à une seconde de film et au générique du dernier épisode de la soirée. Pas très convaincant. J’ai donc utilisé le service de replay, et n’ai pu me décrocher de la série depuis.

Au début, c’est vrai, on regarde pour les enquêtes. Mais au fur et à mesure, on a tendance à oublier l’intrigue : le fil scénaristique est sensiblement le même à chaque fois, ou presque. Meurtre – début d’autopsie – fausse piste n°1 – alibis – nouveau suspect – fausse piste n°2 – etc. Les intrigues sont ultra-classiques, peu originales. Certains épisodes bâclent même la résolution du crime en deux temps trois mouvements, avec deus indices ex machina et déductions tirées par les cheveux. Mais qu’importe, ce n’est pas pour ça qu’on regarde Rizzoli & Isles !

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Ce qui est savoureux dans cette série, ce sont les relations qu’entretiennent les personnages, et l’humour quasi-omniprésent. Lorsque j’ai vu le premier épisode, j’ai n’ai pu m’empêcher de penser à Starsky et Hutch. C’était drôle, et le subtext était plus qu’abondant. On peut aussi penser à Rosemary et Laura, duo de femmes qui mène des enquêtes. Ici, Jane Rizzoli est flic et Maura Isles est médecin légiste. Elles sont les meilleures amies du monde, et évoluent dans au milieu de personnages secondaires assez savoureux : Korsak, le policier au grand cœur qui a l’expérience, Frost, le coéquipier que les cadavres rendent malade, Frankie, le frère qui fait tout comme sa sœur (Jane), Angela, la mère qui rêve que sa fille se marie et ait des enfants (ce qui n'est pas tout-à-fait dans le programme immédiat de Jane).

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1. Frost - 2. Frankie - 3. Korsak

Dispute au-dessus de l’étude du contenu de l’estomac de la victime, flirt sur la scène du crime, dîner aux chandelles avec un suspect, enquête sous couverture sur un site de rencontres… Autant de situations qui font sourire, entre deux tentatives de jeu de mots de Maura, qui ne gère pas du tout le sarcasme, et quelques regards excédés de Jane qui ne comprend rien au charabia scientifique de sa collègue et amie.

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Points bonus parce que : Jane est gauchère et Maura a une tortue !

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08 septembre 2012

Nouvelle marotte

La série a déjà deux ans, mais je ne suis pas à ça prêt. Découverte à la télé la semaine dernière, quatre épisodes d'un coup, j'ai eu du mal à m'arrêter. Finalement, la fin de la première saison va m'apporter un répit d'un jour ou deux, j'espère.

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Alex et la fameuse Nikita

Tirée du film, que j'ai envie mais pas encore eu l'occasion de voir, Nikita a tous les ingrédients pour me plaire. Espionnage, intrigues intriquées et tordues, trahisons, retournages de veste à la pelle, on ne sait plus qui est avec qui, complots et machinations politiques, et beaucoup d'action (les anglophones emploieraient volontier le mot si délicat de "mind fuck" à ce sujet, mais je suis trop sophistiquée pour ça). Et des personnages féminins forts. Ce n'est pas compliqué : les deux personnages centraux sont des femmes et le plus terrifiant des personnages (les psychologues sont effrayants quand ils œuvrent « pour le mal ») est une femme. Les hommes, en comparaison, semblent plus effacés, mais ce n'est qu'une vue de l'esprit. J'ai une affection toute particulière pour le hacker-geek-génial.

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En haut à gauche, Michael, un méchant-gentil-loyal-on-ne-sait-pas-envers-qui.
A sa droite, Birkhoff, mon geek préféré.

En bas à gauche, Amanda la psy traumatisante et très bizarre et détestable.
Enfin, Ryan, des renseignements à la CIA (il en fallait bien un).

Par contre, le doublage français n'a pas eu l'heur de vouloir laisser les intrigues internationales en multilingue : déjà que l'anglais a tendance à être parlé aussi facilement en Ouzbékistan qu'au fin fond de la Sibérie dans la VO, mais quand même les morceaux sous-titrés anglais sont doublés, ça devient ridicule (sans doute est-ce la faute au torrent, mais chut, faut pas le dire) ! C'est dommage, les complications linguistiques sont toujours tout-à-fait fascinantes dans les films d'espionnage. En dehors de ces détails, les voix françaises sont plutôt réussies, ce qui n'est pas souvent le cas.

En attendant, j'ai synthétisé cinq seconde de voix (clic clic pour écouter), et fait des arbres syntaxiques de ouf !

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21 août 2012

Pasta (파스타)

Vous rappelez-vous Coffee Prince ? Vous savez, ce drama coréen que j'avais qualifié d'excellent anti-dépresseur ! Et bien, je crois que je viens de lui trouver un frère.

Pasta

Pasta n'a que seize épisodes, que l'on ne sent pas passer. Tous les épisodes donnent en prime l'eau à la bouche. En effet, le titre vous aura sans doute mis sur la piste, on parle dans cette série, de pâtes. Mais pas seulement.

Le décors central est la cuisine d'une restaurant italien, en Corée évidemment. Les deux protagonistes de cette comédie sentimentale sont le nouveau chef (Hyun-Wook), irascible et intraitable en plus d'être misogyne, et la cadette (Yoo-Kyung), tout juste passée du rang d'assistante (traduire par « bonne à tout faire », passage obligé pour tout cuisinier qui se respecte) à celui de cuisinière. Dès son arrivée aux fourneaux, le fameux chef met à la porte les cuisinières et chamboule toute l'organisation. Mais Yoo-Kyung est entêtée et prête à tout pour garder sa place en cuisine. Entre temps; Hyun-Wook a fait entrer ses cuisiniers, qui ont fait leurs études en Italie. S'installe alors une rivalité savoureuse entre l'équipe des Italiens et l'équipe des Coréens.

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Sympa les mannequins italiens, non ?

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Les Coréens, qui se sentent un peu dépassés.

En dehors de l'histoire somme toute assez convenue – quoiqu'il y ait d'assez bonnes surprises – on retiendra les personnages secondaires (tout en laissant de côté l'amoureux transi qui est trop mou et inutile), les scènes de cuisine (toutes ces pâtes... et ces belles assiettes), le rythme assez enlevé (tout est relatif1), la bonne humeur chronique, la voix de l'acteur principal (malgré son cheveu sur la langue, je suis amoureuse de sa voix, je ne sais pas pourquoi), le physique surréaliste de certains cuisiniers (après tout, nous sommes dans une série, alors pourquoi les cuisiniers n'auraient-ils pas le droit d'être mannequins ?), et d'autres menus détails qui m'ont donné un sourire niais pendant tout le visionnage. Ah, et j'oubliais la bande originale : pour une fois, la pop mielleuse est aux abonnés absents, du moins se fait-elle discrète, et au lieu d'un insupportable thème qui revient à chaque épisode, nous avons droit à tout une variété de musiques (peu de chansons) aux sons plutôt occidentaux, ce qui apaise l'oreille.

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Et nos deux amoureux !

Pour une fois, l'histoire d'amour n'est pas vraiment angsteuse. Les concernés sont francs et honnêtes. L'obstacle à surmonter a été posé par le chef lui-même : "pas d'histoire d'amour dans la cuisine". En fin de compte, il est son propre antagoniste. Et ces deux tourteraux ont le rire communicatif. C'est peut-être parce que je manque de culture dans le domaine, mais il est rare de voir des amoureux rire.

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En bonnus, admirez la magnifique collection d'écharpes du chef !

Somme toute, une série à regarder sans modération, en période de procrastination, de déprime, ou tout simplement pour le quatre-heures.

PS : un jour il faudra que je fasse des recherches sur la notion de hiérarchie dans ce pays. Et aussi sur la place de l'Europe dans l'imaginaire coréen. Et aussi le statut de la nourriture (parce que dans toutes les séries, même les plus dramatiques, même dans les thrillers les plus violents, il y a au moins une scène autour d'une table, que ce soit un repas d'affaires ou une scène familiale... c'en devient intrigant).

_____
[1]
 Le rythme de base d'un drama est extrêmement lent, avec énormément de flashes baks et de ralentis, avec scènes contemplatives et méditatives.

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08 juin 2012

Playlist de la mort-qui-tue

Sur 8tracks, le site merveilleux qui me permet de travailler dans la joie et la bonne humeur, qui me tient éveillée aux heures difficiles de la sieste, qui m'apaise en période de stress et qui me permet d'éteindre les conversations autour de moi quand j'ai besoin de concentration, j'ai découvert récemment une playlist merveilleuse. Tellement merveilleuse qu'elle me donne envie de chantonner et de danser sur ma chaise au bureau. Tellement merveilleuse que je l'écoute en boucle, découvrant ainsi que le nombre d'écoutes d'une même playlist est limité.

Sur cette playlist, il y a du Bach et du Vivaldi, bien sûr, du Haendel aussi, et du Purcell. Concerto pour mandoline, le cor de chasse de Water Music. Et même, pour mon plus grand plaisir, une sonate pour guitare de Scarlatti, et un concerto pour flûte de Telemann. Merveilleuse je vous dis !

Pour écouter Baroque and Roll, il faut cliquer.

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09 mai 2012

Avatar

Non, je ne dormais pas, même si le froid aurait pu suggérer que j'étais entrée en hibernation1. Non, je ne faisais pas de tricot, ni de macramé. Au début, je travaillais. Puis j'ai lu. Et enfin, sur les conseils avisés d'une amie très chère, j'ai regardé un film.

Le titre laisse envisager une possibilité qui paraît évidente, qui réjouirait mon frère et fait entrer en scène des êtres à la peau bleue. Désolée de vous décevoir : je n'ai toujours pas vu l'Avatar de Cameron Diaz James Cameron.

Logo

Ce que j'ai découvert et dévoré, c'est une série animée, a priori pour "la jeunesse", mais tellement bien que ça se laisse dévorer avidement à n'importe quel âge. Le titre complet, c'est Avatar : the last Airbender (ou Avatar : le dernier Maître de l'air en français). Voilà une série qui a déjà quelques années, et comme tout ce que je fais, que j'ai découverte avec quelques métros de retard. Mais peu importe.

Là commence la difficile tâche de parler du dessin animé.

Aang

Parce qu'il est le héros, il a droit à une grande image. Aang, maître de l'air et Avatar de son état.

Au début, disons, ça ne paye pas de mine. On se dit que ouais, pourquoi pas, format classique, un épisode pour une aventure / péripétie / étape sur le long chemin qui mènera Aang - notre protagoniste - vers son Destin. Les personnages semblent basiques, presque caricaturaux. Mais le dessin est beau, l'univers plaît, les personnages sont, au fond, sympathiques. Alors on poursuit un peu.

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Le frère et la soeur de la tribu de l'eau, compagnons d'Aang de la première heure.
Katara, maître de l'eau, et Sokka, guerrier et grand stratège (clown à ses heures perdues).

Au bout de quelques épisodes, on se rend compte que l'on ne voyait que la partie émergée de l'iceberg. L'intrigue se complexifie, les cliffhangers se multiplient, les personnages évoluent et deviennent de plus en plus intéressants. Les personnages secondaires ont un véritable place, même ceux que l'on croyait très secondaires. L'univers se montre de plus en plus fouillé et riche.

AppaToph
ZukoMomo

De gauche à droite :
1. Appa, le bison volant à six pattes, fière monture et animal de compagnie soyeux
2. Toph [saison 2], dite la Fripouille Aveugle (Blind Bandit, en V.O. ça sonne mieux), maître de la terre
3. Zuco, le prince banni, qui doit caputrer l'Avatar pour retrouver son honneur, maître du feu
4. Momo, lémurien, troisième et dernier survivant du peuple de l'air avec Aang et Appa

Finalement, c'est un véritable film que l'on regarde, bien plus qu'une série. La maîtrise des éléments et les combats n'ont rien de kitsch, au contraire ! Les petits passages de sagesse dispensés deçà delà pareil à la / feuille morte sont exquis et non sans rappeler les films de kung-fu. On a aussi des gags récurrents, des personnages qui reviennent, de magnifiques paysages (urbains ou non), etc. En outre, les parsonnages féminins sont très réussis, tant du côté des "gentils" que du côté des "méchants"2, et ça, c'est assez rare pour être souligné !

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Dans l'ordre :
1. Mai, excelle au lancer de couteaux
2. Azula, soeur de Zuco, maître du feu cruelle et sans pitié
3. Ty Lee, gymnaste et combattante émérite

Pour conclure ? Avatar, c'est épique, c'est grand, c'est drôle, c'est émouvant, c'est classe. Bref, c'est bien !

Iroh

Last but not least, Iroh, oncle de Zuco, du côté de l'ennemi mais personnage philosophe éminemment sympathique, grand amateur de thé et de jeux de stratégie. Le rôle du bon grand-père dissimule un as du combat et un maître du feu hors pair. De loin mon personnage préféré !

[1] Notez bien que cet article, je l'ai commencé le 23 avril, époque d'averses violentes et de froidure mordante.
[2] J'ai envie de souligner que la perméabilité des frontières entre les deux pôles, l'ambiguïté de certains personnages et les retournements de situations sont pléthore dans ce film, ce qui est super cool excessivement chouette vraiment bien.

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22 mars 2012

^_^

Ce soir, j'ai regardé Pour une poignée de dollars...

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21 mars 2012

Soirée spaghetti

Après deux journée au rythme effreiné, j'ai enfin pu me poser.

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Appartement rangé et propre, pas de deadline vitale. Du coup, ce soir, j'ai regardé un DVD. Le Bon, la Brute et le Truand.

Cynique et  classe. La classe.

Rien à ajouter. Clint Eastwood, c'est la classe incarnée.

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02 février 2012

Angoulême : tome 2

Dix heures sonnent au clocher de l'église Saint-Martial. L'exposition sur l'Europe ouvre. Des dessinateurs de tous les pays d'Europe ont illustré des principes de la législation européenne par une planche de bande dessinée. La diversité des styles et des traits est impressionnante. On se rend compte de la richesse que recèle encore notre vieux continent qui donne si souvent l'impression d'être épuisé.

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Je passe en coup de vent à l'exposition sur la bande dessinée taïwanaise, tant il y a de monde. Puis je retourne vers le conservatoire. C'est calme, peu de foule. Des petites filles en justaucorps sortent de leur cours de danse. Je m'assois dans le hall. J'ai une heure d'avance, mais au moins je suis assise et il fait presque chaud.

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Conférence sur la bande dessinée taïwanaise, avec trois auteurs invités. J'apprends qu'il existe des aborigènes sur cette île de culture et de langue chinoises. Un des auteurs présents a vécu parmi eux pour raconter leur histoire d'un point de vue interne. Pause déjeuner. Conférence sur le yaoï et BL : la population est totalement différente. 80% de jeunes filles (entre 18 et 25 ans je dirais), et quelques garçons égarés – petits-copains contraints de suivre leur douce amie et journalistes pour l'essentiel. J'avais déjà assisté à une conférence de cet éditeur sis à Versailles, et lu la revue sur le même thème. J'ai été légèrement déçue qu'il n'aille pas plus loin dans ses analyses, comme s'il cherchait à rester accessible pour son public jeune. Au moment des questions, je me suis sentie un peu déplacée au milieu de ces fangirls qui maîtrisaient le vocabulaire japonais à la perfection. Mais je me suis rassurée en me disant qu'au moins, j'avais un regard plus critique sur ce que je lisais (les histoires de quasi-pédophilie à peine dissimulée sous de la romance mielleuse et collante, très peu pour moi).

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15h00. Je décide de descendre vers la Cité internationale de la bande dessinée. Un arc-en-ciel se dessine. J'ai dans l'idée de jeter un œil à l'exposition sur Art Spiegelman, mais une fois sur place, la foule est tellement dense, l'attente semble tellement longue, que je renonce. Au lieu de m'entasser avec les autres, je grimpe les escaliers quatre à quatre, direction la bande dessinée suédoise... qui n'a guère d'impact sur moi. Aussitôt je ressors. Il s'est mis à pleuvoir des cordes. Bientôt, les gouttes deviennent une sorte de grêle fondue, particulièrement glaçante. L'esplanade, de l'autre côté de la passerelle, est désertée. Tout le monde s'est réfugié dans le musée. Je crois que je préfère encore la douche au bain de foule.

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Je décide de remonter par le chemin des remparts. L'eau cascade sur le sentier de terre et de gravier. Les flaques de boue salée ont raison de mes chaussures. La pluie s'est calmée. Je me perds dans les ruelles pavées et désertes. Cette ville est vraiment belle, même sous la pluie.

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