Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

21 avril 2013

Samedi si ça te va

L’air est frais, mais le temps est splendide. A Versailles, il y a foule : Rive droite, place du Marché, les gens se pressent, déambulent sous le soleil nouveau. Les cafés ont sorti leur terrasse et les touristes leur bermuda. Midi, c’est l’heure du brunch. Conversation enlevée autour de brioche toastée, saucisses, œufs brouillés, bacon craquant sous la dent, pancakes au sirop d’érable, le tout arrosé d’Earl Grey à volonté, après un smoothie léger et acidulé.

Pour digérer ce trop-plein de glucose, une petite promenade s’impose. Les scouts sont de sortie dans les allées du parc, les moutons dans les prés autour du Trianon. Le grand canal scintille, l’air est calme, et le silence est palpable derrière les quelques conversations et cris d’enfants. Petite pause dans l’herbe humide.

Pour la soirée, Iphis et Ianthe (quand on aime, on ne compte pas), cette fois avec Cécile. Cette sortie nous fait découvrir un théâtre qui vaut le détour : le théâtre Gérard-Philippe à Saint-Denis. Le tramway est bondé, mais le trajet assez direct en fin de compte. Lorsque nous entrons dans la salle, nous sommes sous les gradins. Gradins en bois brut, dont l’odeur a quelque chose d’assez enivrant. Les fauteuils alternent avec des banquettes, tout en bois, avec des coussins rouges. Et plein de place pour les jambes. (Il semblerait que cette salle ait été inaugurée en mars dernier : pas étonnant que le bois sente si bon !)

PS : titre extrait des paroles de "Semaine" (M)

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22 août 2011

Canada - 4e jour

Petit tour d'orientation dans Ottawa - deuxième partie. La basilique Notre-Dame des Voyageurs est assez étonnante avec ses flèches complètement argentées - dont j'apprends plus tard qu'elles sont recouvertes d'aluminium. Et les chutes de Rideau : cascade maîtrisée, en plein coeur de la ville.

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Puis temps libre d'une heure et demi de temps libre pour visiter le Musée des Civilisations. Ce musée est absolument extraordinaire ! A l'étage de l'histoire du Canada, des villages entiers sont reconstitués, on marche sur de la terre battue (fausse, évidemment) et le ciel est une immense voûte bleue. Les vitrines sont celles des magasins, on épie par les fenêtres, on entre dans les maisons et les magasins. Tout est fait pour éveiller la curiosité et donner envie de tout lire. Si bien que nous n'avons pas eu le temps de tout faire. Ce sera une excuse pour revenir ^^

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Puis départ pour Montréal. Nous sommes désormais en terre francophone. Le Québec présente un peu plus de relief que l'Ontario, semblerait-il. Au menu ce soir, spécialité montréalaise : la smoked meat. La viande macère deux semaines dans des épices, puis est fumée, et enfin passée à la vapeur avant d'être servie. C'est un délice ! Tendre, moelleux et goûtu.

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07 juin 2011

Comme ivre

La tête qui donne l'impression qu'elle va imploser. La barre au-dessus des yeux, comme si les ouvrir relevait de l'impossible. Métaphore de la cocotte-minute, du marteau. Toutes se valent, et pas une ne décrit vraiment la migraine.

Le cachet dans un verre, le Coca dans un autre. Le mélange détonnant de la caféine et de l'aspirine. La douleur va se calmer, finalement.

La fatigue. La peur d'oublier quelque chose. Penser à se lever à l'heure. Penser aux cours particuliers. Penser à corriger les copies. Penser que les conseils de classe approchent. Penser à prévenir de mon absence telle date. Penser à aller déjeuner avec le père. Penser à préparer ceci ou cela. Penser à poster la lettre pour l'assurance. Penser à l'année prochaine. Penser aux vacances.

Je me donne mille choses à faire pour ne pas penser aux révisions. Les partiels approchent. Sur les deux semaines et demie de révisions, il n'en reste qu'une, et je n'ai pas commencé. Un projet à rendre pour dans trois jours. Des cours à rattraper. Plein.

Alors je mange. Le sucre coule dans mes veines et m'alourdit. Comme si j'avais bu. Je me sens engourdie, un peu vacillante. Je ne supporte pas le sucre, mais j'aime ça. Il y en a qui fument, d'autres qui boivent. Je mange de la confiture ou du chocolat.

Puis je culpabilise. Alors pour enfouir ce sentiment, je regarde le rayon de soleil percer le ciel de plomb et saupoudrer les acacias devant ma fenêtre. Et j'écoute Andréas Scholl qui chante le Stabat Mater. Vivaldi. La panacée.

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16 mars 2011

Antique Bakery - 서양골동양과자점 앤티크

J'ai pour mauvaise habitude, après avoir vu un film ou une série (pas forcément coréens d'ailleurs), d'aller voir la liste des acteurs puis la filmographie de ceux-ci (pas tous bien sûr), en quête d'éventuelles coïncidences. C'est ainsi qu'après avoir regardé Goong, j'ai observé la filmographie de Joo Ji Hoon (주 지 훈). Quelle ne fut pas ma surprise, quand j'y découvrit un film qui s'intitulait Antique bakery ! Immédiatement, j'allai vérifier s'il s'agissait bien, comme je le pensais, d'une adaptation du manga du même titre, que j'avais lu il y a déjà quelque temps. Bingo !

Antique_bakery

Le manga d'origine.

Aussitôt je googlise la chose, en quête d'une version du film avec des sous-titres, si possible en français. C'est ainsi que samedi soir, attendant le retour de mon frère sorti prendre des photos de nuit, j'ai regardé Antique bakery.


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La base : un jeune homme ouvre une pâtisserie, alors qu'il n'aime pas les gâteaux. Il embauche un des meilleurs pâtissiers, qui se trouve être un ancien camarade de lycée. Ce dit camarade lui avait d'ailleurs déclaré sa flamme le dernier jour des cours, mais s'était fait méchamment rembarrer. Là-dessus, on ajoute un ado qui rêve d'apprendre à faire des gâteaux et une espèce de géant doté de deux mains gauches. On obtient une espèce de comédie, sur fond de mystère policier – qui est donc cette personne qui a assassiné deux enfants en deux mois en les gavant de gâteaux? – et de pseudo-romance.

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Les personnages ont tous leur secret (mais pourquoi ouvrir une pâtisserie quand le sucre vous rend malade?), que l'on découvre au fur et à mesure de l'histoire. L'enquête apparaît petit à petit, jusqu'à envahir l'espace du film et de la boutique. Des scènes quasi-parodiques (enfin, j'espère, parce que sinon ça fait peur), des images de gâteaux qui font saliver et des acteurs pas désagréables à regarder.

Antique_2

Kim Jae Wook, une des bonnes raisons de regarder ce film. (Le pouvoir des lunettes.)

Par contre, il y a dans l'histoire un pâtissier français. Et je ne sais pas où ils ont été dégotter cet acteur, mais mon Dieu qu'il joue mal ! Je ne sais si c'est parce que c'est ma langue et que en comparaison je ne suis pas capable de discerner un mauvais jeu chez les acteurs coréens, ou si c'est parce qu'il est vraiment mauvais, mais le résultat est... assez catastrophique. Et il n'est même pas beau. Par contre, entendre les autres acteurs parler français... =D

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13 mars 2011

Petit-déjeuner

Il fait jour. Le soleil n'est pas loin derrière les nuages gris. Il ne fait pas froid et l'air doux balaye les tristes pensées de mon visage.

Fenêtre grande ouverte sur la journée qui s'annonce.

On saute dans nos vêtements. C'est dimanche. C'est le matin. Quoi de mieux qu'une promenade en direction de la boulangerie pour commencer cette journée. C'est chez Poilâne que nous portent nos pas.

Poilane_2

Le pain au chocolat est divin. Une pâte feuilletée, une vraie, chocolat fondant, le goût du beurre, les miettes qui s'éparpillent sur la table et dans notre tasse de thé. Les papilles enchantées.

La baguette, croûte assez épaisse mais point trop cuite. Cette odeur acide mais pastrop, que l'on ne retrouve que dans le Poilâne. Avec une cuillerée de Nutella, c'est le Paradis.

Et enfin, la brioche, nuageuse, pas trop sucre, avec cette arrière-goût de levure comme on les aime. Les tranches trop fines ne tiennent pas. Il faut de l'épaisseur, du volume. Mordre à pleines dents dans cette mie jaune.

Poilane_1

Ne pas se sentir seule dans la galère. Se sentir épaulée. Savoir qu'on est ensemble, malgré nos différends. Pouvoir parler d'une situation qu'on connaît aussi bien l'un que l'autre.

C'est dans ces moments-là que je remercie mes parents de m'avoir donné un frère et une soeur.

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10 février 2011

Cupcakes presque Dukan

Combien j'ai entendu de personnes dire que le régime protéiné c'était dégueulasse (oui, carrément, la vulgarité est de mise)! Sauf que ces personnes n'ont pas compris une chose : c'est lorsqu'on a des contraintes que notre imagination se met en route. Et c'est là tout l'intérêt du régime Dukan. Avec la contrainte « tout-protéine », on est obligé d'avoir recours à des trésors d'imagination. Aussi, en trichant un peu pour certains ingrédients, j'ai réussi à faire de délicieux cupcakes, aussi bons que des vrais.

dukan

Ingrédients pour 12 muffins :

- 8 cuillers à soupe de son d'avoine
- 4 cuillers à soupe de son de blé
- 16 cuillers à soupe de lait écrémé en poudre
- 6 œufs
- ½ sachet de levure
- 3 à 4 cuillers à soupe d'édulcorant liquide

Pour les muffins à la vanille :

- 1 fromage blanc Taillefine à la vanille (ou un fromage blanc nature et de l'extrait de vanille)

Pour les muffins à la noix de coco :

- 4 à 5 cuillers à soupe de lait de coco
- 3 à 4 cuillers à soupe de noix de coco en poudre

On peut ajouter dans les muffins que l'on veut des pépites de chocolat (j'ai mis du Poulain Ligne gourmande à 70% de cacao).

Il suffit de mélanger tous les ingrédients de base (monter les blancs en neige peut donner une texture plus moelleuse à la pâte). Puis on sépare en deux : dans une moitié on mélange le fromage blanc à la vanille, dans l'autre la noix de coco. On verse dans les moules à cupcakes/muffins et on enfourne le tout un quart d'heure à 180°C.

Dukan_2

C'est là qu'arrive la partie la plus amusante : le glaçage. Seul celui au chocolat contient du vrai sucre (pour des raisons de consistance).

  1. Carré frais 0% – jus de citron – aspartame

  2. Crème de coco – noix de coco en poudre – aspartame – jus de citron (à peine)

  3. Chocolat Ligne gourmande 70% – sucre glace – un trait de lait de coco pour la consistance

Et le résultat est à la hauteur ! C'est délicieux, malgré l'absence de beurre et de sucre. Seule matière grasse : la noix de coco et le chocolat. Mais les vertus du son d'avoine font le contrepoids.

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16 novembre 2010

Poussée par ma gourmandise

Cannelle, gingembre, noix de muscade, clous de girofle... Quatre épices jetés un peu au hasard, sans doute parce que leur nom m'a séduite avec leur air de contrée lointaine, dans le velouté poudré du cacao amer. Le lait mousse et bouillonne. Il est temps. L'ingrédient magique est prêt: l'agar-agar est saupoudré délicatement dans le liquide parfumé.

Bientôt, j'aurai un superbe flan aux arômes d'hier pour accompagner ce temps monochrome, et le tout sans déborder de mes limites pas si draconiennes que ça mais assez contraignantes malgré tout.

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19 décembre 2006

So purple!

patisserie_religieuse1

Appétissant, isn't it? Religieuse Cassis-Violette.
Le site est ici (trouvé au hasard des blog).

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10 novembre 2006

Ποίημα συμποτικόν·

(poïêma sumpotikon: « poème concernant les festins »)

Chroniques marocaines /4/

P1010054P1010049La nuit est tombée sur Fès et les lampes s'allument dans le patio du Riad Shéhérazade. Une cour pavée de mosaïques bleues et blanches. Les petits carreaux de céramique émaillée montent sur les mur, nous dépassant d'une bonne tête. Puis le mur continue de monter sur plusieurs mètres, habillé du seul crépis. Le stuc ciselé orne les pourtours des fenêtres et des portes en bois de cèdre. D'un côté, une piscine à l'eau translucide et immobile, autour de laquelle se balancent quelques palmiers immenses au pied noyé dans les fleurs et les feuillages. Au fond, derrière la piscine, un bâtiment en bois, entièrement vitré, sert de salle pour les repas en temps de pluie. Et tout autour, des arcades. Des portes de dentelle de bois s'ouvrent sur des chambres. Au centre, une petite fontaine laisse entendre discrètement l'écoulement de son eau; les pétales de rose se bousculent sur les bords de la vasque. Sur les tables, sur le sol, un peu partout, des bougies se sont allumées. La douce mélodie d'un luth s'échappe d'un coin.
P1010015P1010016Les entrées arrivent: treize petites assiettes, contenant chacune ou une salade typiquement marocaines ou une spécialité du chef, plutôt innovateur. Ainsi, les pois chiches en vinaigrette côtoient les courgettes confites au miel et les carottes à la coriandre flirtent avec les aubergines au poivron. A côté s'égrainent les notes vaporeuses du luthiste. Puis, l'estomac déjà bien rempli, nous attendons le plat principal: couscous aux fruits. Un tajine immense pour trois, empli de semoule où se languissent pommes, poires, clémentines, raisins... sur lesquels trônent trois cailles rôties. Un vrai festin! Nous achevons sur une touche de douceur: pastilla à la crème... L'arôme de la cannelle emplit peu à peu la bouche, caresse le palais avant de disparaître tout en laissant un arrière-goût de Maroc...

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11 août 2006

Ode cacaotée

Son odeur forte et sucrée fait frémir les papilles. Sa robe, d'un brun profond envoûte notre regard et nous perd dans un océan de saveurs. Les pupilles dilatées, nous le regardons, onctueux lorsqu'il est fondu, couler délicieusement. Un doigt trop curieux – ou trop impatient – s'y égare pour nous le faire goûter; c'est le paradis. Lorsqu'il sort de son emballage, papier gênant qui le dérobe à notre vue, c'est pour venir fondre lentement, paresseusement sur notre langue. Et nous finissons, avides, par y croquer à pleines dents, pour le plaisir de le sentir craquer et s'émietter sous notre palais...

chocolat

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