Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

08 septembre 2012

Nouvelle marotte

La série a déjà deux ans, mais je ne suis pas à ça prêt. Découverte à la télé la semaine dernière, quatre épisodes d'un coup, j'ai eu du mal à m'arrêter. Finalement, la fin de la première saison va m'apporter un répit d'un jour ou deux, j'espère.

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Alex et la fameuse Nikita

Tirée du film, que j'ai envie mais pas encore eu l'occasion de voir, Nikita a tous les ingrédients pour me plaire. Espionnage, intrigues intriquées et tordues, trahisons, retournages de veste à la pelle, on ne sait plus qui est avec qui, complots et machinations politiques, et beaucoup d'action (les anglophones emploieraient volontier le mot si délicat de "mind fuck" à ce sujet, mais je suis trop sophistiquée pour ça). Et des personnages féminins forts. Ce n'est pas compliqué : les deux personnages centraux sont des femmes et le plus terrifiant des personnages (les psychologues sont effrayants quand ils œuvrent « pour le mal ») est une femme. Les hommes, en comparaison, semblent plus effacés, mais ce n'est qu'une vue de l'esprit. J'ai une affection toute particulière pour le hacker-geek-génial.

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En haut à gauche, Michael, un méchant-gentil-loyal-on-ne-sait-pas-envers-qui.
A sa droite, Birkhoff, mon geek préféré.

En bas à gauche, Amanda la psy traumatisante et très bizarre et détestable.
Enfin, Ryan, des renseignements à la CIA (il en fallait bien un).

Par contre, le doublage français n'a pas eu l'heur de vouloir laisser les intrigues internationales en multilingue : déjà que l'anglais a tendance à être parlé aussi facilement en Ouzbékistan qu'au fin fond de la Sibérie dans la VO, mais quand même les morceaux sous-titrés anglais sont doublés, ça devient ridicule (sans doute est-ce la faute au torrent, mais chut, faut pas le dire) ! C'est dommage, les complications linguistiques sont toujours tout-à-fait fascinantes dans les films d'espionnage. En dehors de ces détails, les voix françaises sont plutôt réussies, ce qui n'est pas souvent le cas.

En attendant, j'ai synthétisé cinq seconde de voix (clic clic pour écouter), et fait des arbres syntaxiques de ouf !

tour2

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29 août 2012

L'heure des poules

Couchée hier avec la volaille, ce matin, quatre heures, j'étais éveillée et prête à travailler.

Le silence dans l'immeuble, seuls mes pas sur le parquet craquant troublent la quiétude nocturne. La fenêtre est ouverte, mais pas un bruit dehors.

Peu à peu, les minutes puis les heures passent, le quotidien s'éveille. Six heures à peine passées, le ciel se teinte de rose et d'orangé. Le soleil semble se lever, là-bas, derrirèe mon horizon bouché par un immeuble trop grand.

Mon travail a peu avancé, mais j'ai l'esprit tranquille : j'ai récupéré mes corpus pour travailler. Ovide, Les Métamorphoses, pour la traduction automatique, et la revue TAL 2011 pour l'extraction sémantique.

Installation de programmes, lecture de cours en ligne, déchiffrage de probabilités, parcours d'arbres XML. Mon esprit s'embrouille un peu. Deux bols de caféines plus tard, je me rends compte qu'il est déjà l'heure de partir au boulot.

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. J'aime ce dicton.

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15 mars 2012

Sainte écriture

Le démarrage est toujours long et très pénible. Agitation et gloutonnerie, deux symptômes qui ne trompent pas : je dois rédiger un mémoire pour dans quelques jours heures.

Après, donc, une ou deux sous-parties on ne peut plus poussives et boîteuses, trois tentatives d'introduction, dix parties de spider solitaire, trois tasses de thé et quatre tartines au beurre salé, la main commence à se délier. Les mots viennent plus facilement, j'entre dans le vif de l'écriture.

Seulement, il est minuit passé. Mon cerveau est englué, mes yeux picottent de leur trop-plein d'heures sur l'écran blafard, les oreilles bourdonnent de trop de playlists écoutées à la suite (8 tracks est un site sacré, on y trouve des merveilles pour rester concentré). Et les mots prennent peu à peu le pouvoir.

Je parle de groupes de mots laissés "au naturel", de Dame Fortune qui transforma notre erreur en intuition géniale (j'ai même failli glisser une allusion aux bêtises de Cambraie et à la tarte Tatin), de tokenisation fatale, d'irrésistibles Gaulois expressions qui ont échappé à la correction.

Aussi ne suis-je pas étonnée ce matin de lire que la prof a trouvé "quelques formules peu orthodoxes pour une écriture scientifique". Mais là où elle me surprend, c'est en ajoutant "même si Dame Fortune intervient parfois" et en ne demandant aucune correction.

En même temps, pourquoi l'écriture scientifique n'aurait-elle pas droit à quelques allégories et hyperboles ? Surtout quand il s'agit d'un "mémoire" réalisé en trois semaines et écrit en deux jours. Et puis je n'aime tellement pas lire les articles scientifiques - même quand ils sont très intéressants - que je n'ai pas envie d'imposer la même souffrance à mes correcteurs.

Un peu d'humour et de désacralisation n'ont jamais tué personne, que je sache.

Allez, pour dire que j'ai illustré mon article, un petit arbre syntaxique "lisible" :

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10 mars 2012

[Désespoir inside]

C'est en des moments comme celui-ci que je me rends compte que le désespoir est un mélange violent de colère et de tristesse, auquel on peut ajouter, si on le souhaite, un trait de frustration.

Depuis trois semaines, je suis sur un projet. On travaille dessus à deux, et avec mon binôme, nous n'avons pas compté nos heures. Notre support est un corpus de dix mille phrases. Pour le moment, nous nous contentons de cinq mille. Ce corpus est sous forme d'arbres, c'est-à-dire que les phrases sont analysées syntaxiquement et transformées en arbres syntaxiques. Et un arbre, sur un fichier texte, ça ressemble à ça :

( (SENT (ADV Toujours) (VN-SUJ (V est) (CLS -il)) (Ssub-OBJ (CS que) (NP-SUJ (DET le) (NC gouvernement)) (VN (V a) (VPP cédé))) (Ssub-MOD (CS alors_que) (NP-SUJ (DET ses) (NC adversaires) (AP (ADJ politiques))) (VN (ADV ne) (V proposent)) (NP-OBJ (DET aucune) (NC solution) (AP (ADJ alternative))) (COORD (CC et) (VN (V considèrent)) (PONCT ,) (ADV avec_un_bel_ensemble) (PONCT ,) (Ssub-OBJ (CS que) (NP-SUJ (NPP la_défense) (PP (P+D des) (NP (NC intérêts) (PP (P+D des) (NP (NC malades)))))) (VN (V passe)) (PP-P_OBJ (P par) (NP (DET le) (NC maintien) (PP (P d') (NP (DET un) (NC système) (Srel (NP-SUJ (PROREL qui)) (VN (V aboutit)) (VPinf-A_OBJ (P à) (VN (VINF multiplier)) (NP-OBJ (DET les) (NC actes) (AP (ADJ inutiles)))) (COORD (CC et) (PP (P+D au) (NP (NC dépassement) (VPpart (VPP généralisé)) (PP (P+D des) (NP (NC honoraires) (PP (P de) (NP (DET la) (PONCT ") (NPP Sécu) (PONCT ")))))))))))))))) (PONCT .)))

Autrement dit, c'est illisible.

Nous créons des petits programmes pour modifier certaines données dans ces arbres. Et pour l'instant, il y en a un qui nous pose problème depuis près d'une semaine. Nous avons donc résolu de lister les erreurs et d'en corriger une partie à la main. J'avais donc cent cinquante-sept erreurs à corriger.

Cet après-midi, entre 13 et 20h, j'ai corrigé mes cent cinquante-sept erreurs. Ma tendinite à l'épaule et mes contractures musculaires m'ont rarement autant fait souffrir (qui a dit que l'informatique n'était pas une activité physique ?), et, épuisée, j'ai décidé de tester si mes corrections avaient été prises en compte.

Et j'ai écrasé mon fichier de corrections.

Ecrasé. Pas mis à la corbeille, écrasé. Sept heures de travail foutues en l'air ! J'en pleurerais de rage.

Le_Cri___Auguste_Rodin_1840_1917___Mus_e_Rodin___La_Porte_de_l_Enfer__vers_1886

Il paraît que c'est de Rodin.

Sur le merveilleux site 8tracks, il y a une playlist qui s'intitule "soundtrack to my suicide"...

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25 février 2012

Par-dessus la tête

J'écris peu ces jours-ci. Il faut dire que j'ai à peine le temps de penser. J'ai un peu la tête dans le guidon, comme on dit. J'ai du mal à sortir la tête de l'eau, et j'ai souvent l'impression de pédaler dans la semoule.

Le semestre (le second) est officiellement terminé depuis une ou deux semaines, je ne sais plus. Je dois encore envoyer un projet pour le 12 décembre 2011, un autre pour le 16 janvier dernier, un pour il y a deux semaines, j'ai une soutenance vendredi prochain et un rendu de rapport de projet de fin d'étude le 10 mars - soutenance le 16. Entre temps, je n'ai pas encore eu le temps de demander ma convention de stage - qui commence le 26 mars.

Ces derniers jours, je passe ma vie avec mon binôme, assise dernière mon bureau, à essayer de faire tourner des programmes qui prennent un malin plaisir à planter. Dual boot, machine virtuelle ou émulateur, on a tout essayé, passé des heures, avant que le prof nous dise que c'était son code qui était érronné. Je me suis débattue avec au moins quatre ou cinq versions de Linux, pour avoir celle qui ramerait le moins, mais tout en ayant un bureau et les compilateurs nécessaires. Au bout de cinq ou six heures d'essais d'installation, j'ai trouvé une version qui me satisfait presque.

Pendant ce temps, mon binôme galère avec son propre ordi, tout en téléphonant à notre serveur vocal interactif pour tester ses grammaires VoiceXML. Les miennes attendront le dernier moment, comme d'habitude.

Je vous parle peut-être chinois, mais sachez que tout ce vocabulaire, je l'ai plus ou moins apprivoisé ces deux derniers jours. Et encore, je ne vous parle pas de syntaxe et d'analyse temporelle dans les textes ! Ajoutez à cela quelques langages informatiques, saupoudrez le tout de quelques titres de bande-originale de Bollywood - qui me polluent les oreilles dès que mon collègue a quitté l'appartement - et vous aurez un aperçu de l'ambiance dans laquelle je baigne depuis la semaine dernière.

Mélange des univers, à la fois geek, esprit hacker, linguiste, étudiant, chercheur, esprit curieux, mélomane aux goûts douteux. Je n'ai peur de rien, surtout pas des mélanges. Celui-ci ne s'est pas encore avéré explosif, donc tout va bien sous le soleil.

En parlant de soleil, si j'ai le courage et le temps, je vous racconterai peut-être ma traversée de Paris à pied en compagnie de Melendili.

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14 février 2012

« La chance, c'est ce qu'on ne mérite pas. »*

Encore une fois, et même plutôt trois fois qu'une, la chance m'a souri. Cette femme chauve et insaisissable m'a à la bonne, sans doute. J'ai une chance de cocu. Il y a des des jours où je trouve ça louche, à l'instar de Baltasar Gracian Y Morales, qui trouve que « la chance qui dure est toujours suspecte. »**

Depuis janvier, nous attendions la désignation des équipes pour les projets de fin d'études. Avec huit participants, nous avions tablé sur quatre binômes. Mais c'était sans compter le manque d'organisation du directeur, qui, avec deux mois de retard, nous dispatcha dans trois groupes : deux trinômes et un binôme. Travailler à plus de deux est toujours difficile, et Dame Fortune eut pitié de mon déplorable sens du travail en groupe en m'assignant un unique collègue pour ce projet.

Sur ces mêmes projets, trois sujets. Un tout-à-fait palpitant encadré par deux enseignants compétants et synpathiques. Un autre très intéressant mais dans un langage inconnu - or un mois pour apprendre un langage informatique en plus de faire le projet, c'est court. Un dernier sans intérêt, encadré par un incapable doublé d'un "enfoiré". Le choix est vite fait. Mais tout le monde a fait le même. Donc, tirage au sort. A. et S. tirent en premier leur sujet. Je prends celui qui reste. Et pour dire les choses comme elles sont, elles n'ont pas eu de chance.

Enfin, l'autre jour, à la fin du cours, la prof demande à me parler. Je prends peur, parce que la dernière fois, je me suis fait enguirlander. Mais en l'occurrence, ce ne sont pas des remontrances. Mon angoisse était vaine : on me propose une thèse. J'en suis comme deux ronds de flan. Une thèse. Soit. Une telle occasion ne se refuse pas. J'ai le choix entre Caen et Nanterre, c'est une thèse rémunérée, et un sujet intéressant.

Il y a vraiment des moments où je me demande où est la faille. J'ai beau chercher, à part les mouises familiales - frère au cerveau en fromage blanc et troubles conjugaux chez la Sister, mère malade et père... père - je ne vois rien qui fasse le poids pour contrebalancer une telle bonne fortune.

Je ne me plains pas. Je me contente de sourire d'un air incrédule. (Et d'angoisser à l'idée que mon dieu il va falloir parler à des gens inconnus pour mettre en place ce projet de thèse.) J'ai souvent envie de dire que "ça va un peu trop vite entre nous", mais j'ai comme l'impression que l'avenir est une garce qui ne nous laisse pas vraiment le temps de nous acclimater.

* Paul Guth**

** Merci Evene !

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27 janvier 2012

Demain

Demain matin, six heures, mon train partira pour Angoulême. Si tout va bien, j'arriverai beaucoup trop tôt, et j'aurai le temps de repérer les lieux avant que le festival n'ouvre ses portes, à dix heures.

J'ai hâte.

En attendant, je bosse sur une soutenance en groupe, je sèche mon cours magistral, je me demande quand on aura nos sujets de projet d'intégration, je songe aux projets que je n'ai toujours pas rendus, et je me dis que j'ai énormément d'articles en retard sur mon site Wordpress...

Mais demain, je serai à Angoulême.

J'ai hâte.

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15 janvier 2012

Jargon mathématique

Estimation, algorithme, topologie, somme pondérée, moyenne, probabilité, gaussienne, logarithme, grandient... Les mots semblent une litanie sans fin de syllabes, à peine articulées, heurtant l'oreille et nous plongeant dans un silence dubitatif et dans l'expectative. Probabilité conjointe maximale. L'expression est lâchée. Ce pourrait être une insulte que nous n'y verrions que du feu.

Cet être mou et qui se croit investi d'une sacro-sainte autorité mais qui ne parvient même pas à avoir le respect de ses étudiants a peut-être l'intention d'empêcher toute question ou protestation en nous noyant dans son jargon technique et d'une laideur à pleurer.

Aridité, sécheresse. Nous sommes dans le désert des statistiques. Ou des probabilités. Le tout appliqué à la parole. Saupoudré de formants, de spectres, de pitch, de hertz, de nanosecondes. La linguistique est peut-être une discipline sévère et rigide, mais jamais je n'avais imaginé qu'on pourrait la rendre aussi vide, aussi désincarnée.

C'est triste.

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13 janvier 2012

Du pouvoir cathartique des insultes

Il m'a enguirlandée pour une raison que je ne comprendrai jamais. Majesté offensée, il m'a fait comprendre que je n'étais qu'un amas de bonnes notes, et ce qui aurait dû être compliment - être major, c'est positif, non ? - devenait dans sa bouche la condition pour laquelle je devais viser plus haut. Là où il n'a rien compris, c'est que je sélectionne par confort, et non par intérêt. Mais là n'est pas mon propos.

capitainevoiture

Sortie du bureau, j'étais à la fois un peu estourbie par ce qui venait de m'arriver - je me fais très rarement réprimander par mes enseignants - et complètement remontée. Il m'avait cassé ma joie, m'avait fait comprendre que je n'étais qu'une gamine naïve et inconséquente, et qu'il fallait me réveiller et penser à mon avenir lointain.

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Je bouillais. La colère, l'indignation et l'humiliation m'étranglaient, m'étouffaient. Le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pleurer qu'une fois arrivée chez moi, c'est de répéter des insultes - des insultes que je ne dis jamais - en une litanie infinie, dans le métro. Les gens ont dû me croire folle à lier, à marmonner comme ça dans la rame. Mais peu m'importe, c'était la seule chose qui me soulageait.

Mais quel enfo... !

coke49

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10 janvier 2012

Où je me dois de dire une expression de mon grand-père

Mon grand-père avait une expression, d'une élégance rare et d'une absolue finesse, qui colle parfaitement à la chance écoeurante que j'ai eu une fois de plus. Mon grand-père disait de quelqu'un de chanceux qu'il avait "le cul bordé de nouilles". Bon, s'il-vous-plaît, n'essayer de pas de visualiser, ce n'est pas très joli.

Pourquoi une telle introduction ? Tout simplement :

La semaine dernière, mon directeur de mémoire de l'an dernier m'envoie une offre de stage. Je jette un oeil : sujet intéressant, milieu de la recherche industrielle, petite boîte récente et... à dix minutes de chez moi. Je saute sur l'occasion. En un week-end, je mets à jour mon CV et rédige ma lettre de motivation. J'envoie le tout. Le lendemain, on m'appelle, on fixe un rendez-vous.

Ce matin, l'angoisse et l'impatience font un mélange détonnant. Le coeur qui accélère brutalement, l'estomac qui se tord. Rien que de très normal. Lorsque j'arrive, j'ai l'impression qu'ils ont déjà décidé de me prendre. Aussi, à la fin de l'entretien n'attendent-ils que ma réponse, qui est immédiate, bien sûr ! J'ai même le droit de continuer le club BD !

La vie n'est-elle pas merveilleuse ? Une offre, un CV, une réponse, un stage trouvé. J'ai parfois l'impression que je vais me réveiller un matin et que tout aura été un rêve. Je plane complètement.

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