09 mai 2012

Avatar

Non, je ne dormais pas, même si le froid aurait pu suggérer que j'étais entrée en hibernation1. Non, je ne faisais pas de tricot, ni de macramé. Au début, je travaillais. Puis j'ai lu. Et enfin, sur les conseils avisés d'une amie très chère, j'ai regardé un film.

Le titre laisse envisager une possibilité qui paraît évidente, qui réjouirait mon frère et fait entrer en scène des êtres à la peau bleue. Désolée de vous décevoir : je n'ai toujours pas vu l'Avatar de Cameron Diaz James Cameron.

Logo

Ce que j'ai découvert et dévoré, c'est une série animée, a priori pour "la jeunesse", mais tellement bien que ça se laisse dévorer avidement à n'importe quel âge. Le titre complet, c'est Avatar : the last Airbender (ou Avatar : le dernier Maître de l'air en français). Voilà une série qui a déjà quelques années, et comme tout ce que je fais, que j'ai découverte avec quelques métros de retard. Mais peu importe.

Là commence la difficile tâche de parler du dessin animé.

Aang

Parce qu'il est le héros, il a droit à une grande image. Aang, maître de l'air et Avatar de son état.

Au début, disons, ça ne paye pas de mine. On se dit que ouais, pourquoi pas, format classique, un épisode pour une aventure / péripétie / étape sur le long chemin qui mènera Aang - notre protagoniste - vers son Destin. Les personnages semblent basiques, presque caricaturaux. Mais le dessin est beau, l'univers plaît, les personnages sont, au fond, sympathiques. Alors on poursuit un peu.

Katarasokka_2

Le frère et la soeur de la tribu de l'eau, compagnons d'Aang de la première heure.
Katara, maître de l'eau, et Sokka, guerrier et grand stratège (clown à ses heures perdues).

Au bout de quelques épisodes, on se rend compte que l'on ne voyait que la partie émergée de l'iceberg. L'intrigue se complexifie, les cliffhangers se multiplient, les personnages évoluent et deviennent de plus en plus intéressants. Les personnages secondaires ont un véritable place, même ceux que l'on croyait très secondaires. L'univers se montre de plus en plus fouillé et riche.

AppaToph
ZukoMomo

De gauche à droite :
1. Appa, le bison volant à six pattes, fière monture et animal de compagnie soyeux
2. Toph [saison 2], dite la Fripouille Aveugle (Blind Bandit, en V.O. ça sonne mieux), maître de la terre
3. Zuco, le prince banni, qui doit caputrer l'Avatar pour retrouver son honneur, maître du feu
4. Momo, lémurien, troisième et dernier survivant du peuple de l'air avec Aang et Appa

Finalement, c'est un véritable film que l'on regarde, bien plus qu'une série. La maîtrise des éléments et les combats n'ont rien de kitsch, au contraire ! Les petits passages de sagesse dispensés deçà delà pareil à la / feuille morte sont exquis et non sans rappeler les films de kung-fu. On a aussi des gags récurrents, des personnages qui reviennent, de magnifiques paysages (urbains ou non), etc. En outre, les parsonnages féminins sont très réussis, tant du côté des "gentils" que du côté des "méchants"2, et ça, c'est assez rare pour être souligné !

MaiAzulaTy_Lee

Dans l'ordre :
1. Mai, excelle au lancer de couteaux
2. Azula, soeur de Zuco, maître du feu cruelle et sans pitié
3. Ty Lee, gymnaste et combattante émérite

Pour conclure ? Avatar, c'est épique, c'est grand, c'est drôle, c'est émouvant, c'est classe. Bref, c'est bien !

Iroh

Last but not least, Iroh, oncle de Zuco, du côté de l'ennemi mais personnage philosophe éminemment sympathique, grand amateur de thé et de jeux de stratégie. Le rôle du bon grand-père dissimule un as du combat et un maître du feu hors pair. De loin mon personnage préféré !

[1] Notez bien que cet article, je l'ai commencé le 23 avril, époque d'averses violentes et de froidure mordante.
[2] J'ai envie de souligner que la perméabilité des frontières entre les deux pôles, l'ambiguïté de certains personnages et les retournements de situations sont pléthore dans ce film, ce qui est super cool excessivement chouette vraiment bien.

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24 avril 2012

Arts martiaux et vieux navet

La découverte et le visionnage récents de la série animée Avatar : le dernier Maître de l'air* m'a donné envie de revoir de vieux films d'arts martieux, que j'ai jadis empruntés (et jamais rendus) à mon père.

Ce soir, j'ai retrouvé Les Arts martiaux de Shaolin. Un film de 1986. Et heureusement qu'il ne dure pas plus d'une heure et demie.

Les_arts_martiaux_de_Shaolin

Au menu : une image de piètre qualité malgré sa restauration, des combats en accéléré et beaucoup trop longs, dont la chorégraphie est gâchée par les bruitages affreux, de l'humour, une musique hideuse et extrêmement vieillie, de superbes paysages alternant avec des décors en carton pâte, des costumes aux couleurs chatoyantes, des dialogues minimalistes et des jeux d'acteurs qui se rattrapent avec leurs capacités au combat. Vous l'aurez compris, c'est inégal. Ah oui, et il y a Jet Li. Mais ça fait peu.

Du coup je vais continuer ma quête de vieux films avec des arts martieux. Et rerereregarder Tigre et Dragon et Le Secret des poignards volants.

* Cette série fera l'objet d'un prochain article, quand j'aurai réussi à écrire de façon posée et raisonnable sur le sujet, et à repousser la midinette qui est en moi.

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23 mars 2012

The Hours

The Hours

Que dire d’un tel film ? C’est beau et puissant. Et j’ai pleuré comme une madeleine, ou plutôt, j’ai eu la gorge serrée tout le long du film et j’ai craqué à la fin, vidant ma boîte de mouchoirs.

En voyant le petit garçon hurler, comme s’il sentait ce que sa mère allait faire, je n’ai pu m’empêcher de repenser à mes cauchemars et à mes propres angoisses. Le temps de la scène, j’étais le petit garçon, et c’était terrible.

Et toutes ces actrices ont la classe. Je me suis enfin rappelée pourquoi j’aimais tant Nicole Kidman, à l’époque où ses traits avaient encore un minimum de mobilité… Elle est superbe, et son regard hypnotisant.

The Hours 01

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22 mars 2012

^_^

Ce soir, j'ai regardé Pour une poignée de dollars...

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21 mars 2012

Soirée spaghetti

Après deux journée au rythme effreiné, j'ai enfin pu me poser.

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Appartement rangé et propre, pas de deadline vitale. Du coup, ce soir, j'ai regardé un DVD. Le Bon, la Brute et le Truand.

Cynique et  classe. La classe.

Rien à ajouter. Clint Eastwood, c'est la classe incarnée.

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27 février 2012

A la kazam !

Ce soir, après une longue journée de tri dans ma bibliothèque multimédia et une mise à jour de mes données sur les chansons Disney qui logent dans mes meilleurs dossiers, j'ai eu envie d'un petit dessin animé, pour terminer en beauté.

Mon choix s'est porté - non, pas sur Robin des Bois - sur Merlin l'Enchanteur. Je le connais par coeur, mais je l'aime toujours autant.

pellinore

Merlin et Archimède qui se chamaillent sans arrêt, Kay le crétin fini, la moustache de "Pellinore, nom d'un chien, Pellinore !", Arthur le Moustique, "Merlin, j'ai avalé une mouche !", l'obscurantisme médiéval, les piles d'assiettes sales et la magie qui fait des bulles, la merveilleuse Ma-Madame Mim, "Quelle pagaille !", le loup qui passe son temps à gober des branches, la barbe de Merlin, le fou rire d'Archimède...

loup kay

Ce dessin animé, en plus d'avoir de belles couleurs très marquées - comme sur les blasons - présente un doublage excellent, un humour omniprésent, et des tas de petites remarques de "métatexte" comme je les aime.

"On fera même des films sur toi," annonce Merlin à Arthur, une fois couronné.

"C'est quoi un film ? - C'est comme la télévision, mais sans les problèmes techniques."

J'ai d'ailleurs appris (je ne sais plus où) que le rire d'Archimède est la seule partie du film à n'avoir été traduite dans aucune langue. C'est une telle performance, qu'il a été conservé tel quel. C'est énorme ! Ce rire est magie.

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03 janvier 2012

Promets-moi

Résumé (allociné)

Au sommet d’une colline isolée au fond de la campagne serbe vivent Tsane, son grand-père et leur vache Cvetka. Avec leur voisine l’institutrice, ce sont les seuls habitants du village.
Un jour, le grand-père de Tsane lui annonce qu’il va bientôt mourir et lui fait promettre qu’il franchira les trois collines pour rejoindre la ville la plus proche et vendre Cvetka au marché. Avec l’argent récolté, il devra acheter une icône religieuse et un souvenir. Enfin, il lui faudra trouver une épouse.
Arrivé en ville, Tsane n’a aucune difficulté à exaucer les premiers voeux de son grand-père. Mais comment faire pour trouver une fiancée et la convaincre de le suivre au village avant que son grand-père ne disparaisse ?

Promets-moi

Au début un peu réticente à voir ce film proposé par ma sœur – je connais son goût prononcé pour les histoires réalistes qui finissent mal – je me suis finalement laissée emporter par cette histoire complètement surréaliste et délirante.

Une esthétique très particulière, colorée, chamarrée, enjouée. Des personnages drôles, certains ridicules, d’autres tellement fous que l’on se demande s’ils ne sont pas sages, des personnages animés et vivants.

Des images loufoques, grotesques, cocasses, complètement hallucinantes. Une histoire qui nous paraît un conte du Caucase, mais qui peut-être – qui sait ? – raconte une certaine réalité que nous ne connaissons pas, chez nous, au cœur de notre métropole.

En fin de compte, une découverte riche, tant d’un point de vue filmique que musical.

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02 janvier 2012

L’Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne

Avec ma sœur, nous cherchions un DVD pour mettre dans la botte maternelle, sous le sapin. Sans idée fixe, nous farfouillions dans les bacs, chez V*rgin, quand nous avons vu cette affiche improbable, d’un film dont nous ignorions jusqu’à l’existence, qui avait l’air assez vieux pour être amusant (le côté vieilli des films des années 90 est une esthétique en soi), avec un Hugh Grant tout jeune et une histoire improbable (« Comment les habitants d’un village irlandais vont utiliser des ruses de Sioux pour obtenir de deux cartographes l’homologation de leur colline, nommée la Ffynnon Garw, en véritable montagne, » nous dit allociné).

The Englishman who went up a hill

Aussi ai-je été très agréablement surprise par ce film qui n’a l’air de rien, mais qui en fin de compte est tout-à-fait valable. La narration est celle d’un conte, ou d’une légende, raconté par un grand-père à son petit-fils. Le cadre est celui des collines verdoyantes du Pays de Galles, aux habitants hauts en couleurs et à l’accent chantant – le R roulé est particulièrement réjouissant.

Plein de situations drôles, presque surréalistes, quelques incursions de l’Histoire dans ce village coupé du monde – les hommes sont au front, en France – et une histoire d’amour, comme il se doit pour un film qui a pour tête d’affiche Hugh Grant.

Vraiment un chouette film !

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31 décembre 2011

Oh my God !

Me fiant au titre, je ne suis allée voir ce film que parce que le reste ne me tentait pas. Au moins, ça avait l’air amusant, divertissant, distrayant. Et ça, pour sûr, ça l’était. Entre rire et sourire, une petite larme d’émotion à un moment ou à un autre (je suis une vraie madeleine, et en général une spectatrice pas trop difficile). On ressort de ce film de bonne humeur. Mais ce film n’est pas seulement une comédie sentimentale facile et sans scénario comme la traduction du titre nous donne envie de le croire, et le cœur du sujet n’est pas la création du vibromasseur, comme nous donne aussi envie de le croire la traduction du titre. C’est en tout cas l’impression que j’ai eue.

Oh my God !

Pour comprendre où je veux en venir, il suffit de lire le titre orignal : Hysteria. Je me demande ce qui a empêché les producteurs d’opter pour un titre bêtement traduit ou même pour un titre pas traduit du tout. Parce que le jeu de mot vaseux de notre titre français n’est pas hyper attirant, je trouve. Ceux qui cherchent des films un minimum intéressant risquent de passer à côté, et ceux qui sont en quête de films à l’humour bien lourd seront déçus.

Parce que l’humour ici est léger, et sert un propos des plus louables. On parle ici d’une date-clef dans l’histoire de l’émancipation des femmes, de celle où l’on cessa de diagnostiquer cette mystérieuse maladie qu’était l’hystérie. Le film se passe à un moment où plusieurs révolutions ont lieu : la médecine commence à évoluer – on se lave les mains, on prône l’hygiène plutôt que les saignées – les suffragettes sont en pleine ébullition. Et à côté de ça, les petits bourgeois encroûtés dans leurs préjugés et guindés par leur bonnes mœurs refusent de voir leur monde changer – il est vrai qu’il est plus facile de rejeter tous les maux sur la Femme, alors soignée pour hystérie, et si elle finit devant le juge, elle risque sanatorium et hystérectomie.

Comme ce film parle des femmes, forcément, la galerie de personnages féminins est impressionnante. Ça change de ces films où l’on a un personnage féminin dans le rôle de la cruche, un autre dans un rôle vaguement secondaire et c’est tout. Même si les rôles principaux sont tenus par des hommes, on a suffisamment de femmes pour en faire un film équilibré, et le personnage de Charlotte pèse lourd. Elle est admirable, elle qui se débat pour sortir de sa condition, n’a que faire du qu’en-dira-t-on et fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire bouger les choses.

En quelques mots : un film plus sérieux qu’il n’en a l’air, bien plus intéressant que le titre nous le laisse penser, mais qui reste amusant et drôle, léger après les repas trop lourds de Noël et du Nouvel An.

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26 décembre 2011

La première fois que j’ai vu ce film, j’étais dans l’avion et je partais pour le Canada. Quand il était sorti au cinéma, j’avais eu très envie d’aller le voir (voix de Johnny Depp et tout ça), mais cela ne s’était pas fait pour d’obscures raisons de temps qui passe trop vite et autres excuses du même acabit. J’ai donc découvert ce film en VF (j’ai beau comprendre l’anglais, regarder un film d’animation sans sous-titre, c’est trop me demander), sur un écran minuscule et avec une qualité d’image déplorable. Pourtant, j’avais bien aimé l’histoire.

Rango

Aussi, dès que j’ai pu, je me suis procuré le DVD, et la semaine dernière, j’ai pu le revoir sur grand écran, avec toute la qualité d’image et de son, et surtout, en VO. Et j’ai encore plus aimé. Et pour cause : le scénario est classique mais présente de petits clins d’œil « méta-référentiels » comme je les aime tant, des questions existentielles, des références à la pelle, des personnages hauts en couleurs, une véritable intrigue, de l’action… bref, tout ce qu’il faut pour faire un bon film. Et une bande originale excellente, bien sûr.

Les images sont superbes, paysages de désert, ciels immenses, les décors sont très beaux, ville perdue et en train de sombrer, la route, les personnages ont de véritable « gueules », ils ne sont pas beaux, sont même effrayants ou dégoûtants, et c’est ce qui fait leur charme. Et l’histoire du lézard qui ne sait pas qui il est mais doit construire son propre personnage, pour trouver son identité, est vraiment bien. Compliquée, mais c’est ce qui fait tout son intérêt. Ce film est un véritable conte philosophique, ou plutôt, western philosophique, avec ses réflexions sur la foi, la croyance, l’identité, l’espoir, le bien et le mal, le progrès, le rituel et tant d’autres thèmes prisés des professeurs de philosophie.

Rango, c’est plus qu’un film pour enfant.

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