Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

19 mars 2011

I wonder how, I wonder why !

Au début, je trouvais que Full House était la pire des séries que j'ai vues jusque-là. Mais une série qui passe Lemon tree en bande-son ne peut pas être si mauvaise, si?

Posté par incitatus à 22:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 mars 2011

Coffee Prince - 커피프린스 1호점

Ce titre, je l'avais déjà entendu il y a longemps, à l'époque où je passais des heures sur youtube à cause des Super Junior. Alors j'avais vu une parodie de Coffe Prince. Mais comme j'ignorais jusqu'à l'existence de séries en Corée, je n'y avais rien compris.

Coffee_Prince

L'autre jour, quand j'ai vu dans la filmographie de Kim Jae-Wook (김재욱) qu'il y avait Coffee Prince, j'ai à peine hésité avant d'aller satisfaire ma curiosité. Il m'a fallu pas mal de temps avant de trouver les épisodes, mais en fin de compte, j'ai pu regarder cette série, qui m'a grandement remonté le moral alors que je déprimais et angoissais depuis deux semaines.

Coffee_Prince_2

Le carré amoureux.

Ce n'est pas compliqué, Coffee Prince est une comédie romantique. Comédie effectivement : les personnages sont tous plus ou moins crétins, handicapés du sentiment en puissance et ont un don particulier pour se fourrer dans des situations tordues. Romantique, oui, aussi : deux histoires de coeur entremêlées, sans compter les personnages secondaires, des malentendus, des crises de jalousie. J'ai souri bêtement pendant les dix-sept épisodes. Un sourire bien niais accroché aux lèvres, le coeur léer pendant ces quelques heures, la bonne humeur retrouvée le temps d'un week-end.

Coffee_Prince_1

Yoon Eun-Hye dans le rôle de Eun-Chan. Elle est troooop chou!

Pour l'histoire, elle est tordue. Mais grosso-modo, Eun-Chan est une jeune fille qui s'est retrouvée à la tête de sa famille quand son père est mort, et elle travaille d'arrache-pied pour nourrir sa mère et sa soeur. C'est un tel garçon manqué que beaucoup la prennent pour un homme au premier abord. Bien sûr, pour persister dans son erreur pendant plusieurs mois en la côtoyant tous les jours, il faut vraiment être abruti. Mais c'est ce qui arrive à Han Kyul. Lorsqu'il tombe amoureux d'elle - qu'il prend pour "lui" - il se pose plein de questions. Entre temps, il a été obligé de relancer un café qui menaçait la ruine. Dans le café restauré, trois garçons, Eun Chan (le quatrième en quelque sorte), le cafetier et Han Kyul le manager. C'est avec cette joyeuse troupe que les épisodes défilent.

Coffee_Prince_3 Coffee_Prince_4 Coffee_Prince_5

Pas de vrai méchant dans l'histoire, et c'est sans cette particularité qui donne le sourire à tout instant. Chaque personnage a sa part d'ombre mais n'est jamais véritablement méchant. Du coup, pas d'inquiétude, on peu rire franchement.

Un drama que je recommande à tous les dépressifs de la planète, et à quiconque se sent le vague à l'âme.

Posté par incitatus à 09:33 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

16 mars 2011

Antique Bakery - 서양골동양과자점 앤티크

J'ai pour mauvaise habitude, après avoir vu un film ou une série (pas forcément coréens d'ailleurs), d'aller voir la liste des acteurs puis la filmographie de ceux-ci (pas tous bien sûr), en quête d'éventuelles coïncidences. C'est ainsi qu'après avoir regardé Goong, j'ai observé la filmographie de Joo Ji Hoon (주 지 훈). Quelle ne fut pas ma surprise, quand j'y découvrit un film qui s'intitulait Antique bakery ! Immédiatement, j'allai vérifier s'il s'agissait bien, comme je le pensais, d'une adaptation du manga du même titre, que j'avais lu il y a déjà quelque temps. Bingo !

Antique_bakery

Le manga d'origine.

Aussitôt je googlise la chose, en quête d'une version du film avec des sous-titres, si possible en français. C'est ainsi que samedi soir, attendant le retour de mon frère sorti prendre des photos de nuit, j'ai regardé Antique bakery.


antique1

La base : un jeune homme ouvre une pâtisserie, alors qu'il n'aime pas les gâteaux. Il embauche un des meilleurs pâtissiers, qui se trouve être un ancien camarade de lycée. Ce dit camarade lui avait d'ailleurs déclaré sa flamme le dernier jour des cours, mais s'était fait méchamment rembarrer. Là-dessus, on ajoute un ado qui rêve d'apprendre à faire des gâteaux et une espèce de géant doté de deux mains gauches. On obtient une espèce de comédie, sur fond de mystère policier – qui est donc cette personne qui a assassiné deux enfants en deux mois en les gavant de gâteaux? – et de pseudo-romance.

antique2

Les personnages ont tous leur secret (mais pourquoi ouvrir une pâtisserie quand le sucre vous rend malade?), que l'on découvre au fur et à mesure de l'histoire. L'enquête apparaît petit à petit, jusqu'à envahir l'espace du film et de la boutique. Des scènes quasi-parodiques (enfin, j'espère, parce que sinon ça fait peur), des images de gâteaux qui font saliver et des acteurs pas désagréables à regarder.

Antique_2

Kim Jae Wook, une des bonnes raisons de regarder ce film. (Le pouvoir des lunettes.)

Par contre, il y a dans l'histoire un pâtissier français. Et je ne sais pas où ils ont été dégotter cet acteur, mais mon Dieu qu'il joue mal ! Je ne sais si c'est parce que c'est ma langue et que en comparaison je ne suis pas capable de discerner un mauvais jeu chez les acteurs coréens, ou si c'est parce qu'il est vraiment mauvais, mais le résultat est... assez catastrophique. Et il n'est même pas beau. Par contre, entendre les autres acteurs parler français... =D

Posté par incitatus à 22:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

13 mars 2011

Goong, princess hours - 궁

Guimauve et eau de rose sont ce que j'ai trouvé de mieux pour lutter contre la morosité de mes journées. S'abrutir devant une romance pleine de clichés est un des meilleurs remèdes pour ne plus penser à rien (tellement que j'en ai oublié mes conseils de classes).

Goong_1

Une histoire qui commence avec une voix off : "on veut raconter une histoire de prince et de princesse, et comme il n'y a plus de monarchie en Corée, on va faire comme s'il y en avait encore une". Sorte d'uchronie, donc. Je pense que c'est ce qui m'a fait accrocher au début.

Goong___ChaeKyung

Chaekyung, la princesse qui refuse d'abandonner sa liberté.

Dans cette série, plus que dans les autres, il y a les petites répliques que j'adore, comme "ne dis pas n'importe quoi, ce genre de chose n'arrive que dans les dramas". J'ai remarqué que les Coréens en étaient friands, puisque dans toutes les séries que j'ai vues jusque là, on y a droit au moins une fois.

Goong___Shin

Shin, le prince héritier, enfoiré affectif notoire avant de devenir un véritable handicapé du sentiment.

Un petit résumé, maintenant? Une fille de base épouse le prince héritier de la Corée parce que leur grand-père les avaient fiancés avant même leur naissance. À noter qu'elle accepte l'arrangement parce que sa famille est poursuivie par les créanciers. À noter aussi qu'elle doit être une des seules filles à ne pas être sous le charme de ce prince. On ajoute à ce tableau la fille qui sortait avec le prince et a refusé sa demande en mariage pour poursuivre sa carrière de ballerine puis revient sur sa décision, ainsi que le cousin royal, ancien prince héritier dont le père est mort et qui a été obligé de quitter le pays à l'âge de cinq ans, et qui, évidemment, va tomber amoureux de la princesse. On retrouve le carré enfoiré affectif / jeune première naïve / amoureux transi / garce jalouse. Sauf que là, la garce n'est pas si garce que ça, et que l'amoureux transi finit par aller trop loin.

Goong___Yul

Yul, l'héritier abandonné amoureux transi, que sa mère va tout faire pour mettre sur le trône alors que lui ne veut qu'une chose : la princesse.

Plein plein plein de clichés (sur le choc des cultures, la vie protocolaire du palais VS les libertés du lycée etc), donc, mais sincèrement, c'est drôle. Les couleurs agressent l'oeil (ainsi que l'orthographe des sous-titres, mais c'est une autre histoire), mais les costumes sont très beaux (enfin, les costumes traditionnels en tout cas). Et les personnages secondaires sont vraiment bien (j'ai eu un faible pour la reine mère, trop chou, la soeur du prince, trop classe avec ses cheveux à la garçonne et pour la meilleure amie de la princesse, pour le friendship power).

Goong___Reine_m_re

La Reine mère, qui a un rôle comme je les aime, sorte de grrand-mère rassurante, présence puissante et réconfortante dans la froideur du palais.

Et puis en bonne spectatrice, j'ai suivi l'évolution de l'histoire d'amour avec avidité. Scènes hilarantes, d'autres choupinesques à souhait. Et évidemment, j'ai pleuré comme une madeleine quand il le fallait, et la fin m'a fait sourire comme une abrutie.

Parfois, ça fait du bien.

Bonus : la chanson principale a fini par me rappeler quelque chose. Quand j'ai vu qu'elle s'intitulait "Perhaps love", je me suis rendu compte qu'elle était sur mon blog depuis décembre 2006! Par quel miracle, me direz-vous? Et bien, à l'époque, j'avais été voir une comédie musicale chinoise au cinéma et j'avais mis cette chanson pour illustrer l'article, pensant qu'elle appartenait au film. Désormais je sais que non, j'ai pu identifier qu'il s'agissait de coréen, et non de chinois. J'avais donc déjà un pied dans la culture coréenne il y a plus de quatre ans!

Posté par incitatus à 01:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 mars 2011

Ce n'est pas si long...

... six jours d'absence.

J'en ai profité pour commencer mon mémoire (on peut même voir quelques bribes de mon travail ici - mais je vous préviens, ce n'est guère intéressant pour l'instant).

J'en ai profité pour finir Goong (un post est à venir, bientôt).

J'en ai profité pour regarder l'épisode 7 de Skins (et même qu'il y a du Shakespeare dedans). C'est fou comme la B.O. de cette série est bien !

Les soucis m'assaillaient comme une nuée de chauves-souris autour de ma tête. À tel point que j'en ai oublié les conseils de classe, qui se tenaient la semaine dernière.

Se lever le matin relevait de l'automatisme. Si j'avais commencé à penser, alors je n'aurais plus voulu me lever. Jamais. Rester enfouie dans la chaleur duveteuse de ma couette.

Ce n'est qu'avec les rayons du soleil léger que j'ouvrais les yeux. Afin de me réveiller et d'alléger mes épaules, C.N. Blue.




Posté par incitatus à 17:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 février 2011

You're beautiful

Si on ne m'avait pas dit – si je n'avais pas lu – qu'il s'agissait d'une parodie, j'aurais eu peur. Et même si j'étais au courant, l'affiche m'a un peu inquiétée. Je crois que de tout ce que j'ai vu jusque là, c'était le plus gratiné.

Beautiful

De quoi s'agit-il? La trame est simple : une jeune fille qui s'apprête à prononcer ses vœux définitifs dans le couvent où elle a été élevée se voit demander de prendre la place de son frère jumeau, chanteur de pop qui est sur le point de signer un contrat pour intégrer le groupe le plus populaire du pays. C'est ainsi que Go Mi-Nyu intègre le boys band A.N.Jell sous l'identité de son frère Go Mi-Nam. S'ensuivent évidemment complications, secrets et intrigues amoureuses en tout genre.

Chacun des personnages est une caricature ambulante : du leader qui ne pense qu'à son image au mec super intelligent et gentil en passant par la garce jalouse et manipulatrice. Certaines situations sont réellement drôles, et d'autres ne le sont que parce que j'ai eu le(a) malheur/courage/bêtise (chisissez l'option que vous préférez) de regarder des fanvids sur les Super Juniors, à l'époque lointaine où je perdais beaucoup de temps sur Yout*be.

youre_beautiful_parkshinhye_1

À côté de cette peinture parodique du monde du show-biz (et sans doute – j'espère – de la comédie romantique, tant on cumule les clichés), on retrouve le thème du mensonge qui prend les acteurs à leur propre jeu, l'handicapé du sentiment (ou enfoiré affectif, tout dépend du point de vue), le grand cœur amoureux et chevalier servant qui voit l'objet de son amour fuir pour un autre, les mystères de la parenté perdue et qu'on doit/cherche à retrouver.

Cette fois-ci, pas de Lee Jun-Ki (désolée Bambou, j'ai achevé sa filmographie avec Hero), mais une actrice vraiment chou, et deux ou trois acteurs sur lesquels on ne va pas trop cracher non plus. Cela dit, celui qui est élu par la protagoniste n'a pas eu l'heur de me plaire, et je suis un peu restée sur ma faim.

Go_Mi_Nam_You_re_Beautiful__22112009021808

Par Shin-Hye as Go Mi-Nam, l'actrice "vraiment chou"

La guimauve n'était donc pas de première qualité, mais assez efficace pour me faire oublier mes soucis le temps d'un visionnage.

Posté par incitatus à 22:50 - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , ,

20 février 2011

한글

Ça y est, elle a complètement craqué, allez-vous penser.

Mais non, je n'ai fait qu'acheter un manuel de coréen chez G*bert. Parce que je finis toujours par me demander comment fonctionne une langue. A fortiori quand elle n'est pas indo-européenne. Alors quand j'ai appris que le coréen était de la même famille que le turc et le hongrois, je n'ai pas pu résister.

9782915255492FS

Une langue asiatique certes, mais qui n'a rien à voir avec le chinois. Une langue qui a un alphabet de vingt-quatre lettres, c'est déjà un bon point, non? Certes, ils utilisent encore les caractères chinois, mais tout le monde ne peut pas les lire là-bas. Ils sont réservés à une élite intellectuelle, d'après ce que j'ai compris.

Et sur cet alphabet (parce que l'histoire des écritures est au moins aussi passionnante que celle des langues), j'ai lu ici quelque chose de très intéressant:

«[Le Hangeul (nom de l'alphabet coréen)] présente la particularité unique d´avoir été créé de toutes pièces et de façon rationnelle au 15ème siècle de notre ère à l´initiative du roi Sejong (…).

Les 14 consonnes et 10 voyelles qui constituent cet alphabet reproduisent avec une rare exactitude tous les sons de la langue coréenne. Les consonnes représentent graphiquement la position des organes phonatoires (…).

En revanche les voyelles trouvent leur origine dans les principes cosmiques de la philosophie taoïste. Elles sont en effet des combinaisons des trois éléments de base : le point (.), pour le ciel; le trait horizontal (_), pour la terre; le trait vertical (|), pour l’homme. »

Korean_Hangul

Comme tout système linguistique, il a une signification politique très importante, puisque le roi Sejong a vu les grands du royaume s'opposer à ce progrès, synonyme de démocratisation de la culture. Alphabet tellement lourd de symbole qu'il a été interdit lors de l'occupation japonaise, et qu'aujourd'hui le 4 octobre – cet alphabet a été promulgué le 4 octobre 1446 par Sejong – est jour de fête nationale en Corée*.

Prochaine étape : trouver une vraie grammaire du coréen, parce que ce manuel n'est pas assez complet. Et surtout, il n'est pas organisé de façon assez rigoureuse.

* Alors la Fête Nationale a une date indéterminée, puisque les sites se contredisent tous les uns les autres. A priori ce serait plutôt le 15 août, jour de la libération. Mais la Fête du Hangeul existe vraiment (le 4 ou le 9 octobre selon les sources).

NB : le titre de cet article se transcrit « hangeul »

Posté par incitatus à 11:28 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,

15 février 2011

Hero

Ces derniers jours, j'ai regardé une nouvelle série coréenne, la plus récente dans la filmographie de Lee Jun-Ki. Pourtant, je n'avais pas de révisions... Peut-être était-ce l'effet de l'attente des résultats? Peu importe, j'ai donc découvert Hero.

Lee_Jun_ki_drama_Hero_sold_to_5_countries

Présentée comme une comédie, avec comme à chaque fois un résumé qui ne résume pas vraiment l'intrigue, passés les cinq premiers épisodes, je n'ai plus compris pourquoi ils appelaient ça une « comedy » sur le site.

Certes, quiproquos, malentendus, gags et situations burlesques peuplent les premiers épisodes, mais bien vite, une sombre histoire de meurtre, de manipulation politique, de mensonge vient entacher cette atmosphère légère.

Hero0300_58_27

Les méchants au pouvoir, les gentils sans un rond, un peu caricatural tout ça. Mais peu importe, j'ai accroché à l'hameçon. Et au milieu de tout ça, un personnage trouble, dont on ne sait pas où il veut en venir. Il ne s'agit même pas du personnage principal.

Une histoire qui prend pour décors le milieu médiatique et pour protagoniste un reporter entêté (Lee Jun-Ki joue aussi bien le parfait abruti que l'homme blessé par un lourd passé). Autour de lui gravitent une équipe de reporters soudée, une équipe de police unie, et le reste du monde, qui refusent de les entendre.

Hero0701_54_25Hero0701_33_41

Deux mouvements dans l'intrigue : d'abord on réveille une vieille histoire et on révèle une vérité enfouie. Puis on assiste à un bras de fer (éprouvant pour les nerfs du téléspectateur) entre deux journalistes, deux directeurs, deux journaux. Un bras de fer musclé en pouvoir et vérité.

hero1_00161

Rien que pour la fin qui fait sourire bêtement et pour les scènes choupinous qui émaillent les épisodes, ça valait le coup.

Posté par incitatus à 02:31 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 février 2011

The Hotel Venus (ou presque)

Une production japonaise de 2004, premier film de Lee Jun-Ki. Le trouver en ligne n'a pas été chose facile, et j'ajouterais même que c'est quasiment impossible. Avoir avoir délaissé google.fr pour google.com, j'ai trouvé deux liens de téléchargement. J'ai finalement réussi à voir le film avec les sous-titres en anglais, presque dans son intégralité. Presque. Déjà, entre la première et la seconde partie, j'avais l'impression qu'il manquait un morceau. Mais quand la deuxième moitié du film s'est achevée en plein climax, j'ai cru que j'allais m'étouffer d'indignation devant mon ordinateur!

C'était de loin le meilleur film de tous ceux que j'ai vus ! Enfin, meilleur, je ne sais pas, mais intelligent, ça c'est sûr. Un film qui a des allures téléramesques. Noir et blanc, lent, belles images, une histoire étrange... certes, dit comme ça, ça ne fait pas envie. Mais si je cite cette critique, ça fait tout de suite mieux :

« ...il est des films qui ne ressemblent à aucun autre. The Hotel Venus est de ceux là. Situé dans un endroit non défini, et non définissable, l’hôtel des âmes égarées est anachronique, atypique, ne possède rien de commun ; parfois un élément glané çà ou là peut rappeler un pays, une culture, une vie passée... où se situe ce pays que nul ne semble connaître, qui n’apparaît sur aucune carte et où tout le monde, peu importe sa couleur et son pays d’origine, parle la même langue ? est-ce un pays rêvé, fantasmé ?... »

The Hotel Venus

Au centre de l'histoire, un hôtel, ou quelque lieu qui s'en rapproche. Un peu décrépit, silencieux, presque froid mais pas tout-à-fait. Là, vivent des âmes solitaires, qui trainent un passé qu'elles tentent d'oublier et qui ont laissé leur nom à la porte d'entrée. Il y a Chonan, narrateur et sorte d'homme à tout faire au passé douloureux, Boy, jeune homme qui se prend pour un tueur et se demande ce que signifie « être fort », Soda, qui rêve de devenir fleuriste, Doctor et Wife, couple entredéchiré et Vénus, la tenancière de l'hôtel. Arrivent Guy et Sai, un homme et une petite fille aux vêtements et chaussures de femme qui refuse de parler.

L'immobilisme et le silence du départ s'effritent peu à peu. Cette espèce de fable, qui navigue entre rêve et cauchemar, a sans doute un sens. Mais ce sens m'échappe dans la mesure où je n'ai pu voir la fin...

Il ne me reste plus qu'à chercher le DVD, mais je ne l'ai pas trouvé à moins de $71,99 en import de l'autre bout de la planète. Internet n'a finalement pas toutes les réponses.

(Et puis l'acteur principal a quelque chose de très particulier... Son visage coupé au couteau, très anguleux. Une espèce de beauté étrange, que je n'ai pas réussi à retrouver sur les photos. Il entre parfaitement dans le film, dans l'atmosphère mystérieuse de cette histoire. Et les deux actrices, qui jouent Soda et Wife sont très belles - Jo Eun Si (Soda) a un regard... Et n'oublions pas Lee Jun-Ki, n'est-ce pas bambou?)

Tsuyoshi Kusanagi Jo Eun-Ji Mini Nakatani Lee Jun-Ki

Comme je n'ai pas trouvé de photos du film, je vous laisse avec les quatre acteurs (cliquer pour agrandir): Tsuyoshi Kusanagi, Jo Eun-Ji, Mini Nakatani et Lee Jun-Ki. (C'est amusant, rien qu'à leurs noms on peut savoir s'ils sont japonais ou coréens...)

Posté par incitatus à 23:44 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

30 janvier 2011

Heartbreak library

J'ai découvert dans My girl, et dans un style très différent de Lee Jun-Ki, Lee Dong-Wook. Dans sa filmographie, composée essentiellement de dramas, il y avait un film au synopsis intrigant. Très intrigant, même.

Lee Dong-Wook

Qu'en penses-tu, chère Bambou?

« Eun-Su, une bibliothécaire s'aperçoit que des actes de vandalisme se passent actuellement dans la bibliothèque. Un jour, elle attrape Jun-Oh arrachant certaines pages de livres. Eun-Su l'accuse donc de vandalisme, mais découvre bientôt la complexe histoire qui se cache derrière les actions de cet homme... Celui-ci arrachant une unique page de chaque livre, la 198, » raconte ce site.

Heartbreak library

Ce n'est pas exactement ainsi que je résumerais l'intrigue, mais je dois reconnaître que ce sont ces histoires de bibliothèque et de page 198 qui ont hautement attisé ma curiosité. En fin de compte, on apprend assez vite une partie de l'histoire dissimulée derrière ces actes. Mais comme toute vérité, elle n'apparaît pas entière du premier coup.

La vérité se dévoile peu à peu, au fur et à mesure que le film avance. C'est une histoire d'amour qui a pour centre la séparation et le deuil. Je ne sais pas ce qu'a ce film de si particulier, mais il m'a touchée. Il a trouvé en moi une résonance assez particulière. Sans doute à cause des événements familiaux récents.

La bibliothécaire et l'homme blessé

D'ailleurs, l'actrice aussi est très jolie.

Un monde où les histoires d'amour semblent condamnées à s'achever prématurément, où les fous côtoient les autres, où le microcosme de la bibliothèque n'est qu'un refuge et un QG au milieu d'une enquête qui mène à l'autre bout du pays.

« Tout n'est qu'illusions et obsessions. » Je trouve cette réplique de Eun-Su assez juste, en fin de compte.

Posté par incitatus à 21:31 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,