28 novembre 2012

En vrac

- Une vidéo / chanson :

- Un webcomic (parfait pour procrastiner) : PhD Comics

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- Un aller / retour à Caen prévu pour jeudi, et une journée prévue à Nanterre, demain

- Quelques articles et bouquins en cours de lecture

- Des tas de projets personnels, qui incluent la BD, le latin, le Web...

- Un temps fou passé à faire mumuse avec Spip, sur une de mes innombrables pages Free

- De nombreuses notes de blog en préparation.

PS : Emil a créé un nouveau blogrien que pour ses récits mythologiques !

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20 novembre 2012

Akinator, le retour

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J'en avais déjà parlé, et en farfouillant dans l'historique des visites sur ce blog, je suis retournée voir ce qu'il devenait. Mais si rappelez-vous ! Akinator, ce fameux "génie du Web" télépathe, qui devine à quelle personne vous pensez.

Je me rappelle qu'on en a parlé une fois avec un prof, parce qu'en réalité, la technique derrière tout ça est extrêmement simpliste. Même si j'imagine qu'il faut une base de données en amont assez colossale, le principe est le même que notre "ni oui ni non". Et s'il échoue une fois, le personnage auquel vous avez pensé est ajouté à la base. Ainsi il s'enrichit et s'améliore à chaque échec.

Malgré tout, ce petit logiciel reste bluffant. Il a tout de même trouvé Julia Ogden (Les Enquêtes de Murdoch), Monk de la série éponyme et Julie Teeger, la fille de son assistante, Virgile, mon frère, Bertrand Russel, Ingvar Kamprad (fondateur d'Ikea) et Richard Stallman (père de GNU) ! Par contre, je l'ai vaincu avec Antoine Culioli (linguiste spécialiste de l'énonciation), Félix Gaffiot et Solédango (Candélabres). Les deux derniers étaient déjà un échec il y a quatre ans et demi.

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18 novembre 2012

Copenhague - jour 1

Après avoir découvert avec fascination le métro copenhaguois et nous être installées au onzième étage de notre auberge de jeunesse, nous sommes ressorties, affrontant le froid, pour explorer le Tivoli Gardens. Nous étions samedi, au beau milieu de l'après-midi, et il y avait du monde. L'ambiance idéale pour découvrir un parc d'attraction.

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Je ne suis pas fanatique, d'ordinaire, des endroits trop peuplés, et encore moins regorgeant d'attractions censées donner des sensations fortes. Les montagnes russes n'ont jamais été ma tasse de thé. Pourtant, Tivoli a ceci de particulier qu'il a gardé un certain cachet et une authenticité tout-à-fait charmants.

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Fondé en plein milieu du XIXe siècle, ses montagnes russes nous font basculer non pas au-dessus du vide, mais de quelques décennies en arrière. Bien sûr, ces trains à sensations ne sont pas d'origine, mais Wikipédia m'a appris que l'une d'entre elles date tout de même du début de la première guerre mondiale.

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Au-delà de ces circonvolutions aériennes, l'ambiance est assez unique. Le thème de moment était bien évidemment Halloween, et si nous avons manqué la parade de peu, nous avons eu tout le loisir d'admirer la décoration. Probablement un peu kitsch, mais une sorte de « kitsch bio », où les horreurs en plastique auraient été remplacées par des centaines de citrouilles et coloquintes, logées douillettement dans des bottes de paille et les fontaines éteintes.

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La nuit tombe tôt dans les pays du nord en cette période de l'année. Les guirlandes lumineuses ont commencé, doucement, à éclairer les allées du jardin et les bords de l'étang. À seize heures trente, environ, nous avons commandé à dîner, dans une véranda au-dessus dudit étang. Le plaid en polaire sur les épaules, nous avons pu remplir notre estomac, avant de rentrer à l'hôtel, épuisées et congelées.

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13 novembre 2012

Exploration en cours

Terrain connu, mais je suis finalement entrée dans le saint des saints, la salle 206, la salle des doctorants. On m'y a attribué un bureau, et je m'y suis installée. Murs blancs, trois grandes fenêtres sur la rue et les immeubles hausmaniens en vis-à-vis. Deux grandes armoires pleines de paperasses et de livres universitaires, une imprimante inutilisée, une bouilloire, des mugs et tasses en souffrances, et une multitudes d'auréoles caféinées en dessous. Mon poste est le dix-neuvième et dernier. Pourtant, je n'ai aperçu qu'une demi-douzaine de doctorants tout au plus. Sans doute certains ont-ils des horaires moins réguliers.

Hier, j'ai délaissé le confort de la Sorbonne pour aller voir mon deuxième bureau, à Nanterre. Enfin, ce n'est pas une place attribuée, mais il y a une salle des doctorants où je pourrai me mettre lors de mes visites. Quand je suis sortie de la gare, j'ai été pour le moins dépaysée. Le ciel gris et bas n'aidait pas vraiment à alléger le paysage. Malgré les portes du quatrième étage repeintes en vert vif, je n'ai pas réussi à me départir de ce sentiment d'inconfort. Probablement mes trois années à la maison de la recherche m'ont-elles donné de mauvaises habitudes. Nous râlions, mais oubliions que nous avions beaucoup de chance d'évoluer dans un environnement luxueux.

Un peu perdue, donc, malgré ma guide, je me suis installée dans la fameuse salle. Tout en longueur, cinq postes, l'on m'a conseillé d'utiliser mon ordinateur personnel plutôt que les vieux coucous du labo. Cela dit, les gens sont beaucoup plus chaleureux et accueillants. Ils ont une salle commune pour déjeuner, avec micro-onde et réfrigérateur, concepts inexistants en Sorbonne où c'est plutôt du chacun pour soi. Les enseignants et doctorants déjeunent ensemble. Les discussions vont bon train au milieu des vapeurs de soupe.

La semaine prochaine, je partirai à la découverte de mon dernier bureau, à Caen. Je ferai également connaissance avec de nouvelles personnes, ce qui m'angoisse, comme toujours. Mais je finirai par m'y habituer. J'espère.

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Bientôt au cinéma

Le superbe reportage d'Hélène Milano, Les Roses noires, dont je vous ai déjà parlé, sort en salle le 28 novembre ! (plus d'information sur le site Allociné)

Des jeunes filles des cités parlent de leur vie dans la cité, de leur place dans la société, se posent des questions sur les relations avec les garçons, l'école, l'amour, le tout "à travers le prisme du langage"*. Tout part d'une réflexion sur leur rapport à la langue et au langage. On ne peut plus passionnant, et très touchant.


Les Roses noires (bande-annonce)

* Cette expression n'est pas de moi, mais je ne me rappelle pas son origine.

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26 octobre 2012

Opéra

Du premier balcon, la vue est bonne. Par contre, le siège trop étroit et les genoux dans le fauteuil de devant garantissent un inconfort que seule l'entracte saura dissiper, quand, boitillant, nous descendrons dans le hall avec Manon pour étancher notre soif avec le soda le plus cher de la planète. Mais après tout, ils peuvent se le permettre : c'est le Théâtre des Champs Élysées, la classe internationale !

theatre-des-champs-elysees

Le rideau se lève. Le décors est jaune et sans grand intérêt. Voilà qui a un air de contemporanéité déjà vue, mais qu'importe. La musique s'est élevée. Et Charpentier, j'aime. L'ouverture qui chante la gloire de Louis et la Victoire donne le ton : mise en scène déplorable mais musique géniale. Les interprètes sont bons, excellents même pour certains, le chœur me donne des frissons. Par contre, on ne comprend pas grand chose aux déplacements : tout semble complètement désorganisé, rien ne paraît naturel. Et les costumes, quand ils ne sont pas d'une banalité affligeante, piquent les yeux.

Médée 02

Fort heureusement, rapidement, on fait abstraction, et on se laisse emporter dans l'univers de Médée. Jason est un crétin fini (et le seul chanteur pas terrible du lot), qui a osé abandonner la terrible Médée pour la belle Créuse. Si cette dernière a un rôle de quasi-potiche (elle ne fait pas grand chose à part séduire Jason, lui dire qu'elle l'aime, et mourir), son interprète a une voix sublime.

J'ai eu droit, en live, à mon passage préféré : « Courrez au Champ de Mars, volez, volez, jeune héros ! », et grâce au surtitrage, je connais enfin les véritables paroles.

Après l'entracte, nous n'avons pas vu la seconde partie passer. Beaucoup plus vivante et terrible, elle nous fait entrer dans le cœur du sujet. Médée craque, elle s'abandonne à la folie et confronte un a un tous les personnages. Son « duel » avec le roi est jouissif :

CREON
Quelle audace vous porte à me parler ainsi?
Vous, l'objet malheureux de tant de justes haines,
Ignorez-vous que je commande ici,
Et que mes volontés y seront souveraines,
C'est à moi seul de les régler.

MÉDÉE
Créon, sur ton pouvoir cesse de t'aveugler,
Tu prends une trompeuse idée
De te croire en état de me faire la loi.
Quand tu te vantes d'être Roi,
Souviens-toi que je suis Médée.

CREON
Cet orgueil peut-il s'égaler?

MÉDÉE
Sur l'Hymen de ta fille il m'a plu de parler,
En vain mon audace t'étonne,
Plus puissante que toi dans tes propres États,
C'est moi qui le veux, qui l'ordonne,
Tremble si tu n'obéis pas.

Elle va même jusqu'à le défier : « Sois roi si tu peux l'être ». Quand, un peu plus tard, Créuse se plaint qu'elle ne peut lui obéir, parce que «  d'un père et d'un Roi le Ciel m'a fait dépendre », Médée lui répond simplement : « j'ai parlé, c'est assez ». Mais le mieux reste à venir : sa confrontation avec Jason, dernière scène de l'opéra, fait d'elle un monstre peut-être, mais une femme d'une puissance terrifiante assurément. Jason, prêt à la suivre jusqu'en Enfer, pleure la mort de celle qu'il aime et de ses enfants, et jure de se venger. Mais elle n'ira pas en Enfer, au contraire. Sur un dragon (affirme le livret), elle s'élève dans les cieux.

Médée 05

En fin de compte, Charpentier, c'est magique.

***
Revue de presse :

" On regrette seulement que par effet de mode cette vision Médéenne soit réduite à une simple exposition contemporaine. " (Artistik rezo)

" La scénographie du plasticien allemand fort en vogue Jonathan Meese, qui « prône la dictature de l’art et pourfend le reste » (sic) faite de néons, de fenêtres et de croix métalliques, et de cercueils renversés, le tout mu par solistes et choristes, est à la fois simple, basique et laide. " (Classique aujourd'hui)

" Les chanteurs semblaient un peu perdus sur ce vaste plateau, dans des déplacements à l’allure parfois hasardeuse. " (Le blog baroque)

Pour les points positifs, il faut lire les articles en entier. Je me suis contentée des citations qui expriment peut-être plus "professionnellement" les critiques que j'ai essayé d'émettre.

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Dimanche matin parisien

Déjà onze pages de rapport écrites, plus que... quarante pour demain.

Mon thé est noir et fort, il laisse un petit goût âcre sur l'arrière de mon palais. Mes pieds nus se recroquevillent pour échapper au courant d'air.

La fenêtre ouverte sur l'atmosphère dominicale, les cloches d'une église proche sonnent à toute volée. J'aime ce son apaisant. Un hélicoptère couvre momentanément leur chant, un train passe, je n'entends plus. Puis tout se tait en même temps, calme momentané de quelques secondes. Un deuxième train brise le "silence".





(Oui, j'ai de la musique bizarre sur mon ordinateur, mais celle-ci je l'aime bien. En fait, j'ignorais qu'il existait des enregistrements de cloches. Faut croire que le chant grégorien c'est plus varié que ce qu'on croit. Ce "morceau" a le don de faire disparaître en moi toute trace d'angoisse.)

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21 septembre 2012

Expérience

Nombre de traducteurs automatiques, pour économiser les moyens et les ressources à déployer, utilisent une langue dite "pivot", qui centralise toutes les traductions. Ainsi, pour passer du français au portugais, on transitera forcément par une tierce langue, le plus souvent l'anglais. En quoi cela pose-t-il un problème ? Et bien le nombre d'erreur double à chaque passage d'une langue à l'autre. Je viens de faire une petite expérience amusante : en choisissant un texte simple de départ en français, je l'ai passé d'une langue à l'autre avant de revenir au français. Voyez vous-même le résultat de Google traduction !

français - anglais - allemand - espagnol - arabe - coréen - français

1. FR : Des populations du monde entier utilisent des formes complémentaires de la langue qu'on appelle "langues sifflées" ou plus justement "paroles sifflées" car elles utilisent les modulations du sifflement à la place de celles des vibrations des cordes vocales. Elles constituent une forme sifflée de la langue parlée car elles en ont la complexité en termes de syntaxe et de vocabulaire.

2. EN : People around the world use complementary forms of language called "whistled languages" or more precisely "whistled words" because they use modulations whistle instead of those vibrations of the vocal cords. They are a form of whistled language because they have the complexity in terms of syntax and vocabulary.

3. DE : Menschen auf der ganzen Welt nutzen ergänzende Formen der Sprache namens "Pfiff Sprachen" oder genauer "Pfiff Worten" Weil verwenden Sie Modulationen anstelle der Schwingungen der Stimmbänder zu pfeifen. Sie sind eine Form der Sprache Pfiff, weil sie die Komplexität in Bezug auf Syntax und Wortschatz.

4. SP : Gente de todo el mundo utilizan formas complementarias de lenguaje llamado "lenguas silbato" o más exactamente "palabras silbato" Porque utilizar modulaciones en lugar de las vibraciones de las cuerdas vocales a silbar. Son una forma de silbato idioma Complejidad porque. En términos de sintaxis y vocabulario

5. AR : الناس في جميع أنحاء العالم استخدام الأشكال التكميلية للغة تسمى "ألسنة صافرة" أو بشكل أكثر دقة "كلمات صافرة" للاستخدام بدلا من التحويرات الاهتزازات من الحبال الصوتية لصافرة. فهي شكل من التعقيد لأن اللغة صافرة. من حيث بناء الجملة والمفردات

6. KO : 전 세계 사람들은 더 정확하게 "방언의 휘슬" 또는 대신 휘파람을 할 수있는 성대의 변조 진동의 사용은 "기적 단어" 라는 언어의 보완 양식을 사용합니다. 그것은 기적이 언어 때문에 복잡성의 한 형태입니다. 문법과 어휘의 관점에서

7. FR : Les gens partout dans le monde, avec plus de précision »,« Whistle dialectes, ou au lieu d'utiliser la vibration modulée des cordes vocales peut sifflets d'utiliser la langue de "mot miracle" forme complémentaire. C'est un miracle parce que la langue est une forme de complexité. Du point de vue de la grammaire et le vocabulaire.

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16 septembre 2012

N'embrassez pas qui vous voulez

N'embrassez pas qui vous voulez

Titre N'embrassez pas qui vous voulez (oneshot)

Scénario : Marzena Sowa
Dessin et couleurs : Sandrine Revel

Editeur : Dupuis (2012)

L'éditeur annonce « Qu'un petit garçon essaie d'embrasser une petite fille, cela n'a normalement rien de dramatique. (…) Mais si la scène se passe pendant la projection d'un film de propagande, à l'école, dans une République socialiste, bien des années avant que le Mur ne fasse mine de se fissurer, tous les ingrédients sont réunis pour que cela vire au drame... ». Le titre avait déjà attiré mon regard, ainsi que l'image du moustachu Staline, et le résumé a fini de me convaincre.

Les personnages ne sont pas des héros, ils ne sont pas non plus des pantins d'un système trop rigoureux. Ceux que l'on pense à la solde du régime – enseignante, directeur – ne sont en réalité pas plus que de simples humains. Pas d'excès dans cette histoire, si ce n'est ceux de l'Histoire, mais de simples actes du quotidien. Des actes qui ne sont pas vus comme des actes de résistance, mais comme des actes de survie.

Le film de propagande, la menace de la milice, l'interdiction de s'exprimer, le danger de l'écriture, les interrogatoires, la délation encouragée. Tout est présent, rien n'est outré, tout sonne juste dans cette histoire où une bande de gamins apprennent à penser par eux-mêmes sous le regard vigilant d'un écrivain, le père de notre protagoniste.

Toute une série de portraits de familles divers et variés, où l'on sent que la vie est difficile dans le froid de l'hiver, et les réalités du système sont véritablement palpables, bien plus que dans un cours d'histoire ou dans un documentaire.

Certains passages sont durs, mais le sourire des gamins finit par nous gagner, et l'on cherche avec eux cette Vérité. Un très belle histoire, qui m'a rendue sensible, pour la première fois de ma vie, à ce qui s'est passé, un jour, en URSS.

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