13 novembre 2012

Bientôt au cinéma

Le superbe reportage d'Hélène Milano, Les Roses noires, dont je vous ai déjà parlé, sort en salle le 28 novembre ! (plus d'information sur le site Allociné)

Des jeunes filles des cités parlent de leur vie dans la cité, de leur place dans la société, se posent des questions sur les relations avec les garçons, l'école, l'amour, le tout "à travers le prisme du langage"*. Tout part d'une réflexion sur leur rapport à la langue et au langage. On ne peut plus passionnant, et très touchant.


Les Roses noires (bande-annonce)

* Cette expression n'est pas de moi, mais je ne me rappelle pas son origine.

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24 avril 2012

Arts martiaux et vieux navet

La découverte et le visionnage récents de la série animée Avatar : le dernier Maître de l'air* m'a donné envie de revoir de vieux films d'arts martieux, que j'ai jadis empruntés (et jamais rendus) à mon père.

Ce soir, j'ai retrouvé Les Arts martiaux de Shaolin. Un film de 1986. Et heureusement qu'il ne dure pas plus d'une heure et demie.

Les_arts_martiaux_de_Shaolin

Au menu : une image de piètre qualité malgré sa restauration, des combats en accéléré et beaucoup trop longs, dont la chorégraphie est gâchée par les bruitages affreux, de l'humour, une musique hideuse et extrêmement vieillie, de superbes paysages alternant avec des décors en carton pâte, des costumes aux couleurs chatoyantes, des dialogues minimalistes et des jeux d'acteurs qui se rattrapent avec leurs capacités au combat. Vous l'aurez compris, c'est inégal. Ah oui, et il y a Jet Li. Mais ça fait peu.

Du coup je vais continuer ma quête de vieux films avec des arts martieux. Et rerereregarder Tigre et Dragon et Le Secret des poignards volants.

* Cette série fera l'objet d'un prochain article, quand j'aurai réussi à écrire de façon posée et raisonnable sur le sujet, et à repousser la midinette qui est en moi.

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22 mars 2012

^_^

Ce soir, j'ai regardé Pour une poignée de dollars...

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31 décembre 2011

Oh my God !

Me fiant au titre, je ne suis allée voir ce film que parce que le reste ne me tentait pas. Au moins, ça avait l’air amusant, divertissant, distrayant. Et ça, pour sûr, ça l’était. Entre rire et sourire, une petite larme d’émotion à un moment ou à un autre (je suis une vraie madeleine, et en général une spectatrice pas trop difficile). On ressort de ce film de bonne humeur. Mais ce film n’est pas seulement une comédie sentimentale facile et sans scénario comme la traduction du titre nous donne envie de le croire, et le cœur du sujet n’est pas la création du vibromasseur, comme nous donne aussi envie de le croire la traduction du titre. C’est en tout cas l’impression que j’ai eue.

Oh my God !

Pour comprendre où je veux en venir, il suffit de lire le titre orignal : Hysteria. Je me demande ce qui a empêché les producteurs d’opter pour un titre bêtement traduit ou même pour un titre pas traduit du tout. Parce que le jeu de mot vaseux de notre titre français n’est pas hyper attirant, je trouve. Ceux qui cherchent des films un minimum intéressant risquent de passer à côté, et ceux qui sont en quête de films à l’humour bien lourd seront déçus.

Parce que l’humour ici est léger, et sert un propos des plus louables. On parle ici d’une date-clef dans l’histoire de l’émancipation des femmes, de celle où l’on cessa de diagnostiquer cette mystérieuse maladie qu’était l’hystérie. Le film se passe à un moment où plusieurs révolutions ont lieu : la médecine commence à évoluer – on se lave les mains, on prône l’hygiène plutôt que les saignées – les suffragettes sont en pleine ébullition. Et à côté de ça, les petits bourgeois encroûtés dans leurs préjugés et guindés par leur bonnes mœurs refusent de voir leur monde changer – il est vrai qu’il est plus facile de rejeter tous les maux sur la Femme, alors soignée pour hystérie, et si elle finit devant le juge, elle risque sanatorium et hystérectomie.

Comme ce film parle des femmes, forcément, la galerie de personnages féminins est impressionnante. Ça change de ces films où l’on a un personnage féminin dans le rôle de la cruche, un autre dans un rôle vaguement secondaire et c’est tout. Même si les rôles principaux sont tenus par des hommes, on a suffisamment de femmes pour en faire un film équilibré, et le personnage de Charlotte pèse lourd. Elle est admirable, elle qui se débat pour sortir de sa condition, n’a que faire du qu’en-dira-t-on et fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire bouger les choses.

En quelques mots : un film plus sérieux qu’il n’en a l’air, bien plus intéressant que le titre nous le laisse penser, mais qui reste amusant et drôle, léger après les repas trop lourds de Noël et du Nouvel An.

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22 novembre 2011

Intouchables

Résumé (allociné)

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

Intouchables

 

Bon, alors, comme souvent, le résumé est loin de rendre hommage au film. D’autant moins que j’avais lu une critique qui analysait le terme « intouchables » avec beaucoup plus de justesse : bien loin d’être intouchables parce qu’au-dessus des autres, ils sont plutôt vus comme appartenant à la caste indienne des intouchables, ces hommes au plus bas de l’échelle sociale, exclus du système. Ce qui correspond bien mieux à nos deux lascars.

Non que Philippe soit un opprimé au sens social du terme : il est riche, immensément riche, habite un hôtel particulier de toute beauté au cœur de Paris et se paye même le luxe d’un jet privé. Mais voilà, il est paraplégique. Ce qui fait de lui un être totalement dépendant, malgré toute sa richesse.

Par contre, Driss, lui correspondrait effectivement à la description d’un intouchable en Inde. Jeune homme des cités, exclu du système. Homme de rien, qui se pointe à l’entretien pour toucher ses assédics, qui sort de prison, qui n’a aucun savoir-vivre. Mais qui en même temps est le seul à ne pas regarder Philippe avec pitié. Lui n’est rien au regard de la société, il ne vaut rien, n’a aucun pouvoir. Mais, pour Philippe, il est tout : « ses bras et ses jambes » d’abord, mais tant d’autres choses aussi.

L’alchimie des personnages est extraordinaire. Même les personnages secondaires sont excellents : de l’adolescente qui sort avec son « plumeau » à la jolie secrétaire en passant par Yvonne (je ne parvient pas à nommer le rôle qu’elle a dans tout ça) et la famille de Driss. On rit franchement, mais sans pour autant faire de mal aux personnages. Ce que je veux dire, c’est que, pour une fois, on ne rit pas aux dépens des personnages, ils ne sont pas ridicules. Jamais. On n’oublie pas l’importance de l’Homme-avec-un-grand-H, que l’on voit tel qu’il est.

Ce film est tellement bon que je ne parviens pas à l’exprimer tel que je le voudrais. Un film drôle, profond, humain, profondément drôle, drôlement humain, profondément humain ? Sans doute n’y a-t-il pas grand chose à ajouter.

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Vidi

Ce week-end, alors que le travail m'attendait sagement sur mon bureau :

- rererere-vu My Fair Lady ;

- été au cinéma pour voir Intouchables : salle comble, un dimanche matin à 10h, impressionnant. Mais ça valait le coup.

(PS : les liens pointent sur l'article leur correspondant.)

My_Fair_Lady Intouchables

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26 octobre 2011

The Artist

A une époque où tout film se doit de paraître en 3D, histoire de faire tomber quelques euros de plus de la poche du chaland, sortir un film non seulement 2D, mais encore noir et blanc ET muet, c’est un pied-de-nez qui n’a pas manqué de me faire sourire… et de me donner envie d’aller le voir. En outre, l’affiche est très belle.

The artist

Un film muet qui traite du passage du cinéma muet au cinéma parlant. L’histoire du cinéma dans les films, voilà un thème que j’ai toujours beaucoup aimé : une mise en abyme de plus (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu Singing in the rain). L’image est belle, les acteurs sont superbes, l’histoire est touchante. Et le film n’est pas muet à 100% : l’utilisation du bruitage en fait un jeu sur et avec le matériau-même du film. Absolument génial !

L’ambiance est changeante : on passe de l’euphorie que le spectateur contemple, d’un œil peut-être vaguement critique ou dubitatif, au drame psychologique où l’acteur frise la folie – j’ai du mal à mettre un nom sur les genres, j’espère que vous me pardonnerez mes approximations et erreurs. Un bout de romance plus ou moins abouti, une chute et une renaissance, sur fond de crise économique.

De petits rires, de francs sourires, quelques larmes devant l’émotion qui se dégage des traits des acteurs. Les regards, rendus plus intenses par le noir et blanc, sont beaux; et lorsqu’ils brillent de larmes contenues, je ne peux m’empêcher de sentir les miens picoter. Un très beau film qui met en scène une histoire dans laquelle nous font entrer facilement d’excellents acteurs.

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16 octobre 2011

Paris en musique

Ce matin, à la séance de dix heures, j'ai vu un film qui met de bonne humeur, un film dont la musique reste dans la tête, un film d'animation, un film français, un film parfait. Ce matin, j'ai vu Un monstre à Paris.

vu le 16/10/2011 ; 3D

Un Monstre à Paris

Le Paris du début du XXe siècle, avec ses rues pavées, ses quartiers tordus, ses toits aux mille cheminées. Un projectionniste timide, Émile, en pince pour la jolie guichetière, Maud. Son ami Raoul, personnage épuisant mais fort sympathique malgré tout, est livreur. Là-dessus on ajoute la chanteuse à la voix magique, Lucille, un méchant préfet, un policier intègre, un singe fort intelligent, un savant fou parti en voyage, et une puce. Vous avez ainsi une panoplie de personnages qui fait des miracles.

Le caractère bien trempé des unes complète fort bien la timidité maladive des autres, l’assurance exaspérante de certains est nuancé par la modestie d’autres. Un savant mélange, justement dosé, pour un film délicieux. Dialogues rythmés, jeux de mots, malice. Ces personnages nous donnent envie de les rencontrer.

L’histoire, si elle est assez classique, n’en est pas moins réussie. Au contraire ! Un mélange de Belle et la Bête, mais qui n’est pas une histoire d’amour. Au cœur de l’intrigue, la musique, et la différence. La bande-son est géniale et donne envie de se trémousser pendant tout le film. -M- et Vanessa Paradis : deux voix que j’aime particulièrement, réunies pour un même film. que demander de plus ?

Quant à l’aspect visuel, même si la troisième dimension n’apporte pas grand chose (pour ne pas dire rien), les décors, les couleurs, bref l’esthétique tout entière du film est une véritable réussite ! Ce Paris 1910 en crue est une véritable œuvre d’art. Art un peu naïf, un peu décors de théâtre de marionnettes : mais après tout, ne sommes nous pas au spectacle ?

Conclusion : il faut aller voir Un monstre à Paris. Film d’animation français, avec plein de voix connues d’artistes appréciés (-M- et Vanessa Paradis, bien sûr, mais aussi Gad Elmaleh, Ludivin Sagnier et j’en passe…), rythmé et entraînant. Un très bon moment à passer !

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15 octobre 2011

Attention, navet

"Cinéma : lieu dangereux en raison des risques de projection de navets." (Marc Escayrol)

Alors. Il y a quelque temps, je me suis arrêtée devant les affiches des Trois Mousquetaires, qui promettaient un film juste comme il faut : à côté de la plaque, avec costumes anachroniques, têtes de méchants au regard sombre et crétin, coiffures complètement ridicules (le brushing d'Orlando Bloom) et un côté décalé qui me faisait marrer toute seule dans les couloirs du métro.

Du coup, hier soir, avec Cécile, on s'est lancé. Résultat épique.

vu le 14/10/2011 ; 2D ; VOST

The Three Musketeers

J’en suis restée comme deux ronds de flan. Même une fois revenue au grand air et dans la foule nocturne d’un vendredi soir par beau temps, terrasses débordantes et trottoirs débordés, je n’en revenais toujours pas. Difficile de savoir que penser d’un tel OVNI. Parce que, oui, ce film est un OVNI. On ne peut pas dire qu’il s’agit ici de cape et d’épée, ce n’est pas non plus de la science-fiction, ni de la romance, ni du délire complet (quoique), ni historique (surtout pas historique), ni de l’espionnage. C’est bizarre.

Du côté de l’intrigue, c’est pauvre. Ou plutôt, l’intrigue originale du roman, somme toute assez simple et linéaire mais diablement efficace, a été étoffée de tas de détails aussi grotesques qu’inutiles. Les aéronefs, non contents d’être totalement anachroniques et hors contexte, n’ajoutent strictement rien à l’histoire. Là où nous aurions pu avoir de folles chevauchées à travers le pays, nous avons un pseudo-voyage en ballon sans intérêt. Et surtout, là où le roman de Dumas parvient à nous tenir en haleine tout au long de ses quelques centaines de pages – mais qui est cette mystérieuse femme qui a rendu Athos complètement apathique ? – le film nous donne la réponse, édulcorée, dès l’introduction. Question tension, c’est donc raté.

Les personnages sont ce qu’ils sont, même si Louis XIII n’est pas vraiment réussi dans son rôle de bouffon. Les mousquetaires sont assez caricaturaux, mais après tout, les originaux ne sont pas beaucoup plus nuancés. Constance est niaise et son histoire avec d’Artagnan l’est tout autant : de ce point-de-vue-là, au moins, les scénaristes sont restés dans le ton. Richelieu est assez réussi, ainsi que la Reine – quoique l’actrice ait une voix assez étrange. Par contre, ils ont complètement détourné le personnage de Buckingham, ce qui est fort dommage. Quant à Milady, personnage réellement tordu et intriguant, elle est dépeinte comme la traitresse de base, à tel point qu’elle en devient prévisible. Adieu le côté obscure et honteux du personnage !

Malgré tout, on peut noter quelques touches positives : les scènes de combat (à l’épée, pas celles avec canons et mitrailleuses) ont un bon rythme, et les costumes sont ma foi réussis. Complètement revus et corrigés, mais beaux. (Et puis j’aime le côté « mettons des pendants d’oreille à tous les acteurs ».) Cependant, les duels manquent de la légèreté des vrais films de cape et d’épée : ici on a plus affaire à des combats façon film d’action, mettant en scène des bourrins et de l’artillerie lourde. Ah, et aussi : le passage Louvre-Versailles sans arrêt est raté. Bien sûr, quand on ne fait pas la différence parce qu’on habite de l’autre côté de l’océan, ça ne doit pas gêner plus que ça. Mais pour quiconque a vécu en région parisienne et parcouru la galerie des Glaces plusieurs dizaines de fois, l’incohérence dérange. Cela dit, on n’est plus à ça près.

Pour conclure ? J’ai été surprise. Je m’attendais à un navet, mais pas de ce type-là. Film à voir si l’on a envie de se vider l’esprit et de ricaner pendant une heure et demi, sinon, ce n’est pas la peine.

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21 février 2011

Les Femmes du 6ème étage

Quand nous sommes partis pour le cinéma, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. J'avais certes lu une critique pas trop mauvaise, mais j'ai pour habitude d'éviter de me fier aux critiques. Pour tout dire, j'y allais surtout pour Fabrice Lucchini, que j'ai appris à apprécier.

Les_femmes_du_6e_3

Ouverture sur une scène de réveil, sous les toits parisiens : la journée commence pour les bonnes qui y logent. En descendant chez les bourgeois, la radio nous met au parfum, l'histoire se passe sous De Gaulle.

Un scénario cousu de fil banc, dont j'ai espéré à chaque minute qu'il allait me surprendre, mais qui préférait la simplicité de l'histoire convenue. Qu'à cela ne tienne, si le récit manque de piment et d'imprévu, il ne manque pas d'épices et de sel. On entre dans le film sans s'en rendre compte, et lorsque le générique de fin apparaît, nous nous levons avec un sourire jusqu'aux oreilles.

Les_femmes_du_6e_1

Des scènes drôles, malentendus, gaffes ; une ambiance bon enfant qui allège le cœur et éclaircit le ciel gris de ce triste mois de février. Et pourtant, ce film fait s'entrechoquer deux mondes radicalement différents.

Tout là-haut, perché au sixième ciel, le monde haut en couleurs et en douleurs des bonnes espagnoles, qui arrive du pays chacune avec ses rêves et ses blessures. En dessous, l'univers des bourgeois, engoncés dans une vie qu'ils n'ont pas forcément choisie.

Les_femmes_du_6e_2

Ce n'est pas pour l'histoire qu'il faut voir le film, mais pour ses acteurs, tous excellents. Lucchini est loin du personnage extravagant que l'on connaît, et les actrices espagnoles, chacune dans son personnage, sont réjouissantes.

Il y a des clichés, mais ils ne sont pas lourds. Il y a de la guimauve, mais c'est trop bon.

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