Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

30 novembre 2012

PS : dédicace de Catherine Meurisse

CATHERINE MEURISSE - Dédicace

Il est beau Marcel, n'est-ce pas ?
J'aime son canapé rayé !

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Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil...

... nocturne du vendredi soir, pounctuée par les problèmes de métro à l'arrivée.

Outre les quelques achats pour mon CDI bien-aimé, que je me dois de fournir en livres jeunesse, j'ai comme qui dirait fait quelques folies. Mais c'est de la faute des libraires / éditeurs, tellement sympathiques. Et c'est aussi de la faute des auteurs, tellement doués. Les étals de couleurs chatoyantes et chaleureuses, la finesses des traits, l'originalité des titres. Et c'est sans compter sur l'inouïe poésie de certains noms de maisons d'édition ! Bref, au milieu de cette caverne d'Ali Baba, je n'ai pu résister.

montreuil

PS : on a vu Boulet aussi !

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12 juin 2012

Librairies basques

Je rentre rarement dans les librairies. Je dois reconnaître que j'aime avoir la paix, et que les "grandes surfaces livresques" sont en général plus proches de chez moi que les petites librairies. (Et je ne compte pas le géant Gibert dans les libraires, tant il est immense.)

- [EDIT DU 15/06/2012] : Cependant, lorsque nous errons dans les rues de Saint-Jean-de-Luz,  nous passons devant une petite librairie, fermé en ce jeudi de l'Ascension. Au travers des vitres, la blanche fraîcheur des murs nous donne envie d'y entrer, pour effleurer les livres d'images et albums jeunesse qui trônent dans ces étagères propres et nettes. La lumière, la parche haute qui sépare l'espace jeunesse du reste. Un petit banc pour feuilleter les albums de bande dessinée. Les étagères sont des Billy et des Expedit, ça se voit tout de suite. Cela n'en qu'un air plus familier, plus familial presque à cette librairie, dissimulée au coeur du silence. Le Cinquième Art...

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- Cependant, alors que le ciel gris avait fait fuir la foule des rues de Bayonne, et ce malgré la Fête du chocolat, nous errions dans la vieille ville, jetant des coups d'oeil plus ou moins appuyés sur les vitrines. Puis, une librairie attira notre regard. La Librairie de la Rue en Pente. Dans sa vitrine, douze romans plus un : les douze meilleurs romans du mois et le plus mauvais. Disposée à côté de chaque opus, une pancarte manuscrite avec la critique, enlevée, élogieuse, fort bien écrite. Sur la pancarte verte, la descente en flamme du "raté". Mordante, la critique fait sourire et nous pousse à entrer. L'intérieur est à l'image de l'extérieur : charmant, avec partout les avis des libraires qui immanquablement donnent envie de feuilleter, quand ce n'est pas de lire. De tant en temps, une pépite de méchanceté et de sarcasme. Des libraires qui n'ont pas leur langue dans leur poche ! Voyez plutôt :

"Clélia, jeune généticienne surdouée, est chargée d'établir l'ADN de Voltaire à partir de son cerveau conservé à la Comédie Française. Mais un voleur le dérobe et fait savoir qu'il a l'intention de le cloner pour relever le niveau de l'intelligentsia française. Jusqu'au plus haut de l'État, c'est l'affolement. Le commissaire Attias est chargé de retrouver la précieuse relique... Comment peut-on à ce point rater un roman à partir d'un sujet aussi savoureux ? Car, à l'évidence, l'auteur n'a pas su choisir entre le roman policier qui est ici réduit à sa plus simple expression, la comédie de moeurs, malgré de nombreux détails censés faire vrai et qui tombent comme un cheveu de la perruque de Voltaire dans la soupe romanesque, et la fable philosophique à la manière du sage de Ferney et qui aurait pu être une charge bien piquante contre nos philosophes de cour d'aujourd'hui. Rien de tout cela, mais un roman poussif et paresseux qui manque sa cible malgré des citations à répétition de l'auteur de Candide. Certains feraient mieux de cultiver leur jardin..." (Surmonté du titre "Vous avez économisé 18 euros")

Vous pouvez lire les critiques des libraires de la Rue en Pente sur leur blog. (Attention, ça donne envie de tout lire, ou presque !)

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- Cependant, alors que la pluie s'est abattue sur Biarritz, nous avons trouvé refuge dans une libraire, non loin de la plage. Sorte de caverne d'Ali Baba au décors fantastique, tenant à la fois du bateau de croisière et du vieux cinéma, le Bookstore est, je pense, unique en son genre. Petits escaliers, recoins secrets, mezzanines, poufs, canapé devant la baie vitrée, piles de livres dans les escaliers... Sorte de labyrinthe où tout est objet de tentation. Les livres présentés donnent envie de les ouvrir et de les découvrir, les sièges accueillants sont là pour nous inviter à prendre un instant de repos - recueillement - au milieu de ce décors merveilleux. Il nous aura été difficile de ressortir.

Suite à mes périgrinations sur la toile, j'ai découvert que cette librairie avait bien failli fermer, mais que finalement les deux salariées du domaine avaient pu reprendre l'affaire. Jolie histoire que celle de cette librairie, que l'on peut lire sur ce blog. La librairie elle-même n'a pas de site, mais on peut la suivre sur Faceb**k quand on y a un compte (il suffit de chercher "Bookstore de Biarritz"). Et on en entend aussi parler sur ce blog (images à l'appui : je n'ai personnellement pas osé prendre de photos...).

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15 décembre 2011

Sophocle, c'est Rock !

Profitant d'une invitation impromptue au théâtre, j'ai eu le plaisir de voir, en compagnie de ma chère Cécile, Antigone de Sophocle. Au début, j'ai un peu traîné les pieds : c'était à Nanterre, donc loin et pas pratique d'accès, ça commençait à 21h, donc finissait tard, et j'ai encore plein de projets à rendre. Et puis, finalement, je me suis un peu forcé la main, Cécile a été patiente et conciliante - une véritable déesse de la patience pour le coup - et j'ai pu oublier ma journée toute pourrie en assistant à une pièce de Sophocle.

D'ordinaire, je ne suis pas une fanatique des tragiques antiques. Je les trouve lourds et complètement déprimants. Mais en fait, je pense que ce qui est lourd dans la tragédie antique, c'est d'un, la traduction, de deux, la mise en scène. Or cette mise en scène, fort décriée d'après ce que j'ai pu voir sur les quelques fragments d'articles que j'ai lu, était plutôt pas mal. Le seul gros hic, c'était les acteurs. Diction trop hachée, un manque de naturel à faire hurler. C'était assez crispant. Antigone emporte la palme, je pense, et c'est bien dommage, pour une héroïne éponyme !

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Pour le reste, je retiendrai deux points vraiment bons. Le premier, c'était l'adaptation rock mystique du chœur. Pourtant, je ne suis pas fan de rock, loin s'en faut, et j'ai une tendance assez impulsive à me boucher les oreilles quand le son devient trop fort. Mais hier, j'ai laissé ce privilège à la grand-mère assise devant moi. De mon côté, j'ai observé d'un œil d'abord incrédule et presque amusé puis d'un regard conquis cette mise en musique, en scène et en paroles du chœur antique. Le chœur, trace de la filiation du théâtre au culte de Dionysos, est trop souvent occulté, minoré ou – plus grave – massacré (c'est du moins l'impression que j'ai eu dans les quelques représentations que j'ai vues au cours de ma courte vie). Ici, il retrouve sa place de narrateur, il chante les émotions avec ses tripes pour les faire ressortir en pleine lumière. Seul hic : Bertrand Cantat, qui devait tenir ce rôle, souffrait d'une extinction de voix. Nous avons donc eu droit au play back.

Et le deuxième point, sans doute le meilleur, et de loin : la traduction. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'impression que le texte de Sophocle était beau. Pourtant, à traduire c'est un cauchemar, et la beauté des textes de Sophocle n'était pour moi que théorique – c'est un classique, donc c'est forcément beau. Et là, même dit par de mauvais acteurs, la beauté des mots frappait. Un texte poétique, puissant, profond et extrêmement moderne dans beaucoup de ses propos. Un pièce qui fait réfléchir sur la loi, le pouvoir et l'orgueil (ὕϐρις, mon amie) avec une force mélodique indéniable.

En fin de compte, je suis sincèrement ravie d'avoir eu l'occasion de voir cette pièce. Je vous laisse donc avec Dionysos, une des chansons présentes dans la pièce (et donc sur le dernier album de Bertrand Cantat, si j'ai tout compris).

Antigone de Sophocle, mise en scène de Wajdi Mouawa, traduction de Robert Davreu.

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25 mars 2011

Seule Venise

Trouvé dans la bibliothèque de la maison et emprunté sur les conseils maternels. C'est sans doute le premier livre que je lis moins d'un an après l'avoir emprunté.

Seule_Venise

Les phrases courtes, fugaces, glissent comme les gondoles sur la lagune. On découvre des personnages seuls, solitaires, qui portent en eux une part de tristesse mais continuent à vivre malgré elle.

Le portrait de Venise l'hiver. Gris, humide, froid. Il n'est pas très flatteur. Et pourtant, j'ai eu envie d'y être. On sent dans ce tableau, non pas une admiration béate pour une ville sublime, mais une admiration secrète pour une ville qui lutte. La description précise de ce que j'ai ressenti les deux fois où j'ai été à Venise. Une espèce de mélancolie enfouie, et comme une idée de mort qui plane en permanence au-dessus des toits de la cité. Et malgré cela, l'envie de certains de ne jamais la quitter.

Et l'histoire elle-même. Qui fait monter les larmes mais n'est pas triste au point de faire pleurer. Juste la gorge qui se serre, les yeux qui piquent un peu.

C'est une belle histoire.

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21 février 2011

Publicité

Je n'aime pas la publicité au cinéma.
Je n'aime pas les grandes marques.
Je n'aime pas le football.

Mais ça, j'aime.
Cyrano est un des plus beaux textes jamais écrits.
Enfin un publicité qui n'a pas peur des mots.
Une publicité intelligente.

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