Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

11 juin 2010

Summer Wars

Je suis censée réviser. Mais je suis aussi censée avoir rentré les notes des troisième avant 13h... J'ai donc déjà plusieurs heures de retard. Mes papiers s'entassent, s'emmêlent, comme les méandres de mon cerveau qui ne peut plus rien avaler. La logique modale, il refuse, tout comme il rechigne à trouver le groupe qui aura cours de latin la semaine prochaine ou à se souvenir de l'heure du partiel demain. Mes neurones étaient en surpression, j'avais besoin de me vider la tête.
C'est là que j'apprécie mon appartement parisien. Il est presque 21h, je sors. Je vais au cinéma avec Cécile. Rendez-vous aux Sept Parnassiens, nous allons voir Summer Wars. La bande-annonce m'avait beaucoup intriguée.
Deux heures plus tard, je ressors les larmes aux yeux d'avoir tant ri, la gorge un peu serrée d'avoir pleuré - mais pas trop - et le cerveau vidé par toute la bonne humeur que diffuse ce film absolument génial! Les personnages sont tous plus réussis les uns que les autres - du crack en maths super-timide à l'oncle moustachu-ventru-buveur de bière, en passant par le geek asocial et la grand-mère à l'autorité implacable, sans oublier le fan de jeux vidéos et la tante accro aux matches de baseball. Le cadre: une grande maison traditionnel au cœur du Japon. L'intrigue: une histoire de virus informatique qui n'a pas l'air bien sérieuse au début mais qui prend des allures de scénario catastrophe assez vite.
Franchement, ça fait du bien. Deux heures pour oublier ce qui m'attend demain, ce n'était pas de trop. Je recommencerai volontiers ^^

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10 juin 2010

Sommeil

Je suis fatiguée, épuisée, mais je n'ai aucune envie de dormir. Entendez par là que je lutte afin de poursuivre mes lectures qui ont le seul intérêt de me vider le cerveau.

Demain, j'ai cours avec mes troisième, et j'ai mal au ventre rien qu'à cette pensée. Je ne sais pas quoi leur faire faire (de toute manière, ils ne vont rien écouter), je n'ai pas le temps de préparer quoi que ce soit. A côté de ça, je suis censée réviser le calcul des prédicats, la sémantique des mondes possibles, la logique modale, les théories axiomatiques, ainsi que les grammaires de type 3, les automates à état fini et les règles de transition. Je n'en ai pas la moindre envie. Tout courage m'a abandonnée. Ce cours au collège me hante et me donne une bonne excuse, pas si bonne en fin de compte.

J'ai des tonnes de projets en attente, aussi bien informatiques que potteriques. Je n'ai qu'une envie, les avancer tous à la fois, pourvu qu'il me fassent oublier les troisième et les révisions.

Pourtant, il va falloir que j'obtienne une moyenne honorable, si je ne veux pas que mes profs croient que ma moyenne du premier semestre n'était qu'un pur coup de chance, et si je veux obtenir ma mention très bien. Demain, il va donc falloir que je me lève, et que je plonge dans mes cours afin de les trier et de les lire. Avant d'aller affronter les fauves les plus stupides que la terre ait porté, les gnomes qui vont passer le brevet dans quelques semaines.

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06 juin 2010

Révisions

Depuis hier, j'ai recopié 13 copies doubles dans un cahier, et je n'en suis qu'à la moitié de ce que je dois faire. C'est pour demain. C'est ainsi que je révise. Mon pouce et mon majeur me font souffrir: il faut dire que ça fait bien longtemps que je n'ai pas tant écrit.
Si copier les exemples en tagalog, coréen, inuktitut, nahuatl et autres langues bizarres a quelque chose d'exotique et amusant, voir que les professeurs ont passé un mois à vous parler des quatre types de langues selon Schlegel, Schleicher puis Greenberg, nous assommant avec des noms différents qui désignent fondamentalement la même chose est tout de suite moins rigolo.
Pour la peine, voici un exemple de langue polysynthétique:

Utaqqiguvinga aullaqatiginiaqpagit.
(Si tu m'attends, je partirai avec toi.)

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05 juin 2010

Certamen In Concordia Europae Regionumque Orbis

La chaleur plombait Paris et chacun de mes pas. Je n'avais pas vraiment envie de quitter les couloirs obscurs du métro, seul endroit de la capitale où la chaleur est supportable. Le RER B ne vaut guère mieux que la ligne 4, à croire qu'ils continuent à mettre le chauffage même en plein été. Lorsque j'émerge boulevard Saint-Michel, du bon côté, le soleil me tombe dessus sans crier gare. Les touristes sont partout, impossible de faire deux pas sans en bousculer.
Finalement, je trace ma route. Le Panthéon, le lycée Henri IV. Dans le cloître, ils arrosent la pelouse: ça sent bon la terre. Lorsque j'arrive dans la salle, je prends une chaise au dernier rang (l'année dernière j'étais eu premier rang, et je n'ai pas très envie de retenter l'expérience) et attends. Mado arrive avec une heure de retard, le discours est passé, ainsi que les prix de culture. On arrive aux prix des versions, enseignement supérieur. Les accessits sont distribués, je n'ai pas encore été appelée. Mon sourire s'agrandit au fur et à mesure. L'année dernière, j'étais deuxième accessit, j'ai donc fait mieux. Troisième prix. Quatre copies ex aequo. Un nom tombe, ce n'est pas le mien. Un deuxième. Un troisième. Mon cœur accélère. Et le quatrième, le mien. J'ai gagné deux places!
Après la fin de la remise des prix, je discute avec Mado. Et un type suant, étudiant dans un institut universitaire privé, qui est en quête "de bons conseils" et "de bonnes adresses". Si tu veux des pistons, coco, c'est pas moi qu'il faut venir trouver. M'enfin, après qu'il m'a expliqué que c'était dommage que j'aie abandonné toute idée de religion parce que ça éclaire nos vocations, et que je lui ai répondu en souriant que j'avais trouvé d'autres moyens de m'éclairer et que je vivais très bien sans aller à l'église, je m'en retourne chez moi, les pieds brûlants et la tête légère.
Et j'ai un bon pour aller chercher un Budé, boulevard Raspail. Respect!

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30 mai 2010

Huhu

Mon projet aurait dû être rendu avant minuit hier, mais le fait est que j'en suis seulement à la moitié du rapport, donc ça attendra bien ce soir.
Cependant, j'ai eu une très bonne nouvelle hier matin, avant neuf heures, qui n'a rien à voir avec le Java, mais qui m'a un peu mis de baume au cœur en cette période de vaste angoisse.
Voyez vous-même...

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27 mai 2010

Going crazy

Il est près de minuit. J'en suis à la quatrième page de mon rapport (rapport sur un projet inabouti, mais peu importe), et j'écoute Daft Punk. La fenêtre est grande ouverte sur la pluie, mes yeux hagards sur mon écran. J'ai comme un point entre les deux yeux, douleur discrète mais bien présente. Je n'en peux plus de rester assise.
Il est près de minuit, et je sens samedi qui approche. Jour redouté et espéré tout à la fois. Redouté, parce que je n'aurai jamais terminé samedi. Espéré parce que j'aurai tout rendu samedi.
Ces algorithmes, ces boucles, ces fonctions récurrentes, j'en rêve, j'en cauchemarde la nuit. Je me réveille courbaturée avec des crampes. Il ne faut pas croire, l'informatique demande une véritable résistance physique. Notamment au niveau de l'estomac et du foie. Prendre dix à quinze kilos en deux semaines, c'est possible.
Daft Punk n'a pas vraiment d'effet. Java lui n'en a que trop. Des secondaires, je n'en sais encore rien. Des immédiats, c'est certain.

La semaine prochaine, révisions de partiels et correction de copies en pagaille. Entretien d'embauche pour mon boulot de cet été aussi. Penser à donner mes horaires de master au collège. Ne pas oublier mes cours particuliers.
Mon cerveau va exploser.
Java. Java. Java.
Arbre binaire ordonné.
Argh.

Je retourne à mon rapport au lieu de raconter ma vie. De toute manière, le style est le même. J'ai ajouté un préambule dans lequel je me plains du fait que je n'ai pas pu faire tout bien parce qu'on n'a pas eu le temps...
Beuh.

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04 mai 2010

Rentrée difficile

En moins de vingt-quatre heures, la température a brusquement chuté. Je pensais pouvoir mettre au placard mon manteau d'hiver pour les six prochains mois, au moins, mais non, j'ai été obligée de le ressortir.

S'ajoute à ce temps peu clément, une classe de troisièmes impitoyables. Qui profitent de cinq minutes d'intercours où je m'absente pour donner les carnets aux surveillants et passer un coup de fil urgent (livraison de LibreBoîte oblige) pour se barrer en courant. "Mais Madame, y a quelqu'un qui a été à la vie scolaire qu'a dit qu'y avait pas cours!" Bien sûr... J'étais là y a cinq minutes et je ne ferais pas cours à l'heure suivante? Surtout que personne n'est descendu à la vie scolaire. M'enfin. Ce genre de réaction débile ne me donne que plus envie de mépriser ces morpions.

Et la livraison de la LibreBoîte, avancée au jour même sans préavis. Il faut être à son domicile en attendant le livreur, qui passera "entre 9h et 19h". Bien... Je n'étais pas chez moi. Mais j'ai finalement réussi à mettre la main sur mon colis, et j'ai une connexion internet! (J'avais déjà le réseau wifi du quartier, mais ce n'est pas pareil ^^).

Alors hier soir, je me suis vautrée devant trois épisodes de la série Sherlock Holmes. Et à vingt-trois heures, je me suis brusquement rappelé que j'avais un devoir sur table à réviser.

Vivement la fin de la semaine...

(Pour la peine, je vais aller à Gibert tout à l'heure, na.)

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09 janvier 2009

Nix

- J'aime, une fois l'an, à me souvenir du goût de la neige, et de son discret parfum. -

Lundi

Je ne commence qu'à quatorze heures, alors je me tire du lit tranquillement à neuf heures. J'ouvre les yeux difficilement, et je m'étonne du silence qui règne sur la maison. Je sais que mon père est encore en vacances: il doit dormir. Mais le vide de la cuisine m'inquiète: ma mère n'est pas levée, ce n'est pas normal. Je m'en vais alors lui demander si elle ne commence pas à neuf heure et demi d'habitude. Si. Ah. Brusquement, je réalise que mon frère doit encore dormir comme un bienheureux, lui qui était censé commencer les cours à huit heures. Je vous dis ça, mais ce n'est pas tout à fait vrai: la première chose qui m'a frappée quand je me suis levée, c'était ces flocons qui tombaient dru sur le jardin, cette légère couche de sucre glace qui saupoudrait la forêt. Et toute la journée, je me suis étonnée de voir que la neige continuait, sans se décourager, de tomber sur le sol gelé. Le soir, dans mon jardin, la couche était épaisse, et mes pieds s'enfonçaient avec délice dans l'allée encore vierge de pas.

Mardi

Ce jour, pas d'aller-retour en transports, pas d'aller-retour pour la fac. Ce jour, je dois travailler pour mes devoirs sur table du lendemain. C'est pourquoi à neuf heures, je suis lovée dans le canapé, blottie dans le plaid en patchwork, et je regarde les deux derniers épisodes de Robin Hood. À onze heures, j'attaque mon grec moderne, avant de sombrer dans une sieste qui me conduira jusqu'à midi. Dehors, tout est blanc, et au déjeuner, ma mère me fait le récit du court trajet en voiture qu'elle a effectué. À dix-sept heures trente, je dois être chez mon élève, à un quart d'heure en voiture. C'est le crâne farci des conseils maternels et la peur au ventre que j'ai pris pour la première fois le volant sur les routes enneigées. Même pas mal! (Juste une belle onglée pour avoir gratté la neige du pare-brise sans gants.)

Mercredi

Il fait encore nuit quand je quitte la maison, et après avoir entendu crisser avec un plaisir non feint la neige sous mes pas, dans le jardin, je découvre avec stupeur que les trottoirs de la ville sont de véritables patinoires. Plus de peur que de mal, certes, mais tout de même. À Paris, la déception de voir le square de Cluny fermé « pour cause d'intempérie » me fait perdre le sourire. J'aurais tant aimé traverser le jardin aux simples poétiquement saupoudré de blanc!

Jeudi

Cette nuit, il n'a pas gelé. Mais la soupe glisse presque plus que les larges plaques de verglas. Ce que je n'aime pas avec la neige, c'est quand elle commence à fondre: on se dit que c'est fini pour l'année, et on n'est jamais sûr de la prochaine averse de flocons. Et l'herbe pointe son nez sous la couche de plus en plus fine, la terre répand ses traînées marronnasses sur la blancheur auparavant immaculée. On dit que la neige c'est pur, mais en réalité, elle l'est de façon tellement éphémère que je ne vois que les traces de pas, le sel, les ornières boueuses et les détritus. La neige, c'est beau lorsqu'elle tombe et couvre tout. Après, quand elle s'étiole lentement en une lente agonie, c'est triste.

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06 janvier 2009

J'aime Deezer!

Bon, d'accord, je n'ai rien à faire ici, mais vous savez quoi? Je m'en fiche. J'ai en ce moment-même retrouvé le sentiment qui m'étreignait en hK, quand une dissertation m'attendait pour le lendemain. Je ne pouvais alors m'empêcher de bloguer à outrance. Et là, tandis que j'écoutais ma musique tout en conjuguant kanô au futur, je me suis demandé s'ils connaissaient Hugues Le Bars sur Deezer. Et bien oui! D'où le titre. Il faut donc absolument que vous écoutiez ceci:

Bon, je retourne travailler, même si je meurs d'envie de poster une note couinesque et couinante de midinette-qui-s'assume-mais-pas-trop sur Robin Hood (parce que bon, j'ai le DVD qui me nargue depuis tout à l'heure et mes yeux convergent sans arrêt dessus... c'est dur la vie).

(Et j'ai envie d'écrire des fics guimauveuses.)
(Et j'ai envie d'avancer mon site et mes généalogies.)
(Et j'ai envie de...)

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Retard

Pour essayer de combler les vides qui s'installent de plus en plus souvent sur ce blog, j'ai eu une bonne idée tout à l'heure: j'ai eu envie d'aller faire de belles photos dans la forêt, pendant que tout est blanc et gelé. Envie de me promener dans le silence étouffé de mes pas, dans le froid caressant de la neige. Et de vous faire partager tout ça. Malheureusement, il y a un obstacle à tous ces beaux projets, et cet obstacle s'appelle « retard dans mes révisions ».

Je suis censée avoir révisé toute ma stylistique latine et mes cours de grec moderne depuis le début de l'an dernier pour demain. Or, j'ai à peine entamé la liste de vocabulaire et les mots grecs ne rentrent décidément pas dans ma cervelle réfractaire. Certes, j'ai eu toutes les vacances pour travailler, mais vous savez ce que sont les vacances de Noël.

Hier, j'ai séché une heure et demi de cours, pour avoir le temps de travailler. Résultat des courses: j'ai mis deux heures et vingt minutes pour rentrer chez moi! (Il n'y a que la SNCF pour annoncer un incident incendie alors que toute la région est figée sous la neige et le verglas...) Alors quand je suis rentrée chez moi, après le dîner, je me suis dit qu'une pause s'imposait, avant d'attaquer les types de phrases chez les historiens latins.

robin

J'ai donc lancé le DVD de la série « Robin des Bois », version BBC. Seulement, au lieu de regarder un épisode, comme prévu, j'en ai regardé neuf. Alors forcément, à quatre heures du matin, il n'est plus temps de réviser. Mais c'est de la faute de la BBC aussi! On n'a pas idée de faire une série qui soit si bien! Et puis c'est Robin des Bois quoi...

Tout ça pour dire qu'au lieu de photos, vous aurez peut-être, un jour, un post sur Robin des Bois. De toute manière, il faut que je vous parle de tous ceux que je connais! Sur ce, je retourne à mes hypothétiques en grec moderne... en écoutant Simon & Garfunkel.

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