21 mai 2013

Vacances - seconde partie : l'abbaye de Senanque

En fin de journée, c'est à l'abbaye de Senanque que nous nous sommes rendues. Une abbaye encore occupée par une communauté de neuf moines, âgés de 28 à 70 ans. Ces bâtiments sont un véritable bijou d'architecture romane. Le dépouillement cistercien donne à voir la beauté pure du travail de la pierre. Les voûtes, les colonnes du cloître, les murs d'une blancheur immaculé. Un endroit véritablement apaisant, que l'on aurait voulu ne jamais quitter.

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20 mai 2013

Vacances - première partie : le sentier des ocres

Pendant le week-end des 8-mai-Ascension, je suis partie en vacances, poussant mon séjour dans le Var jusqu'au mardi suivant pour cause de trains complets le dimanche. Avec ma soeur, nous avons accompagnée notre grand-mère dans sa descente vers le Sud. Nous avons profité du trajet pour découvrir le Petit Luberon.

Le lendemain de notre arrivée, sous un ciel légèrement voilé, nous sommes allées crapahuter dans d'anciennes carrières d'ocre. Les couleurs étaient absolument ébolouissante, et donnaient à l'endroit un aspect légèrement surréaliste. Par contraste, les jeunes feuilles des chênes paraissaient phosphorescentes.

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29 mars 2012

Tu respecteras ton père et ta mère.

Il y a des jours où tout le respect que j'ai appris à avoir pour mes parents s'effrite.

Petit à petit, ce qui était Loi devient règlement puis guide, puis plus rien. Il devient poussière de souvenir. Et les insultes affluent derrière mes lèvres, brûlant ma langue et menaçant de sortir. Un jour je vomirai mes injures et mon mépris et ma souffrance. Mais ce jour n'est pas encore venu.

Peut-être ne viendra-t-il jamais. Je ne sais.

J'ai de la peine pour lui, et il me fait tellement mal. Tellement mal. Mais à quoi pense-t-il donc ?

Ses messages gentils me donnent juste envie de jeter mon téléphone, de changer d'adresse, de nom, de disparaître pour qu'il ne me retrouve jamais. Jamais. Ne plus penser à lui est tellement plus simple quand il garde le silence !

Tu respecteras ton père et ta mère.

Il y a des jours, j'ai peur de ce que je pourrais faire.

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04 janvier 2012

Sasmira, tome 1 : "L'Appel"

Sasmira - 1, L'appel

 

Une intrigue palpitante et un scénario tordu à souhait, paradoxe temporel et costumes anciens, Paris et un château provincial, des personnages étranges et un peu mystérieux : tout, dans cette bande-dessinée, était fait pour me plaire. Et ma sœur a su le voir en m’offrant ce cadeau à Noël !

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03 janvier 2012

Promets-moi

Résumé (allociné)

Au sommet d’une colline isolée au fond de la campagne serbe vivent Tsane, son grand-père et leur vache Cvetka. Avec leur voisine l’institutrice, ce sont les seuls habitants du village.
Un jour, le grand-père de Tsane lui annonce qu’il va bientôt mourir et lui fait promettre qu’il franchira les trois collines pour rejoindre la ville la plus proche et vendre Cvetka au marché. Avec l’argent récolté, il devra acheter une icône religieuse et un souvenir. Enfin, il lui faudra trouver une épouse.
Arrivé en ville, Tsane n’a aucune difficulté à exaucer les premiers voeux de son grand-père. Mais comment faire pour trouver une fiancée et la convaincre de le suivre au village avant que son grand-père ne disparaisse ?

Promets-moi

Au début un peu réticente à voir ce film proposé par ma sœur – je connais son goût prononcé pour les histoires réalistes qui finissent mal – je me suis finalement laissée emporter par cette histoire complètement surréaliste et délirante.

Une esthétique très particulière, colorée, chamarrée, enjouée. Des personnages drôles, certains ridicules, d’autres tellement fous que l’on se demande s’ils ne sont pas sages, des personnages animés et vivants.

Des images loufoques, grotesques, cocasses, complètement hallucinantes. Une histoire qui nous paraît un conte du Caucase, mais qui peut-être – qui sait ? – raconte une certaine réalité que nous ne connaissons pas, chez nous, au cœur de notre métropole.

En fin de compte, une découverte riche, tant d’un point de vue filmique que musical.

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02 janvier 2012

L’Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne

Avec ma sœur, nous cherchions un DVD pour mettre dans la botte maternelle, sous le sapin. Sans idée fixe, nous farfouillions dans les bacs, chez V*rgin, quand nous avons vu cette affiche improbable, d’un film dont nous ignorions jusqu’à l’existence, qui avait l’air assez vieux pour être amusant (le côté vieilli des films des années 90 est une esthétique en soi), avec un Hugh Grant tout jeune et une histoire improbable (« Comment les habitants d’un village irlandais vont utiliser des ruses de Sioux pour obtenir de deux cartographes l’homologation de leur colline, nommée la Ffynnon Garw, en véritable montagne, » nous dit allociné).

The Englishman who went up a hill

Aussi ai-je été très agréablement surprise par ce film qui n’a l’air de rien, mais qui en fin de compte est tout-à-fait valable. La narration est celle d’un conte, ou d’une légende, raconté par un grand-père à son petit-fils. Le cadre est celui des collines verdoyantes du Pays de Galles, aux habitants hauts en couleurs et à l’accent chantant – le R roulé est particulièrement réjouissant.

Plein de situations drôles, presque surréalistes, quelques incursions de l’Histoire dans ce village coupé du monde – les hommes sont au front, en France – et une histoire d’amour, comme il se doit pour un film qui a pour tête d’affiche Hugh Grant.

Vraiment un chouette film !

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17 novembre 2011

La vie en rose

Il y a quelques jours encore, le ciel pâle et froid qui m'accueillait au réveil suffisait à me donner le sourire. Maintenant qu'il est bas et couvert, je continue à sourire. Quand je suis fatiguée et que le sommeil coule encore dans mes veines, le coin de mes lèvres s'étire malgré tout, à la moindre pensée réconfortante.

Le travail épatant qu'accomplit mon frère à LISAA, la petite carte personnalisée que m'a envoyée ma soeur, la bonne humeur et la combativité retrouvée de ma mère. Ne serait-ce qu'apercevoir la station de métro fantôme entre Odéon et Mabillon ou saluer un professeur dans le couloir pendant la pause déjeuner, ou encore voir les élèves du club BD concentrés sur l'écriture de leur scénario.

Bien sûr, dès que la liste des travaux à rendre pour les deux semaines à venir apparaît, je me mets à ronger mes ongles jusqu'au sang ou presque, à vider des litres de soda et à m'agiter devant mon ordinateur. Et quand, épuisée par plusieurs nuits trop courtes je m'endors brusquement un soir le soleil à peine couché pour ne me réveiller que le lendemain, je suis repartie pour un tour.

Le tri achevé des sections documentaires au CDI, les articles sur le genre dans le langage, l'enthousiasme d'un prof sur mon projet d'indexation de textes latins, les cours de socio-linguistique. Tout est prétexte à sourire, n'est-ce pas ? Même la saison 4 de Merlin en cours de diffusion.

Petit accompagnement musical qui met de bonne humeur (promis, ce n'est pas de la pop coréenne et c'est vraiment bien) :

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29 septembre 2011

Soutenance

La soutenance des mémoires de notre promo a eu lieu ce matin. Hier matin, nous étions trois à avoir rendu le mémoire. Ce matin, nous sommes huit à passer sur l'échafaud au tableau. Nous n'étions pas très frais, puisque tous, nous avons plus ou moins passé la nuit à préparer les transparents pour l'oral.

Je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, mais chez nous, tous les élèves de la promotion assistent aux soutenances. Sont également présents des élèves de M1 venus voir comment ça se passait, les redoublants de M1 venus nous encourager, et tous les profs qui ont pu se libérer. La salle contient donc entre vingt et trente personnes, dont celles du fond bavardent, les fumeurs se lèvent régulièrement et j'en passe.

Les uns à la suite des autres, nous passons au tableau. Une fois les petits problèmes techniques réglés ("j'ai un Mac mais pas d'adaptateur VGA - mon ordi n'a plus de batterie - je n'ai pas fait en format PDF..."), les exposés s'enchaînent. Cette année, les sujets sont variés, et ma foi, fort intéressants. Même ceux qui ont dû travailler sans l'appui de leur directeur (qui ne répond pas aux mails pendant les vacances - ni avant ni apès d'ailleurs) s'en sont sortis honorablement.

On lit le stress dans les tics verbaux ("en fait - donc - en fait - en fait - donc"), dans les mains moites qui ont du mal à savoir dans quel ordre faire défiler le diaporama, dans les visages au regard fuyant, tournés vers l'écran, dans l'espoir d'être oubliés par le jury.

Au bout de trois heures, tout le monde sort : le jury délibère. Le temps passe. On imagine que les profs ont fui par une autre sortie. Ou qu'ils se sont entretués. Ou qu'ils sont en train de déjeuner sur nos mémoires, pendant que gargouillants, nous attendons les résultats.

Enfin, la porte s'ouvre. Les notes sont révélées : tout le monde obtient la moyenne (et passe en M2). Sourire généralisé, pour fêter ça, on va déjeuner dans le parc de Cluny. Il y en a qui sont partis, d'autres qui ont envie de partir, et ceux qui, indéfectibles, restent à la Sorbonne. Journée un peu à part, mais désormais, je peux dire que je suis en vacances ! (Jusqu'à lundi.)

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06 juin 2011

Crise de larmes

Marie-Aude Murail, Papa et maman sont dans un bateau, édition L'école des loisirs, page 162 :

La nuit précédente, il avait entendu papa crier : "J'en ai marre de cette vie de con ! Je voudrais être ailleurs, ailleurs !", il avait entendu maman lui répondre : "Pars, va-t-en !" Il avait appelé papa et papa l'avait sorti du lit et pris dans ses bras.

- Tu as fait un cauchemar, bonhomme ?

- Oui.

- Toujours tes fichus robots ?

- Oui...

Il avait enfoui sa tête dans le cou de papa, là où le sang battait tout chaud, et il avait murmuré passionnément :

- Pars pas.

Et là, j'ai fondu en larmes. Il est bientôt trois heures de matin, et je fonds en larmes en lisant ces quelques phrases, dans un bouquin pour collégiens.

Dehors l'air est frais. La pluie a cessé. J'ai les yeux gonflés de sommeil et de larmes, et le nez bouché. J'aimerais avoir l'âge d'Esteban et encore un père que je pourrais supplier : "Pars pas."

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30 mai 2011

Vide grenier

Vaisselle dépareillée, objets décoratifs hideux, jouets poussiéreux, DVD frelatés, disques vinyles, petites voitures dont le propriétaire a grandi, vases ébréchés, naperons affreux, bibelots en tous genres que l'on n'a pas eu le courage de jeter.

Les smalas déambulent et tentent de tout arracher pour quelques centimes, les blondinets hauts comme trois pommes s'émerveillent devant le robot démontable et sortent, tout timides, leur pièce de 1€ de leur poche, les petites filles supplient leur mère en se pendant au landeau mais l'autorité maternelle décrète qu'il n'y a pas assez de place dans la maison, les vieilles dames cherchent des jouets et des jeux pour leurs petits-enfants, le chalant moyen jette un oeil mais ne s'attardent pas, quelques barbus s'arrêtent devant les 45 tours, les adolescents de 35 ans regardent les jeux de société d'un peu plus près.

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Assises sur notre tabouret, ma soeur et moi attendons les "clients". On joue à la marchande, en quelque sorte, comme lorsque nous étions petites. Sauf que les pièces qui tombent dans notre besace sont bien réelles et que le soleil tape dur. Peu à peu, je me suis transformée en écrevisse, mes bras ont commencé à me brûler, puis j'ai aperçu mes mollets et mes pieds, mon décolleté. J'ai aussi découvert qu'on pouvait avoir un coup de soleil sur les mains... Seul le visage a été épargné, grâce au chapeau de paille.

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