Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

24 octobre 2010

Petits matins - Loin d'ici, là-bas

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Istanbul, le détroit du Bosphore

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Petits matins - Il y a ce qui me semble une éternité...

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La plage de Dinard, avec vue, au loin, sur Saint-Malo

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22 octobre 2010

Ciels métropolitains

Il est neuf heures, hier matin. Je descends dans le réseau suburbain, dans ces immenses galeries où jamais l'on ne voit la lumière du jour. Les murs sont blancs, les néons blafards, les visages anonymes et fatigués. Les grincements, les sifflements bercent les usagers usés, comme une chanson écoutée de trop nombreuses fois.

Il est neuf heures trente, hier matin. Je remonte les escaliers, boulevard Saint-Germain. Et le ciel bleu, froid, m'éblouit de son oeil souriant. L'air me réveille, me sort de ma torpeur, envoie valser tous ces lambeaux de métro et les arbres se découpent dans ce ciel bleu, froid, immaculé. C'est bientôt l'hiver, mais il fait beau, l'air est lumineux.

Il est bientôt vingt heures, hier soir. Je ressors du réseau souterrain, à l'endroit même où j'étais entrée le matin. Le ciel est presque noir, c'est la nuit, c'est l'hiver. Les voies de chemin de fer passent au-dessus des boulevards des maréchaux. Les colonnes sont éclairées de spots jaunes. Les phares des voitures, les lumières du tram, ne sont pas encore là: le feu est rouge. Personne. C'est désert, presque silencieux. Cela ne durera que quelques secondes. Mais le ciel est noir et vide. Ni nuages, ni étoiles. Rien. Pas même la lune.

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12 octobre 2010

Un poisson rouge dans le tram

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08 octobre 2010

Lassitude

La Paresse est - dit-on - mère de tous les vices.

Je n'y crois pas. La Paresse serait trop fatiguée d'avoir à porter des enfants, d'avoir à les élever dans son sein. La Paresse attend que ça passe.

La Paresse a quelque chose de la lâcheté.

La Paresse a horreur du conflit, de la violence, de l'alter-cation. La rencontre avec l'Autre l'épuise. La rancœur, la rancune sont trop d'efforts, elle préfère oublier en se noyant dans le Léthé. Elle cueille la fleur du pavot pour ne plus penser.

Le pardon, pour la Paresse, n'est pas un véritable pardon. C'est plutôt une fuite, une élision. Elle le prodigue avec générosité, son pardon qui confine à l'indifférence. Elle ne veut pas voir le mal, parce que c'est douloureux. Et la douleur est épuisante.

La Paresse rêve au sommeil. La Paresse ferme les yeux et refuse de voir. Elle se contente de ce qu'elle a. Ou qu'elle n'a plus.

Parfois, elle en souffre. Les Autres ne comprennent pas toujours, et son flegme finit par l'isoler. Mais elle a fait assez d'efforts pour le moment. Elle n'ira pas plus loin.

La Paresse n'est pas mère de tous les vices. La Paresse pourrait engendrer la Paix. Une paix égoïstement égocentrique, un esprit apaisé pour lui-même, en lui-même, qui ne tiendrait pas compte du reste du monde. Mais une forme de paix malgré tout.

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09 janvier 2009

Nix

- J'aime, une fois l'an, à me souvenir du goût de la neige, et de son discret parfum. -

Lundi

Je ne commence qu'à quatorze heures, alors je me tire du lit tranquillement à neuf heures. J'ouvre les yeux difficilement, et je m'étonne du silence qui règne sur la maison. Je sais que mon père est encore en vacances: il doit dormir. Mais le vide de la cuisine m'inquiète: ma mère n'est pas levée, ce n'est pas normal. Je m'en vais alors lui demander si elle ne commence pas à neuf heure et demi d'habitude. Si. Ah. Brusquement, je réalise que mon frère doit encore dormir comme un bienheureux, lui qui était censé commencer les cours à huit heures. Je vous dis ça, mais ce n'est pas tout à fait vrai: la première chose qui m'a frappée quand je me suis levée, c'était ces flocons qui tombaient dru sur le jardin, cette légère couche de sucre glace qui saupoudrait la forêt. Et toute la journée, je me suis étonnée de voir que la neige continuait, sans se décourager, de tomber sur le sol gelé. Le soir, dans mon jardin, la couche était épaisse, et mes pieds s'enfonçaient avec délice dans l'allée encore vierge de pas.

Mardi

Ce jour, pas d'aller-retour en transports, pas d'aller-retour pour la fac. Ce jour, je dois travailler pour mes devoirs sur table du lendemain. C'est pourquoi à neuf heures, je suis lovée dans le canapé, blottie dans le plaid en patchwork, et je regarde les deux derniers épisodes de Robin Hood. À onze heures, j'attaque mon grec moderne, avant de sombrer dans une sieste qui me conduira jusqu'à midi. Dehors, tout est blanc, et au déjeuner, ma mère me fait le récit du court trajet en voiture qu'elle a effectué. À dix-sept heures trente, je dois être chez mon élève, à un quart d'heure en voiture. C'est le crâne farci des conseils maternels et la peur au ventre que j'ai pris pour la première fois le volant sur les routes enneigées. Même pas mal! (Juste une belle onglée pour avoir gratté la neige du pare-brise sans gants.)

Mercredi

Il fait encore nuit quand je quitte la maison, et après avoir entendu crisser avec un plaisir non feint la neige sous mes pas, dans le jardin, je découvre avec stupeur que les trottoirs de la ville sont de véritables patinoires. Plus de peur que de mal, certes, mais tout de même. À Paris, la déception de voir le square de Cluny fermé « pour cause d'intempérie » me fait perdre le sourire. J'aurais tant aimé traverser le jardin aux simples poétiquement saupoudré de blanc!

Jeudi

Cette nuit, il n'a pas gelé. Mais la soupe glisse presque plus que les larges plaques de verglas. Ce que je n'aime pas avec la neige, c'est quand elle commence à fondre: on se dit que c'est fini pour l'année, et on n'est jamais sûr de la prochaine averse de flocons. Et l'herbe pointe son nez sous la couche de plus en plus fine, la terre répand ses traînées marronnasses sur la blancheur auparavant immaculée. On dit que la neige c'est pur, mais en réalité, elle l'est de façon tellement éphémère que je ne vois que les traces de pas, le sel, les ornières boueuses et les détritus. La neige, c'est beau lorsqu'elle tombe et couvre tout. Après, quand elle s'étiole lentement en une lente agonie, c'est triste.

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11 mars 2007

Éclat

Un rayon de soleil joue avec les légers pétales roses. Fragiles dentelles qui frissonnent dans l'air frais de cette après-midi printanière. Le frêle équilibre des corolles est menacé par cette brise: un souffle de trop et tout est dénudé, dévoilé. Le pistil sera nu, face à l'astre cru qui le dévisagera sans pudeur. Pâleur étincelante dans la chaude lumière. Brillant. Tels de précieux objets que l'on tient à conserver le plus longtemps possible, mon oeil les capture. Il veut les garder. Ne pas oublier cette beauté instantanée.

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Passage à blanc

Je poste peu en ce moment... Je ne sais pourquoi, mais rien de ce que j'écris ne me plaît. Je trouve tout fade et sans couleur. Il n'y ni style, ni piment. Rien que des phrases mises bout à bout. Des mots sans grand intérêt. Alors j'attendais. Je voulais poster quelque chose de bien, qui soit plus que des mots. Mais je me rends compte que le temps me rattrape, et que je n'ai toujours pas posté. Alors...

serrure1

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