Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

13 janvier 2012

Vraies valeurs

Voici un homme qui sait ce qu'il doit y avoir dans une bibliothèque qui se respecte ^^

bayrou_bureau

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15 décembre 2011

Sophocle, c'est Rock !

Profitant d'une invitation impromptue au théâtre, j'ai eu le plaisir de voir, en compagnie de ma chère Cécile, Antigone de Sophocle. Au début, j'ai un peu traîné les pieds : c'était à Nanterre, donc loin et pas pratique d'accès, ça commençait à 21h, donc finissait tard, et j'ai encore plein de projets à rendre. Et puis, finalement, je me suis un peu forcé la main, Cécile a été patiente et conciliante - une véritable déesse de la patience pour le coup - et j'ai pu oublier ma journée toute pourrie en assistant à une pièce de Sophocle.

D'ordinaire, je ne suis pas une fanatique des tragiques antiques. Je les trouve lourds et complètement déprimants. Mais en fait, je pense que ce qui est lourd dans la tragédie antique, c'est d'un, la traduction, de deux, la mise en scène. Or cette mise en scène, fort décriée d'après ce que j'ai pu voir sur les quelques fragments d'articles que j'ai lu, était plutôt pas mal. Le seul gros hic, c'était les acteurs. Diction trop hachée, un manque de naturel à faire hurler. C'était assez crispant. Antigone emporte la palme, je pense, et c'est bien dommage, pour une héroïne éponyme !

antigone

Pour le reste, je retiendrai deux points vraiment bons. Le premier, c'était l'adaptation rock mystique du chœur. Pourtant, je ne suis pas fan de rock, loin s'en faut, et j'ai une tendance assez impulsive à me boucher les oreilles quand le son devient trop fort. Mais hier, j'ai laissé ce privilège à la grand-mère assise devant moi. De mon côté, j'ai observé d'un œil d'abord incrédule et presque amusé puis d'un regard conquis cette mise en musique, en scène et en paroles du chœur antique. Le chœur, trace de la filiation du théâtre au culte de Dionysos, est trop souvent occulté, minoré ou – plus grave – massacré (c'est du moins l'impression que j'ai eu dans les quelques représentations que j'ai vues au cours de ma courte vie). Ici, il retrouve sa place de narrateur, il chante les émotions avec ses tripes pour les faire ressortir en pleine lumière. Seul hic : Bertrand Cantat, qui devait tenir ce rôle, souffrait d'une extinction de voix. Nous avons donc eu droit au play back.

Et le deuxième point, sans doute le meilleur, et de loin : la traduction. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'impression que le texte de Sophocle était beau. Pourtant, à traduire c'est un cauchemar, et la beauté des textes de Sophocle n'était pour moi que théorique – c'est un classique, donc c'est forcément beau. Et là, même dit par de mauvais acteurs, la beauté des mots frappait. Un texte poétique, puissant, profond et extrêmement moderne dans beaucoup de ses propos. Un pièce qui fait réfléchir sur la loi, le pouvoir et l'orgueil (ὕϐρις, mon amie) avec une force mélodique indéniable.

En fin de compte, je suis sincèrement ravie d'avoir eu l'occasion de voir cette pièce. Je vous laisse donc avec Dionysos, une des chansons présentes dans la pièce (et donc sur le dernier album de Bertrand Cantat, si j'ai tout compris).

Antigone de Sophocle, mise en scène de Wajdi Mouawa, traduction de Robert Davreu.

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01 juin 2011

Frasques divines

EDIT: Je viens de me rendre compte, en précisant les titres, peintres et musées des tableaux, que je les avais tous vus en vrai, à l'exception de Leda... mais je trouve que ce Véronèse est une bonne raison pour aller à Ajaccio, non ?

Comment conserver l'attention de ses trente-moins-quelques-absents élèves en un jour ensoleillé, alors que la fin de l'année est proche-même-si-pas-tant-que-ça ? Le programme que j'avais prévu au tout début de l'année m'y aide beaucoup, puisque c'est l'époque de la « Religion romaine ».

Il m'a suffi d'adapter la civilisation en « Histoires mythologiques sur les dieux romains » ou même mieux, en « Potins olympiens et rumeurs divines » (titre que j'aurais dû leur faire écrire dans leur classeur, tiens). Et les voilà, estomaqués devant toutes les « horreurs » que recèle la mythologie (selon eux).

Commencer par les traumatiser en leur parlant de Saturne qui dévore ses enfants et en leur faisant comparer les œuvres de Goya et de Rubens (en grand écran sur le tableau numérique, s'il-vous-plaît), c'était une très bonne idée.

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Saturne dévorant un de ses enfants, Francisco Goya (Musée du Prado, Madrid)
Saturne dévorant un de ses fils
, Pierre-Paul Rubens (Musée du Prado, Madrid)

Puis on enchaîne avec la naissance de Vénus (je n'ai pas assumé jusqu'au bout et me suis contentée du « sang d'Uranus tombé dans la mer »). Je me permets un tableau un peu plus osé que Botticelli (auquel ils n'échappent pas, parce que Botticelli, je l'aime). C'est là qu'un élève demande ingénument « Elle n'avait pas de sexe Aphrodite ? ». Et moi de le regarder avec des yeux ronds, ne voyant pas où il veut en venir. Jusqu'à ce que je comprenne qu'il veut parler d'Hermaphrodite, et non de sa mère. Je me permet alors un petit crochet sur cette belle légende.

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La Naissance de Vénus, Alexandre Cabanel (Musée d'Orsay)

Après cela, Vesta, Cérès, Proserpine, comment Zeus trompe sa sœur et épouse avec son autre sœur... Neptune et ses colères terribles, la naissance de Pégase. « Madame, comment ça s'appelle un cheval avec une tête d'homme, déjà ? - Un centaure. - Ah oui ! Mais ça existe en vrai ? » Ouh là ! Il est temps de faire un rappel : « Sirènes, centaures et licornes n'existent pas. C'est de la my-tho-lo-gie. »

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Leda et le cygne, Paolo Véronèse (Musée Fesch, Ajaccio)

Ils y ont échappé...

Lorsqu'on passe aux frasques de Jupiter, s'élèvent les gloussements qui se veulent indignés des filles et les regards sceptiques des garçons. Genre se transformer en taureau c'est une bonne méthode de drague. Bref. Je vais attaquer les amours d'Apollon le loser, et fais ma petite transition grâce à Ganymède. Huhu. Et là, cris outrés et rires incrédules. J'ai beau dire que ça n'a pas d'importance, ils ne peuvent retenir leurs grimaces. Coup de grâce avec Cyparissos et Hyacinthe.

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Danae, Gustav Klimt (Leopoldmuseum, Vienne)

Ils n'y ont pas échappé.

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13 novembre 2010

Τιτιτιτιτιτιτι τίνα λόγον ἄρα ποτὲ πρὸς ἐμὲ φίλον ἔχων;

Soir de fête, nous allons à la Comédie Française. Sur scène : Les Oiseaux, du grand Aristophane. Je reconnais que je suis curieuse de voir ce qu'on peut faire avec des textes comme ceux d'Aristophane.

Nous prenons place – corbeille, premier rang, plein centre, s'il-vous-plaît. Nous sommes loin du poulailler de la Terminale. Bien loin. Ce sont presque des places présidentielle, royales.

Le spectacle commence.

Un décors assez génial, avec une perspective impressionnante. Un petit côté « tableau renaissance » avec ses colonnes. Il donne l'impression que l'on voit à des kilomètres derrière, là-bas, tout au fond. J'ai même la sensation qu'il n'a pas de fond.

Des costumes magnifiques. Couleurs chatoyantes et plumes virevoltantes. Mes yeux sont contents. Visuellement, la mise en scène est très réussie.

Mais quant au partie pris d'adaptation, il y a des choses qui m'échappent. Certes, je n'ai jamais lu la pièce originale, mais cette histoire d'oiseaux-comédiens me paraît louche. D'après mes souvenirs, cette pièce s'en prenait aux dieux. Point. Il n'y avait pas mise en abyme. D'ailleurs, ça me paraît peu grec. Bon, je reconnais que ma culture dans le domaine laisse à désirer. Mais après avoir lu le début de la pièce hier – Wikisource est mon ami – je suis en mesure de confirmer.

Si ce parti-pris était intéressant, le coupler avec une adaptation sur le plan politique faisait trop. On y perdait en clarté. Il eût fallu forcer le trait dans un sens ou dans l'autre, mais pas faire un entre-deux qui nous a laissées perplexes à la fin de la pièce.

Parce que lorsque le rideau est tombé, nous étions extrêmement perplexes. Nous n'avions pas vraiment compris où cela voulait en venir.

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Petit bonus : dans les escalier, je croise un visage connu. J'ai à peine eu le temps de foncer pour échapper à celle que je venais de reconnaître comme étant une de mes anciennes élèves troisième. Et dehors, son frère et ses parents attendaient. Je n'ai pas trop traîné dans les parages. Non mais, croiser deux élèves à Paris, un jeudi soir, c'était tout de même hautement improbable!

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06 janvier 2009

J'aime Deezer!

Bon, d'accord, je n'ai rien à faire ici, mais vous savez quoi? Je m'en fiche. J'ai en ce moment-même retrouvé le sentiment qui m'étreignait en hK, quand une dissertation m'attendait pour le lendemain. Je ne pouvais alors m'empêcher de bloguer à outrance. Et là, tandis que j'écoutais ma musique tout en conjuguant kanô au futur, je me suis demandé s'ils connaissaient Hugues Le Bars sur Deezer. Et bien oui! D'où le titre. Il faut donc absolument que vous écoutiez ceci:

Bon, je retourne travailler, même si je meurs d'envie de poster une note couinesque et couinante de midinette-qui-s'assume-mais-pas-trop sur Robin Hood (parce que bon, j'ai le DVD qui me nargue depuis tout à l'heure et mes yeux convergent sans arrêt dessus... c'est dur la vie).

(Et j'ai envie d'écrire des fics guimauveuses.)
(Et j'ai envie d'avancer mon site et mes généalogies.)
(Et j'ai envie de...)

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Retard

Pour essayer de combler les vides qui s'installent de plus en plus souvent sur ce blog, j'ai eu une bonne idée tout à l'heure: j'ai eu envie d'aller faire de belles photos dans la forêt, pendant que tout est blanc et gelé. Envie de me promener dans le silence étouffé de mes pas, dans le froid caressant de la neige. Et de vous faire partager tout ça. Malheureusement, il y a un obstacle à tous ces beaux projets, et cet obstacle s'appelle « retard dans mes révisions ».

Je suis censée avoir révisé toute ma stylistique latine et mes cours de grec moderne depuis le début de l'an dernier pour demain. Or, j'ai à peine entamé la liste de vocabulaire et les mots grecs ne rentrent décidément pas dans ma cervelle réfractaire. Certes, j'ai eu toutes les vacances pour travailler, mais vous savez ce que sont les vacances de Noël.

Hier, j'ai séché une heure et demi de cours, pour avoir le temps de travailler. Résultat des courses: j'ai mis deux heures et vingt minutes pour rentrer chez moi! (Il n'y a que la SNCF pour annoncer un incident incendie alors que toute la région est figée sous la neige et le verglas...) Alors quand je suis rentrée chez moi, après le dîner, je me suis dit qu'une pause s'imposait, avant d'attaquer les types de phrases chez les historiens latins.

robin

J'ai donc lancé le DVD de la série « Robin des Bois », version BBC. Seulement, au lieu de regarder un épisode, comme prévu, j'en ai regardé neuf. Alors forcément, à quatre heures du matin, il n'est plus temps de réviser. Mais c'est de la faute de la BBC aussi! On n'a pas idée de faire une série qui soit si bien! Et puis c'est Robin des Bois quoi...

Tout ça pour dire qu'au lieu de photos, vous aurez peut-être, un jour, un post sur Robin des Bois. De toute manière, il faut que je vous parle de tous ceux que je connais! Sur ce, je retourne à mes hypothétiques en grec moderne... en écoutant Simon & Garfunkel.

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30 décembre 2006

Paname, Paname, Paname!

Quoi que l'on fasse, quoi que l'on dise, quoi que l'on pense, on y revient toujours.

Après une courte nuit, j'émerge difficilement à 7h. Une heure plus tard, fin prête, je quitte la maison, certes peu chauffée, mais tout de même plus qu'à l'extérieur. Le jour se lève à peine et tout est blanc. Oh non, il n'a pas neigé, mais tout est blanc de givre. Le ciel est assez impressionnant dans ses tons layette. J'arrive un peu en retard chez ma Dame-Oiselle à cause du RER. Nous commençons à travailler. Elle finit, je prends du retard. Peu importe. Puis nous décidons d'aller déjeuner sur Paris. Elle doit aller faire quelques courses, et je n'ai pas d'aspiration particulière à rentrer chez moi.

Nous voilà parties. Quelques morceaux de musiques plus tard (morceaux que nous avons assidûment recherchés jeudi), nous arrivons à Saint Lazare, l'une chantonnant « Bambino » version OSS117, et l'autre tentant de se débarrasser du « Mauvais dieu » de Manau. Bref. Déjeuner à la Pomme de Pain, puis direction le marchand de guitares pour l'achat de partitions. Je l'accompagne gentiment. Nous attendons dans cette boutique un de ses amis guitaristes qui vient pour acheter une guitare à son jeune fils: ma Dame-Oiselle a l'insigne charge de tester l'instrument.

Une fois ressortis de l'échoppe, la petite sœur boude. Mais il faut la comprendre: on ne lui a rien acheté. Puis, nous allons pour nous rendre à Gibert, afin de nous procurer le célèbre ouvrage Le Territoire français, permanences et mutations, lorsque la petite se réveille et décide qu'elle ne veut plus que ma chère et tendre l'abandonne. Nous voilà donc projetées dans le métro avec une petite fille de quatre ans...

Au retour, problèmes de RER (ça finirait par devenir normal...) et enfant fatiguée, donc surexcitée. Oh, je dois avouer que cette petite est très mignonne, mais je n'ai jamais supporté les cris des enfants dans les transports en commun. Ma patience me permet d'obtenir dix petites minutes salvatrices, avant qu'elle ne descende du train. N'allez pas croire qu'elle s'est tu, non, mais au moins, ce n'était plus des cris et des piaillements. Elle parlait.

À peine rentrée que des amis de longue date débarquent par surprise. La mère et deux de ses fils. Quelques discussions fort sympathiques, puis ils nous laissent. Nous devons mettre la table: nous avons des invités ce soir... Désormais, les invités sont repartis, et le silence est tombé sur la maison. Demain matin, mon « élève » vient à la maison pour quelques mises au point de grammaire... je vais encore devoir me lever aux aurores!

Mais je pense déjà à quand j'y retournerai, avec qui et ce que j'y ferai, à Paname. Y errer, y aller sans n'avoir rien prévu... Comme un refrain qui revient sans cesse.

Quoi que l'on fasse, quoi que l'on dise, quoi que l'on pense, on y revient toujours.

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29 décembre 2006

Simple récit

serrure2Mais où étais-je donc passée? Nulle part, j'étais simplement dans mes pensées, dans mes rêves... Voilà un bout de temps que je n'ai pas mis les pieds ici et si je laisse la serrure rouiller, je ne pourrais bientôt plus entrer. Tenez-vous réellement à savoir ce que j'ai fait durant ces quelques jours? Vous n'en avez cure, reconnaissez-le. Mais peu importe, cet enclos a besoin d'un peu de terreau neuf.

Cette année, le réveillon s'est passé en petit comité: nous étions cinq. Vendredi soir, mon frère partait et dimanche pour le réveillon, nous accueillions ma grand-mère. Un dîner fort sympathique devant la cheminée (seul endroit de la maison où la température est supportable).

huitreQuand je l'ai vu ouvrir les huîtres, seul devant l'évier, avec elles qui discutaient derrière, une boule s'est formée dans ma gorge. Pourquoi? Parce que le voir seul m'a rappelé qu'il y a trois ans, toi aussi tu étais là, devant cet évier, à ouvrir les huîtres. Tous deux vous discutiez, tu pestais un peu plus que lui... étrangement, une vague de nostalgie m'a submergée. Je me suis dit que Noël ne serait plus jamais comme avant. Quelque chose s'est brisé quand tu es parti.

Puis nous sommes montés nous blottir sous le plaid pour regarder Top Hat, superbe comédie musicale avec Fred Astaire. La Mother s'est endormie presque immédiatement (sous l'effet du champagne, mais chut, il ne faut pas le dire), ma sœur a somnolé, le paternel jouait au poker (sur internet, pas tout seul!)...


Cheek to Cheek

Déjeuner chez une de mes tantes à Versailles, avec mes grands-parents. Là, j'ai appris quelque chose de fort étonnant que l'on appelle protocole, ou étiquette. Les femmes de la plus âgée à la moins âgée se servent, puis la maîtresse de maison, puis les hommes dans le même ordre et enfin les enfants (il n'y en avait pas). Je dois dire que j'étais un peu (pour ne pas dire complètement) perdue. J'ai fini par laisser tomber.

Depuis, je ne suis pas ressortie. Ma Dame-Oiselle est arrivée à 9h du matin hier, pour faire du grec. Jusqu'au déjeuner, nous avons travaillé! Puis nous avons passé l'après-midi à faire quelques recherches musicales... Demain, c'est à moi d'affronter le froid matinal afin de me rendre en son fief.

En trois jours, avec ma sœur, nous avons accompli l'exploit de regarder plus d'une saison de Friends (plus précisément, seize heures de film, dont six hier soir...) On comprend pourquoi je n'en suis qu'à la page 50 de La Chartreuse de Parme...

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